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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'orthocarpe barbu au Canada

Facteurs limitatifs et menaces

Le surpâturage a déjà probablement représenté, à une certaine époque, la plus grave menace pour l’Orthocarpus barbatus au Canada. Les pâturages de la zone biogéoclimatique des graminées cespiteuses du sud de la vallée de l’Okanagan se sont considérablement détériorés au fil des ans en raison de leur envahissement par des plantes exotiques comme l’Acroptilon repens, le Bromus tectorum et le Centaurea diffusa. Les plantes exotiques, en particulier celles récemment apparues, menacent toujours de façon importante la survie de l’O. barbatus dans la réserve South Okanagan Grasslands, d’autant plus que des baux de pâturage sont encore en vigueur dans la réserve.

À l’heure actuelle, la menace principale pour l’habitat de l’Orthocarpus barbatus est l’accélération de la conversion des terres, notamment pour la création de vergers, de vignobles, de terrains de golf et d’habitations. Toutes ces activités d’aménagement ont probablement conduit à l’élimination de milieux propices à l’O. barbatus. Les deux populations poussant sur les flancs du mont Kruger se trouvent actuellement à quelques centaines de mètres d’un ensemble résidentiel en forte expansion sur des terres privées (figure 5).

Une troisième population, située près du « lac Veronica », croît en terrain privé. Le secteur est actuellement utilisé comme pâturage et est fortement infesté par des plantes exotiques. Comme de vastes étendues de terres privées de la vallée de l’Okanagan sont extrêmement convoitées en vue d’y créer des vignobles et des ensembles résidentiels, les risques que cette population disparaisse sont élevés.