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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline hochequeue (Seiurus motacilla) au Canada - Mise à jour

Résumé

Paruline hochequeue
Seiurus motacilla

Information sur l’espèce

La Paruline hochequeue, Seiurus motacilla, est une espèce de Parulidés d’assez grande taille, de couleur terne, semblable à la grive. L’apparence extérieure des deux sexes est similaire. Les parties supérieures sont brun olive. Les parties inférieures sont couleur crème et présentent des traits foncés sur la poitrine et les flancs, qui s’estompent aux tectrices de la queue. Une large rayure sourcilière blanche va jusqu’à la nuque. Les pattes sont roses, et le bec est plutôt long et puissant pour une paruline.

Répartition

Au Canada, la Paruline hochequeue ne se reproduit que dans le sud de l’Ontario, principalement dans la région de la plaine sablonneuse de Norfolk, qui borde la côte nord du lac Erie. De plus petites populations sont concentrées au sud de l’escarpement du Niagara et dans la région de Kingston. Il se peut que cette paruline se reproduise sporadiquement dans le sud-ouest du Québec, mais cela n’a jamais été confirmé. Le gros de sa population nicheuse mondiale (> 99 p. 100) se trouve dans l’est des États-Unis. Bien que mal connu, son aire d’hivernage englobe la majeure partie du Mexique, les Caraïbes, l’Amérique centrale et l’extrême nord-ouest de l’Amérique du Sud.

Habitat

La Paruline hochequeue occupe un habitat spécialisé, affichant une préférence marquée pour la nidification et l’hivernage le long des ruisseaux d’amont à l’eau cristalline et des terres humides que l’on retrouve dans de grandes parcelles de forêts matures. Cette paruline préfère généralement les tabliers d’éboulis profonds et les cours d’eau. Même si elle a une préférence pour l’eau courante (surtout les cours d’eau claire et froide), elle habite parfois les marécages densément boisés de feuillus comprenant de grandes zones d’eau libre. Elle est considérée comme un oiseau forestier sensible à la superficie de son habitat et affiche une préférence pour les forêts de peuplements vieux.

Biologie

La Paruline hochequeue fait partie des migrateurs néotropicaux longue distance qui retournent les premiers au Canada au printemps, généralement vers la mi-avril. Cette espèce est fidèle à ses sites de reproduction et d’hivernage et y retourne chaque année. La femelle pond de quatre à six œufs. L’incubation dure de 12 à 14 jours, assurée par la femelle seule. Les deux parents nourrissent les oisillons, qui restent dans le nid environ 10 jours. L’espèce produit une seule couvée.

La Paruline hochequeue se nourrit principalement d’insectes aquatiques et aériens et parfois de mollusques, de poissons, de crustacés et d’amphibiens de petite taille.

Taille et tendances des populations

Selon les estimations, la taille de la population nicheuse canadienne oscillerait entre 105 et 195 couples. Bien que l’espèce ait subi un déclin dans certaines parties de son aire de reproduction canadienne (en raison de la perte et de la dégradation de l’habitat historique), les effectifs globaux sont relativement stables au Canada et dans la majeure partie des États-Unis depuis 20 ans.

Facteurs limitatifs et menaces

La Paruline hochequeue a des besoins restreints et spécialisés en matière d’habitat, tant dans ses aires de reproduction et que dans ses aires d’hivernage. Sa population est donc sensible aux changements de qualité et de quantité de l’habitat. On a relevé les menaces suivantes : i) diminution de l’approvisionnement de nourriture (insectes) en raison de facteurs augmentant la turbidité des cours d’eau (comme les véhicules tous-terrains), la température de l’eau (entre autres à cause de l’exploitation forestière) et la contamination de l’eau (notamment par les pluies acides); ii) la diminution de l’approvisionnement d’eau ou du niveau de la nappe phréatique en raison du drainage agricole, de l’irrigation excessive pendant les années de sécheresse et des changements climatiques; iii) l’exploitation forestière entraînant la perte des forêts de peuplements vieux; iv) l’accroissement du nombre de parasites et de prédateurs des nids lié à l’empiètement urbain, industriel et rural et à la fragmentation de l’habitat connexe.

Importance de l’espèce

Tant dans son aire de reproduction et que dans son aire d’hivernage, la Paruline hochequeue est probablement un excellent bio-indicateur de la santé des cours d’eau d’amont à pente moyenne.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Hormis la protection que lui accorde la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, aucune législation particulière ne protège la Paruline hochequeue dans quelque province ou État que ce soit, ni dans ses aires d’hivernage. Le gouvernement de l’Ontario a adopté une série de politiques législatives pour protéger, dans une certaine mesure, l’habitat de reproduction spécialisé de cette paruline. De plus, les habitats de cours d’eau et de vallées escarpées fournissent une certaine protection naturelle, puisque l’exploitation forestière, agricole ou autre y est difficile.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2006)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'une autre organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n'existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n'existe plus à l'état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de pageb
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged, Note de bas de pagee
Une catégorie qui s'applique lorsque l'information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l'admissibilité d'une espèce àl'évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l'espèce.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu'en 2003.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.

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Note de bas de page c

Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

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