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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la marmotte de l’île de Vancouver (Marmota vancouverensis) au Canada - Mise à jour

COSEPAC Résumé

Marmotte de l’île de Vancouver

Marmota vancouverensis

Description

La marmotte de l’île de Vancouver (Marmota vancouverensis), comme d’autres membres du genre, est un fouisseur herbivore qui hiberne. Le M. vancouverensis se distingue des autres espèces par son caryotype, les caractéristiques de son crâne, son pelage et son comportement. Il ressemble à d’autres marmottes alpines par sa maturation sexuelle tardive, sa longévité et son organisation sociale complexe. Le M. vancouverensis persiste malgré la petite taille et la fragmentation de son habitat naturel. Il constitue une « métapopulation », composée de petites colonies se formant de temps à autres et disparaissant par la suite.

Répartition

Le M. vancouverensis est endémique de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. La population actuelle est concentrée dans cinq bassins-versants du centre‑sud de l’île de Vancouver. Même dans cette région, la population est très localisée, puisque plus de 65 % des marmottes vivent sur quatre montagnes dans 40 km2 au centre de leur aire actuelle de répartition. Les archives paléontologiques et archéologiques indiquent que le M. vancouverensis était plus répandu dans le passé géologique récent. Selon des données historiques, la marmotte n’est disparue de certaines régions que très récemment (il y a de 10 à 30 ans).

Protection

En vertu de la loi (1980) sur la faune de la C.-B., le M. vancouverensis figure sur la liste des espèces en voie de disparition (endangered). Il est aussi sur la liste des espèces en voie de disparition du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, de l’Endangered Species Act des É.-U. et de l’Union internationale pour la conservation de la nature. La plupart des colonies vivent sur des terrains privés. Deux sites exploités par cette marmotte jouissent d’une protection juridique (pour une superficie combinée de moins de 400 ha).

Taille et tendances de la population

La population a diminué de 50 à 60 % au cours des 10 dernières années, pour n’être plus aujourd’hui que de 150 à 200 individus. Plusieurs colonies sont disparues pendant cette période, y compris certaines qui avaient plus de 10 adultes.

Habitat

L’habitat de la marmotte de l’île de Vancouver doit avoir trois caractéristiques : 1) des graminées et des plantes herbacées dicotylédones à manger; 2) un sol colluvial permettant la construction de terriers pour s’abriter la nuit et pour hiverner, 3) un microclimat permettant l’alimentation en été, la thermorégulation et le succès de l’hibernation. On observe la plupart des marmottes à une élévation de 1000 à 1400 mètres sur les pentes sud ou ouest des montagnes. La rareté de l’habitat est la raison fondamentale de la rareté du M. vancouverensis.

Biologie

Le M. vancouverensis est une des marmottes les plus sociales. Les colonies comptent en moyenne moins de cinq adultes. Les femelles atteignent la maturité sexuelle à trois ans, mais la plupart des marmottes ne se reproduisent pas avant l’âge de quatre ans. Les jeunes marmottes se dispersent à deux ans ou plus; la dispersion est essentielle au maintien de la métapopulation.

Facteurs limitatifs

Le principal problème à court terme est la faible survie des adultes et des juvéniles. Les prédateurs et les conditions d’hibernation sont les principales causes de mortalité. Les deux facteurs sont aggravés par la superficie limitée de l’aire de répartition. Les taux de reproduction semblent stables. Il ne semble pas y avoir de problèmes de consanguinité ou de maladie. Les problèmes à long terme sont probablement la réduction de la dispersion sur de longues distances (fragmentation du paysage due à l’exploitation forestière et réduction de la survie dans les habitats exploités) et le changement du climat et de la végétation (l’invasion des prairies subalpines par les arbres). Il est d’importance fondamentale de comprendre pourquoi les marmottes ne fréquentent plus certaines régions. Si le changement climatique est la principale cause, les efforts de rétablissement des colonies seront vains et les gestionnaires ne pourront pas faire grand chose pour accroître le nombre de marmottes. Par ailleurs, si la fragmentation du paysage causée par l’homme est la cause du problème, les réintroductions devraient permettre le rétablissement de l’espèce dans un délai raisonnable.

Importance de l’espèce

Le Marmota vancouverensis est l’une des cinq espèces de mammifères présentes seulement au Canada. C’est aussi la seule de ces espèces qui est inscrite sur la liste des espèces en voie de disparition du COSEPAC.


COSEPAC logo


 MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés et populations (importantes à l’échelle nationale) sauvages jugées en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes des groupes taxonomiques suivants : mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles, poissons, mollusques, lépidoptères, plantes vasculaires, lichens et mousses.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est formé de représentants des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique) et de trois organismes non gouvernementaux, ainsi que des coprésidents des groupes de spécialistes des espèces. Le comité se réunit pour examiner les rapports sur la situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.