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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’épilobe de Torrey au Canada

Taille et tendances des populations

Activités de recherche

Des sites propices ont été recensés à plusieurs reprises au début des années 1980 dans le cadre d’une série de projets visant à documenter la répartition de plantes rares dans les prés ouverts du sud-est de l’île de Vancouver et des îles Gulf. Les principaux chercheurs étaient Adolf et Oldriska Ceska, Chris Brayshaw, Hans Roemer, Harvey Janszen, Frank Lomer, George Douglas et Matt Fairbarns. Au cours des dix dernières années, plus de 500 jours-personne ont été consacrés à la recherche d’espèces rares dans des habitats propices.

L’activité de recherche la plus récente (2004) comprend deux relevés visant spécifiquement l’Epilobium torreyi, ayant exigé environ 60 heures, sans compter le temps de déplacement. Dans le cadre de ces recherches dirigées, des sites historiques d’Epilobium torreyi ainsi que d’autres espèces rares (E. densiflorum, Navarretia intertexta) présentes dans le site historique du pré Craigflower d’E. torreyi ont été recensés. M. Fairbarns a inventorié les sites suivants en juillet 2004 : pré Craigflower, à View Royal; route McTavish, à North Saanich; route Khenipson, près de Duncan; ruisseau Somenos, près de Duncan; Vantreight Farms, à Central Saanich; parc Whitehead, à Saanich; chemin Willow, à Central Saanich; parc Layritz, à Saanich; Université de Victoria; route White Rapids, à Nanaimo; tourbière Rithets, à Saanich; Viaduct Flats, à Saanich; parc Uplands, à Oak Bay (sites cartographiés à la figure 4).

Figure 4. Activités de recherche sur l’Epilobium torreyi. Les carrés noirs indiquent l’emplacement d’un ou de plusieurs sites recensés.

Figure 4. Activités de recherche sur l’Epilobium torreyi. Les carrés noirs indiquent l’emplacement d’un ou de plusieurs sites recensés.

Abondance

Selon des relevés menés en 2001-2004, les deux populations canadiennes d’Epilobium torreyi sont vraisemblablement disparues du pays (tableau 2). La population du pré Craigflower a été observée pour la dernière fois en 1993, et même des recherches poussées effectuées en 2001, en 2003 et en 2004 n’ont pas permis de l’observer. La population de la route McTavish a été trouvée une fois en 1966, mais des recherches subséquentes, y compris des relevés minutieux menés en 2001 et en 2003 n’ont pas permis de la redécouvrir. Les habitats que l’espèce préfère ont fait l’objet d’une recherche botanique approfondie pendant de nombreuses années.

Fluctuations et tendances

Les deux populations historiques sont disparues du pays.

Tableau 2 : Données sur les populations d’Epilobium torreyi
PopulationDernière observationSuperficie occupée par la population (ensemble des colonies ou sous-populations)Nombre d’individus
Pré Craigflower, parc régional du Lac-ThetisO.et A. Ceska, 19931 colonie, dans une zone d’environ 10 m²50-100
Pré Craigflower, parc régional du Lac-ThetisO.et A. Ceska, 2001non disponibledisparu du pays
Pré Craigflower, parc régional du Lac-ThetisFairbarns, 2003, 2004non disponibledisparu du pays
Route McTavish, bassin versant de la baie Bazon, North SaanichN. Turner, 1966inconnuaucun dénombrement
Route McTavish, bassin versant de la baie Bazon, North SaanichN. Turner, 2001non disponibledisparu du pays
Route McTavish, bassin versant de la baie Bazon, North SaanichFairbarns, 2003, 2004non disponibledisparu du pays

Effet d’une immigration de source externe

La population la plus proche se situe à Orcas Island, dans l’État de Washington. Le site se trouve à environ 16 km de l’emplacement le plus près au Canada et à 37 km du site historique canadien le plus proche. La collection d’Orcas Island a été documentée comme un habitat atypique (Atkinson et Sharpe, 1993). L’Epilobium torreyi ne serait pas présent ailleurs dans l’archipel de San Juan, et il semble que le deuxième emplacement voisin se situerait dans le Thurston County, à environ 150 km au sud.

La dispersion des graines est improbable, même à partir des plants d’Orcas Island, car elles ne possèdent pas de touffe de poils pelucheux ni toute autre structure facilitant la dispersion sur de longues distances.