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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’épilobe de Torrey au Canada

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur
l’Épilobe de Torrey
Epilobium torreyi
au Canada

Épilobe de Torrey

Espèce en voie de disparition 2006


COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada


COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2006. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’épilobe de Torrey (Epilobium terreyi) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 18 p.

Note de production

Le COSEPAC aimerait remercier Matt Fairbarns, Brenda Costanzo ainsi que Adolf et Oldriska Ceska qui ont rédigé le rapport de situation sur l’épilobe de Torrey (Epilobium terreyi) au Canada. Le COSEPAC aimerait également remercier le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, pour le financement, ainsi que l’Équipe de rétablissement de l’écosystème des chênes de Garry, pour la préparation du présent rapport. Erich Haber, coprésident (plantes vasculaires) du Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens du COSEPAC a révisé le présent rapport, avec la participation des membres du COSEPAC. L’examen a peut-être mené à des modifications ou à des ajouts à la version initiale du rapport.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3
Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684

Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Brook Spike-primrose Epilobium torreyi in Canada.

Illustration de la couverture

Épilobe de Torrey – Par Jeanne R. Janish, avec la permission de la University of Washington Press.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2006

Numéro de catalogue CW69-14/508-2006F-PDF
ISBN 0-662-71820-8

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Avril 2006

Nom commun : Épilobe de Torrey

Nom scientifique : Epilobium torreyi

Statut : Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation : Bien qu’aucun plant n’ait été observé dans les deux emplacements connus suivant des relevés intensifs ciblés, il y a encore une possibilité qu’il reste certaines graines dans la banque de semences du sol étant donné la période de temps relativement courte depuis la dernière observation de plants en 1993, ou que des populations n’ayant pas été remarquées précédemment puissent être trouvées.

Répartition : Colombie-Britannique

Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

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COSEPAC Résumé

Épilobe de Torrey
Epilobium torreyi

Information sur l’espèce

L’épilobe de Torrey (Epilobium torreyi) est une herbacée annuelle dressée à racine pivotante. Ses feuilles sont étroites, pratiquement non dentelées et presque sans pétiole. Les feuilles inférieures sont opposées et ne possèdent pas de poils, tandis que les petites feuilles supérieures sont alternes etpubescentes. Ses petites fleurs, roses ou blanches, sont groupées en un épi terminal feuillu. Les graines, qui sont dépourvues des touffes de poils caractéristiques de la plupart des espèces de ce genre, sont contenues dans des capsules cylindriques à quatre chambres.

Répartition

À l’échelle mondiale, l’épilobe de Torrey a été observé du sud de la Colombie‑Britannique au nord‑ouest de la Californie, vers l’est en Idaho et au Nevada. Au Canada, l’espèce n’est présente que dans les environs de Victoria, en Colombie‑Britannique.

Habitat

Au Canada, l’épilobe de Torrey a été observé dans des préstemporairement humides et des sites ouverts qui s’assèchent pendant l’été.

Biologie

L’épilobe de Torrey possède des fleurs cléistogames, dont la fécondation se fait par autogamie dans le bourgeon avant que la fleur s’ouvre. L’espèce fleurit et donne des fruits entre le milieu et la fin de l’été, et les graines germent probablement au printemps suivant. Les graines de la plupart des espèces de ce genre ont une touffe de poils pelucheux qui favorise la dispersion par le vent, ce qui n’est pas le cas des graines d’épilobe de Torrey. Ses capsules s’ouvrent d’elles-mêmes à la fin de l’automne et les graines tombent sur le sol, probablement lorsque les pluies d’hiver remuent les capsules.

Taille et tendances des populations

L’épilobe de Torrey a été récolté dans deux sites au Canada. Une des populations n’a pas été observée depuis 1966, et l’autre, depuis 1993. Ces sites n’ont pas été visités régulièrement, et il est possible que l’espèce soit disparue du pays depuis 2000.

Facteurs limitatifs et menaces

Au Canada, la modification de l’habitat constitue la principale menace envers l’épilobe de Torrey, notamment la destruction et la modification de l’habitat attribuables à l’aménagement résidentiel et agricole, la perturbation physique des sites par de l’équipement lourd, l’invasion des sites par des plantes exotiques agressives envahissantes et l’empiètement naturel du Douglas taxifolié, un arbre indigène, dans les secteurs ouverts.

La population la plus proche se situe à Orcas Island, dans l’État de Washington. Le site se trouve à environ 16 km de l’emplacement le plus près au Canada et à 37 km du site historique canadien le plus proche. L’épilobe de Torrey ne serait pas présent ailleurs dans les îles de San Juan, et il semble que le deuxième emplacement voisin se situerait dans le Thurston County, à environ 150 km au sud. Il est peu probable que des graines provenant des populations américaines immigrent au Canada, car elles ne sont pas adaptées pour se déplacer sur de longues distances.

Importance de l’espèce

Les graines ont été utilisées comme aliments par certains peuples autochtones dans des régions de l’aire de répartition de l’espèce.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

L’épilobe de Torreyn’est pas couvert par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), l’Endangered Species Act (États-Unis) ni la Liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). NatureServe le cote G5 à l’échelle mondiale (répandu, abondant et non en péril; demonstrably widespread, abundant and secure), et il est classé S1 (gravement en péril; critically imperiled) en Colombie-Britannique (la seule province ou territoire canadien où il a été observé). La Colombie-Britannique n’offre aucune protection juridique à l’épilobe de Torrey.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2006)

Espèce sauvage

Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)

Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)

Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de pagea

Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)

Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de pageb

Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de pagec

Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged, Note de bas de pagee

Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique
Epilobium torreyi (S. Wats.) Hoch et Raven
Synonymes
Boisduvalia stricta (Gray) Greene
Oenothera densiflora Lindl. var. tenella Gray
Oenothera torreyi Wats.
Nom commun
Épilobe de Torrey
Famille
Onagracées (Evening Primrose Family)
Grand groupe végétal
Angiosperme dicotylédone vraie

Il n’existe aucun taxon infraspécifique reconnu chez l’Epilobium torreyi. Dans de nombreuses flores anciennes, l’espèce est classée dans le genreBoisduvalia (B. stricta), qui diffère de l’Epilobium par son absence de touffes de poils au sommet de chaque graine. Hoch et Raven (1992) n’estimaient pas que cette différence justifiait la distinction à l’échelle du genre; ils ont donc finalement inclus l’espèce dans le genre Epilobium.

Description morphologique

L’Epilobium torreyi est une herbacée annuelle à racine pivotante (figure 1). Les tiges sont ascendantes ou dressées et d’une longueur de 10 à 60 cm. Les grands plants sont ramifiés à la base, et le tissu externe de la tige inférieure pèle, mais la plupart des plants canadiens ne sont pas ramifiés et sont trop petits pour peler. Les plants sont grisâtres, possèdent des poils étalés et les feuilles près de la base sont opposées. Les feuilles sont linéaires ou lancéolées, plus étroites en haut, à dents fines, pubescentes, mais quasi glabres près de la base, et presque sans pétiole. L’inflorescence en fleurs peut être lâche ou serrée, groupée en un épi terminal feuillu et glandulaire. Les feuilles de l’inflorescence sont semblables aux autres, mais elles sont entières et petites. Les fleurs restent closes, et sont fécondées à l’intérieur du bourgeon. Les pétales, roses ou blancs, mesurent de 1 à 3 mm de longueur et les sépales, de 0,7 à 2 mm. Les stigmates sont généralement subcapitées, rarement quadrilobées. Les capsules sont cylindriques, flexibles, courbées près de l’extrémité et garnies de poils longs; elles mesurent environ 8-13 mm de longueur, leur bec est court et elles comportent quatre chambres. Les valves adhèrent aux cloisons et l’axe se rompt à la libération des graines. Chaque chambre de la capsule contient de six à huit graines de 1 à1,5 mm de longueur. Les graines sont lisses et ne possèdent pas de poils (Douglas et Meidinger, 1999).

Figure 1. Illustration de l’Epilobium torreyi. Par Jeanne R. Janish, avec la permission de la University of Washington Press.

Figure 1. Illustration de l’Epilobium torreyi. Par Jeanne R. Janish, avec la permission de la University of Washington Press.

L’Epilobium torreyi peut être confondu avec l’E. densiflorum, également une espèce rare en Colombie-Britannique. Les deux espèces sont parfois présentes aux mêmes endroits. Les principales différences entre les deux espèces sont résumées au tableau 1.

Tableau 1. Comparaison entre l’Epilobium densiflorum et l’E. torreyi
 D’après Scoggan, 1979
CaractéristiqueEpilobium densiflorumEpilobium torreyi
Longueur du pétale(2,5) 3–8 (12) mm1-3 mm
Capsuleslégèrement fusiforme, sans becplus étroit avec bec courbe proéminent
Septum interneentièrement libre des valvescollé aux valves
Fleursdense (fleur s’allongeant en un fruit)généralement non dense
Forme de la feuillelancéolée à ovéelinéaire à légèrement lancéolée

Description génétique

L’Epilobium torreyi a un nombre chromosomique gamétique de n = 9. Les espèces très apparentées ont un nombre de n = 10; l’E. torreyi a apparemment évolué à partir d’ancêtres ayant n = 10. Cette aneuploïdie chez les onagracées semble être corrélée avec l’adaptation à des conditions de plus en plus xériques (Raven, 1979).

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Répartition

Aire de répartition mondiale

L’Epilobium torreyi s’étendait auparavant de la Colombie-Britannique vers le centre sud et l’est de l’État de Washington, l’Oregon (des deux côtés des Cascades) jusqu’au nord-ouest de la Californie (l’espèce est rare dans la vallée centrale et le long de la côte), à l’ouest de l’Idaho et au nord-est du Nevada (Hitchcock et al., 1961; Raven et Moore, 1965; Hoch, 1993; voir figure 2). Hoch (1993) signale que l’espèce est présente à des altitudes de 2 600 m au-dessus du niveau de la mer.

Figure 2. Répartition nord-américaine de l’Epilobium torreyi.

Figure 2. Répartition nord-américaine de l’Epilobium torreyi.

Aire de répartition canadienne

Au Canada, l’Epilobiumtorreyi n’est présent qu’à deux endroits (figure 3) près de Victoria (Colombie-Britannique) (V, UVIC, CDC, base de données HERB). Ces deux populations sont isolées de la population la plus proche, dans le Thurston County (Washington), à 150 km de distance. L’espèce se situait à l’extrémité nord de son aire de répartition nord-américaine, et n’est plus présente à ces deux sites de la Colombie-Britannique.

Les deux emplacements se trouvaient à environ 20 km de distance. Les deux populations occupaient une zone de moins de 20 m de largeur; l’ancienne zone d’occurrence est donc estimée à 0,4 km². L’ancienne zone d’occupation combinée des deux populations était inférieure à 50 m².

Figure 3. Répartition canadienne de l’Epilobium torreyi. Les carrés indiquent les deux populations, disparues du pays, qui se situent à 20 km de distance.

Figure 3. Répartition canadienne de l’Epilobium torreyi. Les carrés indiquent les deux populations, disparues du pays, qui se situent à 20 km de distance.

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Au Canada, l’Epilobium torreyi était présent dans des prairies humides et sur des pentes dénudées associées aux écosystèmes des chênes de Garry dans la zone côtière biogéoclimatique du Douglas taxifolié (Douglas et Meidinger, 1999; Fuchs, 2001). Les populations se trouvaient sur des sédiments marins riches en argile, humides pendant l’hiver et très secs pendant l’été. Les grandes fluctuations de l’état hydrique des sols ont empêché la croissance de plantes ligneuses et de nombreuses herbacées; la végétation était donc ouverte aux deux sites. Il n’existe aucune donnée sur la composition végétale au site de la route McTavish, mais le site du pré Craigflower était dominé par un mélange d’herbacées indigènes et exotiques ainsi qu’un couvert clairsemé d’arbustes envahissants, tels que le Cytisus scoparius et le Crataegus monogyna, au cours des années ayant précédé la disparition de l’espèce du pays.

En Oregon, l’Epilobium torreyi est présent dans des terres basses humides (Peck, 1961; Gilkey et Dennis, 1967). En Californie, il se trouve le long des berges et sur des pentes humides à moins de 2 600 m d’altitude (Hoch, 1993). L’espèce a été observée dans des sites périodiquement humides qui s’assèchent pendant l’été, parfois avant la fin de la floraison (Davis, 1952; Raven et Moore, 1965).

Tendances en matière d’habitat

Moins de 1 p. 100 de la zone côtière biogéoclimatique du Douglas taxifolié demeure relativement non perturbée (Héritage patrimonial marin du Pacifique, 1996). Les écosystèmes des chênes de Garry de la région de Victoria sont passés de 10 510 ha en 1800 à 512 ha en 1997 (Lea, 2002), et ils ont continué à diminuer depuis. La plupart des zones restantes a été grandement modifiée par l’invasion d’herbes et d’arbustes exotiques. La taille et la qualité des habitats propices pour l’Epilobium torreyi ont probablement connu des déclins proportionnels en raison de leur association avec les écosystèmes des chênes de Garry (Fuchs, 2001).

Protection et propriété

La Colombie-Britannique n’a pas mis en place de lois générales protégeant spécifiquement l’habitat d’espèces en péril.

La population du pré Craigflower (disparue du pays) se trouvait dans le parc régional du Lac-Thetis. Le Capital Regional District (CRD) a récemment accordé la priorité à la conservation et à la gestion des espèces sauvages et végétales menacées et en péril rares, ainsi qu’à leurs habitats, relativement à toutes les autres utilisations du parc (Capital Regional District Parks, 2000). La population de route McTavish (disparue du pays) était située dans des terres privées et, même si elle pouvait être réintroduite, l’habitat ne bénéficierait d’aucune protection juridique.

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Biologie

Généralités

L’Epilobium torreyi est une plante annuelle herbacée non graminoïde (angiosperme) qui fleurit et donne des fruits au milieu ou à la fin de l’été et qui germe possiblement à l’automne ou à l’hiver suivant.

Reproduction et dispersion

L’espèce fleurit en juin et en juillet (Hitchcock et al., 1961). La plupart des fleurs sont cléistogames, et la fécondation se fait par autogamie dans le bourgeon avant que la fleur s’ouvre (Raven, 1979).

Les graines d’E. torreyi sont irrégulièrement angulaires et fusiformes (Raven, 1976). Leurs cellules superficielles sont concaves; les parois radiales portent des stries longitudinales et sont épaissies de façon irrégulière (Seavey et al., 1977). Les capsules loculicides s’ouvrent d’elles-mêmes à la fin de l’automne et les graines tombent sur le sol, probablement lorsque les pluies d’hiver remuent les capsules (Raven, 1976). L’Epilobium torreyi est dépourvu des deux caractéristiques essentielles qui favorisent la dispersion par le vent des graines de la plupart des autres espèces du genre : une forme obovoïde et aplatie ainsi qu’une touffe de poils pelucheux (Raven, 1976). La rareté des herbiers donne à penser que l’Epilobium torreyi n’est pas une espèce commune à l’intérieur de son aire de répartition canadienne depuis l’établissement des Européens, malgré la nature banale des habitats où il a été observé.

Germination et écologie des plantules

Les plantules possèdent des feuilles glabres, arrondies, opposées et connées semblables à celles des autres espèces d’Epilobium. Les graines germent lorsque l’eau est abondante, et elles peuvent être submergées pendant un certain temps (Raven et Moore, 1965; Raven, 1976). La lumière est essentielle à la germination de ce genre, qui peut germer à un grand éventail de températures (Baskin et Baskin, 1998). À l’instar d’autres épilobes annuelles indigènes, la germination aurait lieu en automne ou en hiver à moins que les graines ne soient enterrées et fassent partie de la banque de semences (Grimes, 1981).

Physiologie

Bien que l’espèce germe dans les endroits humides, elle atteint sa maturité et se reproduit dans des milieux xériques. Elle est donc bien adaptée pour survivre à l’arrivée graduelle de la sécheresse estivale qui caractérise le sud-est de l’île de Vancouver.

Aucune autre donnée sur la physiologie de l’Epilobium torreyi n’est pertinente pour attribuer un statut relatif à la situation ou pour élaborer des programmes de rétablissement.

Adaptabilité

Cette espèce n’est pas connue sur le marché horticole et aucune recherche n’a été menée sur la propagation ou la germination artificielle de l’espèce.

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Taille et tendances des populations

Activités de recherche

Des sites propices ont été recensés à plusieurs reprises au début des années 1980 dans le cadre d’une série de projets visant à documenter la répartition de plantes rares dans les prés ouverts du sud-est de l’île de Vancouver et des îles Gulf. Les principaux chercheurs étaient Adolf et Oldriska Ceska, Chris Brayshaw, Hans Roemer, Harvey Janszen, Frank Lomer, George Douglas et Matt Fairbarns. Au cours des dix dernières années, plus de 500 jours-personne ont été consacrés à la recherche d’espèces rares dans des habitats propices.

L’activité de recherche la plus récente (2004) comprend deux relevés visant spécifiquement l’Epilobium torreyi, ayant exigé environ 60 heures, sans compter le temps de déplacement. Dans le cadre de ces recherches dirigées, des sites historiques d’Epilobium torreyi ainsi que d’autres espèces rares (E. densiflorum, Navarretia intertexta) présentes dans le site historique du pré Craigflower d’E. torreyi ont été recensés. M. Fairbarns a inventorié les sites suivants en juillet 2004 : pré Craigflower, à View Royal; route McTavish, à North Saanich; route Khenipson, près de Duncan; ruisseau Somenos, près de Duncan; Vantreight Farms, à Central Saanich; parc Whitehead, à Saanich; chemin Willow, à Central Saanich; parc Layritz, à Saanich; Université de Victoria; route White Rapids, à Nanaimo; tourbière Rithets, à Saanich; Viaduct Flats, à Saanich; parc Uplands, à Oak Bay (sites cartographiés à la figure 4).

Figure 4. Activités de recherche sur l’Epilobium torreyi. Les carrés noirs indiquent l’emplacement d’un ou de plusieurs sites recensés.

Figure 4. Activités de recherche sur l’Epilobium torreyi. Les carrés noirs indiquent l’emplacement d’un ou de plusieurs sites recensés.

Abondance

Selon des relevés menés en 2001-2004, les deux populations canadiennes d’Epilobium torreyi sont vraisemblablement disparues du pays (tableau 2). La population du pré Craigflower a été observée pour la dernière fois en 1993, et même des recherches poussées effectuées en 2001, en 2003 et en 2004 n’ont pas permis de l’observer. La population de la route McTavish a été trouvée une fois en 1966, mais des recherches subséquentes, y compris des relevés minutieux menés en 2001 et en 2003 n’ont pas permis de la redécouvrir. Les habitats que l’espèce préfère ont fait l’objet d’une recherche botanique approfondie pendant de nombreuses années.

Fluctuations et tendances

Les deux populations historiques sont disparues du pays.

Tableau 2 : Données sur les populations d’Epilobium torreyi
PopulationDernière observationSuperficie occupée par la population (ensemble des colonies ou sous-populations)Nombre d’individus
Pré Craigflower, parc régional du Lac-ThetisO.et A. Ceska, 19931 colonie, dans une zone d’environ 10 m²50-100
Pré Craigflower, parc régional du Lac-ThetisO.et A. Ceska, 2001non disponibledisparu du pays
Pré Craigflower, parc régional du Lac-ThetisFairbarns, 2003, 2004non disponibledisparu du pays
Route McTavish, bassin versant de la baie Bazon, North SaanichN. Turner, 1966inconnuaucun dénombrement
Route McTavish, bassin versant de la baie Bazon, North SaanichN. Turner, 2001non disponibledisparu du pays
Route McTavish, bassin versant de la baie Bazon, North SaanichFairbarns, 2003, 2004non disponibledisparu du pays

Effet d’une immigration de source externe

La population la plus proche se situe à Orcas Island, dans l’État de Washington. Le site se trouve à environ 16 km de l’emplacement le plus près au Canada et à 37 km du site historique canadien le plus proche. La collection d’Orcas Island a été documentée comme un habitat atypique (Atkinson et Sharpe, 1993). L’Epilobium torreyi ne serait pas présent ailleurs dans l’archipel de San Juan, et il semble que le deuxième emplacement voisin se situerait dans le Thurston County, à environ 150 km au sud.

La dispersion des graines est improbable, même à partir des plants d’Orcas Island, car elles ne possèdent pas de touffe de poils pelucheux ni toute autre structure facilitant la dispersion sur de longues distances.

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Facteurs limitatifs et menaces

L’Epilobium torreyi nécessite un climat sub-méditerranéen sec en été, qui existe au Canada seulement dans le sud-est de l’île de Vancouver et dans certaines des îles Gulf voisines, ce qui constitue un facteur limitatif. En Colombie-Britannique, l’espèce a été trouvée dans des prairies humides et sur des pentes ouvertes. La faiblesse des mécanismes de dispersion des graines limite la capacité de l’espèce à s’étendre vers des habitats propices inoccupés. En outre, elle est restreinte par sa capacité compétitive réduite, tel que le montre son déclin dans les zones herbeuses.

La perte et la dégradation de l’habitat, principalement attribuables à l’aménagement résidentiel et agricole, représentent des menaces envers l’espèce. L’habitat est également modifié par la perturbation physique des sites par de l’équipement lourd, l’invasion par des plantes exotiques agressives envahissantes et l’empiètement naturel du Douglas taxifolié, un arbre indigène, dans les secteurs ouverts (en raison de l’extinction des incendies).

La disparition de l’Epilobium torreyi du Canada semble être imputable à son inhérente rareté (petites populations isolées à l’extrémité septentrionale de l’aire de répartition nord-américaine) ainsi qu’à la dégradation et à la perte des habitats où il était auparavant présent. L’invasion par les espèces végétales exotiques et la perturbation physique des sites par les humaines constituent les principales sources de dégradation de l’habitat.

La population du parc du Lac-Thetis occupait d’abord une petite zone du pré Craigflower. Avant la désignation de cette zone comme parc, la ville de Victoria y a planté des Abies grandis (sapin grandissime). De plus, le site a été envahi par le Crataegus monogyna (aubépine monogyne) et de nombreuses plantes herbacées non graminoïdes et herbes exotiques envahissantes, ce qui a eu de graves répercussions sur l’habitat et pourrait avoir entraîné la disparition de l’espèce.

À North Saanich, l’espèce était présente dans un pré herbeux ouvert le long de l’extrémité orientale de la route McTavish. La majeure partie de ce tronçon a été aménagé à des fins résidentielles et le reste est boisé, agricole, a fait l’objet de creusement de fossés ou a été envahi par des herbes exotiques très compétitives (par exemple, Agrostis capillaris) et des arbustes (notamment Rubus armeniacus). Ces espèces exotiques envahissantes ont directement affecté de nombreuses espèces végétales indigènes, en réduisant la luminosité et en les concurrençant afin d’obtenir de l’eau et des nutriments. Elles ont également eu des répercussions indirectes en faisant graduellement s’accroître les niveaux d’azote et de matières organiques du sol, ce qui peut faciliter l’invasion du site par d’autres concurrents, y compris des espèces indigènes (D’Antonio et Vitousek, 1992).

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Importance de l'espèce

Il s’agit possiblement d’une espèce relique de l’intervalle hypsithermal, pendant lequel le climat était sec et chaud, 4 000 à 6 000 années BP. Si elle n’était pas disparue du pays, l’espèce pourrait être importante sur le plan génétique, car les populations canadiennes sont isolées des populations américaines. L’espèce n’aurait pas été cultivée, mais les graines ont été utilisées comme aliments par certains peuples autochtones dans des régions de l’aire de répartition de l’espèce (Native American Ethnobotany, site Web consulté en décembre 2004).

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

L’Epilobium torreyi n’est pas couvert par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), l’Endangered Species Act (États-Unis) ni par la Liste rouge des espèces menacées de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). À l’échelle internationale, l’espèce est cotée G5, répandue, abondante et non en péril (demonstrably widespread, abundant and secure). Le Montana Natural Heritage Program la cote SH, historique, possiblement disparue du pays (historic, possibly extirpated) dans cet État. L’Epilobium torreyi n’est pas classé en Californie, en Idaho, au Nevada, en Oregon ni dans l’État de Washington (NatureServe, 2004).

En Colombie-Britannique, l’espèce est actuellement cotée S1, gravement en péril (critically imperiled), mais il est possible que cette classification soit revue et que l’espèce soit plutôt cotée SH, selon les plus récents relevés (J. Penny, comm. pers., 2004). À l’échelle canadienne, elle est cotée N1 (NatureServe, 2004); cette classification devrait être revue conformément à la cote britanno-colombienne, puisque l’épilobe de Torrey n’est présent dans aucune autre province ni territoire. L’Epilobium torreyi n’est pas protégé par la législation de la Colombie-Britannique.

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Résumé technique

Epilobium torreyi

Épilobe de Torrey – Brook-Spike-primrose

Répartition au Canada :

Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) au Canada
<< 1 km² si l’espèce est toujours présente
Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).
En déclin : La population du pré Craigflower est vraisemblablement disparue entre 1993 et 2001.
La population de la route McTavish est vraisemblablement disparue entre 1966 et 2001.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?
Non
Superficie de la zone d’occupation (km²) :
Inconnue si l’espèce est toujours présente dans la banque de semence
Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).
En déclin
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?
Non
Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.
Deux possiblement disparus du pays
Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
En déclin – possiblement disparus du pays
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?
Non
Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
Étendue en déclin à la suite de l’aménagement urbain et rural. Qualité en déclin en raison des activités humaines et des espèces envahissantes.

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).
Sept mois
Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).
0
Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.
En déclin – possiblement disparue du pays
S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).
Possiblement 100 %
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?
Sans objet (S. O.)
La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?
S. O. Toutes vraisemblablement disparues du pays
Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
En déclin
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?
Non
Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.
Les deux vraisemblablement disparues du pays

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Perte d’habitat en raison de l’aménagement urbain et rural; détérioration de l’habitat attribuable aux activités humaines et aux espèces envahissantes.

Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?
États-Unis : Saines mais isolées
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Impossible sans aide
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?
Probablement
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
Il en reste peu
La possibilité d’une immigration de populations externes existe-t-elle?
Non

Analyse quantitative

Non disponible (n.d.)

Statut existant

COSEPAC : Espèce en voie de disparition (2006)

Statut et justification de la désignation

Statut : Espèce en voie de disparition

Code alphanumérique : D1

Justification de la désignation : Bien qu’aucun plant n’ait été observé dans les deux emplacements connus suivant des relevés intensifs ciblés, il y a encore une possibilité qu’il reste certaines graines dans la banque de semences du sol étant donné la période de temps relativement courte depuis la dernière observation de plants en 1993, ou que des populations n’ayant pas été remarquées précédemment puissent être trouvées.

Applicabilité des critères

  • Critère A (Population globale en déclin) : S. O.
  • Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : S. O.
  • Critère C (Petite population globale et déclin) : S. O.
  • Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : L’espèce est vraisemblablement disparue du pays, mais il est possible qu’il reste suffisamment de graines dans la banque de semences du sol et que certaines puissent germer et devenir des plants matures. L’espèce satisfait donc au critère de désignation « en voie de disparition », si les conditions s’améliorent.
  • Critère E (Analyse quantitative) : n.d.

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Remerciements et experts contactés

Nous remercions l’Équipe de rétablissement de l’écosystème des chênes de Garry ainsi qu’Andrew Harcombe et Jenifer Penny (Centre de données sur la conservation de la Colombie-Britannique) d’avoir organisé le soutien financier et organisationnel en vue de la présente étude. Nous remercions également Gerry Ansell, qui nous a suggéré plusieurs sites de relevés. Nancy Turner (University of Victoria) a fourni des renseignements précieux sur le site de la route McTavish et a vérifié son site de collecte original.

Experts contactés

  • Peter Achuff (Ph. D.). Botaniste national, Direction de l’intégrité écologique, Parcs Canada, Parc national des Lacs de Waterton (Alberta).
  • David Cunnington. Biologiste des espèces en voie de disparition, Pacific Wildlife Research Centre, Delta (Colombie-Britannique).
  • David Fraser. Spécialiste des espèces en voie de disparition, Biodiversity Branch, Ministry of Water, Land and Air Protection de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique).
  • Jenifer Penny. Botaniste, Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, Resource Inventory Branch, Ministry of Sustainable, Resource Management, Victoria (Colombie-Britannique).
  • Gloria Goulet. Coordonnatrice, connaissances traditionnelles autochtones, Service canadien de la faune, Ottawa (Ontario).

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Sources d’information

Atkinson, S., et F. Sharpe. 1993. Wild Plants of the San Juan Islands, 2e édition, The Mountaineers, Seattle, 191 p. 

Baskin, Carol, et Jerry M. Baskin. 1998. Seeds: Ecology, Biogeography and Evolution of Dormancy and Germination, Academic Press, San Diego (Californie), 666 p.

Capital Regional District Parks. 2000. Master Plan, Victoria (Colombie-Britannique), 49 p. 

D’Antonio, C.M., et P.M. Vitousek. 1992. Biological invasions by exotic grasses, the grass/fire cycle, and global change, Annual Review of Ecology and Systematics 23:63-87.

Davis, R.J. 1952. Flora of Idaho, Wm. C. Brown Company, Dubuque (Iowa), 825 p.

Douglas, G.W., et D. Meidinger.1999. Epilobium, p. 348-370, in G.W. Douglas, D. Meidinger et J. Pojar (éd.), Illustrated Flora of British Columbia. Volume 3: Dicotyledons (Diapensiaceae through Onagraceae), Ministry of Environment, Lands & Parks de la Colombie-Britannique, Ministry of Forests de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique). 

Fuchs, M.A. 2001. Towards a Recovery Strategy for Garry Oak and Associated Ecosystems in Canada: Ecological Assessment and Literature Review, Rapport technique EC/GB-00-030, Environnement Canada, Service canadien de la faune, Région du Pacifique et du Yukon.

Gilkey, H., et L.R.J. Dennis. 1967. Handbook of Northwestern Plants, Oregon State University Bookstores, Inc., Corvallis (Oregon), 505 p.

Grime, J.P. 1081. The role of seed dormancy in vegetation dynamics, Annals of Applied Biology 98:555-558.

Héritage patrimonial marin du Pacifique.1996. A proposal for the protection of the Ballenas and Winchelsea Islands under the Pacific Marine Heritage Legacy, (un partenariat entre le Service canadien de la faune, Environnement Canada, le ministère de la Défense nationale, et Conservation de la nature Canada).

Hitchcock, C.L., A. Cronquist, M. Ownbey et J.W. Thompson. 1961. Vascular Plants of the Pacific Northwest. Part 3: Saxifragaceae to Ericaceae, University of Washington Press, Seattle.

Hoch, P.C. 1993. Epilobium, in J.C. Hickman (éd.), 1993, The Jepson Manual: Higher Plants of California, University of California Press, Berkeley, 1 400 p.

Hoch, P.C., et P.H. Raven. 1992. Boisduvalia, a coma-less Epilobium (Onagraceae), Phytologia 73:456-459.

Lea, T. 2002. Historical Garry Oak Ecosystems of Greater Victoria and Saanich Peninsula, 1:20,000 Map, Terrestrial Information Branch, Ministry of Sustainable Resource Management de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique).

Native American Ethnobotany; site Web disponible en anglais seulement, consulté en décembre 2004.

NatureServe. 2004. NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life [application Web], version 3.1, Arlington (Virginie) (disponible en anglais seulement, consulté le 18 juin 2004).

Peck, M.E. 1941. A manual of the higher pants of Oregon, Binfords and Mort, Portland (Oregon), 866 p.

Penny, J. Comm. pers. 2004. Correspondance par courriel adressée à M. Fairbarns, juillet 2004, botaniste, British Columbia Conservation Data Centre, gouvernement de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique).

Raven, P.H. 1976. Generic and sectional delimitation in Onagraceae, tribe Epilobieae, Annals of the Missouri Botanical Gardens 63:326-340.

Raven. P.H. 1979. A survey of reproductive biology in Onagraceae, New Zealand Journal of Botany 17:575-593.

Raven, P.H., et D.M. Moore. 1965. A revision of Boisduvalia (Onagraceae), Brittonia 17:238-254.

Scoggan, H.J. 1979. The Flora of Canada, Musée national des sciences naturelles, Publications in Botany No 7, Musées nationaux du Canada, 1 711 p.

Seavey, Steven R., Robert E. Magill et Peter H. Raven. 1977. Evolution of seed size, shape, and surface architecture in the tribe Epilobieae (Onagraceae), Annals of the Missouri Botanical Gardens 64:18-47.

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Sommaire bibliographique des rédacteurs du rapport

Matt Fairbarns détient un baccalauréat en sciences botaniques de la University of Guelph (1980). Depuis 20 ans, il travaille à la cartographie, à l’inventaire et à la conservation d’espèces rares et d’écosystèmes dans l’ouest du Canada.

Brenda Costanzo détient une maîtrise en sciences botaniques de la University of Victoria. Elle a été assistante-conservatrice de l’herbier de la University of Victoria de 1989 à 2001. Elle possède une vaste expérience du travail de terrain en botanique et a récemment travaillé à la préparation d’un document sur les plantes à risque des écosystèmes du chêne de Garry et connexes pour l’Équipe de rétablissement de l’écosystème des chênes de Garry (GOERT). Elle est actuellement coordonnatrice de l’équipe de rétablissement des plantes en péril à la Biodiversity Branch du Ministry of Water, Land and Air Protection à Victoria.

Adolf Češka, prom. biol.(Université Charles, Prague) et Ph. D. (Victoria), est botaniste et spécialiste de l’écologie des plantes. Depuis peu en semi-retraite, il travaille actuellement comme expert-conseil à son compte. Il était auparavant professeur adjoint invité à la University of Victoria, conservateur de botanique au Royal British Columbia Museum et écologiste de programme au Centre de conservation des données. Auteur de plusieurs articles et textes floristiques et taxinomiques, il est le co-inventeur d’une technique informatique pour la classification des végétaux et éditeur électronique de BEN (Botanical Electronic News). Son herbier personnel de plus de 30 000 spécimens est déposé au Royal British Columbia Museum.

Oldřiška Češka, prom. biol. (Université Charles, Prague), est botaniste de terrain. Elle possède une vaste expérience dans le Pacific Northwest. Mme Češka a plus de 35 ans d’expérience en recherche écologique, en mycologie et en botanique, en particulier l’inventaire et les relevés de plantes rares. À titre de chimiotaxinomiste, elle a élaboré des techniques de dénomination chimique de myriophylles et a découvert une coriandrine composée de la coriandre jusqu’alors inconnue. Partout en Colombie-Britannique, elle a participé à de nombreuses études floristiques et de la végétation qui mettaient l’accent sur les cryptogames, les champignons et les plantes difficiles sur le plan taxinomique. Elle a pris part à de nombreux voyages professionnels de terrain dans tout le Pacific Northwest : Washington, Oregon et nord de la Californie. Elle est l’auteure ou la coauteure de plus de 50 articles, dont de nombreux ont été publiés dans desrevues scientifiques.

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Collections examinées

Les collections suivantes ont été examinées :

  • Herbier du Royal British Columbia Museum (V)
  • Herbier de la University of Victoria (UVIC)
  • Herbier de la University of British Columbia (UBC)

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