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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline hochequeue (Seiurus motacilla) au Canada - Mise à jour

Répartition

Aire de répartition mondiale

Reproduction

La Paruline hochequeue ne se reproduit qu’en Amérique du Nord, depuis l’est du Nebraska, le centre-nord de l’Iowa, le centre-est et le sud-est du Minnesota, le centre du Wisconsin, le sud du Michigan, le sud de l’Ontario, le centre de l’État de New York, le centre du Vermont, le centre du New Hampshire et le sud du Maine, jusqu’à l’est du Kansas, l’est de l’Oklahoma, l’est du Texas, le centre de la Louisiane, le sud du Mississippi, le sud de l’Alabama, le nord de la Floride, le centre et le sud-ouest de la Georgie, le centre de la Caroline du Sud et le centre et le nord-est de la Caroline du Nord. Le gros de sa population nicheuse mondiale (> 99 p. 100) se situe dans l’est des États-Unis (American Ornithologists' Union, 1998; figure 1).

Hivernage

On connaît mal l’aire d’hivernage de la Paruline hochequeue en raison de la difficulté à détecter les oiseaux qui hivernent et de la confusion avec la très semblable Paruline des ruisseaux (Bent, 1963). On sait qu’elle hiverne depuis le Mexique (Sonora, Nuevo Leon, Tamaulipas), le sud de la Floride, les Bahamas et les Bermudes jusqu’en Amérique centrale (des deux côtés, bien que plus souvent du côté du golfe des Caraïbes) et dans les Antilles (au sud jusqu’à Saint-Vincent, dans les Petites Antilles, et Trinidad, bien qu’on la retrouve rarement à l’est de Puerto Rico) et rarement dans le nord-est de la Colombie et le nord-ouest du Venezuela (Schwartz, 1964; Gochfeld, 1979; American Ornithologists' Union, 1998; figure 1).  

Figure 1. Répartition relative à la reproduction et à l’hivernage de la Paruline hochequeue (de Ridgely et al., 2003).

Figure 1. Répartition relative à la reproduction et à l’hivernage de la Paruline hochequeue (de Ridgely et al., 2003).

Aire de répartition canadienne

Reproduction

Au Canada, la Paruline hochequeue se reproduit localement dans le sud de l’Ontario (Godfrey, 1986; Page, 1996), où elle est considérée comme un résident estival rare (Speirs, 1985; Eagles, 1987; James, 1991). L’espèce peut aussi se reproduire dans le sud du Québec, bien que cela n’ait pas été confirmé (Savignac, 2005).  

Les relevés détaillés effectués pour le premier Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (1981-1985) ont permis de réunir des preuves de reproduction dans plus de sites que ce qu’on pensait auparavant, entre autres dans la vallée de la rivière Bayfield, le long du lac Huron, et dans les ravins de la région de l’escarpement du Niagara dans le comté de Grey (Eagles, 1987). Beaucoup d’autres sites de reproduction ont été découverts après l’atlas, surtout à la suite de relevés régionaux détaillés menés dans les aires naturelles de l’ancienne municipalité régionale d’Haldimand-Norfolk (McCracken, 1987; Graham, 1988) et du comté d’Elgin (Naturalists of Elgin County, 2004).

L’aire de répartition actuelle de la Paruline hochequeue en Ontario (figure 2) est liée à la répartition de l’habitat propice (surtout les ruisseaux de vallées boisées à pente abrupte) dans les limites du climat. Elle niche principalement dans la zone de forêt carolinienne et la forêt des Grands Lacs et du Saint-Laurent au sud du Bouclier canadien. En Ontario, on la retrouve généralement dans des zones de moins de 300 m d’altitude et dans les régions au-dessus de l’isotherme annuel moyen de 6 °C (McCracken, 1991).

McCracken (1991) et Page (1996) ont tous deux fourni des descriptions régionales de son occurrence dans l’aire reproduction en Ontario, et il y a eu peu de changements depuis. En raison du grand nombre d’habitats propices (surtout des ravins profonds), le centre d’abondance de la Paruline hochequeue demeure dans la plaine sablonneuse de Norfolk (à l’est du comté d’Elgin, au sud du comté d’Oxford et au sud des comtés de Middlesex et de Norfolk). On la retrouve également localement le long de certaines parties de l’escarpement du Niagara à Niagara, Hamilton-Wentworth, Halton, Dufferin, Simcoe et Grey; le long de la moraine d’Oak Ridges à Durham et Northumberland; dans la région des lacs Rideau au nord de Kingston; et dans d’autres localités longeant la vallée de la rivière Grand à Brant et Waterloo et dans la vallée de la rivière Ausable dans le comté de Lambton. Certaines parties de l’escarpement du Niagara et de la moraine d’Oak Ridges sont généralement inaccessibles, et il est probable qu’il existe dans ces zones d’autres habitats convenables mais encore inexplorés.

La Paruline hochequeue est probablement aussi une espèce nicheuse rare et sporadique dans le sud-ouest du Québec, où une série d’occurrences pendant la période de reproduction (p. ex. des mâles chantant) dans un habitat propice (surtout dans la région des collines de Gatineau) suggère la présence d’une population nicheuse isolée (voir David, 1980; idem, 1996; Gosselin et David, 1981; idem, 1982; Yank et Aubry, 1984; Godfrey, 1986; St-Hilaire et Dauphin, 1996, Savignac, 2005; voir Liste des oiseaux observés au Québec) pour obtenir une liste sommaire des enregistrements.

Non-reproduction

Située à la limite nordique de son aire de répartition au Canada, la Paruline hochequeue est par nécessité rare en migration. Même à Pointe-Pelée et à Long Point, où elle est un migrateur printanier habituel, elle est considérée comme une espèce peu commune (McCracken, 1991).

Elle est considérée comme un « nomade rare » en Nouvelle-Écosse (Tufts, 1986). Au moins une douzaine d’enregistrements ont été faits en Nouvelle-Écosse, tous dans les îles de Sable et Seal (McLaren, 1981a; Godfrey, 1986; Tufts, 1986). Contrairement au Québec, le gros des enregistrements faits en Nouvelle-Écosse l’ont été à partir de l’automne, ce qui s’inscrit dans un modèle bien établi de nomadisme automnal du sud-ouest au nord-est chez les espèces de passereaux migrateurs de la Nouvelle-Écosse (McLaren, 1981b).

D’après le polygone délimitant l’aire de répartition et formé par les sites où l’on a observé cette paruline pendant les relevés effectués pour le deuxième Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (2001-2004), la zone d’occurrence de la Paruline hochequeue est d’environ 35 500 km². Dans cette aire de répartition, la zone d’occupation varie de 2,1 km² à 3,9 km². Cette estimation est fondée sur les évaluations actuelles de la population, qui oscillent entre 105 et 195 couples reproducteurs, chacun occupant un territoire de deux hectares au plus.

Figure 2. Répartition de la reproduction de la Paruline hochequeue en Ontario (2001-2004).

Figure 2. Répartition de la reproduction de la Paruline hochequeue en Ontario (2001‑2004).