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Programme de rétablissement du pèlerin (Cetorhinus maximus) dans les eaux canadiennes du Pacifique

Résumé

La population de pèlerins (Cetorhinus maximus) du Pacifique a été évaluée comme étant « en voie de disparition » en 2007 par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). En février 2010, la population a été inscrite comme étant « en voie de disparition » en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, ce qui lui a conféré une protection légale.

Le pèlerin est le deuxième plus grand poisson du monde; le plus grand spécimen observé mesurait 12,2 m de longueur. Ce poisson s’alimente par filtration, principalement de zooplancton. Le pèlerin est présent à l’échelle mondiale dans les eaux tempérées des plateaux côtiers. Dans les eaux canadiennes du Pacifique, on considère qu’il fait partie d’une population nord-américaine qui migre dans les eaux de la Colombie-Britannique au printemps et à l’été et qui passe l’hiver au large de la Californie (McFarlane et al.,2009). Son abondance actuelle dans les eaux canadiennes du Pacifique demeure inconnue, mais on estime qu’une certaine proportion pouvant atteindre l’ensemble de la population (321 à 535 individus) fréquente les eaux canadiennes du Pacifique sur une base saisonnière, annuelle et décennale (McFarlane et al.,2009). Historiquement, d’importants regroupements de pèlerins étaient fréquemment observés sur une base saisonnière et largement répartis dans les eaux canadiennes du Pacifique (COSEPAC, 2007). À l’heure actuelle, on observe rarement le pèlerin dans les eaux canadiennes du Pacifique; 13 observations uniquement ont été confirmées depuis 1996.

Les principaux facteurs qui limitent le rétablissement et la survie du pèlerin sont sa longue durée de vie (~50 ans), sa croissance et sa maturation lentes ainsi que sa faible fécondité, ce qui se traduit par une faible productivité en général. Même en l’absence de mortalité anthropique, les populations de pèlerins croissent très lentement. La population de pèlerins du Pacifique est menacée par divers facteurs anthropiques. Quatre catégories de menaces actuelles ont été relevées dans le présent programme de rétablissement, à savoir l’emmêlement dans des engins de pêche, les collisions avec des navires, le harcèlement associé aux activités maritimes et la disponibilité des proies. Le déclin de la population de pèlerins du Pacifique est attribuable en grande partie à la mortalité anthropique qui est survenue il y a entre 40 et 70 ans. Le présent programme de rétablissement présente des stratégies et des approches générales pour examiner les menaces et les limites auxquelles l’espèce fait face.

Les objectifs suivants en matière de population et de répartition orienteront les efforts de rétablissement du pèlerin dans les eaux canadiennes du Pacifique :

  1. Maintenir l’abondance actuelle des pèlerins.
  2. Atteindre une croissance positive de la population de pèlerins d’ici 15 à 20 ans.
  3. Obtenir une augmentation des regroupements de pèlerins (deux individus ou plus).
  4. Maintenir la répartition du pèlerin.

On ne dispose pas de renseignements adéquats pour désigner l’habitat essentiel de l’espèce en ce moment. Les exigences en matière d’habitat du pèlerin n’ont pas été étudiées dans les eaux canadiennes du Pacifique, et aucun emplacement particulier n’a été relevé en tant que site de reproduction, de mise bas ou d’élevage. En conséquence, un calendrier d’études est inclus dans le présent document; ce calendrier expose les recherches nécessaires pour que l’on puisse obtenir de l’information afin de désigner l’habitat essentiel de l’espèce. Soulignons qu’il faudra peut-être plusieurs dizaines d’années pour régler la question de la désignation de l’habitat essentiel étant donné la nature longévive de l’espèce, l’absence d’observations récentes documentées au Canada et la portée à long terme du présent programme de rétablissement. Un plan d’action viendra compléter le programme de rétablissement dans les cinq ans qui suivront sa publication finale.