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Liste officielle des espèces aquatiques

3.3 Rorqual à bosse (Megaptera novaeangliae) Statut : Menacée Dernier examen par le COSEPAC : Mai 2003

Distribution et biologie de l'espèce :

Les rorquals à bosse suivent généralement les côtes et tirent partie des courants saisonniers lors de leurs migrations. Dans
le Pacifique Nord, ils passent l'été en Alaska et l'hiver à Hawaii, traversant ainsi les eaux canadiennes deux fois par
an. Les rorquals à bosse atteignent leur maturité sexuelle à 9 ans. La femelle donne naissant à un baleineau entre janvier et
avril, généralement une fois tous les deux ans.

Raison(s) invoquée(s) par le COSEPAC pour l'inclusion de l'espèce sur la liste officielle

Après avoir été sérieusement réduite par la chasse à la baleine, la population du Pacifique Nord semble s'être
rétablie au cours des dernières décennies et si l'on en croit des informations anecdotiques recueillies en Colombie-
Britannique, il semblerait que les effectifs vont croissant. Les populations sont cependant considérablement isolées et il est
probable que seulement quelques centaines d'animaux fréquentent actuellement les eaux de la Colombie-
Britannique. Ces baleines étant très attachées à leurs zones d'alimentation, il est peu probable qu'elles aillent repeupler
des secteurs où les spécimens ont été exterminés et donc que les deux populations britanno-colombiennes disparues
puissent un jour renaître. Les rorquals à bosse s'emmêlent à l'occasion dans des engins de pêche en Colombie-Britannique,
mais ce type d'incidents ne semble pas être un facteur limitant pour la population. En résumé, l'effectif des rorquals bleus en Colombie-Britannique semble être bien en deçà des effectifs historiques et aucun signe de rétablissement ne se fait sentir.

Mesures de protection et impacts

Aucune mesure ne découlent actuellement des interdictions automatiques mais à long terme, la planification du rétablissement pourra prévoir des mesures de gestion qui auront potentiels : des impacts sur les individus, sur les entreprises et les gouvernements, par exemple :

  • Limitation de la pêche à des secteurs particuliers, à certaines profondeurs ou pendant certaines périodes de l'année; augmentation du nombre d'observateurs des pêches;
  • Élaboration de directives pour l'exploitation et l'exploration séismique pétrolières et gazières;
  • Modification du trafic maritime.
  • Établissement de directives strictes pour ceux qui désirent effectuer des travaux de recherche sur l'espèce ou dans les secteurs qu'elle fréquente.
  • Mise en oeuvre de travaux de recherche supplémentaires sur les menaces potentielles qui pèsent sur l'espèce et sur le niveau d'impact des diverses activités humaines, y compris la recherche.
  • Introduction de mesures visant à protéger les rorquals à bosse contre les perturbations provenant des observateurs de baleines et d'autres activités humaines.

Il faut noter que les mesures de gestion seront élaborées dans le cadre du processus de planification du rétablissement et
mises en oeuvre à l'issue de nouvelles consultations.

3.4 Épinoche d'Enos benthique (Gasterosteus sp.) et Épinoche d'Enos limnétiques (Gasterosteus sp.) Statut : En danger Dernier examen par le COSEPAC : Novembre 2002

Distribution et biologie de l'espèce :

Les deux variétés du lac Enos sur lesquelles ont porté la plupart des premières études scientifiques se sont peut-être
fondues en une seule population hybride. La présence simultanée de deux variétés d'épinoches n'est observée que
dans les lacs possédant des caractéristiques physiques et biologiques bien précises. Ces lacs doivent être petits, situés
à basse altitude et recéler des secteur benthiques et pélagiques très productifs. Le climat doit être chaud et sec en été et froid et humide en hiver.

Raison(s) invoquée(s) par le COSEPAC pour l'inclusion de l'espèce sur la liste officielle

Ces poissons ne se rencontrent que dans un petit lac isolé sur l'île de Vancouver et leur effectif s'est effondré à la suite de
la détérioration de leur habitat et de l'introduction d'espèces exotiques.

Mesures de protection et impacts potentiels :

Aucune mesure ne découlent actuellement des interdictions automatiques mais à long terme, la planification du
rétablissement pourra prévoir des mesures de gestion qui auront des impacts sur les individus, sur les entreprises et les gouvernements, par exemple :

  • Mesures visant à modifier la façon d'utiliser l'eau et les terres. Ces mesures portent aussi bien sur les activités des individus (p. ex. jardinage, culture amateur, loisirs, etc.) que sur celles des organismes commerciaux (p. ex. entreprises forestières, développement urbain, agriculture et élevage, etc.).
  • Mesures visant à contrôler la qualité de l'eau et le débit de l'eau dans les cours d'eau qui alimentent le lac, dans la nappe phréatique ainsi que dans les lacs et les rivières alentours.

Il faut noter que les mesures de gestion seront élaborées dans le cadre du processus de planification du rétablissement et mises en oeuvre à l'issue de nouvelles consultations.