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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'héliotin de Verna (Schinia verna) au Canada

Répartition

Aire de répartition mondiale

Le Schinia verna a été capturé dans le centre-ouest de l’Amérique du Nord, depuis le sud-ouest du Manitoba jusqu’au sud-est de l’Alberta (figure 2). Il pourrait s’agir d’une espèce endémique du Canada.

Figure 2.  Répartition mondiale connue de l’héliotin de Verna, si l’espèce existe toujours dans toutes les localités où elle a été signalée.

Figure 2.  Répartition mondiale connue de l’héliotin de Verna, si l’espèce existe toujours dans toutes les localités où elle a été signalée

Aire de répartition canadienne

Les quatre sites connus sont tous situés dans les provinces des Prairies, depuis le parc provincial Spruce Woods, au Manitoba, jusqu’à Jenner et Medicine Hat, en Alberta (figure 3), ce qui constitue une zone d’occurrence d’environ 128 000 km². En moyenne, on trouve des prairies indigènes dans environ 25 p. 100 de l’écozone des prairies (Statistique Canada, 1992). Puisque tout au plus la moitié de ces terres constituent un habitat adéquat pour les plantes du genre Antennaria, la zone d’occupation du S. verna ne peut s’étendre sur plus de 16 000 km². Cependant, étant donné la rareté des mentions, il est fort probable que le Schinia verna n’est pas présent dans tous les types de prairies. De plus, certaines des prairies restantes ont été dégradées par le surpâturage et des facteurs semblables ou ont été envahies par des arbustes ou des mauvaises herbes exotiques et n’abritent plus une communauté complète d’espèces indigènes. Par conséquent, la zone d’occupation réelle du S. verna est probablement beaucoup plus petite que la zone maximale occupée par des prairies indigènes où on trouve des espèces d’Antennaria. Étant donné la rareté des sites connus du papillon, il est très possible que sa zone d’occupation réelle soit inférieure à 2 000 km². Cependant, il est impossible d’obtenir une estimation plus précise tant que l’habitat de l’espèce ne sera pas connu avec précision.

Figure 3. Localités canadiennes où a été capturé l’héliotin de Verna.

Figure 3. Localités canadiennes où a été capturé l’héliotin de Verna

Le S. verna a été observé pour la première fois dans la région de Medicine Hat, en Alberta, où un spécimen a été capturé par F.S. Carr en 1929. David et Verna Hardwick ont récolté la série type (18 spécimens) au nord de Glenboro, au Manitoba, en 1979. Un spécimen a également été capturé aux environs de Saskatoon, en Saskatchewan, par un collecteur inconnu, en 1980 (annexe 1). L’observation la plus récente est constituée par un seul spécimen, que G. Anweiler a capturé à la fin du mois de mai 2000 dans la vallée de la Red Deer, au nord de Jenner, en Alberta (figure 4; annexe 1). Nous avons essayé de repérer l’espèce en 2003 dans deux de ces localités (Glenboro, au Manitoba, et Jenner, en Alberta) et à nouveau en 2004 à Jenner. À cause de l’imprécision des indications concernant les récoltes historiques faites aux alentours de Medicine Hat et de Saskatoon, il est impossible de déterminer si le S. verna est encore présent dans ces localités. On trouve toutefois encore des prairies indigènes convenant à l’espèce aux environs de tous ses sites récents ou historiques.

Figure 4.  Localités étudiées en 2003 et 2004 quant à la présence du Schinia verna. Le carré plein représente le site qui existe toujours à Jenner (voir annexe 1).

Figure 4.  Localités étudiées en 2003 et 2004 quant à la présence du Schinia verna