Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Couleuvre tachetée (Lampropeltis triangulum) au Canada

Habitat

Besoins de l'espèce

La couleuvre tachetée fréquente un très large éventail d’habitats et ne semble en privilégier aucun en particulier (Shaffer, 1991). On la rencontre très souvent dans les prairies, les prés (Tyning, 1990), les pâturages, les prairies de fauche (Lamond, 1994), sur les affleurements rocheux (Mitchell, 1994) et les versants rocheux des collines (Conant et Collins, 1991). On la trouve aussi dans divers types de forêts, comme les forêts de feuillus, les pinèdes cultivées, les forêts de tourbière (Tyning, 1990), les forêts de pins et les forêts mixtes de pins et de feuillus (Mitchell, 1994). En Ontario, cette couleuvre fréquente aussi les habitats de bordure de ces forêts, comme les emprises de lignes de transport d’énergie et de voies ferrées (Lamond, 1994); elle semble en outre plus commune dans les secteurs densément arborés, comme l’Ouest de Milton, près de Flamborough, et Halton Hills, que dans ceux où le couvert forestier est moindre, comme Brantford, Glanbrook, près de Halton Hills, et l’Est de Milton. C’est ce qu’a montré l’atlas herpétofaunique de Hamilton en comparant la répartition de la couleuvre tachetée dans le Sud de l’Ontario à des cartes du couvert forestier de la région (Lamond, 1994).

La couleuvre tachetée est toutefois davantage connue pour fréquenter les régions rurales, où on la rencontre le plus souvent dans les bâtiments (comme les granges et les habitations) ou à proximité (Lamond, 1994), notamment autour des vieux bâtiments (Williams, 1988). Elle pénètre dans les fondations de ces constructions à la recherche de proies et d’un abri, et c’est pourquoi on signale aussi souvent sa présence dans les sous-sols (Lamond, 1994). On l’a aussi aperçue dans des parcs et des jardins en banlieue (Harding, 1997). Elle peut vivre à des altitudes allant du niveau de la mer à 1 430 m (Williams, 1988). La couleuvre tachetée fréquente habituellement les endroits situés à proximité d’une source d’eau (Oldfield et Moriarty, 1994). On présume que les jeunes utilisent le même habitat que les adultes étant donné qu’on les observe dans les mêmes endroits (A. Lentini, comm. pers.).

Pour ce qui est de ses exigences spéciales en matière d’habitat, la couleuvre tachetée a besoin d’un couvert suffisant pour pondre ses œufs (DeGraaf et Rudis, 1983) et pour hiberner (A. Lentini, comm. pers.). Nous y reviendrons en détail dans les sections sur la reproduction et l’hibernation.

Bien qu’on puisse l’observer en train de se chauffer au soleil à découvert, la couleuvre tachetée ne semble pas le faire aussi souvent que les autres espèces de serpents (Tyning, 1990). En fait, elle assure plus souvent sa thermorégulation en se plaçant sous un objet exposé directement au soleil et en captant la chaleur irradiée (Ernst et Barbour, 1989). C’est pourquoi on la trouve habituellement sous divers objets capables de remplir cette fonction, comme de grandes planches autour de bâtiments agricoles, des débris, des souches le long des boisés (Lamond, 1994), des billes de bois en décomposition, des rochers et des tas de cailloux, des moellons, des morceaux d’écorce, des déchets, du papier goudronné, des plaques de fer (Williams, 1994) et des ordures humides (Shaffer, 1991). De toute évidence, la couleuvre tachetée peut vivre dans à peu près n'importe quel habitat qui lui offre un abri et une source d’alimentation (Harding, 1997).

Tendances

On ne possède pas assez d’information pour déterminer le nombre de sites historiques actuellement utilisés par la couleuvre tachetée en Ontario (M. Oldham, comm. pers.) ou au Québec (D. Rodrigue, comm. pers.). Il ne fait toutefois aucun doute que certains habitats qu'elle occupait historiquement ont disparu devant l'avancée de l’urbanisation ou de l’agriculture intensive. Cependant, comme l’espèce est capable de survivre dans les banlieues et les régions agricoles, elle n’a peut-être pas disparu d’un grand nombre de ces sites (M. Oldham, comm. pers.). On ne dispose toutefois que de peu de données pour confirmer ou infirmer cette hypothèse.

Protection et propriété des terrains

Au Canada, la couleuvre tachetée est protégée dans tous les parcs provinciaux et nationaux, de même que dans la plupart des zones de conservation (M. Oldham, comm. pers.). Environ 40 des localités où on la trouve sont situées dans des aires naturelles protégées (tableau 1).

Tableau 1.   Classement de la couleuvre tachetée (L. t. triangulum) selon les États/Parcs
État/ParcClassement
Alabama
S5
Connecticut
S5
Delaware
S2
Georgia
S2
Great Smoky National Park
P3
Illinois
S?
Indiana
S?
Iowa
S4
Kentucky
SU
Maine
S5
Maryland
S5
Massachusetts
S5
Michigan
S5
Minnesota
S4
New Hampshire
S5
New Jersey
S?
New York
S4
Ohio
S?
Pennsylvania
S5
Rhode Island
S5
Caroline du Sud
S2
Tennessee
S?
Vermont
S5
Virginie
S5
Virginie occidentale
S5
Wisconsin
S4

(Gracieuseté de Marium Steiner du bureau régional de l'Est de Nature Conservancy, Boston, MA)

NOTE :

S1 = Sévèrement en péril dans l'État ou la province
S2 = En péril dans l'État ou la province
S3 = Rare ou peu commun
S4 = Largement réparti, abondant et apparemment hors de danger, mais il demeure des causes d'inquiétude à long terme
S5 = Large répartition, abondance et stabilité démontrées
SU = Non classable
S? = Non classé
P3 = Rare ou peu commun dans un parc

(Information fournie par Lara Minium du bureau régional de l'Est de Nature Conservancy)