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Programme de rétablissement de la lespédèze de Virginie (Lespedeza virginica) au Canada – 2016 [Proposition]

Partie 1

Addition fédérale au Programme de rétablissement de la lespédèze de Virginie (Lespedeza virginica) en Ontario, préparé par Environnement Canada

Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans les cinq ans suivant la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent en vertu de la LEP de la lespédèze de Virginie et a élaboré la composante fédérale (partie 1) du programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP.  L’article 44 de la LEP autorise le ministre à adopter en tout ou en partie un plan existant pour l’espèce si ce plan respecte les exigences de contenu imposées par la LEP au paragraphe 41(1) ou 41(2). Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (maintenant nommé ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario) a dirigé l’élaboration du programme de rétablissement de la lespédèze de Virginie présenté en pièce jointe (partie 2), en collaboration avec Environnement Canada. La province de l’Ontario a également dirigé l’élaboration de la Déclaration du gouvernement jointe au présent document (partie 3). Cette déclaration est la réponse stratégique du gouvernement de l’Ontario au programme de rétablissement provincial; elle résume les mesures prioritaires que le gouvernement de l’Ontario entend prendre et soutenir.

La réussite du rétablissement de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada, ou sur toute autre compétence. Tous les Canadiens et les Canadiennes sont invités à appuyer ce programme et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de la lespédèze de Virginie et de l’ensemble de la société canadienne.

Le présent programme de rétablissement sera suivi d’un ou de plusieurs plans d’action qui présenteront de l’information sur les mesures de rétablissement qui doivent être prises par Environnement Canada et d’autres compétences et/ou organisations participant à la conservation de l’espèce. La mise en œuvre du présent programme est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des compétences et organisations participantes.

Le programme de rétablissement établit l’orientation stratégique visant à arrêter ou à renverser le déclin de l’espèce, incluant la désignation de l’habitat essentiel dans la mesure du possible. Il fournit à la population canadienne de l’information pour aider à la prise de mesures visant la conservation de l’espèce. Lorsqu’un programme de rétablissement désigne de l’habitat essentiel, il peut y avoir des incidences réglementaires futures, selon l’endroit où se trouve l’habitat essentiel désigné. La LEP exige que l’habitat essentiel désigné se trouvant à l’intérieur d’aires protégées fédérales soit décrit dans la Gazette du Canada, après quoi les interdictions relatives à la destruction de cet habitat seront appliquées. En ce qui concerne l’habitat essentiel situé sur le territoire domanial à l’extérieur des aires protégées fédérales, le ministre de l’Environnement doit présenter un énoncé sur la protection juridique existante ou prendre un arrêté de manière à ce que les interdictions relatives à la destruction de l’habitat essentiel soient appliquées. En ce qui concerne l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial, si le ministre de l’Environnement estime qu’une partie de l’habitat essentiel n’est pas protégée par les dispositions de la LEP, par les mesures prises aux termes de cette dernière ou par toute autre loi fédérale, et que cette partie de l’habitat essentiel n’est pas protégée efficacement par les lois provinciales ou territoriales, il doit, comme le prévoit la LEP, recommander au gouverneur en conseil de prendre un décret visant à étendre l’interdiction de détruire à cette partie de l’habitat essentiel. La décision de protéger l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial et n’étant pas autrement protégé demeure à la discrétion du gouverneur en conseil.

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Remerciements

L’ébauche initiale de l’addition fédérale a été préparée par Holly Bickerton (écologiste-conseil, Ottawa). La collaboration de Judith Jones (Winter Spider Eco-consulting) a été grandement appréciée. Le travail de terrain concernant l’espèce au cours des deux dernières décennies a été entrepris par Sam Brinker (ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario [MRNFO]), Michael J. Oldham (Centre d’information sur le patrimoine naturel, MRNFO), Karen Cedar (ville de Windsor) et Paul Pratt (ancien employé de la ville de Windsor), entre autres. Les personnes suivantes ont aussi participé à la préparation et à l’examen du présent document : Ken Tuininga, Lauren Strybos, Krista Holmes, Marie-Claude Archambault et Marsha Jeffers-Smith (Environnement Canada, Service canadien de la faune – Ontario), et Aileen Wheeldon (MRNFO) et Michael J. Oldham (Centre d’information sur le patrimoine naturel, MRNFO) ont révisé le document et fourni des commentaires et des conseils tout au long de sa préparation. Amelia Argue (ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario) a fourni des renseignements supplémentaires.

Des remerciements sont également adressés à toutes les autres parties qui, par leurs conseils ou commentaires, ont contribué à l’élaboration du présent programme de rétablissement, en particulier aux diverses organisations et membres de communautés autochtones et aux nombreux particuliers, propriétaires fonciers, citoyens et intervenants qui ont fourni de précieux renseignements ou participé aux rencontres de consultation.

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Ajouts et modifications apportés au document adopté

Les sections qui suivent ont été incluses pour satisfaire à des exigences particulières de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral qui ne sont pas abordées dans le Programme de rétablissement de la lespédèze de Virginie (Lespedeza virginica) en Ontario (partie 2) élaboré par le gouvernement de l’Ontario et pour présenter des informations à jour ou des renseignements additionnels.

En vertu de la LEP, il existe des exigences et des processus particuliers concernant la protection de l’habitat essentiel. Ainsi, les énoncés du programme de rétablissement provincial concernant la protection de l’habitat de survie et de rétablissement peuvent ne pas correspondre directement aux exigences fédérales. Les mesures de rétablissement visant la protection de l’habitat sont adoptées, cependant on évaluera à la suite de la publication du programme de rétablissement fédéral si ces mesures entraîneront la protection de l’habitat essentiel en vertu de la LEP.

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1. Évaluation de l’espèce par le COSEPACNote etoile *

Date de l’évaluation : Mai 2013

Nom commun : Lespédèze de Virginie

Nom scientifique : Lespedeza virginica

Statut selon le COSEPAC : Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation
Cette espèce vivace occupe de petites parcelles de prairie à herbes hautes et de savane restantes, dans une seule localité du sud de l’Ontario, où elle est menacée par les impacts combinés de l’absence de perturbations naturelle par des feux périodiques et de la présence de plantes envahissantes. Il y a un déclin continu dans la qualité et la superficie de l’habitat disponible pour la plante.

Présence au Canada : Ontario

Historique du statut selon le COSEPAC :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1986. Réexamen et confirmation du statut en avril 1999, en mai 2000, et en mai 2013.

Notes

Note etoile *

COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada)

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2. Information sur la situation de l’espèce

La seule population existanteNote 3 connue de la lespédèze de Virginie (Lespedeza virginica) est formée de trois sous-populations dans la ville de Windsor, au sud-ouest de l’Ontario. En Amérique du Nord, son aire de répartition s’étend du Michigan et du sud de l’Ontario vers le Texas et le nord de la Floride.

La lespédèze de Virginie est inscrite comme espèce en voie de disparition à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada et désignée comme espèce en voie de disparition en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.

La cote de conservation mondiale attribuée à la lespédèze de Virginie est « non en péril »Note 4 (G5). Au Canada et en Ontario, l’espèce est considérée comme gravement en périlNote 5 (N1, S1) par NatureServe (2014). Aux États-Unis, elle est considérée comme non en péril (N5) et, dans 3 des 32 États où elle se trouve, elle est considérée comme étant gravement en péril ou vulnérable (S1-S3) ou présumée disparue (SX), principalement à la limite de son aire de répartition (annexe A). Moins de 1 % de l’aire de répartition mondiale de la lespédèze de Virginie se trouve au Canada (COSEWIC, 2013).

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3. Résumé du caractère réalisable du rétablissement

D’après les quatre critères suivants présentés par Environnement Canada, le caractère réalisable du rétablissement de la lespédèze de Virginie comporte des inconnues. Conformément au principe de précaution, un programme de rétablissement a été élaboré en vertu du paragraphe 41(1) de la LEP, tel qu’il convient de faire lorsque le rétablissement est déterminé comme étant réalisable. Le présent programme de rétablissement traite des inconnues entourant le caractère réalisable du rétablissement.

1. Des individus de l’espèce sauvage capables de se reproduire sont disponibles maintenant ou le seront dans un avenir prévisible pour maintenir la population ou augmenter son abondance.

Oui. Au Canada, il existe une seule population constituée de trois sous-populationsNote 6 (parc Ojibway, parcs patrimoniaux Tallgrass et Black Oak) dans la ville de Windsor. Aussi récemment qu’en août 2014, des tiges florifères et fructifères ont été observées dans la prairie à hautes herbes du parc Ojibway (Oldham, comm. pers., 2015). La majorité des plants avait produit des fruits (COSEWIC, 2013). La lespédèze de Virginie est aussi largement répandue dans les milieux secs et ouverts dans l’ensemble du centre et de l’est des États-Unis, et dans bon nombre de ces régions, l’espèce est considérée comme non en péril (NatureServe, 2014). L’espèce a d’ailleurs fait l’objet de mentions dans 17 comtés de l’État du Michigan adjacent (Voss et Reznicek, 2012).

2. De l’habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir l’espèce, ou pourrait être rendu disponible par des activités de gestion ou de remise en état de l’habitat.

Inconnu. Au Canada, la lespédèze de Virginie se situe à la limite septentrionale de son aire de répartition et a fait l’objet d’une seule mention à Windsor, et d’une autre (disparue) près de Leamington (COSEWIC, 2013). Il est probable que l’espèce ait toujours existé en très petits nombres au Canada. Seulement 2,4 % du type d’habitat convenable de l’espèce, la prairie à hautes herbes, demeure aujourd’hui dans toute l’Amérique du Nord (Samson et al., 2004), et moins de 1 % existe encore en Ontario (Bakowsky et Riley, 1994; Catling et Brownell, 1999; Catling, 2008). Au Canada, l’habitat convenable restant qu’on sait occupé par l’espèce existe dans trois petites zones de la ville de Windsor (complexe de prairies Ojibway), et ces endroits succèdent à une végétation ligneuse qui ombrage l’habitat et le rend moins convenable. Même si l’habitat pouvait être amélioré par des activités de remise en état, d’autres milieux ont été irrémédiablement perdus, et on ignore si la restauration suffirait à permettre la viabilité d’une population canadienne à long terme.

3. Les principales menaces pesant sur l’espèce ou sur son habitat (y compris les menaces à l’extérieur du Canada) peuvent être évitées ou atténuées.

Inconnu. Les principales menaces pesant sur la lespédèze de Virginie comprennent la dégradation de l’habitat causée par l’absence d’un régime de perturbations (c.-à-d. l’absence de feux naturels) et la présence accrue d’espèces de plantes envahissantes, plus particulièrement l’oléastre à ombelles (Elaeagnus umbellata), la coronille bigarrée (Securigera varia) et la centaurée maculée (Centaurea stoebe spp. micranthos) (Oldham, comm. pers., 2015). Des incendies ont eu lieu sur les sites des trois sous-populations de Windsor au cours des trois dernières décennies. Des brûlages dirigés sont entrepris périodiquement dans la prairie Ojibway, mais la fréquence et l’intensité des brûlages à ce jour ont pu être insuffisantes pour maintenir les conditions requises par la lespédèze de Virginie (Jones, 2013). Bien que les répercussions des plantes envahissantes puissent être contrôlées ou atténuées dans une certaine mesure, par l’utilisation d’herbicides ou de brûlages dirigés, leurs propagules sont souvent abondantes dans les zones urbaines, et les brûlages dirigés près de ces zones doivent être contrôlés soigneusement pour éviter les dommages aux infrastructures ou aux autres biens. Les efforts requis pour assurer la réussite de l’atténuation des incidences des plantes envahissantes sur une prairie urbaine peuvent être considérables et continus.

4. Des techniques de rétablissement existent pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition ou leur élaboration peut être prévue dans un délai raisonnable.

Inconnu. Plusieurs techniques sont aujourd’hui largement répandues pour remettre en état les milieux de prairie à hautes herbes dans le sud de l’Ontario, y compris les brûlages dirigés et le fauchage (p. ex. Rodger, 1998). La lespédèze de Virginie est aussi une espèce fréquemment cultivée, est considérée comme facilement cultivable, et a été cultivée avec succès à partir de semences au Centre de nature Ojibway (COSEWIC, 2003; Jones, 2013). Des techniques de contrôle fructueuses ont aussi été décrites pour de nombreuses plantes envahissantes; toutefois, on connaît peu de choses sur la lutte contre la coronille bigarrée (Southeastern Wisconsin Invasive Species Consortium, 2014).

Au Canada, la distribution de la lespédèze de Virginie est très limitée et se situe à la limite septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce. L’espèce a probablement toujours été peu fréquente en Ontario (COSEWIC, 2013) et demeurera probablement rare au Canada, malgré l’application des techniques de rétablissement disponibles et le maintien des populations existantes.

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4. Menaces

En plus des menaces connues et potentielles décrites à la Partie 2 – Programme de rétablissement de la lespédèze de Virginie (Lespedeza virginica)en Ontario, l’espèce est aussi possiblement menacée par le déclin des populations d’insectes pollinisateurs. On ignore quelle est la principale espèce pollinisatrice des populations de l’Ontario; toutefois, on pense que les abeilles ainsi que les papillons de nuit et de jour (Pratt, 1986) sont les principaux pollinisateurs de l’espèce. Un certain nombre de facteurs sont présumés contribuer au déclin des populations d’insectes pollinisateurs mondialement et au Canada, y compris la perte d’habitat et de sources d’alimentation, les maladies, les virus, les ravageurs et l’exposition aux pesticides (Santé Canada, 2014). Il convient de souligner que de plus en plus de données laissent supposer que les pesticides, y compris les néonicotinoïdes, pourraient avoir un effet néfaste sur les populations de pollinisateurs en raison de leurs propriétés toxiques ainsi que de leur persistance dans le sol et dans l’eau (van der Sluijs et al., 2013; Cutler et al., 2014). À l’heure actuelle, on ignore dans quelle mesure le déclin des populations de pollinisateurs pourrait nuire à la lespédèze de Virginie.

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5. Objectifs en matière de population et de répartition

Le Programme de rétablissement de la lespédèze de Virginie (Lespedeza virginica) en Ontario comporte le but du rétablissement suivant :

  • Le but du rétablissement consiste à maintenir l’abondance et la répartition des individus en croissance de la lespédèze de Virginie dans le parc Ojibway aux niveaux actuels ou à des niveaux plus élevés en réduisant les menaces, et si l’espèce existe dans le réservoir de semences des deux autres sous-populations, accroître le nombre de plantes qui y poussent afin de rétablir l’espèce aux niveaux d’avant 1995

L’objectif énoncé pour le rétablissement de la lespédèze de Virginie en Ontario dans la déclaration du gouvernement de l’Ontario en réponse au programme de rétablissement de l’espèce est le suivant :

  • L'objectif du gouvernement en ce qui concerne le rétablissement de la lespédèze de Virginie en Ontario consiste à maintenir ou à faire augmenter la population à un niveau viable dans les sites existants.

En vertu de la LEP, un objectif en matière de population et de répartition pour l’espèce doit être établi. L’objectif en matière de population et de répartition établi par Environnement Canada pour la lespédèze de Virginie est le suivant :

  • Maintenir la population existante de la lespédèze de Virginie et, dans les cas où cela est réalisable sur le plan biologique et technique, accroître l’abondance de l’espèce aux sites existants.

Le maintien de la population existante de la lespédèze de Virginie est important, puisque cette population unique représente la totalité de l’aire de répartition de l’espèce au Canada. Aucune plante n’a été observée dans deux des trois sous-populations de Windsor (c.-à-d. les sous-populations des parcs patrimoniaux Black Oak et Tallgrass) au cours des deux dernières décennies, ce qui est probablement attribuable à la dégradation de l’habitat. En conséquence, le maintien de la population existante dans un avenir assez proche pourrait exiger des activités de restauration continues (Jones, 2013), qui comprendraient des mesures importantes de gestion et de remise en état de l’habitat, ainsi que de lutte contre les espèces envahissantes. Des mesures appropriées visant chacune des trois sous-populations ont été amorcées (Jones, comm. pers., 2015).

Même si des mesures dynamiques et ambitieuses sont consacrées à la gestion et à la restauration de l’habitat, la viabilité à long terme de cette petite population de seulement 165 plantes demeure inconnue. Le programme de rétablissement provincial et le document intitulé Lespédèze de Virginie – Déclaration du gouvernement en réponse au programme de rétablissement Partie 3) ont établi que la viabilité à long terme de cette population doit faire l’objet de recherches (Jones, 2013). De plus, Environnement Canada reconnaît le rôle que peuvent jouer la culture et le maintien de spécimens à l’extérieur des sites dans le but d’appuyer la recherche sur la faisabilité et le caractère approprié de l’introduction ou de la réintroduction de la lespèdèze de Virginie à des sites du parc Ojibway et des parcs patrimoniaux Tallgras et Black Oak (mesure no 3 appuyée par le gouvernement – partie 3). La réintroduction pourrait jouer un rôle important dans le rétablissement de l’espèce là où l’habitat est considéré comme convenable et dans l’amélioration de la viabilité de la population existante.

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6. Stratégies et approches générales pour l’atteinte des objectifs

Les tableaux des mesures dirigées et appuyées par le gouvernement provenant du document intitulé Lespédèze de Virginie – Déclaration du gouvernement en réponse au programme de rétablissement (partie 3) sont adoptés comme stratégies et approches générales pour l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition. Environnement Canada n’adopte pas les approches décrites à la section 2.3 du Programme de rétablissement de la lespédèze de Virginie (Lespedeza virginica) en Ontario (partie 2).

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7. Habitat essentiel

7.1 Désignation de l’habitat essentiel de l’espèce

En vertu de l’alinéa 41(1) c) de la LEP, les programmes de rétablissement doivent inclure une désignation de l’habitat essentiel de l’espèce, dans la mesure du possible, et des exemples d’activités susceptibles d’entraîner la destruction de cet habitat. Selon le paragraphe 2(1) de la Loi sur les espèces en péril (L.C.2002, ch. 29), l’habitat essentiel désigne « l’habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite, qui est désigné comme tel dans un programme de rétablissement ou un plan d’action élaboré à l’égard de l’espèce ».

La désignation de l’habitat essentiel n’est pas une composante des programmes de rétablissement provinciaux élaborés aux termes de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD 2007) de l’Ontario. En vertu de la LEVD 2007, lorsqu’une espèce est désignée en voie de disparition ou menacée et inscrite sur la Liste des espèces en péril de l’Ontario, elle reçoit automatiquement une protection générale de son habitat. À l’heure actuelle, la lespédèze de Virginie reçoit une protection générale de son habitat en vertu de la LEVD 2007; toutefois, une description de l’habitat général n’a pas encore été formulée. Dans certains cas, un règlement sur l’habitat peut être élaboré et remplacer la protection générale de l’habitat. Ce règlement est un instrument juridique qui désigne les aires devant être protégéesNote 7 à titre d’habitat de l’espèce par la province de l’Ontario. Un règlement sur l’habitat n’a pas encore été élaboré pour la lespédèze de Virginie en vertu de la LEVD 2007; cependant, le programme de rétablissement provincial (partie 2) renferme une recommandation sur l’aire à considérer dans l’élaboration d’un règlement sur l’habitat. Le présent programme de rétablissement fédéral désigne l’habitat essentiel de la lespédèze de Virginie au Canada dans la mesure du possible, sur la base de cette recommandation et de la meilleure information accessible en date de novembre 2014

L’habitat essentiel est désigné pour la seule population existante de la lespédèze de Virginie et est suffisant pour permettre d’atteindre l’objectif en matière de population et de répartition. L’habitat essentiel n’est pas désigné pour les spécimens et les plantes horticoles ne provenant pas de plantes indigènes de lespédèze de Virginie de l’Ontario ou pour celles qui ont été plantées à des fins autres que le rétablissement de l’espèce, la restauration/réhabilitation écologique ou la création d’habitat, comme dans les aménagements paysagers et les jardins urbains. De l’habitat essentiel additionnel pourrait s’ajouter à l’avenir si des renseignements nouveaux ou supplémentaires appuient l’inclusion de secteurs au-delà de ceux actuellement désignés (colonisation de nouveaux sites ou découverte de sites dans des secteurs adjacents).

La désignation de l’habitat essentiel de la lespédèze de Virginie est fondée sur deux critères : l’occupation de l’habitat et le caractère convenable de l’habitat.

7.1.1 Occupation de l’habitat

Ce critère fait référence aux zones pour lesquelles on peut affirmer avec un certain degré de certitude qu’elles sont actuellement utilisées par l’espèce.
L’habitat est considéré comme occupé lorsque :

  • Un ou plusieurs individus de lespédèze de Virginie indigène ont été observés au cours des 50 dernières années.

L’occupation de l’habitat est fondé sur des travaux de terrain réalisés par le Centre de données sur la conservation de l’Ontario (Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario) (COSEWIC, 2013) ainsi que sur des relevés de terrain et des données d’imagerie récents de Brinker et Oldham (2011) visant les trois sous-populations dans la ville de Windsor. Celles-ci se situent dans le parc Ojibway et dans les parcs patrimoniaux Tallgrass et Black Oak (aussi connus sous le nom de complexe de prairies Ojibway). Par précaution, une période de 50 ans a été prévue pour intégrer la désignation de zones anciennement occupées par la lespédèze de Virginie, où une banque de semences pourrait potentiellement persister et être viable, ainsi que pour inclure des zones plus convenables pour les mesures de rétablissement et de remise en état. Des semences provenant de spécimens d’herbier vieux de 54 ans ont germé avec succès (Clewell, 1966b); cependant, on ignore combien de temps les semences de lespédèze de Virginie peuvent demeurer viables dans le réservoir de semences. Pour cette raison, l’absence de plantes à n’importe quelle année n’est pas une indication de la perte d’une sous-population (COSEWIC, 2013). Même si aucune plante n’a été observée aux sites des parcs patrimoniaux Tallgrass et Black Oak depuis plus de 10 ans, ces sites sont considérés comme abritant des populations existantes en raison de la présence potentielle d’un réservoir de semences viables.

7.1.2  Caractère convenable de l’habitat

Le caractère convenable de l’habitat s’applique aux zones présentant un ensemble particulier de caractéristiques biophysiques permettant aux individus de l’espèce de mener à bien les éléments essentiels de leur cycle vital.

Au Canada, les sous-populations existantes de lespédèze de Virginie vivent sur des parcelles exposées (non ombragées) restantes de prairies de hautes herbes, de savanes ou de boisés à sol sableux et mésiques (COSEWIC, 2013).

Les caractéristiques biophysiques de l’habitat convenable de la lespédèze de Virginie sont les suivantes :

  • Milieux ouverts ou semi-ouverts (≤ 60 % de couvert arboré) avec des parcelles de sol sableux exposées en plein soleil (pour l’établissement des semis)
    • Espèce typiquement retrouvée dans les parcelles restantes de prairie à hautes herbes, de savane ou de boisés secs ou mésiques, dominés par le chêne des teinturiers (Quercus velutina)
    • Sous-étage comprenant généralement des herbacées graminoïdes de prairie et des herbacées non graminoïdes de prairie, le barbon de Gérard (Andropogon gerardii), le barbon à balais (Schizachyrium scoparium), la coronille bigarrée (Securigera varia), la desmodie du Canada (Desmodium canadense), l’aristide fléchée (Aristida purpurascens), le liatris à épis (Liatris spicata), la centaurée du Rhin (Centaurea stoebe) et le faux-sorgho penché (Sorghastrum nutans)
  • Sables mal drainés (p. ex. série de GranbyNote 8) pouvant atteindre 1 m de profondeur recouvrant de l’argile imperméable
  • Dépôts calcaires en surface, de neutre à légèrement alcalin

À l’heure actuelle, selon la meilleure information disponible, l’habitat convenable de la lespédèze de Virginie est défini comme étant l’étendue des caractéristiques biophysiques où existe la lespédèze de Virginie en Ontario. En plus de l’habitat convenable, une zone de fonctions essentielles de 50 m (distance radiale) est appliquée lorsque les caractéristiques biophysiques autour d’un plant s’étend sur moins de 50 m.

En Ontario, l’habitat convenable de la lespédèze de Virginie peut être décrit en utilisant le système de classification écologique des terres (CET) du sud de l’Ontario (Lee et al., 1998). La CET fournit une méthode normalisée pour la détermination et l’interprétation des limites des écosystèmes dynamiques. Ce système catégorise les milieux non seulement en fonction des communautés végétales, mais aussi en fonction de leur hydrologie et de leur topographie, et fournit ainsi une base pour décrire les besoins relatifs aux écosystèmes (p. ex. effets locaux du régime hydrologique associé, couvert forestier) et englobe les caractéristiques biophysiques de l’habitat convenable de la lespédèze de Virginie. De plus, de nombreux gestionnaires de terres et spécialistes de la conservation connaissent bien la terminologie et les méthodes employées dans la CET, et ont adopté cet outil comme approche normalisée en Ontario.

Dans la CET de l’Ontario, les limites des types de végétation représentent le mieux les caractéristiques biophysiques requises par l’espèce. Le type de végétation comprend les aires occupées par la lespédèze de Virginie, ainsi que les aires environnantes qui présentent les conditions d’habitat convenable nécessaires aux processus vitaux de l’espèce en plus de permettre aux processus naturels liés à la dynamique des populations et à la reproduction (p. ex. dispersion et pollinisation) de se produire. La spécificité de l’habitat requis par la lespédèze de Virginie limite généralement sa croissance à des conditions précises de microhabitat retrouvées à l’intérieur de petites parcelles ouvertes. En conséquence, le recours aux limites des types de végétation pour circonscrire les limites de l’habitat essentiel constitue une approche de précaution visant à protéger les microhabitats essentiels, car la zone entourant le plant peut favoriser la résilience de l’écosystème aux espèces envahissantes et aux répercussions subséquentes sur les conditions des microhabitats essentiels. Cette zone additionnelle peut aussi offrir un potentiel de rétablissement pour la lespédèze de Virginie en raison de la longévité de ses semences.

Les types de végétation de la CET hébergeant la lespédèze de Virginie ont été décrits en Ontario comme des savanes sèches à hautes herbes de chêne des teinturiers ou boisés secs à hautes herbes de chêne des teinturiers (Jones, 2013), mais pourraient également inclure les prairies sèches à hautes herbes. D’autres évaluations de l’habitat sont requises pour délimiter et cartographier l’étendue des types de végétation précis de la CET qui sont actuellement occupés par la lespédèze de Virginie.

Une distance de 50 m a été considérée comme représentant une « zone de fonctions essentielles » minimale, soit comme le seuil de superficie de fragment d’habitat nécessaire au maintien des propriétés constituantes du microhabitat pour une espèce (p. ex. la lumière, la température, l’humidité de la litière, le taux d’humidité nécessaire à la survie) et qui permet à certains processus naturels de suivre leur cours (p. ex. cycle hydrologique, dispersion). À l’heure actuelle, on ignore à quelle distance les processus physiques et/ou biologiques commencent à avoir des répercussions négatives sur la lespédèze de Virginie. Des études concernant les gradients microenvironnementaux en bordure de l’habitat, c.-à-d. la lumière, la température et l’humidité de la litière (Matlack, 1993), et portant sur l’effet de lisière des plantes dans les forêts mixtes de feuillus, comme en témoignent les changements dans la structure et la composition des communautés végétales (Fraver, 1994), ont montré que l’effet de lisière pouvait être détecté jusqu’à 50 m à l’intérieur des fragments d’habitat, bien que d’autres recherches indiquent que l’ampleur et la distance de l’effet de lisière varient selon la structure et la composition des types de milieux adjacents (Harper et al., 2005). Forman et Alexander (1998) et Forman et al. (2003) ont montré que l’effet de lisière le long des routes résultant de la construction et de la circulation régulière a son impact maximal à l’intérieur des premiers 30 à 50 m. Par conséquent, une distance de 50 m autour de n’importe quel plant de lespédèze de Virginie constitue une distance minimale appropriée pour veiller au maintien des microhabitats dans le cadre de la désignation de l’habitat essentiel. L’aire contenue dans la zone de fonctions essentielles peut inclure de l’habitat convenable et de l’habitat non convenable, puisque la lespédèze de Virginie peut se trouver près de la zone de transition entre un milieu convenable et un milieu non convenable (p. ex. à l’intérieur de petites éclaircies dans la forêt ou le long des lisières de boisés). À mesure que l’on disposera de nouveaux renseignements sur les besoins de l’espèce en matière d’habitat et sur les caractéristiques propres aux sites, ces distances pourront être précisées.

7.1.3   Application des critères de désignation de l’habitat essentiel à la lespédèze de Virginie

L’habitat essentiel de la lespédèze de Virginie est désigné comme l’étendue de l’habitat convenable (section 6.1.2) où le critère d’occupation de l’habitat est respecté (section 6.1.1). Dans les cas où l’habitat convenable s’étend sur moins de 50 m autour d’un plant de lespédèze de Virginie, une zone de fonctions essentielles intégrant une aire d’un rayon de 50 m est aussi incluse dans l’habitat essentiel. En Ontario, comme il en a été question plus haut, l’habitat convenable de la lespédèze de Virginie est défini de la façon la plus appropriée en fonction des types de végétation de la CET. À l’heure actuelle, les limites des types de végétation ne sont pas disponibles pour appuyer la désignation de l’habitat essentiel de la population. Entretemps, l’échelle des séries de communautés végétales de la CET est définie comme étant la zone au sein de laquelle l’habitat essentiel se trouve. En Ontario, l’habitat essentiel se situe à l’intérieur des limites où les caractéristiques biophysiques décrites à la section 6.1.2 sont présentes et où le critère d’occupation de l’habitat est respecté (section 6.1.1). Lorsque les limites des types de végétation seront déterminées, la désignation de l’habitat essentiel sera mise à jour.

L’application des critères de désignation de l’habitat essentiel aux meilleures données disponibles permet de désigner l’habitat essentiel pour les trois sous-populations connues à l’intérieur de la population existante de la lespédèze de Virginie au Canada (figure 1; voir aussi le tableau 1), totalisant jusqu’à 19 haNote 9. L’habitat essentiel désigné est considéré comme étant une désignation complète de l’habitat essentiel, et suffit à l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition.

L’habitat essentiel de la lespédèze de Virginie est présenté au moyen de carrés du quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 km. Les carrés du quadrillage UTM présentés à la figure 1 font partie d’un système de quadrillage de référence qui indique l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel, à des fins de planification d’aménagement du territoire et/ou d’évaluation environnementale. En plus d’offrir ces avantages, le quadrillage UTM de 1 km x 1 km est conforme aux ententes de partage des données avec la province de l’Ontario. L’habitat essentiel à l’intérieur de chaque carré du quadrillage est défini par les critères de l’occupation de l’habitat (section 6.1.1) et du caractère convenable de l’habitat. (section 6.1.2). Toute structure résultant de l’activité humaine et toute zone à l’extérieur de la zone des fonctions essentielles qui ne correspondent pas aux caractéristiques biophysiques de l’habitat convenable de la lespédèze de Virginie (voir section 6.1.2) ne sont pas considérées comme de l’habitat essentiel. De plus amples renseignements sur l’habitat essentiel pour soutenir la protection de l’espèce et de son habitat peuvent être obtenus, sur justification, auprès d’Environnement Canada – Service canadien de la faune, à : ec.planificationduretablissement-recoveryplanning.ec@canada.ca.

Figure 1. Carrés de quadrillage renfermant l’habitat essentiel de la lespédèze de Virginie au Canada. L’habitat essentiel de la lespédèze de Virginie se trouve dans ces carrés du quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 km (carrés rouges), là où la description de l’occupation de l’habitat (section 6.1.1) et celle du caractère convenable de l’habitat (section 6.1.2) sont respectées.

Carte : Habitat essentiel de la lespédèze de Virginie - Complexe de prairie Ojibway - Compté d'Essex Ontario

Description longue de la figure 1

La figure 1 montre les quatre carrés de quadrillage de 1 km par 1 km qui contiennent l’habitat essentiel de la lespédèze de Virginie en Ontario. Un carré se trouve dans le parc patrimonial Black Oak, deux sont situés dans le parc Ojibway, et un se trouve dans le parc patrimonial Tallgrass.

Tableau 1. Carrés du quadrillage renfermant l’habitat essentiel de la lespédèze de Virginie  au Canada. L’habitat essentiel de la lespédèze de Virginie se trouve dans ces carrés du quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 km (carrés rouges), là où la description de l’occupation de l’habitat (section 6.1.1) et celle du caractère convenable de l’habitat (section 6.1.2) sont respectées.
Sous-populationUnité d’habitat essentielCode d’identification du carré du quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 kmNote aProvince/territoire

Coordonnées du carré du quadrillage UTMNote b

UTM Est

Coordonnées du carré du quadrillage UTMNote b

UTM Nord

Superficie estimée (ha) renfermant l’habitat essentielNote cRégime foncierNote d
Parc patrimonial Black OakParc patrimonial Black Oak17TLG2871Ontario32700046810009Territoire non domanial
Parc OjibwayParc Ojibway 117TLG2880Ontario32800046810003Territoire non domanial
Parc OjibwayParc Ojibway 117TLG2881Ontario3280004681000[partagé avec 17TLG2880]Territoire non domanial
Parc OjibwayParc Ojibway 217TLG2881Ontario32800046810004Territoire non domanial
Parc patrimonial TallgrassParc patrimonial Tallgrass17TLG2891Ontario32900046810003Territoire non domanial
  4 carrés du quadrillage   ~ 19 ha 

Notes du tableau 1 - partie 1

Note a

Code d’identification dans le système militaire de quadrillage UTM de référence; les deux premiers caractères et la lettre correspondent à la zone UTM, les deux suivants (lettres) désignent le quadrillage UTM de référence de 100 km x 100 km, les deux caractères suivants désignent le quadrillage UTM de référence de 10 km x 10 km, et les deux derniers, le quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 km, qui contient au moins une partie d’une unité d’habitat essentiel. L’utilisation du code alphanumérique univoque du système militaire de quadrillage UTM de référence s’inspire de la méthodologie utilisée pour les Atlas des oiseaux nicheurs du Canada. (Pour en apprendre davantage sur les Atlas des oiseaux nicheurs, consulter le site [Étude d'oiseaux Canada].

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Note b

Les coordonnées indiquées sont celles de la représentation cartographique de l’habitat essentiel, c.-à-d. du coin sud-ouest du carré du quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 km contenant au moins une partie d’une unité d’habitat essentiel. Le point désigné par les coordonnées peut ne pas faire partie de l’habitat essentiel et ne fournit qu’une indication générale de sa position.

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Note c

La superficie indiquée est celle de l’unité ou des unités contenant de l’habitat essentiel (arrondie à l’hectare); la superficie réelle d’habitat essentiel peut être considérablement inférieure. Consulter la section 5 pour voir comment l’habitat essentiel est défini au sein de ces zones.

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Note d

Cette information est fournie à titre indicatif seulement, pour donner une idée générale des détenteurs des droits de propriété des terres où sont situées les unités d’habitat essentiel. Pour déterminer avec exactitude le régime foncier d’une terre, il faudra comparer les limites de l’habitat essentiel aux informations figurant au cadastre.

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7.2 Activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel

La compréhension de ce qui constitue la destruction de l’habitat essentiel est nécessaire à la protection et à la gestion de cet habitat. La destruction est déterminée au cas par cas. On peut parler de destruction lorsqu’il y a dégradation [d’un élément] de l’habitat essentiel, soit de façon permanente ou temporaire, à un point tel que l’habitat essentiel n’est plus en mesure d’assurer ses fonctions lorsque exigé par l’espèce. La destruction peut découler d’une activité unique à un moment donné ou des effets cumulés d’une ou de plusieurs activités au fil du temps (Gouvernement du Canada, 2009).

Il est à noter que ce ne sont pas toutes les activités qui se produisent dans l’habitat essentiel ou à proximité qui sont susceptibles de causer sa destruction. Le tableau 2 donne des exemples d’activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel de l’espèce; il peut toutefois exister d’autres activités destructrices.

Tableau 2. Activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel de la lespédèze de Virginie
Description de l’activitéDescription de l’effet relatif à la perte de fonction de l’habitat essentielDétails de l’effet
Toute activité qui entraîne des changements dans les régimes de perturbations naturelles (p. ex. l’extinction des feux).Les perturbations naturelles, qui contribuent à l’élimination de la végétation ligneuse ou concurrente et qui sont essentielles à la lespédèze de Virginie, car l’espèce a besoin de milieux terrestres ouverts pour la germination et la croissance et ne peut entrer en concurrence avec la végétation environnante.
Comme les semences de la lespédèze de Virginie ont besoin de milieux relativement ouverts pour pouvoir s’établir, les plantes sont incapables de se reproduire ou de survivre pour plus de quelques années à moins que le milieu demeure ouvert, grâce au feu ou à une autre perturbation. Lorsque cette activité a lieu dans l’habitat essentiel ou à proximité, à n’importe moment de l’année, cela peut entraîner une perte ou une dégradation de l’habitat essentiel en raison de l’accroissement du couvert, qui peut finir par causer le déclin, voire la disparition de la population.
Activités responsables de l’introduction d’espèces exotiques (p. ex. de plantes, de graines de plantes non indigènes, de sol ou de gravier d’une région étrangère; compostage ou décharge de déchets de jardin).L’introduction d’espèces envahissantes peut entraîner la concurrence entre les espèces, et/ou des changements physiques ou chimiques dans l’habitat, de telle sorte qu’il ne convient plus à l’espèce.L’introduction d’espèces exotiques envahissantes dans l’habitat essentiel ou dans son voisinage immédiat peut à tout moment entraîner la destruction de l’habitat essentiel. Cette introduction peut causer la destruction graduelle de l’habitat essentiel avec le temps.
Développement et conversion des terres, qui entraînent la destruction des communautés de végétation naturelle (p.ex. développement résidentiel et commercial et construction de routes).La conversion de l’habitat entraîne une perte directe d’habitat essentiel dont l’espèce dépend pour sa survie de base, ainsi que pour la production, le développement et l’établissement de ses graines.

Si ces activités se produisent à l’intérieur de l’habitat essentiel, les effets sont directs et s’appliquent à toute période de l’année. Ces activités détruisent directement le substrat et/ou modifient les conditions (type de couvert végétal et type de sol) qui permettent l’établissement, la germination et la dispersion des semences de lespédèze de Virginie.

Si cette activité survient à l’extérieur de l’habitat essentiel, elle peut avoir un effet indirect sur les caractéristiques du microhabitat (comme l’hydrologie).

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8. Mesure des progrès

Les indicateurs de rendement présentés ci-dessous proposent un moyen de définir et de mesurer les progrès vers l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition. Tous les cinq ans, le succès de la mise en œuvre du programme de rétablissement sera évalué au moyen des indicateurs de rendement suivants :

  • La population existante a été maintenue et, dans la mesure où cela est possible sur les plans biologique et technique, l’abondance de la population a augmenté aux sites existants.

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9. Énoncé sur les plans d’action

Un ou plusieurs plans d’action visant la lespédèze de Virginie seront élaborés et publiés dans le Registre public des espèces en péril d’ici le 31 décembre 2023.

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10. Effets sur l’environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairées du point de vue de l’environnement et d’évaluer si les résultats d’un document de planification du rétablissement peuvent affecter un élément de l’environnement ou tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le programme lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.

La lespédèze de Virginie vit à l’intérieur de communautés végétales rares en Ontario. À l’emplacement de sa seule population restante, elle croît avec d’autres espèces en péril provinciales importantes, y compris le liatris à épis (Liatris spicata, menacée), l’aristide fléchée (Aristida purpurascens, S1), le coréopsis trifolié (Coreopsis tripteris, S2) et le panic à fruits sphériques (Dichanthelium sphaerocarpon, S3) (COSEWIC, 2013). D’autres espèces de plantes importantes à l’échelle provinciale et nationale croissent à proximité des sous-populations existantes de lespédèze de Virginie dans le parc Ojibway, notamment la baptisie des teinturiers (Baptisia tinctoria, S2), la chimaphile maculée (Chimaphila maculata, S1, en voie de disparition), la tradescantie d’Ohio (Tradescantia ohiensis, S2), le lupin vivace (Lupinus perennis, S3) et le chardon discolore (Cirsium discolor, S3).

La majorité des autres espèces présentes sont adaptées aux prairies et aux savanes ouvertes, et on considère qu’elles bénéficient des activités de gestion semblables à celles décrites pour la lespédèze de Virginie, y compris le brûlage, l’enlèvement de la végétation, le raclage ou le râtelage. Le personnel du Centre de nature Ojibway (ville de Windsor) a déjà pris des mesures pour protéger les espèces sensibles au feu durant les brûlages dirigés (Jones, 2013). Les mesures de gestion entreprises peuvent limiter la propagation d’espèces très envahissantes, qui menacent d’autres espèces importantes des communautés végétales rares de la province où croît la lespédèze de Virginie. Le programme de rétablissement provincial précise qu’il est nécessaire de tenir compte de l’effet des mesures potentielles, tant celles liées à la gestion de l’habitat qu’à l’éradication des plantes envahissantes, sur les autres espèces de plantes rares présentes dans un habitat semblable (Jones, 2013).

La possibilité que la mise en œuvre du programme ait des conséquences néfastes imprévues sur d’autres espèces a été envisagée. L’EES a permis de déterminer que le programme aura certainement un effet bénéfique sur l’environnement et qu’il n’entraînera pas de conséquences néfastes notables.

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Références

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Annexe A : Cotes de conservation infranationales attribuées à la lespédèze de Virginie (Lespedeza virginica) au Canada et aux États-Unis

Lespédèze de Virginie (Lespedeza virginica)
Cote mondiale (G)Cote nationale (N) (Canada)Cote infranationale (S) (Canada)Cote nationale (N) (États-Unis)Cote infranationale (S) (États-Unis)
G5N1Ontario (S1)N5Alabama (SNR), Arkansas (SNR), Connecticut (SNR), Delaware (S5), District de Columbia (SNR), Floride (SNR), Géorgie (SNR), Illinois (SNR), Indiana (SNR), Iowa (S4), Kansas (SNR), Kentucky (S5), Louisiane (SNR), Maryland (SNR), Massachusetts (SNR), Michigan (SNR), Mississippi (SNR), Missouri (SNR), New Hampshire (S1), New Jersey (S5), New York (S3?), Caroline du Nord (S5), Ohio (SNR), Oklahoma (SNR), Pennsylvanie (SNR), Rhode Island (SNR), Caroline du Sud (SNR), Tennessee (SNR), Texas (SNR), Virginie (S4), Virginie-Occidentale (S4), Wisconsin (S2)

(NatureServe 2014)
Définitions des cotes (NatureServe 2014)

N1/S1 : espèce gravement en péril (national/État) Espèce extrêmement susceptible de disparaître du territoire considéré (N – pays; S État/province) en raison d’une aire de répartition très limitée, d’un nombre très restreint de populations ou d’occurrences, de déclins très marqués, de menaces graves ou d’autres facteurs.

S2 : espèce en péril (État) – Espèce très susceptible de disparaître du territoire en raison d’une aire de répartition limitée, d’un nombre restreint de populations ou d’occurrences, de déclins marqués, de menaces graves ou d’autres facteurs.

S3 : espèce vulnérable (État) – Espèce modérément susceptible de disparaître du territoire en raison d’une aire de répartition plutôt limitée, d’un nombre relativement faible de populations ou d’occurrences, de déclins récents et généralisés, de menaces ou d’autres facteurs.

S4 : espèce apparemment non en péril (État) – Espèce assez peu susceptible de disparaître du territoire en raison de la grande étendue de son aire de répartition ou du grand nombre de populations ou d’occurrences, mais pour laquelle il existe des sources de préoccupations en raison de déclins localisés récents, de menaces ou d’autres facteurs.

G5/N5/S5 : espèce non en péril (mondial/national/État) Espèce très peu susceptible de disparaître du territoire en raison de la très vaste étendue de son aire de répartition ou de l’abondance de populations ou d’occurrences et ne suscitant aucune préoccupation associée à des déclins ou des menaces ou n’en suscitant que très peu.

SNR : espèce non classée – Statut de conservation national ou infranational non encore évalué.

Point d’interrogation (?) – Indique une cote numérique imprécise, incertaine.

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Notes

Note 3

Une population toujours en existence aujourd'hui.

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Note 4

Espèce non en péril à l'échelle mondiale (G5) : Espèce à risque de disparition très faible dans le territoire considéré, en raison d'une aire de répartition très étendue et d'un nombre élevé de populations ou d'occurrences, et suscitant peu de préoccupations découlant de déclins ou de menaces.

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Note 5

Espèce gravement en péril à l'échelle nationale et provinciale (N1, S1) : Espèce à risque de disparition très élevé dans le territoire considéré à cause d'une aire de répartition très limitée, d'un nombre très restreint de populations ou d'occurrences, d'un déclin très rapide, de menaces graves ou d'autres facteurs.

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Note 6

Conformément aux méthodes de NatureServe (2002) et du Centre d'information sur le patrimoine naturel utilisées pour définir des populations de plantes vasculaires, les groupes de plantes séparés les uns des autres par une distance de plus de 1 km sont considérés comme des populations distinctes; les groupes de plantes séparés de moins de 1 km les uns des autres sont considérés comme des sous-populations d'une population unique. Tout au long de ce document, le terme « population » est considéré comme un synonyme du terme « occurrence d' élément » selon l'usage du Centre d'information sur le patrimoine naturel et NatureServe.

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Note 7

En vertu de la LEP fédérale, il existe des exigences et des processus particuliers concernant la protection de l'habitat essentiel. La protection de l'habitat essentiel en vertu de la LEP sera évaluée à la suite de la publication de la version finale du programme de rétablissement fédéral.

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Note 8

La série de Granby comprend des sols mal drainés et des sols très mal drainés qui recouvrent tant les plaines que les hautes terres.

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Note 9

Cette superficie est l'étendue potentielle maximale d'habitat essentiel estimée d'après les limites de l'habitat convenable pouvant être tracées à partir d'une photographie aérienne à haute résolution (comparable à la série des communautés CET) et/ou à un rayon de 50 m autour d'un plant de lespédèze de Virginie. L'habitat essentiel réel se trouve uniquement dans les aires décrites à la section 6.1; c'est pourquoi la zone réelle pourrait être moins étendue. Il faudrait faire une vérification sur le terrain pour en déterminer la superficie précise.

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