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Rapport du COSEPAC sur la situation de la morue franche au Canada

Résumé

Morue franche

Gadus morhua

 

Information sur l'espèce
ClasseActinoptérygiens
OrdreGadiformes
FamilleGadidés
Binome latinGadus morhua Linné 1758
Noms communsAnglais – Atlantic cod
 Français – morue franche; cabillaud (en France)
 Inuktitut – ogac (Nunavut); ovak, ogac (baie d'Ungava); uugak, ugak
   (Innu, Labrador) (McAllister et al., 1987)

 

Répartition

La morue franche occupe toutes les eaux couvrant les plates-formes continentales de l'océan Atlantique Nord-Ouest et Nord-Est. À l'échelle mondiale, sa répartition historique diffère probablement relativement peu de sa répartition actuelle. Au Canada, on la trouve de façon continue le long de la côte Est, depuis le banc Georges et la baie de Fundy, sur la plate-forme Néo-Écossaise, dans le golfe du Saint-Laurent, autour de l'île de Terre-Neuve, et enfin le long de la côte est du Labrador et de la Terre de Baffin, dans le Nunavut. On trouve aussi plusieurs populations dulcicoles sur la Terre de Baffin. Hors des eaux canadiennes dans l'Atlantique Nord-Ouest, on peut observer la morue aux extrémités Nord-Est et Sud-Est du Grand Banc et sur le Bonnet Flamand, juste au Nord-Est du Grand Banc.

 

Habitat

Pendant les premières semaines de sa vie, la morue vit à l’état d'œuf, puis de larve, dans la couche des 10 à 50 premiers mètres de l'océan. Les principaux facteurs influant sur la qualité de l'habitat durant ces premiers stades biologiques sont probablement la disponibilité des aliments et la température de l’eau. Les caractéristiques d'habitat les plus importantes pour la morue franche pourraient être celles qui sont nécessaires au stade juvénile, lorsque le poisson s'installe sur le fond pour les premières années de sa vie (de 1 à 4 ans). En effet, d'après les données recueillies, les morues juvéniles préfèrent un habitat hétérogène, composé notamment de structures verticales (comme la zostère marine, Zostera marina) dans les eaux littorales; ce genre d'habitat réduit les risques de prédation et pourrait aussi favoriser la croissance. À l'âge adulte, les besoins de la morue en matière d'habitat se diversifient de plus en plus. En fait, on ignore si la morue âgée a des exigences particulières sur le plan de la profondeur ou du substrat; les principaux facteurs ayant une incidence sur sa répartition et son habitat sont probablement la température de l’eau et l'approvision­nement en nourriture. Sur le plan de la fraye, on ignore si la morue a des exigences particulières en matière d'habitat. Ce poisson fraye à des profondeurs variant de quelques dizaines à des centaines de mètres. Le facteur le plus propice à la survie de la progéniture est peut-être la présence de propriétés d’océanographie physique favorisant la flottabilité des œufs et les empêchant de se disperser dans des eaux qui conviennent peu aux larves, par exemple les eaux situées au large de la plate-forme continentale. Il est très peu probable que l'habitat de reproduction soit un facteur limitatif pour la morue franche.

 

Biologie

Le cycle biologique de la morue varie énormément dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce. Dans les eaux relativement chaudes de l’extrémité sud de son aire au Canada (banc Georges, au large de l’État du Maine) et de la baie de Fundy, la morue atteint généralement la maturité entre l’âge de 2 et 3 ans. Par contre, sur la plate-forme du Nord-Est de Terre-Neuve, à l’Est du Labrador et dans la mer de Barents, elle ne l’atteint habituellement qu’entre 5 et 7 ans. La taille à la maturité varie de 35 à 85 cm.Le nombre d’œufs produits par une seule femelle au cours d’une même saison de reproduction varie en général de 300 000 à 500 000 (à la maturité) à plusieurs millions (chez les femelles dont la taille dépasse 75 cm).Le diamètre des œufs, qui peut présenter une faible association positive avec la taille corporelle, varie entre 1,25 et 1,75 mm.

La morue franche fraye en général sur une période de moins de trois mois, dans des eaux dont la profondeur peut varier de quelques dizaines à des centaines de mètres. Comme on a observé que la femelle ne pondait que de 5 à 25 p. 100 de ses œufs à la fois (environ tous les 2 à 6 jours sur une période de 3 à 6 semaines), on considère l’espèce comme une espèce à ponte fractionnée. Après l'éclosion, les larves se nourrissent à même le vitellus jusqu'à ce qu'elles atteignent une longueur de 1,5 à 2,0 mm. Pendant le stade larvaire, la morue juvénile se nourrit de phytoplancton et de petit zooplancton dans les 10 à 50 premiers mètres de la colonne d'eau. Par la suite, elle nage vers le fond où elle « s'établit » et où elle semble demeurer pendant 1 à 4 ans. On sait que ces aires d’établissement se situent entre les eaux littorales très peu profondes (< 10 à 30 m) et les eaux modérément profondes des bancs du large (de 50 à 150 m). Après cette période d'établissement, on pense que les morues amorcent les déplacements (apparemment sans direction précise dans les eaux littorales) et les migrations (déplacements dirigés vers et depuis des endroits particuliers hautement prévisibles) souvent saisonniers caractéristiques des individus adultes.

 

Taille et tendances des populations

Les estimations de la taille de la portion reproductrice des populations de morue franche proviennent de deux sources : 1) les estimations de l'abondance de la portion mature des populations, dérivées d'un modèle dépendant des pêches appelé Analyse de la population virtuelle (APV); 2) les taux de capture des poissons en âge de se reproduire, tels que déterminés par des relevés scientifiques indépendants des pêches. Ces dernières estimations sont en général plus fiables que les premières qui offrent cependant l'avantage de remonter plus loin dans le temps. Le ministère des Pêches et des Océans du Canada (MPO) est la première source de ces données sur l'abondance.

Conformément aux lignes directrices fixées par le COSEPAC pour reconnaître les unités désignables inférieures à l’espèce et aux définitions empiriques et théoriques des unités évolutionnaires significatives (Waples, 1991), nous reconnaissons dans le présent rapport quatre populations et, selon les données disponibles, nous présentons les tendances des effectifs de géniteurs pour chacune d'elles. Chaque population inclut des poissons observés dans plusieurs unités de gestion, telles que définies par les zones géographiques appelées divisions de l'OPANO (Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest). Ces divisions servent à identifier les stocks de morue gérés par le MPO.

Population de l'Arctique :Les morues de cette population sont celles qui sont confinées aux lacs côtiers le long de la baie Frobisher et de la baie Cumberland, de même que celles qui fréquentent le milieu marin situé à l’Est et au Sud-Est de la Terre de Baffin, au Nunavut (divisions 0A, 0B de l'OPANO). Bien qu'on sache peu de choses au sujet des morues qui fréquentent les eaux marines de cette région, il pourrait s'agir de la source ancestrale des populations dulcicoles reliques (dont 7 sont connues ou présumées) qui habitent des lacs où pénètre périodiquement de l'eau salée. D'après certaines données limitées, les populations lacustres atteignent la maturité à une taille supérieure à celle des autres morues des eaux canadiennes, et leur effectif serait relativement faible (quelques centaines d'individus matures). Malgré l'absence de données sur les tendances temporelles de l'abondance, les habitants de ces régions considèrent l’accroissement de la pression de pêche sportive comme un phénomène préoccupant.

Population de Terre-Neuve-et-Labrador :Les morues de cette population occupent la zone qui commence juste au nord du cap Chidley (pointe nord du Labrador) et va vers le Sud-Est jusqu’au Grand Banc, au large de l'Est de Terre-Neuve. Aux fins de la gestion, les morues de cette population sont considérées par le MPO comme constituant trois stocks distincts : 1) la morue du Nord du Labrador (divisions 2GH de l'OPANO); 2) la « morue du Nord », soit celle qu'on trouve dans les eaux du Sud-Est du Labrador, sur la plate-forme du Nord-Est de Terre-Neuve et sur la moitié Nord du Grand Banc (divisions 2J3KL de l'OPANO); 3) la morue du Sud du Grand Banc (divisions 3NO de l'OPANO). Cette population est à son niveau historique d'abondance le plus bas. Son taux de déclin sur trois générations est de 97 p. 100.

Population du Nord laurentien :Les morues de cette population englobent les stocks identifiés aux fins de la gestion par le MPO comme : 1) le stock du banc Saint-Pierre (division 3Ps de l'OPANO); 2) le stock du nord du golfe du Saint-Laurent (divisions 3Pn4RS de l'OPANO). Ces stocks sont situés au nord du chenal Laurentien, respectivement le long de la côte sud de Terre-Neuve et le long de la Côte-Nord du Québec. Cette population est à son niveau historique d'abondance le plus bas ou presque. Son taux de déclin sur trois générations est de 81 p. 100; ce déclin est en grande partie attribuable au stock du nord du golfe.

Population des Maritimes :Les morues de cette population englobent cinq stocks considérés comme distincts par le MPO aux fins de la gestion : 1) le stock du sud du golfe du Saint-Laurent (division 4T de l'OPANO); 2) le stock du détroit de Cabot (division 4Vn de l'OPANO); 3) le stock de l’Est de la plate-forme Néo-Écossaise (divisions 4VsW de l'OPANO); 4) le stock de la baie de Fundy / ouest de la plate-forme Néo-Écossaise (division 4X de l'OPANO); 5) les morues observées dans la portion canadienne du banc Georges (division 5Zej,m de l'OPANO). Le taux de déclin sur trois générations de cette population est de 14 p. 100. On note d'énormes variations dans les tendances de l'abondance au sein de cette population. Les taux d’abondance des morues du sud du golfe, qui constituent le gros de la population, sont supérieurs à ce qu'ils étaient il y a trois générations. En revanche, les morues de l’Est de la plate-forme Néo-Écossaise sont à un creux historique et ont continué à décliner au cours de la dernière décennie, même en l'absence de pêche dirigée.

 

Facteurs limitatifs et menaces

Le principal facteur à l'origine du déclin de la morue franche est la surpêche. Dans certaines régions, le ralentissement de la croissance individuelle attribuable à des facteurs environnementaux ou à la mortalité par pêche en fonction de la taille pourrait avoir accéléré le taux de déclin des populations; dans d'autres, l’augmentation de la mortalité naturelle pourrait aussi avoir contribué au phénomène. Il importe toutefois de souligner que rien ne permet de croire que les taux de croissance et de mortalité naturelle qu'a connus la morue dans les années 1980 sont sans précédent. Plusieurs hypothèses invoquant d’autres facteurs que la pêche ont été avancées, mais les données sont insuffisantes pour permettre de les vérifier.

Les principaux facteurs biologiques freinant le rétablissement de la morue franche au sud du cap Chidley, au Labrador, sont les suivants :

1.    Effondrement de la structure d'âge, perte des composantes reproductrices (p. ex. la composante des géniteurs printaniers dans l’Est de la plate-forme Néo-Écossaise), et/ou réduction de la superficie occupée par les géniteurs.

2.    Taux de recrutement inférieur à la moyenne dans certaines parties de l’aire de répartition (sud du Grand Banc, banc Saint-Pierre, est et ouest de la plate-forme Néo-Écossaise), mais non dans d'autres (plate-forme du N.-E. de Terre-Neuve, nord et sud du golfe du Saint-Laurent).

3.    Mortalité supérieure aux prévisions chez les adultes dans certaines parties de l'aire de répartition de chaque population.

4.    Déclin du taux de croissance individuel dans certaines régions pour chaque population

Au nombre des facteurs identifiables qui risquent de nuire au rétablissement de la morue franche figurent la pêche dirigée (conséquence de l'établissement de quotas de gestion) et la pêche non dirigée (conséquence de la pêche illégale, des fausses déclarations de prises, du rejet en mer et des prises accessoires des autres pêches). Parmi les menaces présumées, mentionnons l'altération des écosystèmes biologiques, accompagnée de changements dans l'ampleur et le type des interactions inter­spécifiques, et les altérations de l'habitat benthique. Parmi les interactions inter­spécifiques, la prédation par les phoques est considérée comme ayant une influence négative sur le rétablissement de la morue dans certaines régions, notamment dans les eaux de Terre-Neuve-et-Labrador et dans le nord du golfe du Saint-Laurent.

 

Importance de l'espèce

Vu l’importance historique et contemporaine de la morue pour la société canadienne, rares sont les espèces qui tiennent une aussi grande place que ce poisson. Après les Vikings, qui se sont brièvement établis sur la péninsule nord de Terre-Neuve à la fin du Xe siècle, la morue a attiré les premiers Européens dans les eaux de Terre-Neuve à la fin du XVe siècle. De cette entreprise économique sont nés les premiers établissements permanents en Amérique du Nord britannique (1612; Cupids, Terre-Neuve). Jusqu'au début des années 1990, la morue franche a été le pilier de l'économie de Terre-Neuve-et-Labrador, comme elle l'a été pour une bonne partie de la population des Maritimes et de celle de la Côte-Nord et de la Gaspésie au Québec. Sur le plan biologique, la morue franche, qui comptait encore environ 2,5 milliards de géniteurs au début des années 1960, était une des espèces dominantes de la chaîne trophique marine de l'Atlantique Nord-Ouest.

 

Protection actuelle et autres désignations

Au Canada, la morue franche est protégée en vertu de la Loi sur les pêches et de la Loi sur les océans du gouvernement fédéral. Plusieurs populations de morue des eaux canadiennes sont gérées conjointement avec d'autres pays. Par exemple, le stock du banc Georges (division 5ej,m de l'OPANO) est géré de concert par le MPO, au Canada, et le National Marine Fisheries Service, aux États-Unis. Les stocks composant la population de Terre-Neuve-et-Labrador et la portion hauturière de la population de l'Arctique sont gérés conjointement par le Canada et les autres nations halieutiques, comme la Russie, le Portugal et l'Espagne, sous l'égide de l'Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest (OPANO).

Autres désignations de la morue franche :

UICN : Espèce vulnérable

Désignation de statut patrimonial mondial : G5

Résumé du rapport de situation

Le rapport propose qu’aux fins de la désignation du statut, la morue franche du Canada soit divisée en quatre populations, conformément aux données génétiques, écologiques et démographiques connues et aux lignes directrices détaillées de l’annexe F5 du Manuel d’organisation et de procédures du COSEPAC (16e version, 16 avril 2002).

En ce qui concerne l’évaluation des risques, seule la principale cause du déclin de la morue franche, soit la pêche, peut être considérée comme réversible et bien comprise. La pêche n’a toutefois cessé dans aucune des populations (bien qu’elle soit restreinte dans certaines portions de certaines populations, comme celle de l’Est de la plate-forme Néo-Écossaise). Dans la population du Nord laurentien, la mortalité par surpêche a réduit le nombre de géniteurs, notamment dans la section du nord du golfe. Dans la population de Terre-Neuve-et-Labrador, les taux de capture estimés par le MPO montrent clairement que la pêche nuit au rétablissement dans certaines parties de l’aire de répartition.

Plusieurs facteurs peuvent avoir une incidence sur la perception des risques et, par conséquent, sur la désignation du statut de la morue franche. Il s’agit notamment des facteurs suivants : 1) la possibilité de sauvetage par apport des populations voisines; 2) des changements dans les traits d’histoire de vie; 3) la mesure dans laquelle les estimations de l’abondance reflètent la taille efficace des populations;  4) la différence dans la réponse des stocks aux réductions de l’effort de pêche. Ces facteurs sont analysés en détail dans le corps du rapport de situation.

 

Le tableau suivant donne un aperçu sommaire du taux de déclin des populations sur trois générations et des menaces qui pèsent sur leur rétablissement.
PopulationDivision(s) de gestion de l’OPANOTaux de déclin sur trois générationsMenaces
Arctique0ABInconnuAugmentation de la pression de pêche sportive dans certains lacs.
Terre-Neuve-et-Labrador2GHJ, 3KLNO97 p. 100

1. Pêche (y compris les prises légales, illégales et non déclarées), notamment de la morue du Nord.

2. Altération de l’écosystème, attribuable à la pêche et à des facteurs naturels, entraînant une modification des niveaux de compétition et de prédation interspécifique, notamment la prédation de la morue du Nord par les phoques et d’autres poissons.

3. Altération de l’habitat benthique par les engins de pêche (menace potentielle, mais non évaluée).

Nord laurentien3Ps, 3Pn4RS81 p. 100

1. Pêche (y compris les prises légales, illégales et non déclarées), qui menace notamment la morue du nord du golfe.

2. Altération de l’écosystème, attribuable à la pêche et à des facteurs naturels, entraînant une modification des niveaux de compétition et de prédation interspécifique, notamment la prédation de la morue du nord du golfe par les phoques et d’autres poissons.

3. Altération de l’habitat benthique par les engins de pêche (menace potentielle, mais non évaluée).

Maritimes4T, 4Vn, 4VsW, 4X, 5ej,m14 p. 100

1. Pêche (y compris les prises légales, illégales et non déclarées), sauf pour les morues de l’Est de la plate-forme Néo-Écossaise.

2. Altération de l’écosystème, attribuable à la pêche et à des facteurs naturels, entraînant une modification des niveaux de compétition et de prédation interspécifiques, et affectant notamment la morue du sud du golfe et de l’Est de la plate-forme Néo-Écossaise.

3. Altération de l’habitat benthique par les engins de pêche (menace potentielle, mais non évaluée).


 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

Espèce: Toute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D): Toute espèce qui n'existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC): Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)*: Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M): Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)**: Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)***: Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)****: Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

*        Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.
**      Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
***    Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
****  Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Environnement                      Environment
Canada                                Canada

Service canadien                  Canadian Wildlife
de la faune                           Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.