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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Tétras des armoises (Centrocercus urophasianus phaios et Centrocercus urophasianus urophasianus) au Canada

RÉPARTITION

États-Unis

Le Tétras des armoises et l’armoise partagent à peu près la même aire de répartition aux États‑Unis, et les deux se trouvaient à l’origine dans au moins 15 États (figure 3). L’aire de répartition de C. u. urophasianus englobait l’ouest du Nebraska, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud (Girard, 1935), le nord‑ouest du Colorado, la majeure partie du Montana, l’Idaho, le Wyoming, le Nevada, l’Utah, le nord‑ouest du Nouveau‑Mexique (Girard, 1937), l’Oklahoma (Western States Sage Grouse Technical Committee [WSSGTC], 1995) et peut‑être également l’ouest du Kansas et l’est de l’Arizona (Eustace, 1996). L’espèce a aujourd’hui disparu de l’Arizona, du Kansas, du Nebraska, du Nouveau‑Mexique et de l’Oklahoma (WSSGTC, 1995).

La sous‑espèce C. u. phaios vit dans l’est du Washington, de l’Oregon et de la Californie. En Oregon, l’introduction du C.u. urophasianus a donné lieu à l’apparition d’oiseaux présentant un mélange de caractéristiques des deux sous‑espèces (Braun, comm. pers.).

Le C. minimus se rencontre surtout dans le sud‑ouest du Colorado, et en particulier dans le bassin de la rivière Gunnison. On le trouve également dans le sud‑est de l’Utah. Il est possible que les populations récemment disparues de l’Oklahoma et de l’Arizona aient également appartenu à cette espèce (Braun, comm. pers.).

Figure 3.  Aires de répartition historique et actuelle du Tétras des armoises en Amérique du Nord (d’après Eustace, 1995b; WSSGTC, 1995; et Harris, données inédites).

Figure 3.  Aires de répartition historique et actuelle du Tétras des armoises en Amérique du Nord (d’après Eustace, 1995b; WSSGTC, 1995; et Harris, données inédites).

Canada

Comme celles des États‑Unis, les populations canadiennes de Tétras des armoises sont étroitement associées aux peuplements d’armoises. Le C. u. phaios était présent dans les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen, en Colombie-Britannique, jusqu’à sa disparition de cette province en 1918 (Cannings et al., 1987).

À l’heure actuelle, le C. u. urophasianus est la seule sous‑espèce de Tétras des armoises présente au Canada, où il s’y trouve à l’extrême‑nord de son aire de répartition. Son aire de répartition canadienne s’étend sur environ 4000 km2 dans le sud‑est de l’Alberta (Vriend et Gudmundson, 1996) (figure. 4) et sur environ 4300 km2 dans le sud‑ouest de la Saskatchewan (Harris, comm. pers.) (figure 5).

L’aire de répartition historique du Tétras des armoises au Canada était beaucoup plus vaste. En Saskatchewan, on en trouvait de petits groupes sur les terrains plats à armoises du Saskatchewan Landing Provincial Park (SLPP) en 1965 (Roy, 1996). La même année, un spécimen a été tué au sud d’Anerley, à 70 kilomètres au nord‑est du parc (Roy, 1996). Selon certaines informations à caractère anecdotique, il en aurait également existés dans la vallée du lac Big Muddy (Harris, comm. pers.). Une extrapolation à partir de ces données porte à conclure que l’aire de répartition de cette espèce au Canada atteignait environ 60 000 km2. À la fin des années  1980, elle n’était plus que de 15 000 km2 (Weichel et Hjertaas, 1992) (figure 5) et en 1994, il ne restait plus que trois zones séparées totalisant 4300 km2 : Wood Mountain, la vallée de la rivière Frenchman et Govenlock, zone adjacente à celle de la population albertaine (Harris, comm. pers.) (figure 5).

La conversion des habitats propices en terres agricoles n’a pas été importante au cours des 20 dernières années. En conséquence, il existe des possibilités de recolonisation des zones anciennement occupées étant donné que la plus grande partie de l’aire de répartition récemment exploitée par l’espèce peut se prêter à son rétablissement. (Harris, comm. pers.).

L’aire de répartition albertaine était elle aussi beaucoup plus vaste dans le passé. Banasch (1985) et Gudmundson (comm. pers.) ont respectivement fait état de rapports d’observations et d’observations personnelles de Tétras des armoises dans la région de la rivière Milk. Par ailleurs, selon des informations à caractère anecdotique, il en aurait également existés dans la région de Walsh, au nord des collines Cypress (Harry Hargraves, comm. pers. fide W. Harris; Jim Clark, comm. pers. fide D. Eslinger). L’aire de répartition albertaine aurait donc été dans le passé deux à trois fois plus vaste qu’elle ne l’est actuellement.

Figure 4. Zones de concentration du Tétras des armoises en Alberta (d’après Dubé, 1985).

Figure 4. Zones de concentration du Tétras des armoises en Alberta (d’après Dubé, 1985).

 

Figure 5. Zones de concentration du Tétras des armoises en Saskatchewan.

Figure 5. Zones de concentration du Tétras des armoises en Saskatchewan.