Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Limace-sauteuse glanduleuse (Hemphillia glandulosa)

Biologie

Généralités

Hemphillia glandulosa est hermaphrodite et pond des œufs. Sur l’île de Vancouver, des accouplements ont été observés en automne. Les œufs sont relativement gros et déposés en petits amas sur une période de plusieurs mois. Cette limace atteint sa maturité au cours de sa première année et vit probablement rarement plus d’un an. Les déplacements et l’étendue des domaines vitaux n’ont pas été documentés. On ignore quels sont les prédateurs de H. glandulosa (Burke et al., 1999), mais certains d’entre eux sont probablement ceux des autres limaces terrestres (carabes, escargots carnivores, soit Ancotrema spp. et Haplotrema vancouverense). Toutes les espèces d’Hemphillia, y compris la limace-sauteuse glanduleuse, ont un comportement de « saut », suivit d’une fuite, qu’on ne retrouve chez aucune autre limace nord‑américaine. On pense qu’il s’agit d’un mécanisme de défense contre les prédateurs.

Reproduction

Hemphillia glandulosa est un hermaphrodite simultané ovipare. Plusieurs accouplements ont été observés sur l’île de Vancouver au cours de l’automne 2001 (Reise, comm. pers.; Ovaska et al., 2001). En captivité, l’espèce déposait de petits amas d’œufs (de 1 à 6) à plusieurs reprises d’octobre à décembre; six individus ont déposé chacun un nombre total d’œufs allant de 11 à 37 (KO, données non publiées). Les œufs étaient en forme de goutte d’eau, transparents, et mesuraient environ 3 mm de longueur et 2 mm de largeur. À une température ambiante de 9 à 15 oC, l’éclosion avait lieu après environ 3 mois et s’échelonnait sur une période de plusieurs jours. Cette stratégie (ponte d’un grand nombre de petits amas sur une longue période) pourrait être une adaptation permettant au moins à quelques œufs de survivre jusqu’à l’éclosion en dépit de conditions aléatoires. Il se peut également que ce phénomène reflète les contraintes liées à la petite taille de l’espèce. En milieu naturel, les œufs peuvent être pondus en automne et éclore le printemps suivant. Les endroits convenant à la ponte sont vraisemblablement la litière de feuilles, les bûches en décomposition et autres débris ligneux. Cette espèce a probablement une courte durée de vie, et il est possible que seuls quelques individus atteignent leur deuxième année.

Chez les gastéropodes terrestres, la fécondation croisée semble être la norme; cependant, en l’absence de partenaires, l’autofécondation est possible au moins chez certaines espèces, y compris de la famille des Arionidae (Runham et Hunter, 1970; Duncan, 1975). Cependant on n’a aucune preuve d’autofécondation chez
|H. glandulosa.

Déplacements et dispersion

Les déplacements et l’étendue du domaine vital de H. glandulosa n’ont pas été étudiés. Il est probable que cette espèce est relativement sédentaire et qu’elle a une faible capacité de dispersion, comme le montre sa distribution clairsemée dans son aire de répartition. En effet il existe de petites poches de plus forte densité ainsi que des parcelles d’habitat propice qui sont inoccupées, ce qui semble confirmer ce point de vue.