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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le grand silène de Scouler (Silene scouleri ssp. grandis) au Canada

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Le Silene scouleri ssp. grandis n’est pas désigné par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) ni par la Endangered Species Act des États-Unis, et il ne figure pas sur la liste rouge de l’UICN. L’organisme NatureServe a attribué au Silene scouleri var. pacifica la cote G5T?Q, en précisant qu’il ne tenait pas ce taxon comme parfait synonyme du S. scouleri ssp. grandis. La cote G5 est attribuée aux espèces communes à très communes, manifestement non en péril et ne pouvant pratiquement pas disparaître dans les conditions actuelles. Le « T? » signifie qu’aucun statut n’a été attribué à la sous-espèce, et le « Q » indique des difficultés taxinomiques au niveau de la variété.

Le B.C. Conservation Data Centre a attribué au grand silène de Scouler la cote S1 à l’échelle de la province (B.C. Conservation Data Centre, 2002), ce qui signifie que le taxon est fortement menacé à cause de son extrême rareté ou parce qu'un ou plusieurs facteurs le rendent particulièrement vulnérable à la disparition. Le grand silène de Scouler figure sur la liste rouge de cet organisme, au nombre des espèces et des sous-espèces (taxons) indigènes que l’on croit disparues, en voie de disparition ou menacées à l’échelle de la province.

Le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril, mais elle n’est pas encore entrée en vigueur. On peut presque affirmer que les espèces rares qui se trouvent sur des terres fédérales en bénéficieront, mais le grand silène de Scouler ne se rencontre que sur des terres du gouvernement provincial. Le seul site qui pourrait peut-être bénéficier de la protection de la loi fédérale est celle de l’île Trial, en raison de la présence du phare de la Garde côtière du Canada.

En Colombie-Britannique, il n’existe aucune protection juridique des espèces en péril. La population de l’îlet Alpha et la sous-population de l’île Little Trial se trouvent dans des réserves écologiques et sont de ce fait protégées, au même titre que toute plante indigène se trouvant à l’intérieur d’une réserve écologique. Cependant, le personnel du Service des parcs de la province se rend rarement sur ces îles, de sorte que l’application de la loi n’est pas très rigoureuse.

La sous-population de l’île Trial ne se trouve pas dans la réserve écologique Trial Islands, mais plutôt à quelques mètres à l’intérieur d’un terrain loué à une entreprise de télécommunications; elle ne bénéficie donc d’aucune protection, ni directe ni indirecte.