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Naseux moucheté (Rhinichthys osculus)

Résumé

Naseux moucheté

Rhinichthys osculus

 

Information sur l’espèce

Les populations canadiennes de naseux moucheté (Rhinichthys osculus) diffèrent des populations des États-Unis par le plus grand nombre d’écailles et par l’absence de barbillons. De nombreuses sous-espèces sont reconnues aux États-Unis et, parmi ces populations isolées, beaucoup sont considérées comme menacées ou en voie de disparition.

 

Répartition

En Colombie-Britannique, le naseux moucheté vit dans la rivière Kettle au sud de Carmi ainsi que dans ses affluents (rivières East Kettle, West Kettle et Granby). Aux États-Unis, cette espèce est présente vers le sud jusqu’en Arizona et en Californie, et on reconnaît de nombreuses populations distinctes qui vivent dans les chaînes de montagnes isolées ou dans les sources chaudes des déserts.

 

Habitat

Au Canada, le naseux moucheté occupe des habitats de radier où il se réfugie sous les pierres et se nourrit d’insectes aquatiques près du fond. La rivière Kettle est assujettie à des inondations saisonnières occasionnées par les apports d’eau dus à la fonte des neiges au printemps. Le niveau de l’eau de cette rivière est bas aux mois d’août et de septembre. Le naseux moucheté vit à des profondeurs allant jusqu’à un mètre. Cependant, il est difficile d’effectuer des collectes dans les parties les plus profondes de la rivière Kettle pour faire une évaluation fiable de ces populations parce qu’on ne dispose pas de techniques appropriées pour les radiers profonds.

 

Biologie

Le naseux moucheté fraye au printemps. Les alevins apparaissent le long des rives, où ils se dispersent parmi les pierres lorsqu’on s’approche. Les individus reproducteurs ont une longueur standard (LS) supérieure à 40 mm. Il n’existe pas de données sur l’âge, cependant, les naseux frayent probablement après leur deuxième ou troisième année de vie. Les naseux femelles produisent de 400 à 2000 œufs selon leur taille.

 

Taille et tendances des populations

Si l’on exclut les jeunes de l’année, il y a probablement de 10 000 à 20 000 naseux mouchetés dans la rivière Kettle. La construction d’un nouveau barrage aux chutes Cascade nuira à la plus grande population de naseux mouchetés de taille adulte qui vit dans la rivière Kettle.

 

Facteurs limitatifs et menaces

Au Canada, l’espèce n’existe que dans une seule rivière. Tout événement catastrophique qui se produirait sur le cours de la rivière Kettle pourrait avoir des répercussions sur les populations vivant en aval. Actuellement, il est probable que le projet de barrage hydroélectrique Cascade ait pour effet de réduire la plus grande population de naseux moucheté connue dans le bassin de cette rivière.

 

Protection actuelle

Peu de protection autre que les règlements actuels sur la pêche, la protection de l’environnement et la qualité de l’eau.

 

Importance de l’espèce

Bien que la systématique des Rhinichthys américains nécessite un travail plus approfondi, la population canadienne se distingue nettement de celles des États-Unis par l’absence de barbillons et un nombre d’écailles beaucoup plus élevé; en plus d’être la seule population vivant au Canada, celle‑ci présente donc aussi des différences morphologiques avec la plupart des populations des États-Unis.

 

Résumé du rapport de situation

L’avenir du naseux moucheté est préoccupant. Étant donné son aire de répartition restreinte (une seule rivière au Canada), l’ensemble de la population
est très vulnérable à des événements catastrophiques majeurs; elle est également confrontée à des pertes d’habitats due à l’aménagement de retenues et de réservoirs, et elle est touchée par la pollution de l’eau. En cas de disparition du naseux moucheté de la rivière Kettle, il n’existe pas de populations secondaires isolées permettant éventuellement de reconstituer cette population qui est la seule au Canada.

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

 

EspèceToute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.
Espèce disparue (D)Toute espèce qui n’existe plus.
Espèce disparue du Canada (DC)Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.
Espèce en voie de disparition (VD)*Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.
Espèce menacée (M)Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.
Espèce préoccupante (P)**Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.
Espèce non en péril (NEP)***Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.
Données insuffisantes (DI)****Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.
  
*Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
**Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
***Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
****Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

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Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.