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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la tortue ponctuée (Clemmys guttata) au Canada

Habitat

Besoins de l’espèce

La tortue ponctuée vit dans les milieux humides riches en matière organique, notamment les tourbières ombrotrophes (acides) et minérotrophes (alcalines) des forêts décidues de l’Est, de la région des Grands Lacs et de la plaine côtière de l’Atlantique. L’espèce préfère les eaux peu profondes et non polluées des étangs, tourbières, marais, fossés, mares printanières, cours d’eau forestiers et prés de carex ainsi que les rives abritées de baies peu profondes (Ernst et al., 1994; Haxton et Berrill, 1999; Litzgus et Brooks, 2000). Dans le sud de son aire, l’espèce se trouve également dans les marécages à cyprès, les marécages connus aux États-Unis sous le nom de « Carolina bays », et parfois dans les eaux saumâtres de cours d’eau à marées (Ernst et al. 1994). Les sphaignes, les touffes de carex, les quenouilles, les nymphéas et les arbustes hydrophiles semblent être des éléments importants des milieux aquatiques qui constituent l’habitat des populations du nord (Joyal, 1996; Barlow, 1996; Litzgus et Brooks, 2000). Outre une végétation aquatique, l’espèce a besoin de substrats mous (Ernst et al., 1994).

La tortue ponctuée fréquente différents types de milieux selon la saison (Haxton et Berrill, 1999; Litzgus et Brooks, 2000) et doit s’aventurer à terre à certains moments de son cycle annuel d’activité. Les femelles creusent leur nid à terre dans des lieux exposés au soleil, notamment dans les anfractuosités remplies de terre des affleurements rocheux du Bouclier canadien (Haxton, 1998; Litzgus et Brooks, 1998a, 2000). Dans le sud de l’Ontario, elles nidifient près de digues artificielles, sur des nids de rat musqué et au pied de buttes de graminées (S. Gillingwater, comm. pers., 2003). Certaines populations passent une partie de l’été à terre en état d’estivation (Graham, 1995; Perillo, 1997; Litzgus et Brooks, 2000).

La tortue ponctuée est fidèle à ses lieux d’hibernation et de reproduction (Haxton et Berrill; 1999; Litzgus et al., 1999; Litzgus et Brooks, 2000; Seburn, 2001a; A. Yagi, comm. pers., 2003). Une étude de radiotélémétrie réalisée à la baie Georgienne, en Ontario, a permis de repérer 18 sites d’hibernation dans des marécages à sphaigne, dont 15 se trouvaient sous des monticules de racines d’arbres et de mousse, et 3, dans des grottes formées là où un affleurement du Bouclier s’avance dans un marécage (Litzgus et al., 1999). Sept d’entre eux étaient des sites collectifs, regroupant jusqu’à neuf tortues dans une des grottes (Litzgus et al., 1999). L’utilisation collective de lieux d’hibernation par la tortue ponctuée a également été observée dans d’autres régions (Behler, 1996; Lewis et Ritzenthalter, 1997; Perillo, 1997; Haxton et Berrill, 1999). En outre, à la baie Georgienne, les mêmes 10 à 15 adultes sont retournés en mai au même étang à castors durant plus de 20 ans, apparemment pour s’accoupler (G. Bird, M.J. Oldham, J.D. Litzgus, données inédites). Des rassemblements d’accouplement ont également été observés dans des milieux aquatiques au printemps chez d’autres populations de l’espèce (Ernst, 1967; S. Gillingwater, comm. pers., 2003; Perillo, 1997; A. Yagi, comm. pers., 2003). Ce comportement d’aggrégation pour la reproduction et l’hibernation rend la tortue ponctuée vulnérable à la destruction de l’habitat et à la capture pour la vente comme animal de compagnie.

Tendances

Le déclin de la tortue ponctuée partout dans son aire s’explique en partie par la fragmentation et la destruction du milieu (Lovich, 1989; Burke et al., 2000). La transformation du paysage par l’homme a réduit l’étendue et la qualité des milieux susceptibles d’abriter l’espèce.

Protection et propriété des terrains

Environ 28 (sur un total de 104) des populations actuelles d’Ontario bénéficient d’une certaine protection, du fait qu’elles se trouvent sur des terres appartenant au moins en partie à un office local de conservation de la nature ou faisant partie d’un parc provincial, d’un parc national ou d’une réserve nationale de faune. Certaines populations se trouvent dans des réserves naturelles provinciales, des aires provinciales de gestion de la faune, des terres provinciales, des terres dont la province est copropriétaire ou cogestionnaire, des terres de la Commission de la capitale nationale ou des terres de la Couronne (Oldham et Austen, 1998).

La population de l’est de la baie Georgienne ayant fait l’objet de la plus longue étude par capture-marquage-recapture se trouve sur des terres appartenant à la Couronne (Litzgus et Brooks, 1998b). **TEXTE CACHÉ** est, de tout l’Ontario, le secteur où la tortue ponctuée a le plus souvent été observée, et une grande partie de l’habitat de l’espèce se trouve dans **TEXTE CACHÉ** (Oldham et Austen, 1998; P. Ashby, comm. pers., avril 2004). Les autorités du parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne ont pu acquérir une étendue supplémentaire de forêt-parc (**TEXTE CACHÉ**) du fait que celle-ci est utilisée comme lieu de reproduction par la tortue ponctuée (M. Villeneuve, comm. pers., 2002).


Note : Selon l'article 124 de la LEP, sur l'avis du COSEPAC, le ministre a limité la communication de renseignement concernant l'aire où se trouve cette espèce ou son habitat. Cette limitation est à l'avantage de cette espèce.