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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Héliotin blanc satiné (Schinia bimatris) au Canada

Biologie

Généralités

On sait très peu de chose sur la biologie de l’héliotin blanc satiné. Les adultes sont nocturnes et attirés par les pièges à lumière ultraviolette. Des adultes volant de jour ont également été observés parmi une population relativement dense du Mississippi (R.L. Brown, comm. pers.). L’activité diurne pourrait être une réaction à l’augmentation de la densité de population. Un tel comportement s’observe également chez le Schinia meadii, chez qui les adultes sont actifs en fin d’après-midi et durant la nuit (C. Schmidt, données inédites).

Comme les autres lépidoptères, le S. bimatris présente un cycle biologique à métamorphose complète. De l’œuf sort une chenille qui se nourrit de plantes et mue plusieurs fois avant de se transformer en chrysalide. L’adulte émerge de la chrysalide. Les plantes hôtes larvaires du S. bimatris demeurent à identifier, mais la plupart des autres espèces du genre Schinia sont associées à une ou à plusieurs plantes hôtes étroitement apparentées (Hardwick, 1996). Chez la plupart des espèces d’héliotins, les chenilles se montrent sélectives et se nourrissent uniquement des jeunes fleurs et des graines de la plante hôte (Hardwick, 1996). La vie adulte des héliotins est brève et ne dépasse habituellement pas sept jours en captivité (Hardwick, 1996).

Reproduction

Aucune donnée sur le comportement reproducteur du S. bimatris existe. Chez la plupart des espèces d’héliotins, l’accouplement survient durant la période de vol. D’après les données se rattachant aux individus capturés au Manitoba, la période de vol du S. bimatris a lieu durant les deuxième et troisième semaines de juillet (annexe 1). Les femelles déposent habituellement leurs œufs dans les fleurs de la plante hôte larvaire en y insérant leur ovipositeur. Comme les Schinia spp. pondent des œufs relativement gros par rapport à leur corps (Hardwick, 1996), il est probable qu’ils en produisent moins que les autres noctuelles. Ainsi, le nombre maximal d’œufs pondus par une femelle varie de 89 chez le S. indiana à 356 chez le S. sueta (Hardwick, 1958). L’éclosion des œufs survient plusieurs jours après la ponte. Les jeunes chenilles se nourrissent de parties florales et de graines en développement à l’intérieur du capitule. Leur croissance est relativement rapide, la vie larvaire durant de deux à quatre semaines (Hardwick, 1996). De nombreuses espèces d’héliotins hibernent au stade nymphal et émergent pendant la période de floraison de la plante hôte. À ce que l’on sache, chez tous les héliotins, la chrysalide est formée à la surface du sol ou dans le sol (Hardwick, 1996).

Survie

Il n’existe aucune donnée spécifique au S. bimatris. De façon générale, chez les lépidoptères, la mortalité due à la prédation par les oiseaux et les invertébrés, le parasitisme par les mouches et les guêpes parasitoïdes et les infections par des agents pathogènes fongiques, bactériens et viraux est plus élevée parmi les effectifs larvaires. Chez les héliotins, le fait de demeurer cachés dans les capitules lorsqu’ils se nourrissent pourrait permettre aux chenilles de mieux échapper aux prédateurs et aux parasites (Hardwick, 1996). De nombreuses espèces d’héliotins présentent la particularité de pratiquer le cannibalisme à l’état larvaire, les chenilles attaquant aussi bien leur semblables que les chenilles d’autres espèces d’héliotins partageant le même capitule (Hardwick, 1996).

Physiologie

Aucune donnée n’est disponible.

Déplacements et dispersion

 On ne sait rien des déplacements et de la dispersion du S. bimatris. La plupart des Schinia spp. ont un vol rapide et bourdonnant (C. Schmidt, données inédites). Cette aptitude faciliterait la colonisation de parcelles de plantes hôtes séparées par un habitat inadéquat. Bien que les Schinia spp. soient capables de se disperser, nombre d’entre eux font preuve d’une grande fidélité à l’égard des sites et des plantes hôtes et s’en éloignent rarement (Hardwick, 1996; Swengel et Swengel, 1999).

Alimentation et relations interspécifiques

La plante hôte larvaire du S. bimatris est inconnue. Dans les dunes Spirit, l’espèce vit en association avec une onagre blanche (J. Troubridge, comm. pers.,  2004), probablement l’Oenothera nuttallii Sweet. Cette onagre pourrait fort bien être une plante hôte, car sa floraison coïncide avec la période de vol du S. bimatris et ses fleurs sont de la même couleur que les adultes. Un tel synchronisme et une telle coloration cryptique s’observent chez de nombreuses espèces d’héliotins qui se reposent à l’âge adulte sur les fleurs de la plante hôte durant la journée (Hardwick, 1996). Plusieurs autres héliotins ont pour plantes hôtes des onagres (Hardwick, 1996; C. Harp, comm. pers., 2003). En 2004, l’examen de près de 200 fleurs d’Oenothera spp. dans les dunes Spirit n’a révélé la présence d’aucun individu du S. bimatris. L’été 2004 s’est cependant révélé exceptionnellement froid et pluvieux, et il est donc possible que la densité de population ait été inférieure à la densité détectable.

Si l’O. nuttallii est effectivement la plante hôte larvaire, sa répartition ne devrait pas limiter celle du S. bimatris. L’O. nuttallii est présent dans le sud des prairies canadiennes et, vers le sud, jusqu’au Colorado, au Wisconsin et au Nebraska (Scoggan, 1979). Il est possible que les populations du sud des États-Unis se nourrissent sur d’autres Oenothera spp.

Comportement et adaptabilité

Aucune donnée n’est disponible.