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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Couleuvre tachetée (Lampropeltis triangulum) au Canada

Taille et tendance des populations

On ne possède aucune estimation de la taille des populations de couleuvre tachetée en Ontario (M. Oldham, comm. pers.) ni au Québec (D. Rodrigue, M. Lepage, comm. pers., 2002). La base de données du OHS contient 1 443 mentions, dont quelques-unes datent de la fin du XIXe siècle, mais la plupart des années 1970 et du milieu des années 1990. Au Québec, la base de données compte 134 mentions, dont la plus ancienne remonte à 1874, mais la plupart datant des années 1950 à 1997. La curiosité croissante manifestée à l’égard de l’histoire naturelle, l’augmentation du nombre d’observateurs et le nombre plus élevé de travaux exhaustifs menés sur le terrain expliquent vraisemblablement la hausse du nombre d’individus signalés dans les deux provinces au cours des dernières années.

Les bases de données du Centre d’information sur le patrimoine naturel (CIPN) de l’Ontario et de la Société d’histoire naturelle de la vallée du Saint-Laurent ne sont pas des inventaires systématiques. Par conséquent, l’absence (ou la présence) de mentions récentes ne signifie pas que l'espèce soit en hausse (ou en déclin) dans les régions où on l'observait par le passé (M. Oldham, comm. pers.), mais révèle plus probablement qu’aucun effort de recherche important n'y a été fait (M. Oldham, comm. pers.) ou que les observations n'ont pas été signalées.

La couleuvre tachetée n'a guère été étudiée au Canada, mais certaines régions ont quand même fait l’objet d’analyses éclairées en ce qui a trait à la survie et au bien-être de l’espèce. Ainsi, Johnson (1982) s’est penché sur sa répartition à Toronto, en Ontario, et a découvert que, bien qu'elle soit considérée comme commune à l’échelle locale, l’espèce y était en déclin. On trouve des populations reliques dans les fermes abandonnées, dans les terrains autrefois occupés par des fermes, dans les vallées et dans les ravins derrière les habitations, habitats qui sont tous associés à un approvisionnement en souris, une importante proie de la couleuvre tachetée. Cependant, ces endroits sont aussi généralement entourés par des zones exploitées (Johnson, 1982), ce qui isole les populations les unes des autres. Ce phénomène de stochasticité démographique pourrait avoir accéléré la disparition locale de l’espèce. Un grand nombre d'habitats de ravin en milieu urbain sont maintenant reliés de nouveau en raison de divers programmes de rétablissement de l’habitat, ce qui a permis d'améliorer la dispersion entre les populations (B. Johnson, comm. pers.). Néanmoins, à part la population restante de la vallée de la Rouge, toutes les autres populations connues de couleuvre tachetée de la région de Toronto sont en déclin ou ont disparu à cause de l'altération de leur habitat. Selon Johnson (1982), hors de la région de Toronto, les populations ontariennes de couleuvre tachetée ne seraient pas en déclin, mais aucune étude ne permet de savoir si c’est effectivement le cas, et aucune estimation des populations historiques n’indique quelle mesure la situation actuelle de ces populations a changé par rapport à autrefois (M. Oldham, comm. pers.). Au Québec non plus, on ne dispose pas d’estimations des populations historiques (D. Rodrigue, comm. pers.). Il est donc urgent de dresser un inventaire pour établir l’abondance et la répartition de l’espèce, et constituer une base à partir de laquelle on pourra dégager des tendances démographiques à l’avenir.