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Rapport du COSEPAC sur la situation de la morue franche au Canada

Annexe 1: Banc Saint-Pierre

Banc Saint-Pierre (division 3Ps de l’OPANO) :

 

L'âge moyen des individus qui composent la cohorte actuelle est de 7,3 ans, d’après les données sur le taux de capture des relevés (Brattey et al., 2001a). D’après les données des années 1960 et 1970, l’âge à 50 p. 100 de maturité est d’environ 6 ans pour la morue du banc Saint-Pierre (Brattey et al., 2001a). Ainsi, en l’absence de pêche, la durée d’une génération est estimée à 11 ans, soit 33 ans pour la durée de trois générations. Les données des relevés sont tirées de Brattey et al. (2001). Les données sur l’abondance de la portion mature de la population, estimée par APV, sont aussi tirées de Brattey et al. (2001a). La première année pour laquelle on dispose de données de relevés scientifiques est 1983. Les estimations de l’abondance obtenues par APV remontent à 1959.

Le taux de déclin sur trois générations observé chez les morues du banc Saint-Pierre était de 47-48 p. 100 (figure 14).

Âge (ans) à maturitéDurée d’une génération (ans)Source des donnéesType de donnéesPériodeTaux de changement
611relevétaux de capture
(nbre par trait)
1983-2001–47 %
  APVnbre de géniteurs1968-2001–46 %


Zone d’occupation :

Entre 1983 et en 2001 (période couverte par les données), la zone d’occupation semble avoir légèrement augmenté, passant d’environ 38 000 km2 à environ 45 000 km2, soit un taux d’augmentation de l’ordre de 16 p. 100 (Smedbol et al., 2002).

Entraves au rétablissement attribuables à la pêche et à la prédation par les mammifères marins :

En 2000 et en 2001, on estimait le taux d’exploitation à environ 20 p. 100 (Smedbol et al., 2002) (avant les effondrements du début des années 1990, on estimait que les populations de morue pourraient connaître une hausse de l’abondance si le taux d’exploitation était inférieur à 18 p. 100). La prédation par les mammifères marins ne semble pas constituer une entrave au rétablissement de la morue du banc Saint-Pierre (McLaren et al., 2001).

Figure 14. Variation temporelle du nombre estimatif d’individus matures dans le stock de morue du banc Saint-Pierre (division 3Ps de l’OPANO)

Figure 14. Variation temporelle du nombre estimatif d’individus matures dans le stock de morue du banc Saint-Pierre (division 3Ps de l’OPANO).

Nord du golfe du Saint-Laurent (divisions 3Pn4RS de l’OPANO):

L'âge moyen des individus qui composent la cohorte actuelle est de 5,6 ans, d’après les données sur le taux de capture des relevés (Alain Fréchet, MPO, Mont-Joli, communication personnelle). D’après les données sur la maturité selon l'âge pour les années 1970 et 1980, calculées par Yvon Lambert (MPO, Mont-Joli), l’âge à 50 p. 100 de maturité est d’environ 4 ans pour la morue du nord du golfe. Ainsi, en l’absence de pêche, la durée d’une génération est estimée à 9 ans, soit 27 ans pour la durée de trois générations. Les données des relevés sont celles qui ont été établies à partir des résultats des campagnes de l’Alfred Needler et que m’a communiquées Alain Fréchet, qui m’a également fourni des données basées sur l’APV concernant l’abondance de la portion mature de la population. La première année pour laquelle on dispose de données de relevés scientifiques est 1990. Les estimations de l’abondance obtenues par APV remontent à 1974.

Les taux de déclin de la morue du nord du golfe dépendaient de la source de données sur l’abondance. Il est important de noter que les estimations basées sur l’APV étaient les seules données qui couvraient la durée de trois générations pour chacune des estimations de l’âge à la maturité. Le taux de déclin établi à partir des données basées sur l’APV est de 93 p. 100 (figure 15).

Âge (ans) à maturitéDurée d’une génération (ans)Source des donnéesType de donnéesPériodeTaux de changement
49relevénbre d’individus1990-2002–64 %
  APVnbre de géniteurs1975-2002–93 %

Zone d’occupation :

Entre 1991 et 2001 (période couverte par les données), la zone d’occupation a diminué, passant d’environ 58 000 km2 à environ 44 000 km2, soit un taux de diminution de l’ordre de 24 p. 100 (Smedbol et al., 2002).

Entraves au rétablissement attribuables à la pêche et à la prédation par les mammifères marins :

Depuis 5 ans, le taux d’exploitation a augmenté régulièrement pour atteindre 30 p. 100 in 2001 (Smedbol et al., 2002) (avant les effondrements du début des années 1990, on estimait que les populations de morue pourraient connaître une hausse de l’abondance si le taux d’exploitation était inférieur à 18 p. 100). Outre la pêche, la prédation exercée par les mammifères marins semble constituer une entrave au rétablissement de la morue du nord du golfe, comme le révèle la déclaration de McLaren et al. (2001), pour qui il apparaît indubitable que les phoques sont des prédateurs importants de la morue dans cette région.

Figure 15. Variation temporelle du nombre estimatif d’individus matures dans le stock de morue du nord du golfe du Saint-Laurent (divisions 3Pn4RS de l’OPANO)

Figure 15. Variation temporelle du nombre estimatif d’individus matures dans le stock de morue du nord du golfe du Saint-Laurent (divisions 3Pn4RS de l’OPANO).

Sud du golfe du Saint-Laurent (division 4T de l’OPANO) :

L'âge moyen des individus qui composent la cohorte actuelle est de 6,5 ans, d’après les données sur le taux de capture des relevés pour 2001 (Smedbol et al., 2002). D’après les données des années 1990, l’âge à 50 p. 100 de maturité est d’environ 4,5 ans pour la morue du sud du golfe (Trippel et al. 1997; Doug Swain, MPO, Moncton, communication personnelle). Ainsi, en l’absence de pêche, la durée d’une génération est estimée à 9,5 ans, soit 28,5 ans pour la durée de trois générations. Les données des relevés sont tirées de Chouinard et al. (2001) et m’ont été communiquées par Doug Swain. Les données sur l’abondance de la portion mature de la population, estimée par APV, sont tirées de Chouinard et al. (2001). La première année pour laquelle on dispose de données de relevés scientifiques est 1971. Les estimations de l’abondance obtenues par APV remontent à 1950.

Les taux de changement estimés pour la morue du sud du golfe différaient en fonction du type de données sur l’abondance, allant d’une diminution de
23 p. 100 à une augmentation de 27 p. 100 au cours des trois dernières générations. Si l’on s’appuie sur toute la série chronologique de données (figure 16), qui remonte à 1950, il est clair que la taille actuelle de la population de morue du sud du golfe est comparable à celle qu’on a observée du milieu des années 1960 au milieu des années 1970, et peut-être plus basse que celle des années 1950.

Âge (ans) à maturitéDurée d’une génération (ans)Source des donnéesType de donnéesPériodeTaux de changement
4,59,5relevé

taux de capture

(nbre par trait)

1972-2001+27 %
  APVnbre de géniteurs1973-2002–23 %

Zone d’occupation :

Entre 1971 et 2001 (période couverte par les données), la zone d’occupation a augmenté, passant d’environ 58 000 km2 au début des années 1970 à environ 65 000 km2 dans les années 1980, avant de revenir à environ 58 000 km2 en 2001 (Smedbol et al., 2002).

Entraves au rétablissement attribuables à la pêche et à la prédation par les mammifères marins :

Depuis 1999, le taux d’exploitation est d’environ 10 p. 100 (Smedbol et al., 2002) (avant les effondrements du début des années 1990, on estimait que les populations de morue pourraient connaître une hausse de l’abondance si le taux d’exploitation était inférieur à 18 p. 100). Selon les estimations de la consommation de morue par les phoques, il ne semble pas que ces mammifères marins soient responsables du taux élevé de mortalité des adultes et de l’absence de rétablissement de la morue dans le sud du golfe (McLaren et al., 2001).