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Pluvier montagnard (Charadrius montanus)

COSEPAC Résumé

Pluvier montagnard

Charadrius montanus

Description

Le Pluvier montagnard a la forme du Pluvier kildir, mais il est plus petit, et son plumage est moins coloré. Il a le dessus du corps brun gris et le dessous, blanc teinté de chamois. Les adultes reproducteurs ont des marques noires et blanches sur le front. Le cri de l’espèce, un « krrip » grave et rauque, est distinctif.

Répartition

Le Pluvier montagnard niche dans les grandes plaines de l’Ouest, depuis le Sud du Canada jusqu’au Texas. La majorité de la population passe l’hiver en Californie, le reste, dans le Nord du Mexique, le Sud de l’Arizona et le Sud du Texas. La présence de l’espèce au Canada se limite à une étroite bande le long du 49e parallèle, allant de l’angle sud‑est de l’Alberta jusque dans le Sud‑Ouest de la Saskatchewan.

L’aire de nidification actuelle de cet oiseau est moins étendue qu’elle ne l’était autrefois. Elle s’est surtout rétrécie à la bordure orientale. L’espèce a abondonné ses sites de nidification dans le Nord du Montana, qui formait autrefois avec le Canada, une aire de nidification continue.

Deux sous‑populations de Pluviers montagnards nichent au Canada : l’une dans le Sud‑Est de l’Alberta, l’autre dans le Sud‑Ouest de la Saskatchewan. Depuis 1979, quatre sites de nidification ont été découverts en Alberta, et on croit que l’espèce niche dans un site en Saskatchewan. Elle a disparu d’un autre site en Alberta, où on croit qu’elle a niché en 1941.

Habitat

Le Pluvier montagnard recherche, pour nicher comme pour hiverner, des lieux plats dénudés ou recouverts de végétation courte. Les herbivores brouteurs et les chiens de prairie jouent un rôle important dans le maintien d’habitats propices à la nidification de l’espèce. Celle‑ci montre une préférence pour la prairie bien broutée, mais elle peut s’accommoder de surfaces moins bien broutées si elles sont par ailleurs perturbées par le fouissage des chiens de prairie ou le passage récent du feu.

L’espèce niche parfois dans des champs cultivés, en particulier dans la partie méridionale de son aire de répartition nord‑américaine.

Biologie générale

Le Pluvier montagnard arrive au Canada pour nicher en avril, et la période de nidification s’étend de mai à juillet. De la fin du mois de juillet à la fin du mois d’octobre, on peut apercevoir des oiseaux en famille ou en bandes postnicheuses un peu partout dans leur aire de nidification. La plupart des oiseaux regagnent leur aire d’hivernage au plus tard au début de novembre.

Le comportement de reproduction du Pluvier montagnard est unique parmi toutes les espèces d’oiseaux des prairies d’Amérique du Nord. La femelle pond trois œufs, plutôt que les quatre habituels, dans une dépression au sol. Souvent, l’incubation est laissée au mâle pendant que la femelle pond une deuxième couvée de trois œufs, qu’elle couve elle‑même. Les œufs éclosent au bout d’environ un mois, et les oisillons prennent leur envol quelque 35 jours plus tard.

Le Pluvier montagnard est porté à retourner au même site de nidification année après année, mais il semble capable de parcourir de vastes étendues à la recherche d’un nouveau site de nidification lorsque l’ancien ne répond plus à ses besoins.

Taille et tendances de la population

La population actuelle de Pluviers montagnards en Amérique du Nord compte vraisemblablement de 8 000 à 10 000 adultes. On pense qu’elle a diminué de 63 p. 100 entre 1966 et 1991. L’analyse des tendances du Relevé des oiseaux nicheurs pour la même période révèle un déclin d’environ 2,7 p. 100 par an, soit la baisse la plus importante de toutes les espèces d’oiseaux endémiques des prairies.

Vu l’absence de relevés systématiques de l’espèce au Canada, il est difficile d’estimer son effectif reproducteur. On croit cependant que le nombre d’adultes est probablement toujours demeuré inférieur à 50 au cours des vingt dernières années. On a dénombré un maximum de 11 adultes dans la sous‑population de l’Alberta en 1981. Le maximum depuis 1985 est de 2 adultes.

Facteurs limitatifs et menaces

Le déclin de la population nord‑américaine de Pluviers montagnards est attribué à la transformation de la prairie naturelle en cultures, aux pratiques culturales, à la gestion des pâturages, à la baisse des populations d’herbivores indigènes et éventuellement à l’usage de pesticides. Au Canada, la principale menace pour la population reproductrice de l’espèce réside dans les méthodes d’exploitation des pâturages, qui s’opposent au broutement intensif, donc limitent le maintien d’habitats propices à la nidification. Il en résulte de petites populations isolées d’oiseaux nicheurs plus vulnérables aux facteurs naturels, tels que les conditions climatiques extrêmes et la prédation.

Protection actuelle

Le Pluvier montagnard a été désigné espèce en voie de disparition en 1987 par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada et a conservé ce statut jusqu’à ce jour. En Alberta, l’espèce est considérée à la limite de son aire de répartition et en voie de disparition. Exception faite des rapports, des plans de gestion et des relevés partiels des populations et des habitats, aucune mesure n’a encore été mise en œuvre pour assurer la conservation de l’espèce au Canada.

En 1999, le U.S. Fish and Wildlife Service a recommandé que le Pluvier montagnard soit inscrit sur la liste des espèces menacées aux États-Unis.

  

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 MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés et populations (importantes à l’échelle nationale) sauvages jugées en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles, poissons, mollusques, lépidoptères, plantes vasculaires, lichens et mousses.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est formé de représentants des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique) et de trois organismes non gouvernementaux, ainsi que des coprésidents des groupes de spécialistes des espèces. Le comité se réunit pour examiner les rapports sur la situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.