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Table ronde de la ministre tenue en 2006 aux termes de la Loi sur les espèces en péril

Séance de travail, soirée

Monte Hummel, président émérite, Fonds mondial pour la nature-Canada (WWF-Canada)

Monte Hummel a prononcé un discours après le souper. Il parle de nombreuses anecdotes tirées de ses nombreuses expériences en tant que chef de file mondial en matière de conservation, une façon d’aborder le thème du patrimoine en matière de conservation au Canada. Il présente d’abord l’histoire du WWF et le rôle qu’il joue personnellement dans la surveillance, l’étude et la conservation de plus de 100 espèces. Il fait remarquer que, depuis 1987, WWF-Canada a appuyé 700 projets sur le terrain axés sur la collaboration par l’intermédiaire du Fonds de rétablissement des espèces en péril, augmentant les fonds de contrepartie des investissements de base par le gouvernement fédéral. M. Hummel offre également un hommage sans équivoque à Environnement Canada en tant que partenaire loyal et dévoué à cet égard, quelle que soit la tendance politique du gouvernement au pouvoir.

M. Hummel présente une carte du nord du Canada qui illustre les aires protégées sur lesquelles étaient superposés les baux d’exploitation et d’extraction minière ou pétrolière. Il mentionne que ceux-ci avaient été concédés sans consultation et avant la conclusion des plans de conservation et des accords de revendications territoriales. Il demande aux participants s’il s’agit ainsi d’accorder la priorité à la conservation. 

M. Hummel défend avec vigueur la collaboration et la coordination des initiatives plutôt que les rapports d’opposition comme la manière la plus efficace de protéger les espèces et leur habitat et d’assurer que les générations futures profitent du patrimoine en matière de conservation. Son point de mire pour le patrimoine est de réfléchir à l’opinion que l’on souhaite que les générations futures aient de nous à l’égard du monde que nous leur avons légué. À tout le moins, les générations futures devraient pouvoir dire que nous avons fait de notre mieux pour ne pas faire de choix irrémédiables à leur place. Mais M. Hummel mentionne ensuite que nous ne sommes pas à la hauteur de la tâche à cet égard. Il souligne, pour réflexion objective, des faits étonnants comme ceux présentés dans le Rapport Planète vivante de 2006 dans lequel le WWF documente de façon convaincante le fait que l’humanité a déjà dépassé la capacité biotique maximale de la Terre et que, d’ici 2050, il nous faudra les ressources de deux planètes pour maintenir notre mode de vie actuel mal distribué. Il aborde ensuite les trois stratégies de la conservation : la protection, la gestion et la remise en état. M. Hummel précise bien que l’objectif ultime doit être de gérer notre activité de façon à n’avoir jamais besoin de recourir à la remise en état qui constitue la démarche la plus difficile et la plus coûteuse.

Enfin, M. Hummel présente certaines idées à prendre en considération en ce qui concerne la promotion du patrimoine, notamment des récompenses pour les politiciens et les entreprises qui agissent pour le compte de la conservation, et des punitions pour ceux qui agissent autrement. Selon lui, il n’en tient qu’à nous d’appuyer les politiciens qui défendent la conservation et d’encourager les entreprises qui adoptent des pratiques vertes. Il poursuit en disant que, en faisant des choix réfléchis, nous nous intégrons au patrimoine en matière de conservation au Canada. En conclusion, il mentionne que notre patrimoine en matière de conservation devrait consister à offrir à nos enfants une planète vivante pour qu’ils puissent, à tout le moins, choisir ce qu’ils veulent en faire; si nos enseignements ont été fructueux, ils feront de bons choix et peut-être que les choses s’amélioreront graduellement.

Immédiatement après le discours de M. Hummel, les participants discutent des recommandations relatives au thème du patrimoine du Canada en matière de conservation. Les carnets de travail des partcipants de chaque table précisant les recommandations sont alors présentés à l’équipe de rédaction pour qu’elle groupe les recommandations.

Au cours de la soirée de la première journée, l’équipe de rédaction groupe les recommandations préliminaires relatives à chacun des trois thèmes. Ces recommandations sont transcrites à l’annexe 2.

Jour 2

La journée du jeudi 7 décembre commence par la diffusion des recommandations préliminaires en fonction des trois thèmes. Les sous-ministres adjoints d’Environnement Canada, de l’Agence Parcs Canada et de Pêches et Océans Canada donnent ensuite un aperçu des recommandations. Après ce survol, le facilitateur invite les participants à profiter de la période de discussion en petits groupes pour améliorer de façon générale les recommandations préliminaires (peaufiner, réviser, compléter et modifier les recommandations comme ils le jugeraient nécessaire). Les groupes qui se sont penchés sur l’approche écosystémique pendant la première journée abordent le thème socioéconomique et vice versa. Tous les participants de toutes les tables examinent également les recommandations préliminaires relatives au thème du patrimoine en matière de conservation.

Après deux heures de discussion en petits groupes, les groupes présentent un compte rendu en séance plénière. Les améliorations relatives aux recommandations préliminaires font l’objet de discussions et sont groupées durant la pause prolongée du midi. Ces améliorations sont présentées à la section 4. Au cours du compte rendu en séance plénière, plusieurs commentaires contextuels sont exprimés. Ces commentaires sont résumés à l’annexe 4.