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Pluvier montagnard (Charadrius montanus)

Biologie générale

Généralités

Des études indiquent que le Pluvier montagnard est très porté à retourner au même site de nidification année après année (Knopf, 1996). La surveillance effectuée à des sites de relevés dans le Montana a permis de constater que cet oiseau faisait à la fois un usage régulier de certains sites et un usage opportuniste d’autres sites (Knowles et Knowles, 1998). 

Reproduction

Les conditions climatiques peuvent avoir une incidence sur l’abondance de nourriture, laquelle influe à son tour sur la productivité de la population. Un cas a été signalé au Wyoming où des conditions de sécheresse extrêmes auraient suscité le départ hâtif des oiseaux nicheurs, soit à la fin de juin (Leachman et Osmundson, 1990).

Survie

La productivité de la population de la prairie Pawnee au Colorado est très variable d’année en année. Le taux de prise d’envol varie de un petit par nid à un petit par trois nids. On pense que le taux est faible les années où la sécheresse sévit, le manque de ressources alimentaires menant alors à un accroissement de la prédation (Miller et Knopf, 1993; Knopf et Rupert, 1996). Le faible taux de recrutement est compensé dans une mesure indéterminée par la production de plusieurs couvées (initialement deux nids par couple, et un nombre inconnu de nouvelles tentatives lorsque les premières échouent) (Knopf, 1997).

Selon Knopf (1997), la prédation aurait été un facteur d’évolution du comportement reproducteur du Pluvier montagnard. En effet, plus de la moitié des œufs de chaque couvée sont dévorés par des prédateurs.

Physiologie

Les oisillons ont la peau foncée, ce qui leur permet peut‑être de se réchauffer en absorbant la chaleur du soleil (Graul, 1975).

Déplacements et migrations

Une étude menée dans le Colorado a révélé que les oisillons s’éloignaient de 1 à 2 km du nid durant les 2 ou 3 premiers suivant après l’éclosion (Knopf et Rupert, 1996).

Au Montana, on a vu des adultes et des jeunes aptes au vol quitter le nid dès la mi‑juillet (Knowles et Knowles, 1998). Knopf (1996) décrit une période de trois mois et demi après la reproduction, soit de la mi-juillet ou de la fin juillet au début novembre, où il semble que les pluviers parcourent les grandes plaines du Sud avant de gagner leur aire d’hivernage.

Le Pluvier montagnard est très mobile et peut se disperser facilement (Knowles et Knowles, 1998). Des chercheurs ont avancé l’hypothèse voulant que les individus de l’espèce nichant dans le Montana forment une seule et unique grande population reproductrice, et qu’ils parcourent au printemps une vaste étendue de territoire à la recherche d’un site propice à la nidification.

Alimentation et interactions interspécifiques

Les principaux prédateurs des oisillons sont des canidés sauvages, à savoir le coyote et le renard véloce. Les plus gros oisillons sont aussi la proie du Faucon des prairies (Knopf, 1997).

Comportement et adaptation

Les Pluviers montagnards peuvent abandonner un site de nidification à la suite d’un changement des pratiques de pâturage et de la transformation connexe de l’habitat (Knowles et Knowles, 1998).

Des inondations éclairs ont déjà emporté la totalité des oisillons dans des basses‑terres du Montana (Knowles et Knowles, 1998).

Les oisillons cherchent à se protéger du soleil en se réfugiant à l’ombre de la végétation haute et des constructions (Graul, 1975).