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Pluvier montagnard (Charadrius montanus)

Répartition

En Amérique du Nord

Le Pluvier montagnard niche dans les grandes plaines situées à l’est des Rocheuses, depuis le Sud du Canada jusque dans le Sud-Ouest du Texas, et peut‑être plus loin au sud (figure 1). Il occupe au sein de cette grande région des sites de nidification plus ou moins discontinus. Son aire de nidification actuelle est moins étendue qu’elle ne l’était autrefois; elle s’est surtout rétrécie à la bordure orientale (Knopf, 1996; U.S. Fish & Wildlife Service, 1999).

Les relevés effectués depuis 1986 ont permis de mieux cerner les sites de nidification de cet oiseau dans plusieurs compétences. Ainsi, sept sites séparés ont été repérés dans le Montana (Knowles et Knowles, 1998), où on croyait que la présence de l’espèce pendant l’été n’était qu’occasionnelle (Watts, 1981).

L’aire d’hivernage de cet oiseau migrateur s’étend du Centre et du Sud de la côte californienne, ainsi que du Nord de la Basse‑Californie, vers le sud-est pour traverser le Nord du Mexique et des régions du Sud de l’Arizona et du Texas (figure 1). D’après les données récentes, l’espèce hiverne principalement en Californie, et en nombres beaucoup moindres au Texas, en Arizona et au Mexique (Knopf, 1996; U.S. Fish & Wildlife Service, 1999).

 Aire de répartition du Pluvier montagnard en Amérique du Nord


Figure 1. Aire de répartition du Pluvier montagnard en Amérique du Nord.

 

Au Canada

Au Canada, le Pluvier montagnard niche dans l’extrême Sud‑Est de l’Alberta et dans le Sud‑Ouest de la Saskatchewan. Les groupes qu’on trouve dans ces régions, plus précisément à Lost River-Wildhorse et à Val Marie, sont considérés comme deux sous‑populations (figure 2).

En Alberta, on a observé des oiseaux nicheurs près de Lost River (Wershler et Wallis, 1986) et de Wildhorse. L’étendue des échanges d’individus entre ces deux sites de nidification, qui sont séparés par une distance d’environ 19 km, demeure inconnue. Cependant, comme les habitats propices à l’espèce sont très peu nombreux et qu’ils varient en étendue et en qualité, il est concevable de penser que les oiseaux nicheurs passent de l’un à l’autre. C’est pourquoi les deux groupes sont considérés comme une seule sous‑population. La première mention de nidification de l’espèce au Canada remonte à 1979, à Lost River. Entre 1979 et 1988, deux sites de nidification ont été observés près de cet emplacement. À Wildhorse, des oiseaux nicheurs ont été observés de 1990 à 1999.

Quant à la Saskatchewan, on admet la possibilité que le Pluvier montagnard y niche sur la foi d’une demi‑douzaine de mentions non corroborées (Smith, 1996). Cependant, l’analyse de ces mentions permet de croire que l’espèce a déjà été présente dans la région. Pour Smith (1996), quatre observations dans trois sites différents au sud‑est de Val Marie (annexe 1), dont l’une (31 juillet 1987) mentionne 2 adultes et 3 oisillons encore inaptes au vol aperçus ensemble, constituent la preuve que l’espèce niche dans la région. Ce sont essentiellement ces quelques individus qui forment la sous‑population de Val Marie.

Le Pluvier montagnard était plus abondant et occupait une aire plus étendue dans la région du Sud‑Ouest de la Saskatchewan, du Sud‑Est de l’Alberta et du Nord du Montana, entre les rivières Frenchman et Milk, avant la colonisation des années 1870 (Wershler et Wallis, 1986; Knowles et Knowles, 1998). L’espèce a été prise près de la rivière Frenchman (depuis la frontière canado‑américaine jusqu’à une cinquantaine de kilomètres de l’emplacement actuel de Val Marie), où elle était le plus abondante, et à l’endroit où la rivière Milk traverse la frontière canado-américaine (environ 7 km au sud‑ouest de l’emplacement actuel de Lost River) (Coues, 1878).

Sur la seule base des mentions de l’espèce en Alberta depuis 1979, on pense que son aire de répartition au Canada serait inférieure à 20 km2 et l’aire qu’elle occupe, inférieure à 5 km2. Une bonne gestion permettrait peut‑être d’étendre l’aire de répartition de l’espèce dans cette province à 150 km2 tout au plus. Les données sur les sites fréquentés par l’espèce en Saskatchewan sont fragmentaires.

En raison du manque de mentions consignées d’oiseaux nicheurs dans le passé, on ne peut déterminer le nombre de sites d’où le Pluvier montagnard aurait disparu après la transformation de la prairie naturelle, la modification du chargement animal des pâturages ou la disparition des populations de chiens de prairie. On pense que l’espèce aurait déjà niché dans un site situé à moins de 7 km de l’emplacement actuel de Lost River (Soper, 1941), mais qu’elle aurait abandonné ce site parce qu’il n’est plus propice à la nidification (Wershler, 1986). Un certain nombre de secteurs de l’ancienne aire de répartition de l’espèce ont été mis en cultures, y compris une superficie de 5 à 8 km2 à Lost River (Wershler et Wallis, 1986) et de grandes régions du Sud‑Ouest de la Saskatchewan. On ne connaît pas la limite occidentale exacte de l’ancienne aire de répartition du Pluvier montagnard au Canada; il n’est pas impossible que celle‑ci ait englobé des régions à l’ouest de Lost River qui sont aujourd’hui en grande partie cultivées.

Aire de répartition du Pluvier montagnard au Canada

Figure 2. Aire de répartition du Pluvier montagnard au Canada.

Outre les mentions de nidification, les registres contiennent deux mentions d’adultes seuls aperçus dans la zone séparant les deux sous‑populations actuelles, soit un adulte en 1939 près de Govenlock, en Saskatchewan, à environ 30 km du site de nidification de Wildhorse, et 2 autres vers 1949 près de Bracken, en Saskatchewan, à environ 30 km de Val Marie (Wershler et Wallis, 1986). On ne sait pas si la région autour de ces sites contient des habitats pouvant convenir à l’espèce.