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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Tétras des armoises de la sous-espèce Phaios et la sous-espèce urophasianus au Canada – Mise à jour

Répartition

États-Unis

La répartition du Tétras des armoises est associée à un habitat dominé par l’armoise (Artemisia spp.) dans l’ouest de l’Amérique du Nord (Schroeder et al., 1999). La quantité d’habitats potentiels avant la colonisation couvrait 1 200 483 km² (Schroeder et al., 2004). L’aire de répartition actuelle de l’espèce s’étend sur 668 412 km² (Schroeder et al., 2004) et comprend des populations dans le sud-est de l’Oregon; le nord-est de la Californie; le sud de l’Idaho; les deux tiers septentrionaux du Nevada; des parties du nord-est, du nord et du sud de l’Utah; des parties de l’ouest du Colorado; le Wyoming (à l’exception des coins du nord-ouest et du sud-est); l’est et le sud-ouest du Montana; le nord-ouest et le sud-ouest du Dakota du Sud; le Dakota du Nord; et de petites populations du centre de l’État de Washington (Schroeder et al., 1999).

Aire de répartition canadienne

Au Canada, le Tétras des armoises se trouve à l’extrémité septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce et représente moins de 1 p. 100 de la population mondiale (Lungle, 2006). Sa répartition est liée à l’armoise argentée (A. cana), l’espèce d’armoises dominante dans l’écorégion de prairie mixte au Canada (Holcroft Weerstra, 2001; Thorpe, 2002). L’aire de répartition actuelle (2002), selon les sites d’arènes occupées et les repérages télémétriques, couvre environ 6 000 km² dans le sud-est de l’Alberta et le sud-ouest de la Saskatchewan (Aldridge et Brigham, 2003) (figure 3). L’aire de répartition avant 1950 s’étendait sur quelque 100 000 km² en Alberta et en Saskatchewan (figure 3). L’estimation de l’aire de répartition historique se fonde sur des données publiées, des spécimens de musées et des observations anecdotiques (Aldridge et Brigham, 2003).

Figure 3. Répartition du Tétras des armoises (tiré de Schroeder et al., 1999)

Figure 3. Répartition du Tétras des armoises (tiré de Schroeder et al., 1999).

Figure 4. Répartition actuelle et historique du Tétras des armoises en Alberta et en Saskatchewan (adapté d’Aldridge et Brigham, 2003)

Figure 4. Répartition actuelle et historique du Tétras des armoises en Alberta et en Saskatchewan (adapté d’Aldridge et Brigham, 2003).

En utilisant des modèles d’occurrence à l’échelle du paysage et des radiorécepteurs (111 nids, 669 emplacements de couvées), des chercheurs ont été en mesure de prévoir la probabilité d’occurrence de nids et de couvées du Tétras des armoises dans le sud-est de l’Alberta (Aldridge, 2005; Aldridge et Boyce, 2007). Parmi les variables incluses afin de prévoir l’occurrence de tétras, citons la couverture d’armoise, le taux d’humidité du sol (lié au tapis herbacé) et les caractéristiques anthropiques du paysage. Environ 30 p. 100 et 20 p. 100 de la région d’étude couvrant 1 110 km² serait probablement utilisée pour la nidification et l’élevage de couvées, respectivement (Aldridge et Boyce, 2007). L’extrapolation de cette proportion à l’aire de répartition canadienne (6 000 km²) donne une zone d’occupation pour l’élevage de couvées et pour la nidification de 1 800 km² et de 1 200 km², respectivement.

Un suivi au moyen de dénombrements par arène est mené depuis 1968 et 1987 en Alberta et en Saskatchewan, respectivement. Les activités et les protocoles de relevé sont très variables dans les provinces et entre elles, et d’une année à l’autre (Aldridge et Brigham, 2003; McAdam, comm. pers., 2006; Connelly et al., 2004). Les tendances sont souvent confondues lorsque les arènes se déplacent ou des arènes satellites sont découvertes (Connelly et al., 2004). Aucune recherche systématique d’arènes n’a été menée en Saskatchewan (Sissons, comm. pers., 2006) ou en Alberta (Eslinger, comm. pers., 2006). En 2001, une recherche par hélicoptère a permis de situer une arène non enregistrée auparavant en Alberta et des recherchesaériennes ont été menées en Saskatchewan en 1983, en 1984, en 1988 et en 2003 (McAdam, 2003; McAdam, comm. pers., 2006). De 1995 à 2005, seules cinq nouvelles arènes ont été découvertes (tableau 1).