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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Tétras des armoises de la sous-espèce Phaios et la sous-espèce urophasianus au Canada – Mise à jour

Importance de l'espèce

En raison de sa relation obligatoire avec les armoises, le Tétras des armoises constitue un bon indicateur de la santé de l’écosystème de prairies (Équipe nationale de rétablissement du Tétras des armoises, 2001). Le public manifeste un grand intérêt pour l’espèce en raison de sa parade nuptiale unique; elle est donc une ambassadrice parfaite pour l’écosystème qu’elle habite. Les Tétras des armoises sont en déclin dans la majeure partie de leur aire de répartition (Connelly et al., 2004; Crawford et al., 2004). Ils partagent leur habitat avec d’autres espèces sauvages préoccupantes : le chien-de-prairie à queue noire (Cynomys ludovicianus), le renard véloce, le Courlis à long bec (Numenius americanus), le Pluvier montagnard (Charadrius montanus), la Pie-grièche migratrice (Lanius ludovicianus), le Moqueur des armoises (Oreoscoptes montanus), la Chevêche des terriers (Athene cunicularia), la Buse rouilleuse, le grand iguane à petites cornes (Phrynosoma hernandesi), le coryphodon constricteur à ventre jaune (Coluber constrictor flaviventris) et le crotale des prairies (Crotalus viridis).

Dans le parc national du Canada des Prairies, un nombre croissant d’écotouristes visitent les arènes pour observer des oiseaux ou prendre des photographies. Le tourisme au parc a augmenté de 25 p. 100 par année (Saskatchewan Environment, 2000) et 7 500 personnes le visitent annuellement (Sissons, comm. pers., 2006). Il n’y a pas de visites guidées des arènes en Alberta et l’observation récréative est fortement découragée (Nicholson comm. pers. 2006).

La chasse pourrait s’ajouter à d’autres causes de mortalité chez le Tétras des armoises adulte et entraîner des populations reproductrices moins nombreuses (Connelly et al., 2000b). Le Tétras des armoises n’est plus chassé au Canada, mais il était considéré comme gibier en Saskatchewan (avant 1938) et en Alberta (de 1967 à 1995) où il était chassé comme gibier trophée (Aldridge, 2000). Il existe encore une saison de chasse au Montana à l’échelle de l’État (Carlson, comm. pers., 2006).