Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Héliotin blanc satiné (Schinia bimatris) au Canada

Annexe 3

Méthodologie utilisée pour calculer les populations

Il est très difficile d’estimer la taille des populations avec les données obtenues grâce aux pièges à lumière, particulièrement en raison du peu de données disponibles. L’estimation fournie repose sur le nombre d’habitats convenables disponibles et sur l’expérience de la rédactrice en ce qui a trait à l’efficacité des prises par piège à lumière. Les variables les plus importantes qui entrent en jeu sont le rayon dans lequel la lumière « attire » les papillons nocturnes, la quantité de papillons nocturnes et la direction de leur dispersion (qui dépendent de la température) et le caractère saisonnier de la période de vol. On a émis les hypothèses qui suivent dans le but d’arriver à une estimation approximative :

  • un rayon d’attraction du piège à lumière entre 3 m et 10 m (Baker, R.R. et Y. Sadovy, The distance and nature of the light trap response of moths, Nature 276:818-821., 1978) ;
  • une moyenne de 0,5 papillon par piège, selon les résultats de collecte de 2003 de Troubridge et de Lafontaine (11 papillons pour un total de 24 nuits de collecte);
  • l’échantillonnage de 2003 a eu lieu durant la période de vol maximale, lorsqu’environ la moitié de la population totale était disponible pour l’échantillonnage (l’autre moitié ayant terminé sa période de vol ou n’ayant pas encore émergée);
  • on trouve des habitats convenables uniquement dans les 5 km² de dunes ouvertes, c’est-à-dire la zone d’occupation.

Étant donné que le rayon d’attraction à la lumière est relativement petit et que les papillons volent ou se déplacent, la zone qui a fait l’objet de l’échantillonnage par pièges à lumière est en fait plus grande que la simple « zone d’attraction » déterminée en fonction de l’estimation de 3 m à 10 m. Elle peut donc être perçue comme la véritable zone d’échantillonnage et doit faire l’objet d’une estimation. Selon les hypothèses énoncées plus haut, on obtient une estimation de 600 individus avec un rayon de 50 m et de 4 000 individus avec un rayon de 20 m. Si on accepte le rayon comme raisonnable et que l’on tient pour acquis qu’on avait une population de taille moyenne en 2003 (on sait qu’il y avait une population probablement très basse en 2004), les fluctuations d’une année à l’autre pourraient facilement varier de 100 individus, au niveau le plus bas, à 5 000 individus ou plus, au niveau le plus élevé.