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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Phacélie rameuse au Canada

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Le Phacelia ramosissima n’est pas protégé par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), par la Endangered Species Act des États-Unis ni par la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Au niveau mondial, le P.  ramosissima var. ramosissima a la cote G4T?, ce qui signifie que la variété n’a pas encore été classée (NatureServe, 2003). Il est fort probable qu’elle devrait être classée au moins T4, puisqu’elle n’est surveillée dans aucun des quatre États américains où elle peut être observée (Californie, Nevada, Oregon et Washington).

L’espèce n’est pas considérée comme une espèce rare ailleurs qu’en Colombie-Britannique et est classée SR par NatureServe (2003) en Californie, au Nevada, en Oregon et dans l’État de Washington. Ces classements SR sont erronés. En effet, cette cote signifie qu’une mention existe pour l’État, mais qu’on ne peut ni l’accepter ni la rejeter du fait de son caractère incertain; or, de nombreuses flores comprennent l’espèce, dont celles de Hitchcock et al. (1959) pour l’État de Washington, de Peck (1961) pour l’Oregon, de Kartesz (1988) pour le Nevada et de Wilkens et al. (1993) pour la Californie. Cette dernière flore indique qu’on trouve la variété dans neuf sous-divisions géographiques, ce qui montre qu’elle doit être au moins fréquente en Californie (Wilkens et al., 1993). Pour l’instant, la cote devrait être S?, cote indiquant que l’espèce n’a pas encore été classée (NatureServe, 2003). Lorsque ces états auront procédé au classement de toutes leurs espèces, le P. ramosissima var. ramosissima ser a probablement classé S4 ou S5.

Classements provincial et national

L’espèce n’étant présente au Canada qu’en Colombie-Britannique, elle a la cote nationale N2. Au niveau provincial, elle a été classée S2 par le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique et figure sur la liste rouge du Ministry of Sustainable Resource Management de la province (Douglas et al., 2002). La cote S2 signifie que l’espèce est en péril en raison de sa rareté (typiquement entre 6 et 20 occurrences existantes, ou très peu d’individus restants) ou de certains facteurs qui la rendent très susceptible de disparaître de la province ou de disparaître complètement.

Aucune législation portant sur les espèces en péril n’assure actuellement en Colombie-Britannique la protection des plantes vasculaires inscrites sur la liste rouge du Ministry of Sustainable Resource Management de la Colombie-Britannique. Une population (versant ouest du mont Kruger) et une sous-population (sur le versant est) sont situées dans la zone protégée des prairies du sud de la vallée de l’Okanagan et bénéficient ainsi d’une protection en vertu de la Provincial Park Act. De plus, on envisage actuellement la création d’une zone d’habitat d’espèces sauvages sur une partie du versant est du mont Kruger (J. Hobbs, comm. pers., 2004). Cela protégerait quatre autres sous-populations sur ce versant.