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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Héliotin blanc satiné (Schinia bimatris) au Canada

COSEPAC Résumé

L’héliotin blanc satiné
Schinia bimatris

Information sur l’espèce

L’héliotin blanc satiné est une noctuelle blanche de taille relativement modeste dont la répartition est limitée au Canada. Les noctuelles appartiennent à la famille des Noctuidés, groupe largement représenté à l’échelle mondiale. Ce groupe incroyablement diversifié compte plus de 35 000 espèces décrites et de nombreuses autres espèces encore non décrites. Avec ses quelque 50 000 espèces, il rivalise probablement au plan de la diversité avec l’ensemble des vertébrés. Malgré leur diversité, les noctuelles demeurent un groupe relativement peu connu. La plupart des espèces sont de taille moyenne et ont un corps massif, et presque toutes sont phytophages. Le groupe comprend de nombreuses espèces importantes du point de vue économique, comme les vers-gris et les légionnaires.

L’héliotin blanc satiné semble rare à l’échelle de son aire de répartition, et sa biologie demeure largement méconnue. D’autres recherches sur le terrain devront être effectuées dans le sud-ouest du Manitoba pour déterminer si l’espèce est confinée aux dunes Spirit, dans le parc provincial Spruce Woods, ou si elle forme des populations plus largement réparties dans des habitats de dunes stabilisées (dunes envahies par la végétation).

Répartition

Au Canada, l’héliotin blanc satiné a été observé uniquement dans la région du parc provincial Spruce Woods, dans le sud-ouest du Manitoba. Ailleurs, l’espèce se rencontre vers le sud et l’est depuis le Nebraska jusqu’en Alabama, au Mississippi et en Caroline du Sud.

Habitat

Au Canada, la seule population existante connue occupe des dunes actives (non stabilisées par la végétation) dans la région de prairie-parc du sud-ouest du Manitoba. Dans le sud-est des États-Unis, l’héliotin blanc satiné se rencontre dans des peuplements côtiers de pin des marais.

Biologie

 On sait très peu de chose sur la biologie de cette espèce. Les adultes sont nocturnes. Le cycle biologique s’étale probablement sur un an. Au Manitoba, des adultes ont été récoltés entre le début et la fin de juillet. Les plantes nourricières des chenilles et des adultes sont inconnues, mais la population du parc provincial Spruce Woods est associée à l’onagre blanche, qui pourrait être une plante hôte larvaire.

Taille et tendances des populations

La taille de la population de l’héliotin blanc satiné n’a pas été déterminée, mais d’après la superficie des habitats favorables restants, cette population compterait actuellement entre 100 et 5 000 individus. Les données disponibles sont insuffisantes pour déterminer les tendances relatives à la taille de la population.

Facteurs limitatifs et menaces

La stabilisation des dunes envahies par la végétation pourrait représenter une menace. Des conditions plus chaudes et sèches dans des dunes où se trouve le seul site connu au Canada pourraient aussi être néfastes pour l’héliotin blanc satiné.

Importance de l’espèce

La répartition mondiale de l’héliotin blanc satiné est relativement limitée. Au Canada, cette espèce est connue uniquement des dunes Spirit, près de Brandon (Manitoba). Ce site représente la limite nord de l’aire de répartition connue de l’espèce.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Cette espèce n’est actuellement l’objet d’aucune désignation. La seule colonie existante au Canada se trouve dans un parc provincial où l’habitat est protégé contre le développement.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétences, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (Novembre 2009)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles

Données insuffisantes DI)****
Espèce sauvage pour laquelle l’information est insuffisante pour évaluer directement ou indirectement son risque de disparition.

* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.