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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Phacélie rameuse au Canada

Répartition

Aire de répartition mondiale

On trouve le Phacelia ramosissima dans l’ouest de l’Amérique du Nord, depuis le sud de la vallée de l’Okanagan dans le centre-sud de la Colombie-Britannique jusque dans le Nevada et le sud de la Californie, en passant par l’État de Washington et l’Oregon (figure 3, Wilken et al., 1993; Douglas et al., 1999a; Kartesz, 1999). La population la plus proche dans l’État de Washington se trouve à 175 km au sud des sites d’Osoyoos dans le comté de Chelan, juste au sud d’Entiat (D. Giblin, comm. pers.).

Figure 3. Répartition du Phacelia ramosissima var. ramosissima en Amérique du Nord.

Figure 3. Répartition du Phacelia ramosissima var. ramosissima en Amérique du Nord.

Aire de répartition canadienne

En Colombie-Britannique, on a recueilli ou observé des Phacelia ramosissima à 12 endroits sur les pentes du mont Kruger, près d’Osoyoos, dans le sud de la vallée de l’Okanagan (figure 4). Les premiers individus ont été récoltés par H. Moore en 1986. George W. Douglas et Shyanne J. Smith ont fouillé un certain nombre de milieux apparemment propices à l’espèce dans tout le sud de la vallée de l’Okanagan et de la vallée de la Similkameen en 2003 et n’ont trouvé que trois nouveaux sites. Un site signalé précédemment a été réobservé et il a été déterminé que deux sous-populations avaient disparu. Les recherches effectuées semblent suffisantes, George W. Douglas ayant fouillé la majeure partie (environ 80 p. 100) des 6 100 ha d’habitat potentiel (figure 5) à divers moments au cours des 12 dernières années.

Figure 4. Aire de répartition canadienne du Phacelia ramosissima. Les numéros correspondent aux sous-populations du versant est du mont Kruger. Les populations des versants ouest et nord sont aussi indiquées, mais sans numéro.

Figure 4. Aire de répartition canadienne du Phacelia ramosissima. Les numéros correspondent aux sous-populations du versant est du mont Kruger. Les populations des versants ouest et nord sont aussi indiquées, mais sans numéro.

Figure 5. Habitat possible de Phacelia ramosissima dans le sud de la vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique. Tous les habitats possibles ont été fouillés, à l’exception du polygone nord-ouest. 

Figure 5. Habitat possible de Phacelia ramosissima dans le sud de la vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique. Tous les habitats possibles ont été fouillés, à l’exception du polygone nord-ouest. 

Le Phacelia ramosissima fait partie d’un groupe d’espèces qui ont été découvertes récemment (depuis les années 1980) le long de la frontière sud de la Colombie-Britannique, depuis la région de Princeton jusqu’à celle de Roosville. Parmi ces espèces, on compte l’Antennaria flagellaris, le Carex vallicola, le Collomia tenellus, le Floerkea proserpinacoides, l’Hedeoma hispida, le Lipocarpha micrantha, l’Orobanche ludoviciana, l’Orthocarpus barbatus, le Psilocarphus brevissimus, le Silene spaldingii et le Trichostema oblongum (Douglas et al.,1998a et b). La plupart de ces espèces ont au moins une caractéristique en commun : les endroits où elles ont été trouvées n’avaient jamais fait l’objet d’explorations botaniques. L’examen des localités de récolte dans tous les grands herbiers du Canada a montré qu’aucun des nombreux botanistes de terrain travaillant le long de la frontière n’avait jamais récolté de végétaux dans le voisinage immédiat des plantes récemment récoltées. Les pentes rocheuses arides où l’on trouve le Phacelia ramosissima en Colombie-Britannique abritent également un nombre extrêmement élevé de crotales. La présence de ces derniers et la faible diversité végétale de ces pentes font que la plupart des visiteurs éventuels (même les botanistes passionnés) ne sont pas intéressés à explorer les lieux au printemps et à l’été.