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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Tétras des armoises (Centrocercus urophasianus phaios et Centrocercus urophasianus urophasianus) au Canada

IMPORTANCE DE L’ESPÈCE

Le Tétras des armoises offre un spectacle impressionnant lorsqu’il exécute sa parade nuptiale et il compte de ce fait parmi les 50 espèces sauvages les plus recherchées par les amants de la nature en Alberta. Le centre d’interprétation de la nature de Police Point (Butler, 1990) et Nature Saskatchewan organisent des visites guidées des leks. Ces activités limitées contribuent à faire connaître l’espèce et ses besoins en matière d’habitat, mais la distance d’observation devrait être réglementée. Une telle réglementation est déjà en vigueur dans l’État de Washington pour empêcher les visiteurs de faire fuir les oiseaux, un problème qui a déjà été signalé au Colorado. Les autorités de l’État de Washington craignent que de telles visites nuisent à la reproduction des Tétras des armoises (Wash. Dept. Fish and Wildl, 1995).

Le Tétras des armoises partage son habitat avec de nombreuses espèces peu communes ou dont la situation est préoccupante comme le chien de prairie (Cynomys ludovicianus), le renard véloce, le courlis à long bec (Numenius americanus), le pluvier montagnard (Charadrius montanus), la pie‑grièche migratrice (Lanius ludovicianus), le moqueur des armoises (Oreoscoptes montanus), la chevêche des terriers (Speotyto cunicularia) et la buse rouilleuse (Buteo regalis). On peut également trouver dans cet habitat le phrynosome de Douglas de l’Est (Phrynosoma douglassi brevirostre), la couleuvre agile à ventre jaune de l’Est (Coluber constrictor flaviventris) et le crotale des Prairies (Crotalus viridis viridis).

On trouve également dans l’aire de répartition saskatchewanaise du Tétras des armoises des espèces végétales présentes en moins de six endroits connus, dont le bahia à feuilles opposées (Picradeniopsis oppositifolia), le psilocarphe élevé (Psilocarphus elatior), la renouée faux‑polygale (Polygonum polygaloides) et la danthonie à épillet solitaire (Danthonia unispicata).

Des déclins récents des effectifs d’autres espèces de la famille des tétras ont également été signalés. Les cinq espèces indigènes du Montana ont décliné, quels que soient leurs habitats, et affichaient en 1993 les taux de prises les plus bas en 36 ans (Eustace, 1996). La population saskatchewanaise du Tétras à queue fine a connu un déclin important au cours de la dernière décennie, mais on a observé un certain rétablissement au cours des deux dernières années (Harris, comm. pers.). Par ailleurs, le Tétras des prairies (Tympanuchus cupido), autrefois présent dans le sud des provinces des Prairies, est aujourd’hui déclaré disparu du Canada (Johnsgard, 1975). Comme le montre la liste des espèces préoccupantes ci‑dessus, il semble exister dans l’écorégion des Prairies un problème non identifié qui affecte un large éventail d’espèces.