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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Couleuvre tachetée (Lampropeltis triangulum) au Canada

Information sur l'espèce

Nom et classification

La couleuvre tachetée (Lampropeltis triangulum) porte en anglais une foule de noms différents : kingsnake, house snake, checkered adder, cow sucker, chicken snake, red milksnake, red house snake, house moccasin (McCauley, 1945), hardwood rattler (Johnson, 1989) et spotted adder (Harding, 1997). On en recense environ 25 sous-espèces en Amérique du Nord, en Amérique centrale et en Amérique du Sud (Lamond, 1994; Williams, 1994). Neuf d'entre elles se trouvent en Amérique du Nord, alors que les autres vivent entre le Mexique et l'Équateur (Conant et Collins, 1991; Crother, 2000). Cette espèce est l'un des serpents qui présente la plus vaste répartition (Lamond, 1994). On note par ailleurs d'énormes variations de couleurs et de motifs entre les différentes sous-espèces (Lamond, 1994; Tyning, 1990). Ces variations peuvent être attribuées à la variété des espèces proies, des prédateurs naturels, des habitats et des climats auxquels elle est exposée sur l'ensemble de son aire de répartition (Fitch et Fleet, 1970). La sous-espèce triangulum est la sous-espèce la plus septentrionale (Bartlett, 1987), et c'est la seule qu'on trouve au Canada (Lamond, 1994; Bider et Matte, 1996).

Description

Le nom du genre Lampropeltis signifie « bouclier brillant » (Tyning, 1990), et renvoie aux écailles dorsales brillantes, lisses et non carénées de la couleuvre tachetée (Logier, 1958). Le nom d'espèce triangulum vient du latin « triangulus », qui signifie « qui a trois angles » ou « triangle »; il renvoie à la forme de la première tache qui va du cou à la tête chez la couleuvre tachetée (Williams, 1994; Mitchell, 1994). Cette marque pâle en Y ou en V est la caractéristique qui sert à identifier la sous-espèce triangulum (Williams, 1994; Bider et Matte, 1996). Cependant, comme c'est aussi le cas du motif qui orne d'autres sous-espèces de la couleuvre tachetée, ce V ou ce Y se résume parfois à un anneau pâle autour du cou de l'animal (Conant et Collins, 1991). Contrairement aux autres sous-espèces, la sous-espèce triangulum a trois (parfois cinq) rangs de taches brun chocolat ou brun-rouge le long du corps (Conant et Collins, 1991). Ces taches, rouge vif chez les jeunes couleuvres (Bider et Matte, 1996), perdent de leur éclat à mesure que l'animal grandit (P. Gregory, comm. pers.). Les taches dorsales, au nombre de 24 à 54, sont grandes et s'étendent habituellement jusqu'au troisième ou quatrième rang d'écailles de chaque côté du corps, et alternent avec des taches latérales plus petites de forme irrégulière (Williams, 1994). Toutes les taches sont bordées de noir sur un fond brun crème ou gris (Bider et Matte, 1996), et aucune ne s'étend au ventre de l'animal (Cochran et Goin, 1970). Le ventre affiche plutôt un motif en damier rectangulaire, souvent irrégulier, noir sur fond gris, chamois ou même blanchâtre (Conant et Collins, 1991; P. Gregory, comm. pers.). La couleuvre tachetée de la sous-espèce triangulum n'a qu'une seule plaque anale entière (Cook, 1984) et a de 19 à 23 rangs d'écailles jusqu’à mi-corps (Harding, 1997).

La longueur totale maximale jamais consignée pour la couleuvre tachetée est de 132 cm (Cook, 1984), bien qu'on ait déjà signalé un spécimen mesurant 140 cm en Ontario (R. Brooks, comm. pers.); la fourchette normale se situe toutefois entre 60 et 90 cm (Strickland et Rutter, 1992). Les sous-espèces que l'on trouve en Amérique du Nord ne deviennent pas aussi longues que leur congénères néotropicales (Behler, 1979). La tête de la sous-espèce triangulum est petite et se distingue à peine du cou; son corps mince garde presque le même diamètre sur toute sa longueur (Froom, 1972). Les mâles sont en général plus longs que les femelles (Tyning, 1990) bien qu'habituellement, comme c'est le cas pour la plupart des serpents (P. Gregory, comm. pers.), aucune caractéristique extérieure fiable ne permette de distinguer les sexes (Harding, 1997). Les mâles ont aussi en général la queue moins longue que les femelles (Dyrkacz, 1977) : elle représente en effet environ 13,5 p. 100 de leur longueur totale, alors que chez les femelles, cette proportion est d'environ 14,4 p. 100 (Williams, 1994). Les mâles présentent aussi généralement une légère constriction près du cloaque (Tyning, 1990). Chez les femelles gravides, la partie postérieure du corps est généralement plus épaisse et s'amincit à la plaque anale (Harding, 1997).