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Limace-sauteuse glanduleuse (Hemphillia glandulosa)

Résumé

Limace-sauteuse glanduleuse
Hemphillia glandulosa

Information sur l’espèce

La limace-sauteuse glanduleuse, (Hemphillia glandulosa) Bland et W. G. Binney, 1875, est l’une des sept espèces de limaces-sauteuses qui ont été décrites. Ce genre de gastéropodes de la famille des Arionidae est endémique à l’Ouest de l’Amérique du Nord. Il n’existe aucune sous‑espèce reconnue de limace-sauteuse glanduleuse; H. burringtoni Pilsbry, 1948, qui avait d’abord été décrite comme une sous‑espèce de H. glandulosa, est maintenant considérée comme une espèce distincte. La limace-sauteuse glanduleuse est de petite taille, les adultes atteignant habituellement une longueur d’environ 20 mm. Elle est dotée d’un renflement dorsal très visible (contenant les viscères), qui est recouvert par le manteau, et d’une coquille aplatie qui est visible par une fente du manteau. Le corps est déprimé sous le renflement dorsal et la queue est surmontée d’une carène dorsale; l’extrémité de la queue porte un pore anal excréteur de mucus qui est surmonté d’une protubérance charnue souvent appelée « corne » caudale.

Répartition

L’aire de répartition connue de la limace-sauteuse glanduleuse va du Centre de l’île de Vancouver, en Colombie‑Britannique, au Centre-Ouest de l’Oregon en passant par l’État de Washington; dans ces deux États, l’espèce est absente à l’est des chaînes Cascade. Au Canada, l’espèce est connue dans 14 localités du Sud de l’île de Vancouver, au sud de Nanaimo. Il n’existe aucune mention en provenance de la partie continentale de la Colombie‑Britannique.

Habitat

Cette espèce occupe divers habitats forestiers humides et sites riverains allant d’une altitude basse à moyenne. La présence d’abris en nombre suffisants revêt une grande importance. Les abris qui lui conviennent sont les bûches en décomposition, les autres débris ligneux et les litières de feuilles; l’espèce est également présente près de la base des polystics. Elle vit dans des forêts d’âges différents allant des peuplements anciens aux stades végétaux plus récents. Dans l’État de Washington, elle a été signalée dans des peuplements de moins de 15 ans, mais elle semble plus commune dans les peuplements âgés de plus de 35 ans. 

Biologie

L’espèce est hermaphrodite et pond des œufs. Sur l’île de Vancouver, l’accouplement a été observé en automne. Les œufs sont relativement gros et déposés en petits amas de un à six œufs sur une période de plusieurs mois. Cette limace atteint sa maturité au cours de sa première année de vie et vit rarement plus d’un an. Toutes les espèces d’Hemphillia, y compris la limace-sauteuse glanduleuse, ont un comportement de « saut », suivi d’une fuite, qu’on ne retrouve chez aucune autre limace nord‑américaine. On pense qu’il s’agit d’un mécanisme de défense contre lesprédateurs.

Taille et tendances des populations

Au Canada, la limace-sauteuse glanduleuse semble être présente à de faibles densités, mais il existe des poches de plus grande abondance dans les sites les plus propices. Les deux premières mentions de l’espèce au Canada (1900 et 1914) permettent de supposer que celle‑ci était apparemment peu commune à cette époque. On ne sait rien d’autre des tendances suivies par les populations au Canada, et on aurait besoin d’effectuer des inventaires près des localités historiques situées sur la côte est de l’île de Vancouver.

Facteurs limitatifs et menaces

Les pertes d’habitat et la fragmentation du milieu par l’exploitation forestière sont probablement les plus grandes menaces pour les populations canadiennes. La coupe à blanc en particulier peut avoir pour effet d’entraver la dispersion et le flux génétique. Ces pratiques forestières peuvent aussi entraîner une réduction de la quantité et de la qualité des débris ligneux grossiers qui constituent des refuges pour cette espèce de limace. Sur l’île de Vancouver, la limace-sauteuse glanduleuse atteint l’extrémité nord de son aire de répartition; à cet endroit, les populations sont peu nombreuses et dispersées, ce qui rend l’espèce vulnérable aux perturbations naturelles et anthropiques.

Importance de l’espèce

La limace-sauteuse glanduleuse apporte une contribution importante à la biodiversité des forêts de la côte ouest. Actuellement, on ignore le degré de différentiation génétique des populations canadiennes par rapport à celles des États‑Unis. Une étude de biologie moléculaire portant sur H. glandulosa est en cours dans l’État de Washington, mais aucun spécimen de la Colombie‑Britannique n’a été examiné à cette fin. Le statut taxinomique des populations de la Colombie‑Britannique devra être étudié. Étant donné leur aspect particulier et leur comportement de fuite si remarquable, les limaces-sauteuses pourraient servir d’espèces‑emblèmes à des fins de conscientisation et de protection des invertébrés vivant sur les sols forestiers ainsi que de leurs habitats.

Protection actuelle ou autres désignations

La Wildlife Act de la Colombie‑Britannique n’offre aucune protection à la limace-sauteuse glanduleuse ni à aucun autre invertébré; cette espèce ne figure pas dans la liste de l’UICN et elle n’est pas couverte par la Endangered Species Act des États‑Unis. Le Northwest Forest Plan du Bureau of Land Management des États‑Unis régit la gestion des forêts anciennes et de peuplement mûr situées sur les terres fédérales, entre l’État de Washington et le Nord de la Californie; dans ce document, la limace-sauteuse glanduleuse est considérée comme une espèce nécessitant un inventaire et une gestion (survey and manage) et mise en péril par les activités d’exploitation forestière. La classification mondiale de l’espèce est G2 et sa classification d’État est S1 en Oregon. Au Canada, seules trois ou quatre des 14 localités connues pour cette espèce se trouvent dans des aires protégées. Les autres se situent sur des terres privées ou sur des terres où la forêt est susceptible d’être exploitée à des fins industrielles.

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.