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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Héliotin blanc satiné (Schinia bimatris) au Canada

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur
l’héliotin blanc satiné
Schinia bimatris
au Canada 

héliotin blanc satiné

En voie de disparition 2005

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2005. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’héliotin blanc satiné (Schinia bimatris) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 24 p.

Note de production :

Le COSEPAC aimerait remercier B. Christian Schmidt et Gary G. Anweiler qui ont rédigé le rapport de situation sur l’héliotin blanc satiné (Schinia bimatris) au Canada, en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. Theresa Fowler, coprésidente du Sous-comité de spécialistes des arthropodes du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684

Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC assessment and status report on the white flower moth Schinia bimatris in Canada.

Photo de la couverture :

Héliotin blanc satiné – Photo par Vernon Antoine Brou Jr.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2005.

PDF : CW69-14/438-2005F-PDF

ISBN 0-662-74215-X

HTML : CW69-14/438-2005F-HTML

ISBN 0-662-74216-8

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Mai 2005

Nom commun : Héliotin blanc satiné

Nom scientifique : Schinia bimatris

Statut : En voie de disparition

Justification de la désignation : Ce papillon nocturne est associé aux habitats de dunes. Sa présence a été consignée dans un petit nombre de sites dispersés en Amérique du Nord, dont un seul site existant au Canada. La plupart des habitats de dunes au Canada semblent trop secs pour cette espèce. Les habitats de dunes ont connu de graves déclins, et il est probable que cette espèce ait également fait l’objet d’une diminution.

Répartition : Manitoba

Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en mai 2005. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

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COSEPAC Résumé

L’héliotin blanc satiné
Schinia bimatris

Information sur l’espèce

L’héliotin blanc satiné est une noctuelle blanche de taille relativement modeste dont la répartition est limitée au Canada. Les noctuelles appartiennent à la famille des Noctuidés, groupe largement représenté à l’échelle mondiale. Ce groupe incroyablement diversifié compte plus de 35 000 espèces décrites et de nombreuses autres espèces encore non décrites. Avec ses quelque 50 000 espèces, il rivalise probablement au plan de la diversité avec l’ensemble des vertébrés. Malgré leur diversité, les noctuelles demeurent un groupe relativement peu connu. La plupart des espèces sont de taille moyenne et ont un corps massif, et presque toutes sont phytophages. Le groupe comprend de nombreuses espèces importantes du point de vue économique, comme les vers-gris et les légionnaires.

L’héliotin blanc satiné semble rare à l’échelle de son aire de répartition, et sa biologie demeure largement méconnue. D’autres recherches sur le terrain devront être effectuées dans le sud-ouest du Manitoba pour déterminer si l’espèce est confinée aux dunes Spirit, dans le parc provincial Spruce Woods, ou si elle forme des populations plus largement réparties dans des habitats de dunes stabilisées (dunes envahies par la végétation).

Répartition

Au Canada, l’héliotin blanc satiné a été observé uniquement dans la région du parc provincial Spruce Woods, dans le sud-ouest du Manitoba. Ailleurs, l’espèce se rencontre vers le sud et l’est depuis le Nebraska jusqu’en Alabama, au Mississippi et en Caroline du Sud.

Habitat

Au Canada, la seule population existante connue occupe des dunes actives (non stabilisées par la végétation) dans la région de prairie-parc du sud-ouest du Manitoba. Dans le sud-est des États-Unis, l’héliotin blanc satiné se rencontre dans des peuplements côtiers de pin des marais.

Biologie

 On sait très peu de chose sur la biologie de cette espèce. Les adultes sont nocturnes. Le cycle biologique s’étale probablement sur un an. Au Manitoba, des adultes ont été récoltés entre le début et la fin de juillet. Les plantes nourricières des chenilles et des adultes sont inconnues, mais la population du parc provincial Spruce Woods est associée à l’onagre blanche, qui pourrait être une plante hôte larvaire.

Taille et tendances des populations

La taille de la population de l’héliotin blanc satiné n’a pas été déterminée, mais d’après la superficie des habitats favorables restants, cette population compterait actuellement entre 100 et 5 000 individus. Les données disponibles sont insuffisantes pour déterminer les tendances relatives à la taille de la population.

Facteurs limitatifs et menaces

La stabilisation des dunes envahies par la végétation pourrait représenter une menace. Des conditions plus chaudes et sèches dans des dunes où se trouve le seul site connu au Canada pourraient aussi être néfastes pour l’héliotin blanc satiné.

Importance de l’espèce

La répartition mondiale de l’héliotin blanc satiné est relativement limitée. Au Canada, cette espèce est connue uniquement des dunes Spirit, près de Brandon (Manitoba). Ce site représente la limite nord de l’aire de répartition connue de l’espèce.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Cette espèce n’est actuellement l’objet d’aucune désignation. La seule colonie existante au Canada se trouve dans un parc provincial où l’habitat est protégé contre le développement.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétences, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (Novembre 2009)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles

Données insuffisantes DI)****
Espèce sauvage pour laquelle l’information est insuffisante pour évaluer directement ou indirectement son risque de disparition.

* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Le Schinia bimatris a été décrit par L.F. Harvey en 1875 d’après des individus capturés à Clifton, dans le comté de Bosque, au Texas (Harvey, 1875). Le nom commun anglais de l’espèce, White Flower Moth, a apparemment été proposé par Hooper (1996). Le S. bimatris est l’une des quelque 150 espèces nord-américaines d’héliotins (Héliothinés), une sous-famille de noctuelles (Noctuidés) (Hardwick, 1996). À l’échelle mondiale, le genre Schinia compte environ 120 espèces; la plupart d’entre elles se rencontrent dans les régions tempérées de l’Amérique du Nord (Hardwick, 1970; 1996). Le genre Schinia atteint sa diversité maximale dans les prairies arides et les déserts de l’ouest des États-Unis.

Tant que les plantes hôtes n’auront pas été identifiées et que les stades larvaires n’auront pas été décrits, il sera difficile de savoir quelle espèce de Schinia est la plus étroitement apparentée au S. bimatris. Sur le plan de l’apparence, de légères différences existent entre la population canadienne et les populations du sud des États-Unis. Les individus de la population canadienne sont en moyenne un peu plus grands (J. Troubridge, comm. pers.). Un examen plus approfondi de ces différences s’impose, car il est possible que les populations des régions côtières du sud des États-Unis et des Grandes Plaines représentent plus d’une espèce.

Description

L’héliotin blanc satiné a une envergure d’environ 32 mm (Hardwick, 1996). L’espèce porte bien son nom, car ses ailes sont d’un blanc brillant pur (figure 1). Le thorax et l’abdomen sont blancs, tandis que la tête et le collier sont orange. Le bord costal de l’aile postérieure est parfois saupoudré de quelques écailles brunes (Brou, 2003). Les ailes d’un blanc immaculé et le collier jaune sont des caractères diagnostiques. L’héliotin blanc satiné ne peut être confondu avec aucune autre espèce de papillon au Canada.

Des illustrations d’individus d’héliotin blanc satiné capturés au Canada sont présentées dans Hardwick (1996) et sur le site Web d’Agriculture et Agroalimentaire Canada consacré au papillons nocturnes du Canada. Étant donné qu’aucune clé d’identification des espèces du genre Schinia n’a encore été publiée, les identifications doivent être confirmées par un lépidoptériste expérimenté, par comparaison à des spécimens de référence ou à des illustrations de l’espèce.

Figure1. Schinia bimatris femelle, Louisiane. Photographie : Vernon Antoine Brou Jr.

Figure1. Schinia bimatris femelle, Louisiane. Photographie : Vernon Antoine Brou Jr

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Répartition

Aire de répartition mondiale

Des individus de Schinia bimatris ont été récoltés dans le sud‑ouest du Manitoba et depuis le Nebraska jusque dans l’est du Texas, vers le sud, et dans les États côtiers du golfe du Mexique jusqu’en Alabama, vers l’est. La présence de l’espèce a également été signalée à plusieurs reprises en Caroline du Sud (figure 2). Sa présence n’a cependant jamais été observée ni dans le nord de la Floride (J. Slotten, comm. pers.), ni en Géorgie (Adams, 2002). Un spécimen portant la mention « Oslar/Rico, Col. », dans la collection Rothschild du British Museum of Natural History (annexe 1), constitue la seule mention de l’espèce au Colorado (M. Honey, comm.  pers.). Ce spécimen a été capturé à près de 800 km des populations connues les plus proches. Enfin, la mention « Cochise Co., Arizona » (Ferguson et al., 1999) résulte d’une erreur de cartographie (C. Harp, comm. pers.).

Aire de répartition canadienne

Avant 2003, les seuls spécimens connus du Canada se limitaient à la douzaine de spécimens récoltés entre 1910 et 1927 dans la région d’Onah et d’Aweme, à proximité de l’actuelle ville de Brandon (Manitoba) (figure 3). En juillet 2003, l’espèce a été redécouverte par J. Troubridge et D. Lafontaine lorsque 11 individus ont été pris près des sites historiques des dunes Spirit, dans le parc provincial Spruce Woods (Manitoba) (annexe 1). D’après les informations actuellement disponibles, l’aire de répartition de l’espèce pourrait être très isolée. Selon les mentions historiques et récentes de la présence de l’espèce au Canada, la zone d’occurrence couvre une superficie d’environ 250 km² et peut être plus petite si les enregistrements initiaux sont actuellement ceux des dunes Spirit. L’espèce semble atteindre dans le sud du Manitoba la limite nord de son aire de répartition, et aucune population n’a été trouvée entre le Manitoba et Omaha, au Nebraska (annexe 1). Toutes les recherches visant à déceler la présence de l’espèce en Alberta et en Saskatchewan dans des habitats semblables aux dunes Spirit ont échoué (annexe 2). Aucune recherche du S. bimatris n’a été effectuée aux sites d’Aweme et d’Onah, car l’habitat à proximité de ces sites ne convient pas à l’espèce. En fait, il est probable que la douzaine d’individus connus de la région aient été récoltés à une certaine distance de ces sites puisque durant ses expéditions de collecte, N. Criddle, l’auteur des captures, s’éloignaient souvent passablement de sa ferme d’Aweme (Archives du Manitoba). Compte tenu des préférences de l’espèce en matière d’habitat, ces spécimens pourraient fort bien avoir été capturés dans les dunes Spirit.

Figure 2. Aire de répartition nord-américaine du Schinia bimatris.

Figure 2. Aire de répartition nord-américaine du Schinia bimatris

Figure 3. Localités de collecte au Canada du Schinia bimatris près de Brandon (Manitoba). Les cercles indiquent les endroits où l'espèce a été observée anciennement et dont les emplacements exacts sont incertains et peuvent représenter les collections du parc provincial Spruce Woods; le carré indique un enregistrement récent (SoftMap, 2001).

Figure 3.  Localités de collecte au Canada du Schinia bimatris près de Brandon (Manitoba)

Figure 3b. Habitats de dunes dans les Prairies où des recherches visant à déceler la présence du Schinia bimatris ont été effectuées. Le cercle plein représente l’endroit où la présence du S. bimatris a été observée, tandis que les cercles vides désignent les endroits où elle ne l'a pas été (voir les données détaillées à l’annexe 2).

Figure 3b.  Habitats de dunes dans les Prairies où des recherches visant à déceler la présence du Schinia bimatris ont été effectuées

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Au Manitoba, le S. bimatris est associé uniquement aux dunes et aux creux de déflation actifs (figure 4). Il conviendrait d’effectuer des relevés dans les dunes stabilisées du parc provincial Spruce Woods afin de déterminer si ce type d’habitat est également adéquat. Ces dunes, qui présentent un couvert végétal plus dense que les dunes Spirit, incluent les dunes de Souris, d’Oak Lake, de Lauder, de Routledge et de Saint-Lazare, dans le sud-ouest du Manitoba (Wolfe, 2001).

Figure 4.  Habitat du Schinia bimatris, dunes Spirit, parc provincial Spruce Woods (Manitoba). Photographie : C. Schmidt.

Figure 4.  Habitat du Schinia bimatris, dunes Spirit, parc provincial Spruce Woods (Manitoba)

Le parc provincial Spruce Woods est situé dans l’écorégion de la prairie-parc à trembles (Gauthier et al., 2001). Les dunes Brandon, qui ont été formées par des sédiments glaciolacustres du lac glaciaire Agassiz et façonnées par des processus éoliens après la déglaciation, caractérisent la géologie de surface locale (David, 1977).

Dans le sud-est des États-Unis, l’espèce se rencontre dans des peuplements de pin des marais (J. Slotten et V.A. Brou Jr., comm. pers.). Ces peuplements sont caractérisés par un sous-étage clairsemé d’herbacées dont la pérennité, anciennement, était assurée par des feux fréquents. Aujourd’hui considérés comme un écosystème menacé aux États-Unis, ils abritent de nombreuses espèces préoccupantes d’amphibiens et de reptiles (Noss, 1989).

Tendances en matière d’habitat

Les dunes Spirit (figure 4) couvrent une superficie d’environ 5 km². Les dunes actives n’occupent qu’environ 0,2 km² de ce territoire (Vance et Wolfe, 1996). La proportion de dunes actives semble être demeurée relativement stable depuis les années 1960. Anciennement, durant les années 1920, les dunes actives couvraient une superficie beaucoup plus grande, soit au moins 145 ha, mais au cours des 80 dernières années qui ont suivi, elles ont affiché un recul de 10 à 20 p. 100 environ par décennie (figure 4b; Vance et Wolfe, 1996). Ce déclin d’habitats de dunes actives représente probablement un déclin de la taille de la population de papillons nocturnes. Selon certaines études récentes, il semble que l’activité dunaire ait augmenté sous l’influence du réchauffement climatique et d’une hausse de l’aridité (Wolfe, 1997), mais ne représente pas nécessairement une augmentation de l’habitat convenable pour l’héliotin blanc satiné. Historiquement, les perturbations naturelles, telles que le pâturage par les bisons et les feux de prairies, faisaient en sorte que les dunes Spirit demeuraient actives. Bien que la stabilisation de ces dunes envahies par la végétation puisse avoir arrêté au cours des années récentes et soit même en voie de se renverser; la réactivation des dunes est peut-être maintenant attribuable à des températures plus élevées et à des conditions de sécheresse causées par le changement climatique. Bien que cette réactivation puisse produire d’autres habitats de dune actifs, il est possible que l’héliotin nécessite les conditions davantage humides qui prévalaient par le passé. Si tel est le cas, le changement actuel vers des conditions plus chaudes et arides peut ne pas fournir un habitat convenable pour l’espèce (J. Duncan, comm. pers.).

Même si les dunes sont répandues dans le sud des provinces des Prairies, les creux de déflation sont peu nombreux et se rencontrent principalement dans les dunes Middle en Alberta et Great en Saskatchewan et, dans une moindre mesure, dans les dunes Brandon au Manitoba (Wolfe, 1997).

Comme il n’existe aucune mention ancienne ou récente du S. bimatris dans des habitats semblables en Alberta et en Saskatchewan, il semble peu probable que l’espèce soit présente dans d’autres régions au Canada. De plus, les dunes Brandon se trouvent dans une région humide à subhumide, tandis que les dunes de prairie qui se trouvent ailleurs au pays sont exposées à un climat beaucoup plus aride (Wolfe, 1997).

Un échantillonnage dirigé devrait être réalisé dans les habitats de dunes, en particulier ceux qui abritent la plante-hôte présumée. La population la plus rapprochée pourrait se trouver dans le champ de dunes Minot, au Dakota du Nord, à environ 200 km au sud-ouest (Forman et al., 2001).

Figure 4b. Photographies aériennes des dunes Spirit (Manitoba) montrant la stabilisation récente des dunes. Les zones claires correspondent aux creux de déflation actifs en 1990 (A), en 1928 (B) et en 1947 (C). (Photographies tirées de Wolfe et al. [2000] et reproduites avec la permission de l’auteur.)

Figure 4b.  Photographies aériennes des dunes Spirit (Manitoba) montrant la stabilisation récente des dunes. Les zones claires correspondent aux creux de déflation actifs en 1990 (A), en 1928 (B) et en 1947 (C). (Photographies tirées de Wolfe et al. [2000]et reproduites avec la permission de l’auteur.)

Protection et propriété

L’habitat de la population du Manitoba se trouve dans le parc provincial Spruce Woods et la base canadienne des forces armées (BFC) de Shilo, qui relèvent respectivement des autorités provinciales et fédérales. La totalité de la population existante se trouve dans le parc provincial Spruce Woods et bénéficie à ce titre d’une protection légale.

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Biologie

Généralités

On sait très peu de chose sur la biologie de l’héliotin blanc satiné. Les adultes sont nocturnes et attirés par les pièges à lumière ultraviolette. Des adultes volant de jour ont également été observés parmi une population relativement dense du Mississippi (R.L. Brown, comm. pers.). L’activité diurne pourrait être une réaction à l’augmentation de la densité de population. Un tel comportement s’observe également chez le Schinia meadii, chez qui les adultes sont actifs en fin d’après-midi et durant la nuit (C. Schmidt, données inédites).

Comme les autres lépidoptères, le S. bimatris présente un cycle biologique à métamorphose complète. De l’œuf sort une chenille qui se nourrit de plantes et mue plusieurs fois avant de se transformer en chrysalide. L’adulte émerge de la chrysalide. Les plantes hôtes larvaires du S. bimatris demeurent à identifier, mais la plupart des autres espèces du genre Schinia sont associées à une ou à plusieurs plantes hôtes étroitement apparentées (Hardwick, 1996). Chez la plupart des espèces d’héliotins, les chenilles se montrent sélectives et se nourrissent uniquement des jeunes fleurs et des graines de la plante hôte (Hardwick, 1996). La vie adulte des héliotins est brève et ne dépasse habituellement pas sept jours en captivité (Hardwick, 1996).

Reproduction

Aucune donnée sur le comportement reproducteur du S. bimatris existe. Chez la plupart des espèces d’héliotins, l’accouplement survient durant la période de vol. D’après les données se rattachant aux individus capturés au Manitoba, la période de vol du S. bimatris a lieu durant les deuxième et troisième semaines de juillet (annexe 1). Les femelles déposent habituellement leurs œufs dans les fleurs de la plante hôte larvaire en y insérant leur ovipositeur. Comme les Schinia spp. pondent des œufs relativement gros par rapport à leur corps (Hardwick, 1996), il est probable qu’ils en produisent moins que les autres noctuelles. Ainsi, le nombre maximal d’œufs pondus par une femelle varie de 89 chez le S. indiana à 356 chez le S. sueta (Hardwick, 1958). L’éclosion des œufs survient plusieurs jours après la ponte. Les jeunes chenilles se nourrissent de parties florales et de graines en développement à l’intérieur du capitule. Leur croissance est relativement rapide, la vie larvaire durant de deux à quatre semaines (Hardwick, 1996). De nombreuses espèces d’héliotins hibernent au stade nymphal et émergent pendant la période de floraison de la plante hôte. À ce que l’on sache, chez tous les héliotins, la chrysalide est formée à la surface du sol ou dans le sol (Hardwick, 1996).

Survie

Il n’existe aucune donnée spécifique au S. bimatris. De façon générale, chez les lépidoptères, la mortalité due à la prédation par les oiseaux et les invertébrés, le parasitisme par les mouches et les guêpes parasitoïdes et les infections par des agents pathogènes fongiques, bactériens et viraux est plus élevée parmi les effectifs larvaires. Chez les héliotins, le fait de demeurer cachés dans les capitules lorsqu’ils se nourrissent pourrait permettre aux chenilles de mieux échapper aux prédateurs et aux parasites (Hardwick, 1996). De nombreuses espèces d’héliotins présentent la particularité de pratiquer le cannibalisme à l’état larvaire, les chenilles attaquant aussi bien leur semblables que les chenilles d’autres espèces d’héliotins partageant le même capitule (Hardwick, 1996).

Physiologie

Aucune donnée n’est disponible.

Déplacements et dispersion

 On ne sait rien des déplacements et de la dispersion du S. bimatris. La plupart des Schinia spp. ont un vol rapide et bourdonnant (C. Schmidt, données inédites). Cette aptitude faciliterait la colonisation de parcelles de plantes hôtes séparées par un habitat inadéquat. Bien que les Schinia spp. soient capables de se disperser, nombre d’entre eux font preuve d’une grande fidélité à l’égard des sites et des plantes hôtes et s’en éloignent rarement (Hardwick, 1996; Swengel et Swengel, 1999).

Alimentation et relations interspécifiques

La plante hôte larvaire du S. bimatris est inconnue. Dans les dunes Spirit, l’espèce vit en association avec une onagre blanche (J. Troubridge, comm. pers.,  2004), probablement l’Oenothera nuttallii Sweet. Cette onagre pourrait fort bien être une plante hôte, car sa floraison coïncide avec la période de vol du S. bimatris et ses fleurs sont de la même couleur que les adultes. Un tel synchronisme et une telle coloration cryptique s’observent chez de nombreuses espèces d’héliotins qui se reposent à l’âge adulte sur les fleurs de la plante hôte durant la journée (Hardwick, 1996). Plusieurs autres héliotins ont pour plantes hôtes des onagres (Hardwick, 1996; C. Harp, comm. pers., 2003). En 2004, l’examen de près de 200 fleurs d’Oenothera spp. dans les dunes Spirit n’a révélé la présence d’aucun individu du S. bimatris. L’été 2004 s’est cependant révélé exceptionnellement froid et pluvieux, et il est donc possible que la densité de population ait été inférieure à la densité détectable.

Si l’O. nuttallii est effectivement la plante hôte larvaire, sa répartition ne devrait pas limiter celle du S. bimatris. L’O. nuttallii est présent dans le sud des prairies canadiennes et, vers le sud, jusqu’au Colorado, au Wisconsin et au Nebraska (Scoggan, 1979). Il est possible que les populations du sud des États-Unis se nourrissent sur d’autres Oenothera spp.

Comportement et adaptabilité

Aucune donnée n’est disponible.

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Taille et tendances des populations

Tant qu’on ne possédera pas un portrait plus clair de la répartition du S. bimatris et de son utilisation de l’habitat et de la plante hôte, il sera difficile, voire impossible, d’obtenir une estimation significative de la taille de la population. La taille de la population est vraisemblablement limitée par le nombre de fleurs et de graines disponibles pour les chenilles et les sources de nectar disponibles pour les adultes, et peut-être aussi par le type de substrat (sable lâche dans le cas présent) ainsi que par des caractéristiques du microhabitat telles que l’humidité. Même dans son habitat, le S. bimatris semble rare ou peu commun, comme l’indique le faible nombre d’individus observés en 2003. Les recherches menées aux dunes Spirit en 2004 ont échoué (annexe 2), mais il convient de noter que le sud du Manitoba a connu une année particulièrement froide et pluvieuse en 2004. En conséquence, les effectifs du S. bimatris étaient peut-être anormalement faibles cette année-là. Compte tenu de l’étendue limitée de l’habitat adéquat et de la relative rareté de l’espèce en 2003, il y a tout lieu de croire que la population compte actuellement entre 100 et 5 000 individus. La probabilité que des migrateurs puissent contribuer au rétablissement de la population canadienne n’a pas été calculée, mais elle est considérée comme très faible, puisqu’aucune population de S. bimatris n’est connue des régions voisines aux États-Unis. La présence du Schinia bimatris n’a jamais été observée ni au Dakota du Nord ni au Dakota du Sud (G. Fauske, comm. pers.), mais le champ de dunes Minot, au Dakota du Nord, se trouve à 200 km au sud-ouest des dunes Spirit (Forman et al., 2001) et pourrait représenter un habitat adéquat. La population connue la plus près se trouve à proximité d’Omaha (Nebraska) à environ 1000 km.

La densité des populations du S. bimatris dans le sud des États-Unis est également faible. Par exemple, en Louisiane, seulement 43 individus ont été récupérés sur une période de 33 ans dans une série de pièges lumineux allumés presque quotidiennement (V. Brou, comm. pers.). La présence de conditions environnementales favorables pourrait toutefois donner lieu à des pics de population et à de fortes fluctuations de densité de population d’une année à l’autre. Ainsi, durant une année donnée, des douzaines d’individus ont été observés chez une population du Mississippi alors qu’aucun n’avait été aperçu au cours des années précédentes (R. Brown, comm. pers.). Des fluctuations stochastiques de la taille des populations ont également été observées chez le Schinia indiana (Swengel et Swengel, 1999). Puisque des populations aux États-Unis de S. bimatris ainsi que des population de certaines espèces étroitement apparentées se trouvent en faible densité et connaissent de grandes fluctuations de populations, il est possible que la population canadienne de S. bimatris ait une dynamique de population semblable.


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Facteurs limitatifs et menaces

Le Schinia bimatris semble être restreint par la disponibilité limitée de dunes actives convenables. La stabilisation des dunes envahies par la végétation pourrait limiter davantage l’aire de répartition du S. bimatris. De plus, le changement de conditions relativement humides à des conditions climatiques plus élevées et arides, une incidence du changement climatique mondial peut réactiver les dunes, mais peut aussi créer des microhabitats non convenables au sein de ces dunes. On doit connaître les exigences relatives aux plantes hôtes et à l’habitat particulier pour le S. bimatris avant qu’on puisse déterminer les facteurs limitatifs exacts pour l’espèce.

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Importance de l'espèce

La population de S. bimatris du Manitoba est l’unique population canadienne. Ce site représente la limite nord de l’aire de répartition connue de l’espèce.

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

Cette espèce n’est actuellement l’objet d’aucune désignation (NatureServe, 2002) et ne bénéficie d’aucune forme de protection légale spécifique au Canada et aux États-Unis. Aucune cote mondiale, nationale ou infranationale ne lui a été attribuée au  Canada et aux États-Unis. La population existante au Manitoba se trouve dans le parc provincial Spruce Woods où l’habitat est protégé contre le développement.

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Sommaire du rapport de situation

L’héliotin blanc satiné est une espèce méconnue qui a été observée au Canada uniquement dans les dunes Spirit, au Manitoba. Il est plus répandu dans les pinèdes de la plaine côtière du sud des États-Unis. En matière de recherche, la priorité doit être accordée à l’étude des habitats de dunes du sud ouest du Manitoba et à l’identification de la plante hôte larvaire.

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Résumé technique

Schinia bimatris

Héliotin blanc satiné – White Flower Moth

Répartition au Canada : Sud-ouest du Manitoba

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) : Maximum de 250 km²
Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).Inconnue
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)? On ne sait pas
Superficie de la zone d’occupation (km²) : 5 km²
Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).A connu de graves déclins jusqu’à récemment, possibilité d’une stabilisation ou même d’une augmentation lente en raison de la réactivation des dunes à la suite de sécheresse, mais a) il s’agit peut-être que d’une fluctuation et b) des conditions climatiques plus chaudes et arides ne conviennent peut-être pas.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)? On ne sait pas
Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés). (voir figure 2) : 1 connue
Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue). Inconnue
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)? On ne sait pas
Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue). Inconnue. La réactivation des dunes peut avoir lieu en raison du changement climatique, mais les conditions plus chaudes et arides peuvent ne pas convenir à l’espèce.

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.). Un an
Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles). De 100 à 5 000
Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue. Inconnue
S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte). On ne sait pas
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)? Probablement
La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)? Probablement
Énumérer les populations et donner le nombre d’individus
matures dans chacune
Dunes Spirit : De 100 à 5 000
Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin,
stable, en croissance, inconnue).
Stable, à notre connaissance
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)? Peu probable

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

Les exigences en matière d’habitat sont inconnues en ce qui concerne les populations au Canada, mais la perte de l’habitat causée par la stabilisation des dunes et le changement du microhabitat de dune peuvent représenter des menaces.

Effet d’une immigration de source externe : Extrêmement faible
L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’étranger)?Oui
Statut ou situation des populations de l’extérieur? On ne sait pas
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? Très peu probable (la population connue la plus près est au Nebraska à ~ 1 000 km)
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada? On ne sait pas
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?On ne sait pas

Analyse quantitative

Statut actuel 

COSEPAC : En voie de disparition (mai 2005)

Statut et justification de la désignation

Statut : En voie de disparition

Code alphanumérique :B1ab(iii)c(iv)+2ab(iii)+(c)(iv)

Justification de la désignation : Ce papillon nocturne est associé aux habitats de dunes. Sa présence a été consignée dans un petit nombre de sites dispersés en Amérique du Nord, dont un seul site existant au Canada. La plupart des habitats de dunes au Canada semblent trop secs pour cette espèce. Les habitats de dunes ont connu de graves déclins, et il est probable que cette espèce ait également fait l’objet d’une diminution.

Applicabilité des critères

Critère A (Population globale en déclin) : Données insuffisantes.

Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Répond aux critères B1ab(iii)c(iv)+2ab(iii)+(c)(iv) d’espèce en voie de disparition. La zone d’occurrence est grandement inférieure à 5 000 km² et la zone d’occupation est grandement inférieure à 500 km². La population est probablement très fragmentée et occupe un seul site connu (confiance raisonnable qu’elle occupe un ou peut-être deux sites). On remarque aussi un grave déclin de l’habitat adéquat ainsi que des fluctuations probablement importantes du nombre d’individus matures, d’après l’existence de telles fluctuations chez les populations plus au sud.

Critère C (Petite population globale et déclin) : Sans objet.

Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : Répond au critère D2 d’espèce menacée. Elle occupe une superficie de moins de 20 km² et a été observée dans moins de 5 sites.

Critère E (Analyse quantitative) : Données insuffisantes.

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Remerciements et experts contactés

Remerciements

Un certain nombre de personnes ont répondu à nos demandes de renseignements au sujet des données sur les spécimens faisant partie de leur collection et nous leur en sommes reconnaissants : Matthias Buck, Bob Byers, Jerry Fauske, Brian Harris, Martin Honey, Chris Kotecki, Don Lafontaine, Tim McCabe, Bill Miller, Mo Nielsen, Kathryn Nystrom, Mark F. O'Brien, Greg Pohl, Mark Potzler, Rob Roughley, Jim Troubridge et David Wagner. Les personnes qui suivent nous ont fourni des données supplémentaires : Vernon Antoine Brou Jr., Chuck Harp, Nick Page et Jeff Slotten. Steve Wolfe nous a donné la permission d’utiliser ses photos aériennes des dunes Spirit.

Nous tenons aussi à remercier Conservation Manitoba et Helios Hernandez pour avoir facilité notre recherche au parc provincial Spruce Woods. Theresa Fowler a fourni des conseils et des commentaires utiles pendant la préparation du présent rapport. Les membres du Sous-comité de spécialistes des arthropodes du COSEPAC ont fourni des commentaires et des suggestions utiles.

Le financement pour la préparation du présent rapport de situation a été fourni par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada.

Experts contactés

Brou, Vernon Antoine Jr. Lepidopterist, Abita Springs (Louisiane) États-Unis.

Brown, Richard. Professor and curator, Mississippi Entomological Museum, Mississippi State (Mississippi) États-Unis.

Duncan, Jim. Gestionnaire, Section de la conservation de la biodiversité, Direction de la protection des écosystèmes et des espèces sauvages, Conservation Manitoba, Winnipeg (Manitoba).

Fauske, Gérald. Research specialist, North Dakota State University, Fargo (Dakota du Nord) États-Unis.

Harp, Chuck. Lepidopterist, Littleton (Colorado) États-Unis.

Lafontaine, J. Donald. Scientifique et spécialiste des noctuelles, Canadian National Collection of Insects, Arachnids and Nematodes. Ottawa (Ontario).

McCabe, Timothy. Curator and noctuid specialist, New York State Museum, Albany (État de New York) États-Unis.

Slotten, Jeffrey. Lepidopterist, Gainesville (Floride) États-Unis.

Troubridge, Jim. Spécialiste des noctuelles, Canadian National Collection of Insects, Arachnids and Nematodes. Ottawa (Ontario).

Wagner, David. Associate professor, University of Connecticut, Storrs (Connecticut) États-Unis.


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Sources d’information

Adams, J. 2002. Moths and Butterflies of Georgia and the Southeastern United States, http://www.daltonstate.edu/galeps/index.htm (consulté en février 2003).

Brou, V.A. 2003. Schinia bimatris (Harvey) in Louisiana, South. Lepid. News 25:7.

David, P.P. 1977. Sand Dune Occurrences of Canada: a theme and resource inventory study of eolian landforms of Canada, Affaires indiennes et du Nord Canada, Direction des Parcs nationaux, Ottawa, 183 p.

Ferguson, Douglas C., Chuck E. Harp, Paul A. Opler, Richard S. Peigler, Michael Pogue, Jerry A. Powell et Michael J. Smith. 1999. Moths of North America, Jamestown, ND: page d’accueil du Northern Prairie Wildlife Research Center (version du 30 décembre 2002).

Forman, S.L., R. Oglesby et R.S. Webb. 2001. Temporal and spatial patterns of Holocene dune activity on the Great Plains of North America: megadroughts and climate links, Global and Planetary Change 29:1-29.

Gauthier, D.A., K. McGovern et L. Patino. 2001. Grassland Habitat and Conservation Areas, Prairie Ecozone of Canada, Canadian Plains Research Center, University of Regina (Saskatchewan) (http://www.cprc.uregina.ca), 30 p.

Hardwick, D.F. 1996. A Monograph to the North American Heliothentinae (Lepidoptera: Noctuidae), publié de façon privée, 281 p.

Harvey, L.F. 1875. On Texas Lepidoptera collected by Mr. Belfrage, Bulletin of the Buffalo Society of Natural History 3:3-16.

Hooper, R.R. 1996. Checklist of Saskatchewan Moths Part 14: Flower Moths, Blue Jay 54:44-46.

NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life [application Web], 2002, version 1.6, Arlington (Virginie) États-Unis, NatureServe. (consulté le 7 février 2003).

Noss, R.F. 1989. Longleaf pine and wiregrass: keystone components of an endangered ecosystem, Natural Areas Journal 9:211-213.

Scoggan, H.J. 1979. The Flora of Canada. Part 4. Dicotyledoneae (Loasaceae to Compositae), Musée national des sciences naturelles, Musées nationaux du Canada, Ottawa, p. 1117-1711.

SoftMap. 2001. Version 4.01, SoftMap Plus Mapping Technologies Inc.

Swengel, A.B., et S.R. Swengel. 1999. Observations on Schinia Indiana and Schinia ucens in the Midwestern United States (Lepidoptera: Noctuidae), Holarctic Lepidoptera 6(1):11-21.

Vance, R.E., et S.A. Wolfe. 1996. Geological indicators of water resources in semi-arid environments: southwestern interior of Canada, p. 251-263, in A.R. Berger et W.J. Iams (éd.), Geoindicators: Assessing rapid environmental changes in earth systems, A.A. Balkema.

Wolfe, S.A. 1997. Impact of increased aridity on sand dune activity in the Canadian Prairies, Journal of Arid Environments 36:421–432.

Wolfe, S.A. 2001. Eolian Deposits in the Prairie Provinces, Geological Survey of Canada Open File 4118.

Wolfe, S.A., D.R. Muhs, P.P. David et J.P. McGeehin. 2000. Chronology and geochemistry of late Holocene eolian deposits in the Brandon Sand Hills, Manitoba, Canada, Quaternary International 67:61-74.

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Sommaire biographique des rédacteurs du rapport

Chris Schmidt a terminé une maîtrise à la University of Alberta en 2001. Son travail portait sur l’écologie de la livrée des forêts. Il avait auparavant obtenu un baccalauréat en écologie de la University of Calgary en 1996. Il a travaillé plusieurs années comme technicien en laboratoire et sur le terrain à la University of Alberta, effectuant de la recherche sur les dynamiques de population des lépidoptères. Ses activités de recherche récentes ont conduit à la publication d’articles sur des inventaires zoologiques et des aspects de la biologie des lépidoptères. Il complète actuellement un doctorat à la University of Alberta qui porte sur la phylogenèse et la taxinomie des Arctiidae à l’aide de techniques moléculaires et morphologiques.

Gary Anweiler est un adjoint aux recherches au Strickland Entomological Museum de la University of Alberta. Il est une autorité reconnue en ce qui concerne les papillons nocturnes de l’Alberta et un membre du Sous-comité de spécialistes des arthropodes du COSEPAC.

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Collections examinées

Strickland Entomological Museum (University of Alberta, Edmonton, Alb.), Northern Forestry Centre (Edmonton, Alb.), Canadian National Collection of Insects, Arachnids and Nematodes (Ottawa, Ont.), Buffalo Museum of Science (Buffalo, NY), collection d’entomologie de la University of Guelph (Guelph, Ont.), British Museum of Natural History (Londres, R.-U.), Illinois State Natural History Survey (Urbana, IL), Natural History Museum of Los Angeles County (Los Angeles, CA), Michigan State University (East Lansing, MI), Centre de foresterie des Grands Lacs (Sault Ste. Marie, Ont.), Université du Manitoba (Winnipeg, Man.), Michigan State University (Ann Arbor, MI), University of Minnesota (St. Paul, MN), New York State Museum (Albany, NY), collection personnelle de Jim Troubridge, collection personnelle de Gerald Fauske, collection personnelle de Chuck Harp.

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Annexe 1

Sommaire des données sur les spécimens de Schinia bimatris
LocalitDateCollecteurSource/collection1Nombre de spécimens
CAN MB: Aweme09-juil.-1925N. CriddleAMNH (fide C. Harp)?
CAN MB: Aweme??LACM?
CAN MB: Aweme20-juil.-1910N. CriddleUMWM?
CAN MB: Aweme18-juil.-1923N. CriddleLACM?
CAN MB: Aweme31-juil.-1924N. CriddleCNCI1
CAN MB: Aweme08-juil.-1920N. CriddleCNCI1
CAN MB: Aweme07-juil.-1920N. CriddleCNCI1
CAN MB: Aweme09-juil.-1916N. CriddleCNCI1
CAN MB: Awemeca. 1900J. FletcherCNCI1
CAN MB: Onah16-juil.-1927N. CriddleCNCI2
CAN MB: Onah18-juil.-1921N. CriddleCNCI1
CAN MB: dunes Spirit, parc provincial Spruce Woods20-juil.-2003J.D. Lafontaine et J. TroubridgeJ. Troubridge2
CAN MB: dunes Spirit, parc provincial Spruce Woods21-juil.-2003J.D. Lafontaine et J. TroubridgeCNCI et J. Troubridge7
CAN MB: dunes Spirit, parc provincial Spruce Woods28-juil.-2003J.D. Lafontaine et J. TroubridgeJ. Troubridge2
USA AL: Mobile Co., Delchamps13-sept.-1930?AMNH (fide C. Harp)?
USA CO: Dolores Co., Ricoca. 1900E.J. Oslar ?BMNH?
USA KS: Comanche Co., 0,5 mille S. et 1 mille O. de Coldwater14-août-1990C.J. OchsHSC (fide C. Harp)?
USA KS: Douglas Co., Lawrence??J. Adams (fide C. Harp)?
USA KS: Kiowa Co.16-août-1993G.A. SalsburyG.A. Salsbury (fide C. Harp)3
USA KS: Phillips Co.?C.J. OchsInconnue (fide C. Harp)1
USA LA: Natchitoches Co., Natchitoches Parish, Red Dirt Unit, Kisatchie National Forest06-sept.-1997J. SlottenJ. Slotten1
USA LA: St. Tammany Parish, Abita Springs5 - 15 sept.- années?V. BrouV. Brou?
USA MS: A & M College31-août-1931R. HutchinsAMNH (fide C. Harp)1
USA MS: Stone Co., Little Biloxi Wildlife Area21-sept.-1997J. SlottenJ. Slotten1
USA NE: Douglas Co., OmahaSept. 1903F.H. MarshallUMN?
USA SC: Horry Co., Myrtle Beach20-sept.-1937?LACM?
USA SC: Georgetown Co., Wedge Plantation, près de McClellanville?R.B. DominickSCMM (fide C. Harp)?
USA TX: Bosque Co., Clifton4-oct.-1874r??BMNH (fide Hardwick 1996)1
USA TX: Waller Co., Hockley??AMNH (fide C. Harp)?
USA TX: Harris Co., Houston23-sept.-1964A et M.E. BlanchardBMNH?
USA TX: Harris Co., Houston24-sept.-1964A. BlanchardCNCI?
USA TX: Harris Co., Houston26-sept.-1964A. BlanchardCNCI?
USA TX: Bastrop Co.??Bordelon et Knudson (fide C. Harp)?
USA TX: Harris Co.??Bordelon et Knudson (fide C. Harp)?
USA TX: Hemphill Co.??Bordelon et Knudson (fide C. Harp)?
USA MS: Oktibbeha Co., Osborn30-août –
9-sept.-2003
    R. L. Brown                          MEM (fide R. L. Brown)25

1 Museum abbreviations used in Appendix 1: AMNH – American Museum of Natural History, UMWM – University of Manitoba J.B. Wallis Museum, CNCI – Canadian National Collection of Insects, Arachnids and Nematodes, BMNH  – British Museum of Natural History, HSC – Hays State College, Hays, KS, LACM – Los Angeles County Museum, SCMM – University of South Carolina McKissick Museum, UMN – University of Minnesota, BMS – Buffalo Museum of Science, NYSM – New York State Museum, MEM – Mississippi Enotmological Museum.

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Annexe 2

Sommaire des sites ayant récemment fait l'objet de recherches visant à y déceler la présence éventuelle du Schinia bimatris
LocalitDatePrésence de S. bimatris?Activité de recherche (de nuit piégeage)1Observateur
CAN: MB, N de Glenboro, dunes Spirit, parc provincial Spruce Woods20 juil. 2003
O
8J. Troubridge et D. Lafontaine
CAN: MB, N de Glenboro, dunes Spirit, parc provincial Spruce Woods21 juil. 2003
O
8J. Troubridge et D. Lafontaine
CAN: MB, N de Glenboro, dunes Spirit, parc provincial Spruce Woods28 juil. 2003
O
8J. Troubridge et D. Lafontaine
CAN: MB, N de Glenboro, dunes Spirit, parc provincial Spruce Woods24 juil. 2004
N
4G. Anweiler
CAN: AB, Bindloss, N.-D., Dune Point27 juil. 2004
N
4C. Schmidt
CAN: SK, dunes Burstall, N. Burstall26 juil. 2004
N
6C. Schmidt
CAN:AB, dunes N. de Chauvin25 juil. 2004
N
8C. Schmidt
CAN: SK, parc régional Suffern Lake31 juil. 2004
N
 N. Page
CAN: SK, BFC Dundurn, S. Saskatoon3 août 2004
N
 N. Page
CAN: SK, parc provincial Douglas, S.-E. Elbow4 juil. 2004
N
 N. Page
CAN: SK, dunes Seward, N.-E. Webb5 août 2004
N
 N. Page

1 Nombre de pièges à lumière ultraviolette (12 volt, 20 watt) utilisés par nuit.

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Annexe 3

Méthodologie utilisée pour calculer les populations

Il est très difficile d’estimer la taille des populations avec les données obtenues grâce aux pièges à lumière, particulièrement en raison du peu de données disponibles. L’estimation fournie repose sur le nombre d’habitats convenables disponibles et sur l’expérience de la rédactrice en ce qui a trait à l’efficacité des prises par piège à lumière. Les variables les plus importantes qui entrent en jeu sont le rayon dans lequel la lumière « attire » les papillons nocturnes, la quantité de papillons nocturnes et la direction de leur dispersion (qui dépendent de la température) et le caractère saisonnier de la période de vol. On a émis les hypothèses qui suivent dans le but d’arriver à une estimation approximative :

  • un rayon d’attraction du piège à lumière entre 3 m et 10 m (Baker, R.R. et Y. Sadovy, The distance and nature of the light trap response of moths, Nature 276:818-821., 1978) ;
  • une moyenne de 0,5 papillon par piège, selon les résultats de collecte de 2003 de Troubridge et de Lafontaine (11 papillons pour un total de 24 nuits de collecte);
  • l’échantillonnage de 2003 a eu lieu durant la période de vol maximale, lorsqu’environ la moitié de la population totale était disponible pour l’échantillonnage (l’autre moitié ayant terminé sa période de vol ou n’ayant pas encore émergée);
  • on trouve des habitats convenables uniquement dans les 5 km² de dunes ouvertes, c’est-à-dire la zone d’occupation.

Étant donné que le rayon d’attraction à la lumière est relativement petit et que les papillons volent ou se déplacent, la zone qui a fait l’objet de l’échantillonnage par pièges à lumière est en fait plus grande que la simple « zone d’attraction » déterminée en fonction de l’estimation de 3 m à 10 m. Elle peut donc être perçue comme la véritable zone d’échantillonnage et doit faire l’objet d’une estimation. Selon les hypothèses énoncées plus haut, on obtient une estimation de 600 individus avec un rayon de 50 m et de 4 000 individus avec un rayon de 20 m. Si on accepte le rayon comme raisonnable et que l’on tient pour acquis qu’on avait une population de taille moyenne en 2003 (on sait qu’il y avait une population probablement très basse en 2004), les fluctuations d’une année à l’autre pourraient facilement varier de 100 individus, au niveau le plus bas, à 5 000 individus ou plus, au niveau le plus élevé. 

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