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Iris lacustre (Iris lacustris)

Habitat

 

Besoins en matière d’habitat

L’iris lacustre pousse sur les rives des lacs, sur des crêtes de plage sablonneuses ou graveleuses, dans des sols calcaires peu profonds, à la lisière de la forêt où le couvert présente de nombreuses ouvertures (Van Kley et Wujek, 1993). Il est généralement abondant où il se trouve, formant des îlots denses (Planisek, 1983) et colonisant même des milieux perturbés (Trick et Fewless, 1984). On le trouve généralement dans des forêts dominées par le thuya occidental (Thuja occidentalis) ou le sapin baumier (Abies balsamea), mais on l’a aussi observé en association avec le peuplier faux-tremble (Populus tremuloides), le pin rouge (Pinus resinosa), le pin blanc (P. strobus) et l’épinette blanche (Picea glauca). Voir Van Key et Wujek (1993).

L’iris lacustre pousse habituellement tout près du rivage du lac Huron, bien qu’on puisse le trouver sur les rives de petits lacs, d’étangs ou de milieux humides jusqu’à plusieurs centaines de mètres à l’intérieur des terres (Van Kley et Wujek, 1993). Ces dernières populations sont peut-être le reliquat de localités établies anciennement sur les rives de lacs glaciaires. Toutes les localités ontariennes de l’espèce sont situées à moins de 500 mètres de la rive du lac Huron, sauf une, qui se trouve à la jonction de l’autoroute 6 et de la route Dorcas Bay, dans la péninsule Bruce.

L’espèce peut tolérer une grande variété de microclimats, de sols et de pH (Van Kley et Wujek, 1993), mais pousse et se reproduit le mieux sur un sol peu profond et bien drainé, dans un milieu semi-ombragé, soit l’habitat de prédilection du raisin d’ours (Arctostaphylos uva-ursi). Le niveau d’éclairement semble être le facteur le plus déterminant pour l’iris lacustre; on obtient le plus grand nombre de fleurs par tige florifère à un niveau d’éclairement d’environ 40 900 lux (3 800 pieds-bougies). On a constaté également que le nombre de fleurs par tige florifère est moins élevé lorsque la nappe phréatique se trouve à moins de 25 cm de la surface (Van Kley et Wujek, 1993). Nous n’avons trouvé aucune information concernant les niveaux optimaux d’éléments nutritifs.

Au Canada, on trouve l’espèce uniquement sur la côte ouest de la péninsule Bruce (à l’exception, peut-être, de Big Bay) et sur la rive sud de l’île Manitoulin. On ne sait pas si l’absence de l’iris lacustre des rives de la baie Georgienne et du chenal du Nord est attribuable à un facteur climatique ou autre ou simplement à l’absence de milieux sablonneux propices à l’espèce, puisque les plages de galet et de rochers prédominent dans le secteur nord de la rive est du lac. Plusieurs des localités où nous avons fait des recherches sur le terrain se trouvaient sous une légère brume fraîche venant du lac Huron, transportée par les vents d’ouest. Cette brume est peut-être un élément de l’habitat de l’iris lacustre.

Tendances

Le spécimen récolté par Macoun à Sandwich montre que l’aire de répartition historique de l’espèce s’étendait sensiblement plus au sud que maintenant; cependant, l’espèce n’y était peut-être pas très commune puisqu’elle n’a pas été signalée depuis au sud d’Inverhuron. Le registre de l’herbier contient peu d’information sur l’habitat.

La construction de chalets le long de la rive du lac Huron a un effet inconnu sur l’habitat de l’iris lacustre. Les activités de construction s’accompagnent d’une perturbation du sol, ce qui entraînerait la destruction des plantes présentes sur le terrain. Le remplacement de la végétation naturelle par des plaques de gazon détruirait également les iris. Toutefois, la plupart des propriétaires de chalet gardent leur terrain dans un état relativement naturel. L’enlèvement d’arbres et de broussailles pour l’aménagement de pelouses gazonnées réduirait le couvert et favoriserait en fait la croissance de l’iris lacustre. Le débroussaillage arrêterait également la succession végétale naturelle, qui entraîne une fermeture du couvert. Des études seraient nécessaires pour examiner plus en détail l’incidence de la construction de chalets sur l’iris lacustre.

Protection et propriété des terrains

Deux des plus importantes populations d’iris lacustre se trouvent sur des terres protégées, dans la réserve naturelle Dorcas Bay (parc national de la Péninsule-Bruce) et dans le parc provincial de la Pointe MacGregor. La population de la réserve naturelle Johnson’s Harbour est également protégée. C’est donc 34 p. 100 de la population canadienne connue qui est protégée.