Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Tétras des armoises (Centrocercus urophasianus phaios et Centrocercus urophasianus urophasianus) au Canada

PROTECTION

États‑Unis

Le Tétras des armoises n’est pas protégé par la Endangered Species Act des États‑Unis. Il faisait auparavant partie des espèces de la catégorie 2, c’est‑à‑dire celles qu’on pouvait juger approprié d’inclure dans la liste des taxons menacés ou en voie de disparition, mais au sujet desquelles il n’existe pas de données concluantes quant à leur vulnérabilité ou aux menaces qui pèsent sur elles (WSSGTC, 1995). Cependant, le USFWS ne tient plus compte de cette catégorie d’espèces aux fins de l’application de la Endangered Species Act. On a soumis une demande d’inscription du tétras de la Gunnison et de certaines populations régionales du tétras géant dans la liste des espèces protégées par la Endangered Species Act, mais l’inscription de nouvelles espèces fait actuellement l’objet d’un moratoire, et l’examen de cette demande a été suspendu (Braun, comm. pers.). On étudie la possibilité d’accorder au Tétras des armoises le statut d’espèce menacée ou en voie de disparition en Californie, au Colorado, au Dakota du Nord, en Utah et au Washington (WSSGTC, 1995). L’espèce est déjà déclarée en voie de disparition au Dakota du Sud (Weichel et Hjertaas, 1992).

 

Canada

Saskatchewan

Le Tétras des armoises est protégé en vertu de la Wildlife Act, qui en interdit la capture, la chasse et la possession. En outre, l’espèce figure depuis 1987 sur la liste des espèces menacées dans la province. On a élaboré des lignes directrices qui limitent l’activité humaine près des leks pendant la saison de reproduction. De plus, aucune installation industrielle permanente n’est autorisée à moins de 500 mètres d’un lek.

Un seul des 61 leks répertoriés en Saskatchewan se trouve sur une terre privée. Les 24 leks qui se trouvent sur des terres publiques bénéficient d’un certain degré de protection en vertu de la Wildlife Habitat Protection Act (WHPA), et 22 se situent à l’intérieur des limites proposées duparc national des Prairies. La WHPA protège le Tétras des armoises contre la conversion des terres en terres agricoles. Le parc national protège à la fois l’espèce et son habitat. Les projets de mise en valeur des terres visées par la WHPA doivent faire l’objet d’un examen du ministère de la Gestion de l’environnement et des ressources., qui a le pouvoir de limiter les altérations de l’habitat et les activités industrielles.

Le Fonds mondial pour la nature a désigné le Tétras des armoises comme menacé dans son Prairie Conservation Action Plan (PCAP) de 1989 (Weichel et Hjertaas, 1992) et cette décision a été endossée par la province. En 1992, Weichel et Hjertaas ont publié un plan de rétablissement intitulé Recovery and Management Plan for Sage Grouse in Saskatchewan. Or, même si l’habitat du Tétras des armoises a fait l’objet d’un certain degré de protection et si l’espèce elle‑même a bénéficié des mesures de protection les plus strictes en vigueur, certains des objectifs de gestion proposés dans ce rapport n’ont pas été atteints. Le plan de rétablissement recommandait d’accorder à tous les habitats à moins de 5 kilomètres des leks principaux et à moins de 3 kilomètres des leks secondaires ainsi qu’aux principales aires de nidification et aux aires d’hivernage situés sur les terres publiques de la province la protection prévue en vertu de la WHPA (Weichel et Hjertaas, 1992). Il proposait également d’établir des servitudes à long terme pour les leks principaux et les aires de nidification et d’hivernage situés sur des terres privées. Il conviendrait en plus d’établir une bande protégée de 150 à 200 mètres de largeur autour des prairies humides puisque ces dernières constituent des habitats de prédilection pour le Tétras des armoises (Anon., 1996). On recommande l’application de ces mesures afin de  mieux protéger l’habitat du Tétras des armoises et d’en limiter les risques d’altération. La Conservation Easement Act, adoptée en 1996, permettra de mieux protéger les habitats situés sur des terres privées puisque cette loi prévoit le versement d’indemnités aux propriétaires qui préservent les habitats fauniques.

 

Alberta

En Alberta, les Tétras des armoises sont protégés contre toute perturbation en vertu de la Wildlife Act, qui protège également les sites de nidification de l’espèce. La chasse, qui avait été autorisée chaque automne pour une courte période à partir de 1967, est interdite depuis 1996 (Erickson, comm. pers.).

Vriend et Gudmundson (1995) indiquent que la plupart des habitats du Tétras des armoises se trouvent sur des terres publiques relativement bien protégées. Trois leks abandonnés se trouvent par ailleurs sur des terres cédées. Le Alberta Natural Resources Service examine les projets de mise en valeur des ressources pétrolières et gazières à l’intérieur des limites de l’aire de répartition du Tétras des armoises. La prospection sismique est interdite près des leks pendant la saison des amours (Dubé, 1985). Les leks ne sont pas protégés en Alberta contre les projets qui se déroulent hors de la saison de reproduction (Dubé, 1985). La plupart des parcelles de 3,6 km de rayon délimitées par Madsen (1995) autour des leks contenaient des gisements de pétrole ou de gaz.

Au Canada, le Tétras des armoises est suffisamment bien protégé par les lois provinciales sur la faune. Toutefois, ses habitats ne sont pas tous adéquatement protégés, et même les projets de développement autorisés peuvent accidentellement rendre les sites inutilisables par l’espèce.

On recommande que les activités de développement soient interdites toute l’année en Alberta et en Saskatchewan, dans un rayon d’un kilomètre des leks et des aires de nidification, à cause du risque d’abandon de ces sites par le Tétras des armoises.