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Iris lacustre (Iris lacustris)

COSEPAC Résumé


Iris lacustre

Iris lacustris


Information sur l’espèce

L’iris lacustre (Iris lacustris) est un petit iris, pouvant atteindre environ 10 cm de hauteur. Les feuilles sont linéaires et arquées. Les fleurs, larges de 3 à 5 cm, généralement bleues, sont voyantes. L’espèce se multiplie végétativement par rhizomes et peut former de très grandes colonies de tiges interreliées.

Répartition

L’iris lacustre est une espèce endémique de la région des Grands Lacs qui se trouve sur la rive nord du Lac Michigan et du Lac Huron. Au Canada, il est présent en Ontario, du côté ouest de la péninsule Bruce et sur la rive sud de l’île Manitoulin.

Habitat

L’espèce pousse sur des crêtes de plage sablonneuses ou graveleuses sur les rives des lacs Huron et Michigan, dans des sols calcaires peu profonds, généralement sous le couvert de forêts de thuya occidental (Thuja occidentalis) ou de sapin baumier (Abies balsamea). Elle peut tolérer une multitude de microclimats, mais pousse mieux dans des milieux semi-ombragés où la nappe phréatique se situe juste sous la surface du sol.

Biologie

L’iris lacustre est une espèce vivace qui se multiplie principalement de façon végétative, par rhizomes, ce qui explique en partie sa faible variation génétique. La floraison a lieu début juin, et les fleurs sont pollinisées par des insectes. L’autopollinisation est également possible, mais moins favorable à la formation de graines. Les graines sont disséminées par des fourmis.

La biologie de cette espèce demeure peu connue.

Taille et tendances des populations

La base de données du Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario renferme des mentions de l’espèce pour 43 localités. Trente-deux des localités accessibles ont été vérifiées. L’espèce a été trouvée dans 16 d’entre elles, et deux autres localités ont été découvertes. Il est probable que trois des localités qui n’ont pas été vérifiées abritent toujours l’espèce. L’effectif total s’élève probablement à environ 1 000 000 pousses.

Aucun relevé systématique de l’iris lacustre n’a été effectué auparavant; les tendances sont donc difficiles à déterminer. Au cours du dernier siècle, il y a eu un certain déclin du nombre de sites, mais l'ampleur de ce déclin est inconnue.

Facteurs limitatifs et menaces

L’iris lacustre est sensible au niveau d’éclairement et au niveau de la nappe phréatique; ces facteurs ont une incidence sur la formation de fleurs et de fruits. La principale menace pour l’espèce provient des activités de construction et d’aménagement paysager liées au développement des rives des lacs.

Importance de l’espèce

L’iris lacustre est endémique de la région des Grands Lacs, où il est restreint à une partie du rivage des lacs Huron et Michigan. Il s’agit d’une espèce vivace à fleur attrayante que certains pépiniéristes proposent pour les jardins boisés.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

L’iris lacustre est désigné espèce menacée au Michigan et au Wisconsin ainsi que par le gouvernement fédéral des États-Unis. Il est classé G3 (vulnérable) par NatureServe.


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HISTORIQUE DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétences, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

(Novembre 2004)

Espèce sauvage : Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D) : Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP) : Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)* : Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M) : Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)** : Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)*** : Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)**** : Espèce sauvage pour laquelle l’information est insuffisante pour évaluer directement ou indirectement son risque de disparition.

 

* : Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

** : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

*** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

**** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

***** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.