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Grenouille Léopard (Rana Pipiens)

Résumé

Grenouille léopard

Rana pipiens

Le déclin de certaines populations de la grenouille léopard (Rana pipiens) a été remarqué pour la première fois au début des années 1970. Auparavant, cette grenouille de taille moyenne était largement répandue et localement commune à très abondante dans toute son aire de répartition, qui couvrait d’est en ouest la plus grande partie du centre de l’Amérique du Nord, à l’exception de la côte Ouest (bien que l’espèce ait été introduite sur l’île de Vancouver). Au cours de la décennie suivante, la plupart des populations de l’Ouest ont connu un déclin plus ou moins important, tandis que les populations de l’Est sont demeurées stables. Comme très peu de surveillance a été exercée durant cette période, les caractéristiques spatio-temporelles du déclin sont mal connues. Le présent rapport de situation porte sur les populations de l’Ouest du Canada.

En raison du manque de données sur la répartition historique et actuelle de la grenouille léopard, il est difficile d’évaluer de façon précise la situation actuelle de l’espèce au Manitoba, en Saskatchewan et dans les Territoires du Nord‑Ouest. La diminution des populations de grenouilles léopards au Manitoba a été remarquée pour la première fois en 1975. En 1976, l’espèce était pratiquement disparue de nombreuses régions. Certaines populations ont commencé à se rétablir mais, en général, les densités demeurent faibles. Il existe peu de données sur les déclins en Saskatchewan, mais il semble que les populations aient atteint un creux entre le début et le milieu des années 1970 et soient actuellement en voie de rétablissement. La grenouille léopard avait disparu, semble-t-il soudainement, de la plus grande partie de son aire de répartition albertaine en 1979, mais la soudaineté apparente de ce déclin pourrait s’expliquer par un manque de surveillance étendue au cours des années précédentes. Certaines observations laissent croire que l’espèce pourrait être réapparue sur une très faible superficie de l’aire qu’elle occupait auparavant. Les populations de l’Alberta ont récemment été désignées en voie de disparition dans la province. On ne sait pas exactement à quel moment le déclin des populations de la Colombie-Britannique s’est produit, mais la grenouille léopard est rare depuis plusieurs années dans cette province. La seule population restante se trouve dans la zone de gestion de la faune de la vallée de Creston. Des déclins ont aussi été signalés aux États-Unis dans les États adjacents, soit le Washington, l’Idaho et le Montana, ainsi qu’ailleurs dans l’Ouest et le Midwest. La grenouille léopard semble également moins abondante dans le nord de l’Ontario que dans le passé.

La grenouille léopard se reproduit au printemps dans des étangs temporaires. Les femelles peuvent pondre jusqu’à 7 000 œufs. Une forte proportion des œufs éclosent, à moins que l’étang ne s’assèche prématurément. Le taux de survie de la ponte jusqu’à la métamorphose est souvent inférieur à 10 p. 100. La métamorphose des têtards a lieu à la fin de juillet ou au début d’août. Ces grenouilles peuvent se disperser sur 8 km avant le printemps suivant. Par rapport aux femelles, les mâles atteignent leur maturité à une taille plus petite. En été, la grenouille léopard utilise divers habitats, mais en comparaison de ce qu’on observe dans l’est du Canada, les populations demeurent en général assez près de l’eau dans l’ouest du Canada. En hiver, la grenouille léopard a besoin d’un plan d’eau bien oxygéné qui ne gèle pas entièrement. Elle peut hiverner dans des plans d’eau fréquentés par des poissons si elle y trouve des refuges.

De nombreuses populations vivent sur des terres privées, mais on en trouve aussi dans nombre de parcs provinciaux et nationaux. En Alberta, aucune des sept principales populations reproductrices ne se trouve sur des terres protégées, quoiqu’un des sites soit candidat au statut d’aire naturelle. En Colombie-Britannique, la population restante se trouve dans une zone de gestion de la faune.

Les raisons du déclin historique sont inconnues. Parmi les causes possibles, mentionnons l’assèchement des milieux humides, la sécheresse, l’altération des habitats, l’introduction de poissons de pêche sportive, l’utilisation de pesticides, la maladie, l’eutrophisation des milieux humides et le rayonnement ultraviolet.

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

Espèce: Toute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D): Toute espèce qui n'existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC): Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)*: Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M): Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)**: Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)***: Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)****: Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

*        Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.
**       Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
***     Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
****   Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Environnement       Environment
Canada                 Canada

Service canadien    Canadian Wildlife
de la faune            Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.