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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'Aster feuillu (Symphyotrichum frondosum) au Canada

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur
l’Aster feuillu
Symphyotrichum frondosum
au Canada

Aster feuillu

Espèce en voie de disparition 2006

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2006. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’aster feuillu (Symphyotrichum frondosum) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 23 p.

Note de production :

Le COSEPAC aimerait remercier Chris Sears, Brian Klinkenberg et Rose Klinkenberg qui ont rédigé le rapport de situation sur l’aster feuillu (Symphyotrichum frondosum), en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. Erich Haber, coprésident (plantes vasculaires) du Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684

Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Short-rayed Alkali Aster Symphyotrichum frondosum in Canada.

Illustration de la couverture :

Aster feuillu -- Source, Douglas et al., 1998, publié avec autorisation

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2006

de catalogue CW69-14/497-2006F-PDF

ISBN0-662-71798-8

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation --Avril 2006

Nom commun : Aster feuillu

Nom scientifique : Symphyotrichum frondosum

Statut : Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation : Une plante herbacée annuelle de rives de lacs présente seulement dans quelques sites restants dans des habitats restreints. Les petites populations peuvent être perturbées par des activités comme le piétinement, l’aménagement des plages, la propagation des plantes envahissantes et l’aménagement potentiel d’une infrastructure d’envergure à un des sites primaires.

Répartition : Colombie-Britannique

Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

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COSEPAC Résumé

Aster feuillu
Symphyotrichum frondosum

Information sur l’espèce

L’aster feuillu, Symphyotrichum frondosum, est une espèce émergente tardive observée principalement sur les rives des lacs, dans les abaissements humides des plages sablonneuses et autour des lacs et des étangs alcalins de la Colombie-Britannique. L’espèce pousse surtout dans la zone biogéoclimatique de la graminée cespiteuse (Douglas et al., 1998) de steppes d’armoises du sud de la vallée de l’Okanagan. L’unique population éphémère poussant dans du sable de dragage sur la rive du fleuve Fraser, à Surrey, pourrait témoigner de la présence de cette espèce en amont dans le bassin versant Fraser-Thompson.

L’aster feuillu est une petite herbe annuelle à plusieurs branches mesurant de 5 à 60 cm de longueur qui émerge d’une racine principale. Les nombreux capitules comptent beaucoup de fleurs de blanches à roses, ainsi qu’une fleur ligulée et des fleurons jaunes. Les plantes sont généralement submergées jusqu’à la fin de l’été, et la fleuraison survient en août et au début de septembre.

Répartition

À l’échelle mondiale, la présence de l’aster feuillu est seulement connue au Mexique, aux États-Unis et au Canada. Aux États-Unis, l’espèce pousse en Californie, en Arizona, au Nouveau-Mexique, au Nevada, au Colorado, en Idaho, au Montana, en Utah, en Oregon, dans l’État de Washington et au Wyoming. Au Canada, la présence de l’espèce n’est connue qu’en Colombie-Britannique, principalement dans la vallée de l’Okanagan.

Habitat et biologie

Cette espèce de rivage est adaptée aux fluctuations du niveau d’eau et aux abaissements de la fin de l’été. L’espèce se disperse sans doute grâce au vent, à l’eau et aux petits mammifères. L’espèce peut résister à des pH élevés et à de fortes salinités.

Taille et tendances des populations

Quatre sites existants d’asters feuillus ont été confirmés en Colombie-Britannique. Les données sur chacun des sites étant limitées, il est impossible d’évaluer pleinement les tendances. Une population était éphémère, une sous-population a disparu et une nouvelle sous-population a été signalée. La zone d’occurrence (superficie totale comprise dans un polygone convexe comprenant toutes les populations) est d’environ 56 km². La zone d’occupation combinée (superficie totale de l’habitat convenable dans lequel l’espèce est présente) est de 900 , mais la zone d’occupation de plusieurs sites n’est pas connue.

Facteurs limitatifs et menaces

Sur trois sites, les travaux d’entretien de la plage et le grand nombre de visiteurs (piétinement et perturbations graves) limitent l’expansion des populations et menacent leur pérennité. Les espèces végétales envahissantes pourraient également constituer une sérieuse menace.

Importance de l’espèce

Au Canada, l’aster feuillu se trouve à la limite nord de son aire de répartition, et il est par conséquent important sur les plans écologique, biogéographique et génétique.

Protection existante

Un site se trouve dans un parc provincial et un deuxième site est partiellement situé dans un parc provincial. Cette situation leur confère une protection légale, mais il n’existe aucune protection officielle. Un troisième site est situé sur des terres visées par une entente de conservation. Un quatrième site (quatre sous-populations signalées) se trouve principalement sur les terres d’une réserve indienne.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Définitions (2006)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de page1
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de page2
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de page3
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de page4 Note de bas de page5
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

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Note de bas de page 2

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page 3

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page 4

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page 5

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique :

Symphyotrichum frondosum (Nutt.) Nesom, Phytologia, 77 (3) : 282, 1994.
Basionym (Nesom, 1994) :
Aster frondosus (Nutt.) Torr. et Gray, A.,Flora of North America : 2(1) : 165, 1841.
Brachyactis frondosa (Nutt.) Gray, A., Proc. Am. Acad. Arts viii. (1873) 647.
Tripolium frondosum Nutt., Trans.Amer. Philos. Soc. N. S. vii. (1841) 296.

Noms communs :

français

aster feuillu

anglais

  • short-rayed aster ou alkali aster (Douglas et al., 1998)
  • short-rayed alkali aster (ITIS, 2004)

Famille :

Astéracées (famille des asters)

Principal groupe végétal :

dicotylédones)

Kartesz (1999) inscrit cette espèce comme un Brachyactis frondosa. Aster frondosus est le nom employé pour cette espèce en Colombie-Britannique (Douglas et al., 1998). Toutefois, les recherches actuelles ont montré que le nom Aster sensu stricto ne s’appliquait pas aux membres nord-américains de la tribu Astereae (Nesom, 1994; Noyes et Rieseberg, 1999; Semple et al., 2001). La seule exception est l’Aster alpinus L. (Nesom, 1994; ITIS, 2004). L’Aster frondosus a été placé dans le genre Symphyotrichum par Nesom (1994). Il a été clairement démontré que le genre Symphyotrichum n’est pas apparenté à l’Aster sensu stricto (Noyes et Rieseberg, 1999). Dans le système d’information taxinomique intégré (2002), le statut taxinomique Aster frondosus est rejeté et celui de Symphyotrichum frondosum est accepté pour cette espèce. Le traitement du genre Symphyotrichum pour Flora North America est présentement en préparation par Luc Brouillet et d’autres. La nomenclature ci-dessus sera employée par les rédacteurs (Brouillet, comm. pers., 2003; Semple, comm. pers., 2003). Dans le présent rapport, nous suivons la nomenclature adoptée par Brouillet et al.

Description morphologique

Herbe annuelle de 5 à 60 cm de hauteur à plusieurs branches (figure 1) généralement décombantes (Wiggins, 1980), mais pouvant être dressées, qui émergent d’une racine principale (Douglas et al., 1998). Les capitules sont habituellement très nombreux, paniculés et épiés (Munz et Keck, 1970). Les fleurs ligulées mesurent de 1,5 à 2 mm de longueur, ne dépassent que de très peu les fleurons, sont d’un rose ou d’un blanc vif chez les spécimens vivants et deviennent d’un blanc fade une fois séchées (Douglas et al., 1998; Lomer, 1996). Les bractées involucrales mesurent de 5 à 9 mm de hauteur et sont de presque égales à modérément graduées, et obtuses (St. John, 1937). Le Symphyotrichum ciliatum, une espèce similaire, se distingue du S. frondosum par l’absence de rayons.

Figure 1. Symphyotrichum frondosum (source : Douglas et al., 1998, publié avec autorisation.)

Figure 1. Symphyotrichum frondosum

Description génétique

Le nombre de chromosomes du S. frondosum est n=7 (Houle et Brouillet, 1985).

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Répartition

Aire de répartition mondiale

À l’échelle mondiale, la présence de cette espèce n’est connue qu’aux États-Unis, au Mexique et au Canada (figure 2), plus précisément dans les États AZ, CA, CO, ID, MT, NV, NM, OR, UT, WA et WY (USDA, 2002), dans le nord de la Basse-Californie, au Mexique (Houle, 1988), et en Colombie-Britannique (Douglas et al., 1998). Cette espèce a été signalée (le synonyme Brachyactis frondosa) dans le Maine (NatureServe, 2004), mais il s’agit fort probablement d’une erreur.

Figure 2. Répartition nord-américaine du Symphyotrichum frondosum. (Information sur la répartition généralisée à partir de Houle, 1998, figure 1.)

Figure 2.   Répartition nord-américaine du Symphyotrichum frondosum

Aire de répartition canadienne

Au Canada, la présence du Symphyotrichum frondosum n’est connue qu’en Colombie-Britannique, où l’espèce pousse principalement sur les rives des lacs dans la zone biogéoclimatique de la graminée cespiteuse du sud de la vallée de l’Okanagan (Douglas et al., 1998). La présence de l’espèce a été confirmée dans quatre sites, soit sur le rivage du lac Osoyoos, du lac Vaseux, du lac Skaha et du lac Max (Penticton). Le site du lac Osoyoos accueille quatre sous-populations : une sous-population confirmée, une disparue et deux non confirmées. Une population isolée et éphémère a été signalée à Surrey, dans des matériaux de dragage sur la rive du fleuve Fraser. Cette occurrence a maintenant disparu, mais fait croire à Lomer (1996, 2001) que cette espèce existe probablement en amont dans le bassin versant Fraser-Thompson.

Figure 3. Répartition du Symphyotrichum frondosum en Colombie-Britannique, Canada. Remarque : la population éphémère disparue de Surrey ne figure pas sur la carte.

Figure 3. Répartition du Symphyotrichum frondosum en Colombie-Britannique, Canada. Remarque : la population éphémère disparue de Surrey ne figure pas sur la carte

L’espèce a été cueillie pour la première fois en C.-B. par Eastham, en 1939, sur la rive du lac Osoyoos. Dans son ouvrage intitulé Supplement to the Flora of Southern British Columbia (1947), l’auteur note la présence de l’espèce à Penticton et à Osoyoos. Cette occurrence pourrait provenir ou non de la population du lac Max (Penticton), mais Baumbrough (comm. pers., 2005) pense qu’elle pourrait représenter les plants à la pointe sud du lac Okanagan, un site qui a été exploité depuis.

En 1992, Lomer a redécouvert le S. frondosum sur la rive du lac Osoyoos et a cueilli des spécimens en 1993 (collection Lomer nº 93-281, UBC). Ce site a été confirmé par Douglas en 1995 (collection Douglas nº 13081, V) et plus récemment par Lomer, en 2000 (collection Lomer nº 3908, UBC). Deux nouvelles populations canadiennes ont été signalées par Lomer en 1999, une au lac Vaseux (collection Lomer nº 99-260, UBC) et une autre au lac Skaha (collection Lomer nº 99-263, UBC). Une nouvelle sous-population observée sur la rive du lac Osoyoos est mentionnée dans le présent rapport (documentation photo).

La population isolée de Surrey a été découverte par Lomer, en 1994 (collection Lomer nº 94-228, UBC?). Le spécimen de référence ne peut pour l’instant être localisé, mais J. Semple de la WAT a confirmé qu’il s’agissait du S. frondosum (Lomer, 2001). Bien qu’il puisse s’agir d’une occurrence accidentelle, Lomer (1996) est tout de même pratiquement certain que l’espèce pousse dans le bassin versant du fleuve Fraser. Les populations de l’État de Washington poussent du comté de Cowlitz, à l’ouest, à celui de Spokane, à l’est, ce qui suggère que l’espèce pourrait être observée à l’extérieur du secteur de l’Okanagan.

Le signalement d’un site de cette espèce sur l’île de Vancouver (Klinkenberg, 2004) est fondé sur une collection faite par Krajina en 1960, mais annotée par Lomer en 1993 comme étant l’A. chilensis.

La zone d’occurrence est d’environ 56 km². La zone d’occupation combinée est de 900 , mais la zone d’occupation pour plusieurs sites n’est pas connue.

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Au Canada, le S. frondosum est une espèce émergente tardive observée principalement sur la rive des lacs, dans les abaissements humides des plages sablonneuses et autour des lacs et des étangs alcalins de la Colombie-Britannique. L’espèce pousse dans la zone biogéoclimatique de la graminée cespiteuse (Douglas et al., 1998) de steppes d’armoises du sud de la vallée de l’Okanagan. Dans ces sites, l’eau se retire à la fin de l’été et au début de l’automne, exposant ainsi des terres humides légèrement inclinées adéquates pour la fleuraison et la dispersion des graines. Les rédacteurs ont également observé cette espèce dans des zones de plage plus sèches situées à proximité d’abaissements. De manière générale, l’habitat convenable pour l’espèce se trouve dans toute la portion sud de la vallée de l’Okanagan. En Californie, l’espèce pousse également dans le sol granitique des prés et des montagnes, et à proximité des battures, des marais, des étangs et des fossés humides et alcalins (Munz et Keck, 1970; Wiggins, 1980).

La population éphémère unique observée à Surrey (C.-B.) poussait dans du sable de dragage sur la rive du fleuve Fraser, mais était probablement issue de matériel ayant descendu le fleuve à partir de l’intérieur de la province (Lomer, 1996 ; idem, 2001).

Voici l’habitat type de l’espèce en Colombie-Britannique :

  • Le Symphyotrichyum frondosum a été observé au lac Skaha et au lac Vaseux en août 2002 et 2003, dans le sable humide d’étroites bandes de plage situées juste en dessous du niveau moyen de l’eau l’été dans la zone d’abaissements. Parce que ces sites sont perturbés, les espèces associées sont notamment des espèces non indigènes, comme le Plantago major, le Poa annua, le Chenopodium glaucum, le Lythrum salicaria, le Melilotus alba et le Polygonum aviculare. Les espèces indigènes associées sont notamment des espèces tolérantes à l’alcalinité, comme le Symphyotrichum ciliatum (Aster brachyactis) et le Distichlis spicata var.stricta (obs. pers., et collection Lomer  3908).

  • Au lac Osoyoos, aucune recherche n’a été menée sur la majeure partie de la rive est et des secteurs de plage. Le S. frondosum a été observé en 2002 sur un terrain de camping public, sur une plage de sable basse située au-dessus de la zone d’abaissements, mais à proximité, sur un site partiellement ensoleillé sous des peupliers. Cette population est peut-être une relique d’une plus grande population ayant déjà occupé la zone d’abaissements.

  • Au lac Max, le S. frondosum a été observé sur la rive saline exposée après l’abaissement estival du niveau d’eau (Baumbrough, 2003, comm. pers.). Il était évident que ce site avait été surtout sec au cours des trois années précédentes (Baumbrough, comm. pers., 2003).

  • La collection de 1994 de Lomer prélevée à Surrey est décrite comme provenant « d’une petite touffe poussant sur des amas temporaires de sable de dragage dans le fleuve Fraser... formant des dépressions compactes montrant des traces de dépôts salins lessivés des sables environnants » (Lomer, comm. pers., 2002).

Tendances en matière d’habitat

L’habitat du lac Vaseux est en déclin. Les utilisateurs de la plage limitent présentement cette espèce aux zones moins perturbées en marge du site. Les perturbations sont notamment causées par le piétinement, l’amarrage des bateaux et le creusage de trous dans le sable. Par ailleurs, en 2003, le site a été envahi par le mélilot blanc, ce qui a créé de l’ombre aux endroits où pousse l’aster feuillu.

Au lac Skaha, les travaux de retournement du sol ont gravement réduit le nombre de plants en 2002. À cet endroit, le sol est retourné depuis plusieurs années afin de maintenir une plage pour la baignade (Harrison, comm. pers., 2002), mais le moment et l’étendue de ces travaux ont une incidence sur la qualité de l’habitat pour l’aster.

Au lac Osoyoos, il n’existe aucune donnée sur les tendances en matière d’habitat pour la sous-population confirmée, mais comme dans le cas de toutes les autres populations poussant sur des plages, la grande fréquentation de la plage et les travaux d’aménagement de la plage et du lac ont sans aucun doute entraîné le déclin de l’habitat. Une autre sous-population est disparue à la suite de l’exploitation du site sur lequel elle poussait.

Aucune information n’est disponible sur les changements dans l’habitat de Penticton, mais il n’y a aucune gestion active connue.

Le site de Surrey était éphémère et se trouvait sur du sable de dragage sur un terrain en construction.

Protection et propriété

Le lac Vaseux est un parc provincial, mais il n’y a aucune mesure de protection spéciale en place (Gunoff, comm. pers., 2003) pour le secteur de la plage. Le site du lac Skaha appartient à deux compétences : le gouvernement provincial (parc provincial, protection légale) et le district régional Okanagan-Similkameen (parc régional) (Harrison, comm. pers., 2003). Lorsqu’elles ont été contactées, aucune des deux compétences n’était au courant de la présence de plantes rares sur ce site ni n’avait de plan d’action en place pour leur protection (Gunoff, comm. pers., 2003; Harrison, comm. pers., 2003). La population du lac Osoyoos pousse sur une plage très fréquentée d’un camping public. Le camping fait partie de la réserve indienne adjacente. Le site de Penticton se trouve sur un terrain privé, mais est maintenant protégé par une entente de conservation officielle conclue avec le propriétaire en raison de la valeur du site au plan faunique.

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Biologie

Le Symphyotrichum frondosum est une espèce annuelle de la famille des Astéracées poussant principalement dans les zones d’abaissements (Douglas et al., 1998) des lacs alcalins (Munz et Keck, 1970) de la zone de la graminée cespiteuse (Douglas et al., 1998). Son écologie est étroitement liée à la fluctuation du niveau d’eau des lacs. Une (sous-population canadienne a été observée sur un site de plage sèche à proximité de la zone d’abaissements. Wiggins (1980) soutient également que l’espèce peut pousser sur des sites plus secs.

Aucune information sur le moment de floraison de l’espèce n’a pu être trouvée. Cependant, selon les visites faites par les rédacteurs aux sites et les spécimens examinés à l’herbier de la UBC, le moment de floraison en Colombie-Britannique se situe entre la fin juillet (collection Eastham, s.n., UBC) et le début octobre (Lomer, 93-181). Baumbrough (comm. pers., 2003) soutient que les plantes font leur apparition plus tôt les années sèches. Il affirme avoir observé des plantes dès la mi-juillet et des plantes en fleurs dès la mi-août jusqu’à la mi-septembre. Brouillet (2005) soutient que l’espèce est autogame, en partie, et qu’il y a très peu d’échanges génétiques entre les populations éloignées. L’espèce peut résister à des pH élevés et à de fortes salinités, mais préfère les habitats humides (Munz et Keck, 1970).

Aucun document précis n’a été trouvé ni sur les mécanismes ni sur les stratégies de dispersion du S. frondosum. La dispersion par le vent est toutefois commune chez les asters (Anderson, 1992; Brouillet, comm. pers., 2005). Il est probable que les graines soient dispersées de plusieurs autres façons, notamment par des facteurs naturels comme les vagues, les courants et la sauvagine.

L’occurrence d’une population éphémère à Surrey (C.-B.) suggère que la dispersion sur de longues distances est possible. On ne sait pas si c’est le vent, la sauvagine ou l’eau qui a amené l’espèce à cet endroit, mais les trois possibilités sont vraisemblables. Si c’était l’eau qui avait porté l’espèce jusqu’à à cet endroit, cela signifierait qu’il existe une population en amont, à l’est de la chaîne Côtière, comme le pensait Lomer (1996).

Les capacités d’adaptation du S. frondosum sont méconnues. Cependant, trois populations poussent sur des plages fortement aménagées et fréquentées. Bien qu’elle soit plus abondante dans les zones moins fréquentées, il est clair que l’espèce peut survivre à un certain piétinement.

Les dynamiques de métapopulation peuvent jouer un rôle dans la biologie de l’espèce, mais cette question nécessite de plus amples recherches.

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Taille et tendances des populations

Efforts de recherche

Des travaux ont été menés sur le terrain dans la région de l’Okanagan sur une période de dix jours en juin et en août 2002, et sur une période de quatre jours en 2003. Les populations connues des lacs Vaseux et Skaha ont été vérifiées et confirmées. De plus, des recherches ciblées intensives sur les rives de la majorité des lacs et des étangs alcalins ont été menées d’Osoyoos au sud à Salmon Arm au nord. Les seuls secteurs qui n’ont pas fait l’objet de recherches sont les zones non publiques d’une réserve indienne sur la rive est du lac Osoyoos, où d’autres sous-populations de l’espèce ont été signalées. Le moment où ont été menées ces recherches était important, car le niveau d’eau devait être assez bas pour exposer l’habitat de l’espèce. Dans la majorité des cas, le niveau d’eau des lacs et des étangs s’était abaissé suffisamment au moment où les recherches ont été menées chaque année. Les niveaux d’eau pourraient toutefois s’abaisser davantage, révélant ainsi peut-être de nouvelles populations. La découverte d’une nouvelle population à Penticton au cours de la deuxième semaine de septembre 2003 indique que des recherches supplémentaires seraient justifiées.

Des sections de la rive des lacs suivants ont fait l’objet de recherches : lac Deadman, lac Gallagher, lac Mahoney, lac Okanagan (y compris dans le parc provincial Sun-Oka), lac Osoyoos, lac Prather, lac Shannon, lac Skaha, lac Tugulnuit, lacs Twin, lac Vaseux, lac White et d’autres, et des terres humides associées.

Par ailleurs, des recherches limitées pour l’espèce ont été menées dans la vallée du Bas-Fraser (de 2002 à 2004).

Abondance 

Les données sur l’abondance sont limitées pour cette espèce et sont résumées dans le tableau 1 (ci-dessous). L’abondance de cette espèce fluctue selon les variations climatiques et les niveaux d’eau annuels. Les données d’une seule année ne suffisent donc pas pour brosser un portrait précis de l’espèce.

Tableau 1 : Résumé des données sur l’abondance du Symphyotrichum frondosumau Canada (2005)
(Tous les chiffres représentent des plants matures. Aucun semis n’a été comptabilisé.)
Emplacement
Sous-population1939199219931994199519992000200220032004
Lac Osoyoos Cueillie par Eastham, l’ étiquette indique une abondance         
Lac OsoyoosDouglas  1
1 km au sud-est du ruisseau Mica
    X (aucune donnée)Plus de 40  plants sur 200  Aucune donnéeAucune donnéeAucune donnée
Lac OsoyoosLomer  2
Parc Cottonwood / poste de pompage
 X (aucune donnée)    1 plant sur 1 Disparue  
Lac OsoyoosLomer  3 Ruisseau Mica  De 50 à 70 plants (aucune superficie ment -ionnée)    Aucune donnée  
Lac OsoyoosSears et al.  4.      5 plants sur 1   
Lac Vaseux      Environ 70  plants sur 20  100 plants sur 20 12  plants sous du mélilot blanc sur 4  
Lac Skaha      4 900 plants sur 500  525  plants sur 500 Aucun décom -ptemais les plants couvrai-ent 7 m 
PentictonNotea         8 plants, aucune superficie précisée 
Surrey    « petite touffe »   Disparue  

Notes

Note a

Cette population a été observée par Eastham (1947) et qualifiée de « localement abondante dans un sol salin humide, Penticton et Osoyoos ».

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Fluctuations et tendance

Une évaluation des préférences biogéographiques de l’espèce porte les rédacteurs à croire que l’utilisation de la rive (activités récréatives et exploitation, notamment l’aménagement de terrains de camping, d’installations de plaisance, etc.), les travaux de maintenance des sites et la gestion des niveaux d’eau dans trois sites ont entraîné le déclin d’une espèce qui était autrefois abondante dans la région (Eastham, 1947). Plus particulièrement, une sous-population signalée aux abords du lac Osoyoos a disparu (Lomer, comm. pers., 2003). La population du lac Skaha a diminué en nombre depuis 2002 en raison de la maintenance du site. Un déclin en nombre a également été observé au lac Vaseux en 2003, le mélilot blanc ayant envahi le site cette année-là.

Puisque la majeure partie de la portion est de la rive du lac Osoyoos n’a pas fait l’objet de recherches, d’autres populations pourraient pousser dans ce secteur relativement peu exploité. Les propositions de construction se multiplient cependant pour cet endroit.

Effet d’une immigration de source externe

Il est plausible que les dynamiques de métapopulation jouent un rôle chez cette espèce et que les populations de la Colombie-Britannique soient liées entre elles par les courants, les vents, les vagues ou la sauvagine. Puisque les rivières qui rapprochent ces populations coulent vers le sud et que la dispersion des graines se produit à l’automne, il est peu probable que les graines des populations de l’État de Washington soient transportées sur de longues distances jusqu’au Canada.

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Facteurs limitatifs et menaces

Puisqu’elle pousse dans les habitats de plage et qu’elle est dépendante des cycles naturels des lacs, des régimes de perturbation et d’une banque de semences pour son recrutement et son rétablissement lors des mauvaises années, cette espèce est confrontée à plusieurs facteurs limitatifs et menaces. Plus précisément, les menaces et les limites suivantes ont été identifiées :

  • Depuis 1927, la gestion des niveaux d’eau dans trois sites constitue une limite permanente pour l’espèce parce qu’elle a éliminé une grande partie de ses dynamiques écologiques naturelles. Cependant, les conséquences de ce régime de gestion sont probablement surtout d’ordre historique. La gestion des lacs a notamment eu pour effet de :
    • réduire l’étroit habitat de rivage occupé par l’espèce, lequel est nécessaire au maintien et à l’expansion de ses populations;
    • réduire la banque de semences possible exposée au cours d’une année donnée, entraînant alors une diminution du recrutement potentiel les années où l’abondance est réduite, ainsi que du recrutement annuel associé. La banque de semences établie pour cette espèce a été réduite, sa taille ayant été probablement beaucoup plus grande avant les travaux de gestion.

En tant que filet de sécurité écologique aux populations d’espèces de rivage sur une base annuelle, la banque de semences est essentielle pour cette espèce. La perte de la disponibilité d’une banque de semences pourrait à elle seule entraîner le déclin des populations, le recrutement à partir d’une banque étant primordial les années où la reproduction est faible.

L’espèce a été décrite par Eastham (1947) comme abondante au lac Osoyoos, mais cette abondance peut être relative comparativement aux niveaux préalables à la gestion du lac. Depuis 1947, l’espèce a diminué, peut-être en raison du potentiel de recrutement affaibli lors des années de faible grenaison.

Le niveau d’eau du lac Osoyoos est contrôlé de manière artificielle par la Commission mixte internationale grâce à un barrage situé à Oroville, aux États-Unis. Le niveau d’eau du lac Skaha est contrôlé artificiellement par un barrage par la municipalité d’Okanagan Falls. Le niveau d’eau du lac Vaseux est contrôlé de manière artificielle par la municipalité d’Oliver à l’aide du barrage McIntyre (Jubb, comm. pers., 2003).

  • La réduction de l’étroite bande d’habitat convenable sur les rives entraîne le morcellement des sites continus et a par conséquent des répercussions écologiques.

  • Les petites populations morcelées d’espèces rares font face à d’autres limites et problèmes inhérents à leur situation. Elles risquent notamment de ne pas pouvoir profiter d’une immigration de source externe, de s’affaiblir génétiquement et de disparaître soudainement.

  • Les travaux de gestion constituent présentement une importante menace pour l’espèce dans trois sites. Ces travaux sont notamment le retournement du sol, le tamisage du sable, la tonte du gazon et le nettoyage de la plage. Plus précisément :
    • le retournement du sol constitue peut-être une grave menace pour l’espèce, mais pourrait tout de même être considéré comme un outil de gestion viable;
    • le sol du site du lac Skaha a été retourné deux fois au cours de l’été 2002, et le sable y a été tamisé au début du printemps. Ces travaux ont été réalisés afin de réduire les mauvaises herbes, d’empêcher la pelouse de s’étendre à la plage et d’alléger le sable, le tout en maintenant les qualités esthétiques de la plage (Gunoff, comm. pers., 2003). Malgré ces travaux, la population a survécu;
    • le retournement du sol effectué en 2003 a toutefois gravement endommagé la population en raison du moment et de l'étendue des travaux, et a grandement réduit le nombre de plants présents;
    • dans certains cas toutefois, les travaux de retournement du sol et de tamisage du sable peuvent imiter des perturbations naturelles, comme l’action des vagues ou d’une tempête, et favoriser de la même manière la dispersion de la banque de semences. La banque de semences peut être ouverte et dispersée lors des travaux de retournement du sol et de tamisage du sable, et les semences peuvent ainsi germer à quelques centimètres du plant d’origine. Dyer (comm. pers., 2005) souligne que des travaux de retournement du sol sont toujours effectués à cet endroit, mais qu’ils sont maintenant faits à un moment qui est favorable pour l’espèce.

  • La fréquentation est une menace majeure dans trois sites :
    • le piétinement excessif par les personnes et les animaux constitue une véritable menace. En 2002 et en 2003, les rédacteurs ont observé que dans les zones les moins piétinées des plages du lac Vaseux et du lac Skaha poussaient de plus grandes densités de S. frondosum. Dans les zones centrales fortement fréquentées ne poussaient que de faibles densités, voire aucun plant. Le piétinement semble nuire gravement à la survie du S. frondosum.
    • l'utilisation active des plages par les baigneurs, les plaisanciers et les enfants a des répercussions directes sur l'habitat de l’espèce. Les trous creusés dans le sable, la mise à l’eau et l’entreposage des embarcations, le piétinement et le compactage du sol ont des conséquences directes.
    • la question de la colonisation des zones d’abaissements par le gazon sur les sites récréatifs peut être préoccupante. Au lac Skaha, du gazon a été semé près du rivage, à proximité des populations d’asters feuillus. Le gazon pousse conjointement avec le S. frondosum en périphérie de la plage.

  • L’utilisation intensive du site et les perturbations qui en découlent peuvent augmenter la menace que posent les espèces envahissantes et accroître la concurrence livrée par les espèces non indigènes qui sont adaptées aux habitats perturbés. Les espèces envahissantes et la concurrence sont des menaces pour l’espèce, plus particulièrement en l’absence de niveaux d’eau saisonniers naturellement élevés capables de contenir leurs populations. Une grande proportion des espèces associées dans les trois sites sont des espèces non indigènes. De plus, un couvert particulièrement dense de mélilot blanc envahissant a été observé sur le site du lac Vaseux en 2003. Cette concurrence peut avoir une incidence négative sur la fécondité et la survie du S. frondosum dans ces sites. Fait important, les communautés végétales dont le couvert est vierge et indigène résistent mieux aux espèces envahissantes que celles dont le couvert est perturbé et non indigène (Anderson et Inouye 2001; Levin, 2000). Il est par conséquent important de maintenir (ou de rétablir) une communauté indigène afin d’augmenter la résistance aux espèces envahissantes.

  • Les plans d’exploitation proposés pour la rive est du lac Osoyoos constituent une grave menace et auront une incidence sur les sous-populations restantes.

  • La concurrence livrée par les plantes non indigènes introduites pose une grave menace.

  • La possibilité d’accumulation de nutriments dans ces lacs hautement utilisés peut être inquiétante. Cette espèce préfère les habitats pauvres en nutriments. L’augmentation des nutriments encouragera d’ailleurs la concurrence. Cependant, aucun test précis démontrant la présence d’une telle accumulation ou son incidence sur les plants n’a été documenté.

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Importance de l'espèce

Cette espèce est limitée aux rivages des lacs de la zone de steppes d’armoises de l’ouest de l’Amérique du Nord. La zone d’occurrence mondiale de l’espèce est par conséquent très limitée. Les populations canadiennes étant situées à l’extrémité nord de l’aire de répartition de l’espèce, elles sont importantes sur les plans écologique, biogéographique et génétique.

Aucun usage précis par les peuples autochtones n’a été relevé jusqu’à présent.

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

Une population (probablement deux sous-populations) d’asters feuillus pousse sur les terres d’une réserve indienne (Osoyoos IR 1). Deux populations poussent dans des parcs municipaux/provinciaux. Il n’existe aucune protection officielle, mais le parc provincial est protégé au plan juridique. La quatrième population pousse sur un site visé par une entente de conservation satisfaisante. Le statut de l’aster feuillu dans toute son aire de répartition est le suivant (NatureServe, 2005) :

Cote mondiale : G4
Cote mondiale arrondie : G4
États-Unis : cote nationale : NNR
Canada : cote nationale : NNR

Cotes sous-nationales : Arizona (SNR), Californie (SNR), Colorado (SNR), Idaho (SNR), Maine (SNR), Montana (S1), Nevada (SNR), Nouveau-Mexique (SNR), Oregon (SNR), Utah (SNR), Washington (SNR), Wyoming (S2)

Colombie-Britannique (S1)

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Résumé technique

Symphyotrichum frondosum

aster feuillu – short-rayed alkali aster

Répartition au Canada :

Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) au Canada.

Estimation basée sur la distance entre le site le plus au nord et celui le plus au sud, en présumant que la largeur moyenne de l’habitat potentiel est de un kilomètre p. ex. : rives est/ouest des lacs, rivières méandriques, lacs adjacents dans une vallée). 56 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1) ?

Inconnues, mais peu probables

Superficie de la zone d’occupation (km²).

Estimation basée sur la superficie de l’habitat que l’on sait occupée. Probablement << 1 km² (900 , selon les observations limitées réalisées sur le terrain)

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Un petit déclin possible et la perte d’une très petite sous-population

Y a-t-il des fluctuations extrêmes (ordre de grandeur > 1) ?

Inconnues

Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.

4

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

Non

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

En déclin

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

Espèce annuelle

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

<1 000, mais peut changer d’une année à l’autre

Tendance de la population totale quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

En déclin

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

Ne peut pas être déterminé

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Inconnues, mais il y a des variations d’une année à l’autre

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Non

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

Inconnues

Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune :

Menaces (menaces réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

À l’heure actuelle, les principales menaces sont le piétinement, les travaux de gestion des plages et les plantes envahissantes.

L’aménagement d’une installation sur la rive du lac Osoyoos pourrait avoir de graves répercussions.

Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

É.-U. : Montana : gravement en péril (critically imperiled); Wyoming : en péril (imperiled); SNR dans dix autres États, notamment dans l’État de Washington.

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Possible, mais peu probable

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Probablement

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Oui

La possibilité d’une immigration de populations externes existe-elle?

Peu probable

Analyse quantitative

Sans objet

Statut actuel

COSEPAC :en voie de disparition (2006).

Statut et justification de la désignation

Statut : en voie de disparition

Code alphanumérique : B1ab (ii,iii,iv,v) + 2ab (ii,iii,iv,v)

Justification de la désignation : Une plante herbacée annuelle de rives de lacs présente seulement dans quelques sites restants dans des habitats restreints. Les petites populations peuvent être perturbées par des activités comme le piétinement, l’aménagement des plages, la propagation des plantes envahissantes et l’aménagement potentiel d’une infrastructure d’envergure à un des sites primaires.

Applicabilité des critères

Critère A (Population globale en déclin) : Sans objet. Aucune donnée précise ne permet de déterminer s’il s’agit d’un déclin ou d’une fluctuation.

Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Satisfait aux critères d’espèce en voie de disparition B1ab (ii,iii,iv,v) + 2ab (ii,iii,iv,v) puisqu’elle a de très petites zones d’occurrence et d’occupation, une présence dans seulement quatre sites et un déclin inféré à partir de l’exploitation actuelle des rives de la zone d’occupation, de la qualité de l’habitat, du nombre de populations et du nombre de plants matures.

Critère C (Petite population globale et déclin) : Sans objet. Bien que moins de 1 000 plants soient peut-être présents les années où les niveaux d’eau sont adéquats, une perte de 20 % ne peut pas être inférée à l’avenir. Au moins une population compte plus de 250 plants matures lors de certaines années, et une seule population compte peut-être 95 % des plants. Cela dit, ces nombres sont difficiles à établir vu les importantes fluctuations dans la taille de la population.

Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : Satisfait aux critères d’espèce en voie de disparition D1 et D2 avec possiblement moins de 1 000 plants matures les années où les niveaux d’eau sont élevés, la présence de seulement quatre sites, une très petite zone d’occupation, une série de menaces actuelles et une importante menace potentielle connue.

Critère E (Analyse quantitative) : Non disponible.

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Remerciements et experts contactés

Nous souhaitons remercier John Semple et Luc Brouillet des détails fournis sur la taxinomie et la génétique du Symphyotrichum frondosum, Frank Lomer de l’information communiquée sur la population de Surrey et Malcolm Martin des données transmises sur les sites. Nous remercions Harold Baumbrough d’avoir signalé le nouveau site à Penticton et Eva Durance d’avoir transmis les détails sur celui-ci. Nous remercions George Douglas, Jenifer Penny et Beth Rodgers d’avoir fourni les données clés du CDC. Erich Haber a fourni de précieuses précisions sur les définitions et les lignes directrices du COSEPAC, et Orville Dyer, du Ministry of Environment (anciennement Water, Land and Air Protection), a communiqué de l’information utile sur l’espèce dans la région d’Osoyoos et sur les mesures législatives. Ted Lea a fourni de précieux renseignements sur les mesures législatives de protection en vigueur en Colombie-Britannique. Nous remercions également Orville Dyer, Rose Gunoff, Lorraine Harrison et Ray Jubb d’avoir transmis de l’information sur la gestion des sites. Le financement a été fourni par le Service canadien de la faune, Environnement Canada.

Experts contactés 

  • Baumbrough, Harold. 2003, 2005. Botaniste, professeur, Penticton (Colombie-Britannique), New station for Symphyotrichum frondosum.
  • Brouillet, Luc. Janvier 2003, 2005. Professeur titulaire et conservateur, Herbier Marie Victorin, IRBV, 4101, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec), Canada.
  • Burke Museum of Natural History and Culture. 2005. Vascular Plant Database, Collection Records for Aster frondosus.
  • Douglas, George. 2002. Décédé. Former provincial botanist, Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique , Victoria.
  • Dyer, Orville. 2002-2005. Wildlife Biologist, Ministry of Water Land and Air Protection, Penticton, Suite 201, 3547 Skaha Lake Road, Penticton (Colombie-Britannique) V2A 7K2, Canada.
  • Gunoff, Rose. Le 8 janvier 2003. Area Supervisor, South Okanagan Protected Areas, Environmental Stewardship Division, Ministry of Water, Land and Air Protection, Suite 201, 3547 Skaha Lake Road, Penticton (Colombie-Britannique) V2A 7K2, Canada.
  • Haber, Erich. 2003. National Botanical Services, 608 Wavell Avenue, Ottawa (Ontario) K2A 3A8.
  • Harrison, Lorraine. Le 8 janvier 2003. Chair of the Parks and Recreation Division, Okanagan Falls, 101 Martin Street, Penticton (Colombie-Britannique) V2A 5J9, Canada.
  • Jubb, Ray. Le 15 janvier 2003. Senior Flood Hazard Officer, Ministry of Water, Land and Air Protection, Suite 201, 3547 Skaha Lake Road, Penticton (Colombie-Britannique) V2A 7K2, Canada.
  • Lea, Ted. 2002. Unit Head/Provincial Ecology Correlator, Vegetation Ecologist, Biodiversity Branch, Ministry of Environment de la Colombie-Britannique (anciennement Water, Land and Air Protection), 780 Blanshard Street, Victoria (Colombie-Britannique) V8V 1X4, Canada.
  • Lomer, Frank. Le 18 décembre 2002, 2003. Honorary Research Associate, UBC Herbarium, Department of Botany, 3529-6270 University Blvd, Vancouver (Colombie-Britannique) V6T 1Z4, Canada.
  • Martin, Malcolm. 2002. Comm. pers. Field Botanist, Vernon (Colombie-Britannique).
  • Penny, Jennifer. 2003. Botaniste, Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, Ministry of Sustainable Resource Management, P.O. Box 9993, Station Provincial Government, Victoria (Colombie-Britannique) V8W 9R7.
  • Rogers, Beth. 2002. Data manager, Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, Ministry of Sustainable Resource Management, P.O. Box 9993, Station Provincial Government, Victoria (Colombie-Britannique) V8W 9R7.
  • Semple, John. Le 2 janvier 2003. Director of the WAT Herbarium, Department of Biology, University of Waterloo, Waterloo (Ontario) N2L 3G1, Canada.

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Sources d’information

Anderson, J.E., et R. Inouye. 2001. Landscape-scale changes in plant species abundance and biodiversity of a sagebrush steppe over 45 years, Ecological Monographs 71(4):531-556.

Anderson, M.C. 1992. An analysis of variability in seed settling velocities of several wind-dispersed Asteraceae, American Journal of Botany 79(10):1087-1091.

Baumbrough, Harold. Comm. pers. 2003. Correspondance par courriel adressée à R. Klinkenberg, Field botanist, Penticton.

Brouillet, Luc. 2003/2005. Correspondance par courriel adressée à Chris Sears, en janvier 2002, et à Erich Haber en juin 2005, professeur titulaire Conservateur Herbier Marie Victorin, Montréal (Québec), Canada.

Douglas, George. Comm. pers. 2002. Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, Wildlife Branch, Ministry of Environment, Lands and Parks, Victoria (Colombie-Britannique).

Douglas, G.W., G.B. Straley, D. Meidinger et J. Pojar. 1998. Illustrated flora of British Columbia. Volume 1: Gymnosperms and Dicotyledons (Aceraceae through Asteraceae), Ministry of Environment, Lands and Parks et le Ministry of Forests, Victoria.

Dwyer, Orville. Comm. pers. 2002-2005. Correspondance par courriel adressée à Chris Sears, et R. Klinkenberg, Wildlife Biologist, Ministry of Water Land and Air Protection, Penticton (Colombie-Britannique), Canada.

Eastham, J.W. 1947. Supplement to ‘Flora of British Columbia’ (J. K. Henry), Special Publication No. 1, British Columbia Provincial Museum, Victoria. 

 Fernald, M.L., et K.M. Wiegand. 1910. The representatives of Erigeron acris in northeastern America, Rhodora 12 (144):225-227

Giblin, D., et C.W. Hamilton. 1999. The relationship of reproductive biology to the rarity of endemic Aster curtus (Asteraceae),Canadian Journal of Botany 77(1):140-149.

Gunoff, Rose. Comm. pers. 2003. Correspondance par courriel adressée à Chris Sears, janvier 2003, Area Supervisor, South Okanagan Protected Areas, Environmental Stewardship Division, Ministry of Water, Land and Air Protection, Penticton (Colombie-Britannique), Canada.

Haber, Erich. Comm. pers. 2003. Correspondance par courriel adressée à Chris Sears, National Botanical Services, Ottawa (Ontario).

Harrison, Lorraine. Comm. pers. 2003. Correspondance par courriel adressée à Chris Sears, janvier 2003, Chair of the Parks and Recreation Division, Okanagan Falls, Penticton (Colombie-Britannique), Canada.

Houle, F. 1988. Étude biosystématique de la section Conyzopsis du genre Aster (Asteraceae), thèse de doctorat, département des sciences biologiques, Université de Montréal.

Houle, F., et L. Brouillet. 1985. Chromosome number determinations in Aster section Conyzopsis (Asteraceae), Brittonia 37(4):369-412.

Integrated Taxonomic Information System (ITIS). 2004. Site Web : http://www.itis.usda.gov/servlet/SingleRpt/SingleRpt?search_topic=TSN&search_value=522210 [consulté en novembre 2004].

Jubb, Ray. Comm. pers. 2003. Correspondance par courriel adressée à Chris Sears, Senior Flood Hazard Officer, Ministry of Water, Land and Air Protection, Penticton (Colombie-Britannique).

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Klinkenberg, B. (Éditeur). 2004. E-Flora BC: Electronic Atlas of the Flora of British Columbia, Lab for Advanced Spatial Analysis, Department of Geography, University of British Columbia, Vancouver. Site Web disponible en anglais seulement.

Lea, Ted. Comm. pers. 2002. Unit Head/Provincial Ecology Correlator, Vegetation Ecologist, Biodiversity Branch, Ministry of Water, Land and Air Protection de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique), Canada.

Levin, J.M. 2000. Species diversity and biological invasions: relating local process to community pattern, Science 288(5467):852-854.

Lomer, Frank. Comm. pers. 2002/2003. Correspondance par courriel adressée à Chris Sears, décembre 2002, Honorary Research Associate, UBC Herbarium, Department of Botany, University of British Columbia.

Lomer, Frank. 1996. New Records of Vascular plants for British Columbia, Botanical Electronic News, nº 123. Site Web disponible en anglais seulement, consulté en novembre 2002.

Lomer, Frank. 2001. Ephemeral introductions of vascular plants around Vancouver, British Columbia (Part 2), Botanical Electronic News, nº 270. Site Web disponible en anglais seulement, consulté en novembre 2002.

Martin, Malcolm. Comm. pers. 2002. Correspondance par courriel adressée à Chris Sears / R. Klinkenberg, janvier 2002, Field botanist, Pentiction (Colombie-Britannique).  

Munz, P.A., et D. Keck. 1970. A California Flora, Berkeley (Californie), University of California Press.

NatureServe Explorer. 2005. An online encyclopedia of life, version 4.2, Arlington (Virginie), États-Unis. Site Web disponible en anglais seulement, consulté en janvier 2005.

 Nesom, G.L. 1994. Review of the Taxonomy of Aster sensu lato (Asteraceae: Astereae), emphasizing the New World species, Phytologia 77(3):141-297.

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Semple, John. Comm. pers. 2003. Correspondance par courriel adressée à Chris Sears, Directeur du WAT Herbarium, Department of Biology, University of Waterloo, Waterloo (Ontario), Canada.

Semple, J.C., Chunsheng Xiang, Jie Zhang, Mark Horsburgh et Rachel Cook. 2001. Chromosome number determinations in Fam. Compositae, tribe Astereae. VI. Western North American taxa and comments on generic treatments of North American Asters, Rhodora 103(914):202-218.

St. John, Harold. 1937. Flora of southeastern Washington and adjacent Idaho,Student Book Corporation, Pullman (État de Washington).

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 Wiggins, Ira. L. 1980. Flora of Baja California, Stanford (Californie), Stanford University Press. 

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Sommaire biographique des rédacteurs du rapport

Brian Klinkenberg est professeur associé au département de géographie de la University of British Columbia, un associé au Centre for Applied Conservation Biology Research de la UBC et un associé de recherche honoraire à l’herbier de la UBC. Ses intérêts de recherche sont le SIG, la biologie de conservation, la biogéographie et les plantes rares. Il a écrit et co-écrit plusieurs rapports de situation du COSEPAC sur des espèces en péril, notamment sur le Bidens amplissima, le Lupinus rivularis, le Cephalanthera austiniae, le Opuntia humifusa et le Celtis tenuifolia. Il est coordonnateur de projet pour E-Flora BC et co-président de l’équipe de rétablissement du lupin des ruisseaux. Il a récemment élaboré des programmes de rétablissement pour le Cimicifuga elata et le Cephalanthera austiniae au Canada, ainsi qu’une analyse biogéographique des plantes rares de la zone carolinienne.

Rose Klinkenberg est écologiste et elle a travaillé pour le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario à la sélection de sites de réserve naturelle, à l’inventaire des zones naturelles dans les parcs et les réserves de la province, ainsi qu’à l’évaluation du statut d’espèces rares. Elle a écrit et co-écrit plusieurs rapports de situation du COSEPAC, notamment sur le Bidens amplissima, leLupinus rivularis, le Cephalanthera austiniae et le Isotria verticillata.

Chris Sears est actuellement étudiant à la maîtrise au département de botanique de la University of British Columbia, et directeur des opérations sur la côte Ouest pour Fundy Hiking and Nature Tours. Il fait actuellement partie de l’équipe d’inventaire du relevé écologique mené dans le milieu humide de l’île Lulu. Il a travaillé comme assistant pour le relevé botanique et l’étude d’impact réalisés pour la tourbière de Rogersville. Il a co-écrit deux autres rapports de situation du COSEPAC, soit sur l’Eleocharis atropurpurea et sur l’Astragalus spaldingii.

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Collections examinées

UBC
Herbier, département de botanique, UBC
3529 - 6270, boul. University
Vancouver (Colombie-Britannique)  V6T 1Z4

V
Herbier du Royal British Columbia Museum (RBCM)
675, rue Belleville
Victoria, (Colombie-Britannique)  V8W 9W2

WTU
Herbier de la University of Washington
355325
Seattle (WA)
 98195-5325

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