Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC surl’iris lacustre (Iris lacustris) au Canada

Facteurs limitatifs et menaces

 

Étant donné que les facteurs auxquels l’iris lacustre est le plus sensible sont la lumière et le niveau de la nappe phréatique, tout changement du couvert forestier et du régime des eaux pourrait avoir un effet sur l’espèce. La principale menace est la construction de chalets, et les rivages du lac Huron sont très convoités. Récemment, il y a eu beaucoup de développement dans la région, et beaucoup de terrains non construits sont à vendre.

L’iris lacustre semble avoir une certaine tolérance au développement dans la mesure où l’aménagement paysager demeure minime. Quatre colonies de l’espèce ont été trouvées sur le terrain entourant des chalets, près de haies de cèdres, au bord de la route ou le long de sentiers. Puisque l’iris lacustre pousse bien là où il y a des ouvertures dans le couvert forestier, la construction à petite échelle de chalets pourrait être bénéfique pour l’espèce dans certaines circonstances. La tendance de l’heure est de conserver les plantes indigènes ornementales (par exemple celles qui ressemblent à des espèces cultivées) pour obtenir un aménagement paysager à caractère naturel autour des chalets.

On ne sait pas combien il peut y avoir d’iris lacustres sur des propriétés privées dans la péninsule Bruce. La prudence voudrait qu’on informe les propriétaires de l’importance de cette espèce afin de les convaincre de ne pas perturber les colonies qui se trouvent sur leur terrain. Les sujets non florifères sont particulièrement vulnérables, car ils ne sont pas très voyants.

Comme les fleurs de l’iris lacustre sont attrayantes, on peut craindre la récolte à des fins horticoles; par contre, on peut aussi espérer l’appui du public pour la protection de l’espèce. L’iris lacustre a été choisi comme fleur sauvage emblème du Michigan en 1998, ce qui devrait augmenter également l’appui du public aux initiatives visant sa conservation.

De plus, l’espèce est génétiquement appauvrie, ce qui réduit sa capacité d’adaptation et la rend particulièrement vulnérable à la maladie et au changement climatique.