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Limace-sauteuse glanduleuse (Hemphillia glandulosa)

Facteurs limitatifs et menaces

En ce qui concerne les populations de l’Oregon et de l’État de Washington, Frest et Johannes (1995) laissent entendre que l’urbanisation et l’exploitation forestière engendrent des pertes d’habitat qui constituent une menace pour la survie de
H. glandulosa. Au Canada, l’urbanisation n’est probablement pas une menace pour le moment, mais l’espèce pourrait être touchée par la destruction et la fragmentation des habitats résultant de l’exploitation forestière. La faible capacité de colonisation de nouvelles parcelles d’habitat et le flux génétique restreint pourraient se répercuter sur la dynamique des métapopulations et même la survie des populations. On ignore quelle est la taille minimale des parcelles d’habitat qui peuvent assurer l’existence de populations viables de H. glandulosa. Sur un site de l’île de Vancouver (Port Renfrew), l’espèce occupe une minuscule parcelle d’habitat (environ 10 m sur 10 m) qui est au moins partiellement isolée par des routes sur deux côtés et par une propriété résidentielle déboisée sur un autre côté. En l’absence d’autres inventaires, il est impossible de déterminer l’étendue des autres parcelles d’habitat occupées en milieu forestier.

Bien que l’espèce ne soit pas limitée aux forêts anciennes, il se peut qu’elle soit touchée par l’exploitation forestière si cette activité a pour effet d’isoler les sous‑populations avant qu’il y ait eu une régénération suffisante pour permettre leur dispersion. De plus, la survie des populations dépend de la présence d’un nombre suffisant de refuges comme ceux qui sont formés par les débris ligneux grossiers en décomposition. Les pratiques forestières se répercutent sur la quantité et les types d’abris qui sont présents sur le sol de la forêt; si les abris de cette nature ne sont pas suffisamment préservés (quantité, distribution des stades de décomposition, taille des pièces individuelles), cela pourrait toucher H. glandulosa. Les localités où l’espèce est présente au Canada représentent la limite nord de sa répartitiongéographique; les espèces qui vivent près de la limite de leur aire de répartitionpeuvent être particulièrement vulnérables aux fluctuations climatiques et aux événements stochastiques tels que les sécheresses ou les feux de friches.

On peut penser que la fragmentation de l’habitat, en plus d’isoler les populations, exposent celles‑ci aux prédateurs naturels tels que les escargots (Haplotrema et Ancotrema spp.) et les carabes. Il est également possible que les limaces indigènes souffrent de la compétition exercée par les gastéropodes introduits, qui ont été trouvés dans trois localités en présence de H. glandulosa (Port Renfrew; ruisseau Muir; lac Keating).