Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Limace-sauteuse glanduleuse (Hemphillia glandulosa)

Habitat

Besoins en matière d’habitat

L’espèce occupe les habitats forestiers humides et les sites riverains situés à des altitudes faibles à moyennes (Frest et Johannes, 1993; Ovaska et al., 2001). En Colombie‑Britannique, la gamme des altitudes des localités connues va presque du niveau de la mer à 1060 m (Ovaska et al., 2001). Bien que l’espèce soit présente dans les forêts anciennes, elle ne se limite pas à ces habitats et vit également dans les forêts plus jeunes. Dans la Olympic National Forest de l’État de Washington, où des inventaires sont effectués depuis l’automne 1998, l’espèce occupe toute une gamme d’habitats et de forêts de différentes classes d’âge (Ziegltrum, 2001). La plupart des localités se trouvent dans des peuplements âgés de 35 à 80 ans, mais on trouve également l’espèce dans des plantations jeunes (âgées de 11 à 15 ans). L’un des facteurs déterminants de sa présence dans un site donné semble être l’humidité plutôt que l’âge de la forêt. En Colombie‑Britannique, H. glandulosa a été trouvée dans des sites ayant subi une perturbation marginale (Port Renfrew; ruisseau Muir) ainsi que dans des forêts anciennes (vallée de Carmanah).

Ces limaces vivent à proximité des bûches et des débris ligneux ainsi que sur la litière de feuilles et sous les polystics (Polystichum mutinum) (Taylor, 1900; Hanham, 1914; Frest et Johannes, 1993; Ovaska et al., 2001). Elles sont souvent associées aux débris ligneux grossiers, dont la présence semble revêtir un rôle important.

Tendances

Sur l’île de Vancouver, les habitats forestiers ont été fortement réduits et fragmentés depuis la colonisation par les Européens. À cette époque, environ 70 p. 100 de la superficie de l’île était couverte par des forêts anciennes. Une grande partie des territoires situés dans l’aire de répartition de H. glandulosa est maintenant occupée par des forêts à usage industriel. Selon les cartes compilées par le Sierra Club (2002), en 1954, 21 p. 100 des forêts avaient été exploitées, 45 p. 100 en 1972 et 71 p. 100 en 1999. Au départ, l’exploitation forestière était limitée aux secteurs sud et est de l’île, mais elle s’est ensuite étendue vers le nord et l’ouest. Il est probable qu’à l’avenir, sous l’effet des pressions économiques, cette activité touchera les forêts encore intactes comme les peuplements anciens qui subsistent à plus haute altitude.

Protection et propriété des terrains

La plupart des localités connues occupées par H. glandulosa se trouvent sur des propriétés privées ou dans des forêts industrielles. Les plus grands parcs situés dans l’aire de répartitionde H. glandulosa ou adjacents à celle‑ci sont la réserve de parc national Pacific Rim (49 962 ha), le parc provincial Carmanah‑Walbran (16 450 ha) et le parc provincial Juan de Fuca (1277 ha; Parcs Canada, 2002; B.C. Parks, 2002). Dans le Sud de l’île de Vancouver, les seules forêts anciennes présentant une superficie significative d’un seul tenant se trouvent dans le parc provincial Carmanah‑Walbran.

Des 14 localités où cette espèce est présente en Colombie‑Britannique, seulement deux se trouvent dans une aire protégée (parc provincial Carmanah‑Walbran). Elle se trouve aussi dans plusieurs localités adjacentes au parc provincial Juan de Fuca, et il est très probable qu’elle est également présente à cet endroit.

En Colombie‑Britannique, la gestion des terres fédérales est régie par le code des pratiques forestières (Forest Practices Code) de la province, qui s’accompagne d’un guide sur la biodiversité (Biodiversity Guidebook). Ces deux documents contiennent des dispositions relatives à la continuité des habitats, à la protection des vieux peuplements et à la distribution des stades végétaux dans les paysages où l’on pratique l’exploitation forestière. Cependant les mesures définies dans le guide de la biodiversité ne sont que des recommandations et leur mise en œuvre est incertaine. Une grande partie des terres forestières du Sud de l’île de Vancouver sont la propriété de compagnies forestières, et le code des pratiques forestières ne couvre pas les terres privées.