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Gravelier (Erimystax x-punctatus)

COSEPAC Résumé du Rapport de situation de 1998

Gravelier

Erimystax x-punctatus

Répartition

Le gravelier est largement répandu dans le centre est de l'Amérique du Nord, mais de façon discontinue. Au Canada, l’espèce a été signalée seulement dans le sud-ouest de l’Ontario, dans le bassin hydrographique de la rivière Thames.

Habitat

En Amérique du Nord, le gravelier est présent dans des rivières à l’eau claire ou modérément trouble et à débit permanent. Ces cours d'eau présentent de façon typique des radiers bien définis à fond de sable, de gravier ou de roche, et le courant empêche le dépôt sur le fond des vases et des argiles non consolidées. L’espèce évite généralement les zones abritant des macrophytes, des grandes algues et des mousses aquatiques. En Ontario, l’espèce a déjà occupé certains tronçons de la rivière Thames. Ces tronçons présentent un débit constant et une profondeur de 1 à 3 m; le fond se compose de sable, de roche et de sable, avec quelques zones de matière organique meuble et de vase. L'eau y est trouble, et il y a très peu de végétation sur les berges de la rivière.

Biologie générale

On connaît mal la biologie du gravelier. Les spécimens adultes trouvés au Canada mesuraient de 52 à 57 mm de longueur, et au Kansas la fraye se produit au début du printemps. La nourriture est probablement constituée essentiellement d’insectes épibenthiques. Le gravelier semble aussi fouiller sous les rochers et dans les crevasses à l’aide de son museau sensible.

Tailles et tendances des populations

La présence du gravelier a été signalée à deux endroits seulement au Canada. Les captures originales se composaient respectivement de six et de neuf individus. Depuis ces observations, on n’a pas retrouvé le gravelier, ni à ces endroits ni à d'autres sites favorables au Canada. On pense que ces populations de gravelier avaient un caractère localisé.

Facteurs limitatifs et menaces

Le gravelier présente des besoins particuliers sur le plan de l’habitat. Il ne se tient qu’aux endroits où le courant est suffisamment fort pour éviter l’envasement et maintenir une faible turbidité. De telles conditions limitent donc la présence de l'espèce. De plus, l’aménagement de retenues d'eau dans les zones de radiers menace ce poisson. On pense que l’augmentation de la turbidité et de l’envasement de la rivière Thames est responsable de la disparition du gravelier.

Protection actuelle

Le gravelier est considéré comme en voie de disparition au Kansas, sa désignation pour ce statut a été recommandée au Wisconsin, et il apparaît sur diverses listes d’espèces protégées par la loi en Indiana et au Wisconsin. De plus, le gravelier est considéré comme une espèce préoccupante au Kansas, au Kentucky, au Minnesota et dans l’État de New York. Sans être protégée au Canada, l'espèce jouit d’une certaine protection générale en vertu des dispositions de la Loi sur les pêches qui concernent l’habitat du poisson.

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MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.