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Rapport annuel du COSEPAC pour 2010-2011

Point I - Activités du COSEPAC

1. Réunions d'évaluation des espèces sauvages


Automne 2010

Date : du 22 au 26 novembre 2010

Endroit : Ottawa (Ontario)

Présence :

Membres : 42

Personnel du Secrétariat : 10

Observateurs : (7 personnes proposées par le COSEPAC au poste de coprésidents/membres scientifiques ne travaillant pas au gouvernement, 4 du Service canadien de la faune, 13 de Pêches et Océans Canada, 2 de Parcs Canada, 2 du Musée canadien de la nature, 1 du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, 1 du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles des Territoires du Nord-Ouest, 1 du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, 1 du ministère de l'Environnement du Nunavut, 1 du Conseil de cogestion de la faune et de la flore des Monts Torngat, 2 du Fonds mondial pour la nature Canada, 1 de Nature Canada, 2 de la Fédération canadienne de la faune, 1 de NatureServe Canada/membre, Sous-comité des spécialistes des plantes vasculaires, 1 membre, Sous-comité de spécialistes des poissons marins, 1 membre, Sous-comité de spécialistes des arthropodes, 1 étudiant, Université McGill, 1 de la Fondation David Suzuki).

Présentateur invité : Susan Pinkus, Ecojustice Canada (« Loi sur les espèces en péril, COSEPAC et définition du rétablissement »)

Printemps 2011

Date : du 1er au 6 mai 2011
Endroit : Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard)
Réunion organisée par la province de l'Île-du-Prince-Édouard

Présence :

Membres : 40

Personnel du Secrétariat : 8

Observateurs : 33 (7 du Service canadien de la faune, 6 de Pêches et Océans Canada, 2 de Parcs Canada, 1 du ministère des Pêches et de l'Aquaculture de Terre­Neuve, 1 du ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse, 1 du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, 3 du ministère de l'Environnement, de l'Énergie et des Forêts de l’Île-du-Prince-Édouard, 1 du ministère de l'Environnement du Yukon, 1 du Fonds mondial pour la nature Canada, 1 de la Fédération canadienne de la nature, 1 membre, Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones, 1 membre, Sous-comité de spécialistes des mollusques, 1 membre, Conseil autochtone national sur les espèces en péril (CANEP), 2 d'IKANAWTIKET, 3 du Centre de données sur la conservation du Canada Atlantique,1 du groupe chargé du bassin versant de la rivière West).

Présentateur invité : – Doug Swain, Ph.D., Pêches et Océans Canada (« Déclin constant de grands poissons démersaux pourtant peu pêchés dans le golfe du Saint-Laurent : Causes possibles et leurs conséquences »)

Téléconférences :

Après chacune des réunions d’évaluation des espèces sauvages du COSEPAC susmentionnées, le président du COSEPAC a tenu une téléconférence avec le Comité des directeurs canadiens de la faune ainsi que des représentants des conseils de gestion des ressources fauniques et des membres du Conseil autochtone national sur les espèces en péril (CANEP).

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2. Sommaire des réunions d’évaluation des espèces sauvages

Le paragraphe 15(1) de la Loi sur les espèces en péril stipule que « le COSEPAC a pour mission : a) d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard et d’établir, selon le cas :
(i) que l’espèce est disparue, disparue du pays, en voie de disparition, menacée ou préoccupante,
(ii) qu’il ne dispose pas de l’information voulue pour la classifier,
(iii) que l’espèce n’est pas actuellement en péril ».

En novembre 2010, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 52 espèces sauvages (espèces, sous-espèces, populations) en se fondant sur 39 rapports de situation, dont un rapport non sollicité.

Les résultats de l’évaluation de la situation de ces espèces sauvages sont les suivants :

espèces sauvages disparues du pays :
 1
espèces sauvages en voie de disparition :
20
espèces sauvages menacées :
 8
espèces sauvages préoccupantes :
13


En outre, 1 espèce a été évaluée comme étant disparue, 6 espèces comme non en péril et 3 comme ayant des données insuffisantes.

La classification de 14 espèces sauvages inscrites à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) a été révisée par le COSEPAC et celui-ci a confirmé qu’il n’y avait pas de changement quant à leur catégorie de statut. Ces espèces sont classifiées sous les catégories « espèces disparues du pays », « espèces en voie de disparition », « espèces menacées » ou « espèces préoccupantes » :

Le saumon atlantique (population de l'intérieur de la baie de Fundy), le corégone de l'Atlantique, l'Effraie des clochers (population de l'Est), le chabot du Columbia, la taupe à queue glabre, le triphore penché, la chauve-souris blonde, le Moqueur des armoises, le lotier splendide, la gérardie de Skinner, le crotale des bois, la gentiane blanche de la prairie, le Pic à tête blanche, le campagnol sylvestre.

Le COSEPAC a révisé la classification de 2 espèces sauvages préalablement désignées comme « espèces préoccupantes » à l'annexe 3 de la LEP, ce qui a entraîné un changement de catégorie de statut. Le COSEPAC a examiné les populations de lamproie brune des Grands Lacs et du cours supérieur du fleuve Saint-Laurent ainsi que les populations de lamproie brune de la rivière Saskatchewan et de la rivière Nelson, et les a fait passer dans la catégorie « données insuffisantes ».

Par le présent rapport, le COSEPAC transmet au ministre de l’Environnement les évaluations de 28 espèces sauvages nouvellement classifiées dans les catégories « espèces disparues du pays », « espèces en voie de disparition », « espèces menacées » ou « espèces préoccupantes », afin qu’il puisse décider s’il recommande au gouverneur en conseil de les inscrire à l’annexe 1 de la LEP :

Le saumon atlantique (population de l'île d'Anticosti), le saumon atlantique (population de l'est du Cap-Breton), le saumon atlantique (population des hautes terres au sud de la Nouvelle-Écosse), le saumon atlantique (population de la périphérie de la baie de Fundy), le saumon atlantique (population de l'est de la Côte-Nord du Québec), le saumon atlantique (population de l'ouest de la Côte-Nord du Québec), le saumon atlantique (population de l'intérieur du Saint-Laurent), le saumon atlantique (population de Gaspé et du sud du golfe du Saint-Laurent), le saumon atlantique (population du sud de Terre-Neuve), l'Effraie des clochers (population de l'Ouest), la dégélie plombée, la couleuvre à petite tête, la Paruline azurée, le collème bâche, le Dolly Varden (populations de l'Arctique de l'Ouest), l'iris lacustre, la salamandre de Jefferson, le meunier des montagnes (population du Pacifique), le meunier des montagnes (populations de la rivière Milk), l'otarie à fourrure du Nord, le chardon de Pitcher, le liparis à feuilles de lis, la gonidée des Rocheuses, la brotherelle de Roell, le chabot à tête courte, la verge d'or des bois (population des plaines des Grands Lacs), la verge d'or des bois (population boréale), le gomphe ventru.

En mai 2011, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 40 espèces sauvages (espèces, sous-espèces, populations) en se fondant sur 38 rapports de situation, dont aucun rapport non sollicité.

Les résultats de l’évaluation de la situation de ces espèces sauvages sont les suivants :

espèces sauvages disparues du pays :
 1
espèces sauvages en voie de disparition :
22
espèces sauvages menacées :
 7
espèces sauvages préoccupantes :
 9


En outre, 1 espèce sauvage a été examinée et inscrite dans la catégorie « données insuffisantes ».

La classification de 16 espèces sauvages inscrites à l’annexe 1 de la LEP a été révisée par le COSEPAC et celui-ci a confirmé qu’il n’y avait pas de changement quant à leur catégorie de statut. Ces espèces sont classifiées sous les catégories « espèces disparues du pays » (espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs), « espèces en voie de disparition », « espèces menacées » ou « espèces préoccupantes » :

Le Garrot d'Islande, la rainette grillon de Blanchard, la couleuvre nocturne du désert, la pédiculaire de Furbish, le Bruant de Henslow, le Râle élégant, le Courlis à long bec, le braya de Long, la baleine à bec commune (population du plateau néo-écossais), l’huître plate du Pacifique, la grenouille maculée de l'Oregon, le fissident appauvri, la mulette du Necture, l'isotrie fausse-médéole, l'adiante cheveux-de-Vénus, le damier de Taylor.

Le COSEPAC a procédé à la révision de la classification de la grande salamandre (Dicamptodon tenebrosus). En s'appuyant sur cette révision, le COSEPAC est arrivé à la conclusion qu'une mise à jour complète du rapport de situation est nécessaire pour évaluer la situation de cette espèce sauvage. L'exigence selon laquelle le COSEPAC doit effectuer la révision de la classification de cette espèce en péril au moins une fois tous les dix ans, conformément à l'article 24 de la LEP, a ainsi été satisfaite.

Le COSEPAC a révisé la classification d'une espèce sauvage préalablement désignée comme « espèce préoccupante » à l'annexe 3 de la LEP, ce qui a entraîné un changement de catégorie de statut. Le COSEPAC a considéré le méné-miroir comme une « espèce menacée ».

Par le présent rapport, le COSEPAC transmet au ministre de l’Environnement les évaluations de 23 espèces sauvages nouvellement classifiées dans les catégories « espèces disparues du pays », « espèces en voie de disparition », « espèces menacées » ou « espèces préoccupantes », afin qu’il puisse décider s’il recommande au gouverneur en conseil de les inscrire à l’annexe 1 de la LEP :

Le thon rouge de l'Atlantique, l'esturgeon noir (populations du Saint-Laurent), l'esturgeon noir (populations des Maritimes), l'Hirondelle rustique, le leptoge à grosses spores, la mouche tachinide des dunes, la Sturnelle des prés, l'eulakane (population des rivières Skeena et Nass), l'eulakane (population du centre de la côte du Pacifique), l'eulakane (population du fleuve Fraser), l'obovarie olivâtre, la cordulie de Hine, le rorqual à bosse (population du Pacifique Nord), l'haliplide de Hungerford, le calochorte de Lyall, l'abeille-coucou de Macropi, la baleine à bec commune (population du détroit de Davis, de la baie de Baffin et de la mer du Labrador), le gomphe olive, le leptoge à quatre spores, la lamproie argentée (populations des rivières Saskatchewan et Nelson), la lamproie argentée (populations des Grands Lacs et du cours supérieur du fleuve Saint-Laurent), la salamandre pourpre (population des monts Adirondack et des Appalaches), la salamandre pourpre (population carolinienne).

Voir l'annexe I pour consulter les résultats du COSEPAC issus de l’évaluation de la situation de chaque espèce, accompagnés des justifications de désignation.

En date de mai 2011, le COSEPAC avait évalué 635 espèces sauvages correspondant aux différentes catégories de risque, dont 278 espèces sauvages en voie de disparition, 158 espèces sauvages menacées, 176 espèces sauvages préoccupantes et 23 espèces sauvages disparues du pays. Le COSEPAC a aussi déterminé que 14 espèces avaient disparu de la planète.

En date de mai 2011, le COSEPAC a désigné 50 espèces sauvages dans la catégorie « données insuffisantes » et 170 espèces ont été désignées dans la catégorie « non en péril ».

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3. Remarque importante concernant les évaluations de la situation

Omble de fontaine aurora (Salvelinus fontinalis timagamiensis) :

Le COSEPAC a convenu que l'omble de fontaine aurora n'est pas admissible à une évaluation et recommande qu'elle soit retirée de l'annexe 1 de la LEP. Cette décision a été fondée sur la recommandation du Sous-comité de spécialistes des poissons d'eau douce et sur l'examen du COSEPAC d'un rapport de situation mis à jour (mise à jour décennale, comme l'exige la LEP), qui indiquait que l'omble de fontaine aurora ne répond pas aux critères de reconnaissance « discret » et « importance » nécessaires pour être reconnue comme une unité désignable conformément aux directives révisées du COSEPAC.

Voir l'annexe II pour consulter les communiqués émis par le COSEPAC à la suite de ses réunions d’évaluation des espèces sauvages de novembre 2010 et de mai 2011.

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4. Évaluations d'urgence

L’article 29 de la LEP permet l’inscription d’une espèce en raison d’une menace imminente : l’inscription d’urgence. Le paragraphe 30(1) de la Loi prescrit que le COSEPAC doit préparer un rapport de situation et confirmer la classification de l’espèce en vue de la faire inscrire d’urgence.

Deux demandes d'évaluation d'urgence ont été reçues; l'une concernait l'unité de conservation du saumon quinnat dans les rivières Cowichan et Koksilah et l'autre èconcernait la saxifrage à épis. Les deux demandes ont été passées en revue par le président, les coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces pertinents, les membres ayant une expertise sur chacun des taxons et les membres des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Dans les deux cas, il a été décidé qu’une évaluation d'urgence n'était pas justifiée.

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5. Évaluations d’espèces sauvages retournées par le gouverneur en conseil au COSEPAC en vue d’un complément d’information ou d’un examen plus approfondi

En réponse à la décision de 2009 du gouverneur en conseil de retourner l'évaluation de l'otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus) au COSEPAC, le Sous-comité de spécialistes des mammifères marins a entrepris une réévaluation de cette espèce. Au cours de la réunion d'évaluation des espèces du COSEPAC de novembre 2010, l'espèce a été réévaluée comme « espèce menacée ». De plus amples renseignements sont fournis à l'annexe I.

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6. Espèces sauvages choisies aux fins des rapports de situation

Selon l’alinéa 15(1)b) de la LEP, le COSEPAC a pour mission :
« de déterminer le moment auquel doit être effectuée l’évaluation des espèces sauvages, la priorité étant donnée à celles dont la probabilité d’extinction est la plus grande ».

Après avoir appliqué son processus de sélection, le Comité demandera que soit produit un rapport de situation pour les espèces sauvages suivantes, choisies parmi les listes d'espèces candidates élaborées par les sous-comités de spécialistes des espèces. Aucune de ces espèces ont été évalués par le COSEPAC à ce jour.

Espèces pour lesquelles des rapports de situation ou des sommaires de statut seront commandés à l’automne 2012 :

Nom commun de l'espèce
Sous-comités de spécialisted des espèces
Lasioglossum Dialictus
Arthropodes
Cisco à nageoires noires
Poissons d'eau douce
Bourdon terricole
Arthropodes
Une « tarentule naine de type agélénidé »
Arthropodes
Martinet sombre
Oiseaux
Limace pygmée
Mollusques
Crotale des prairies
Reptiles
Patera pennsylvanica
Mollusques
Danseuse éclatante
Arthropodes
Rhynchospore à gros épillets
Plantes vasculaires
Anzia colpodes
Mousses et lichens
Phoque annelé
Mammifères marins
Teloschistes chrysophthalmus
Mousses et lichens
Martin-pêcheur d'Amérique
Oiseaux
Crapet à longues oreilles
Poissons d'eau douce

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7. Réunions annuelles des sous-comités


Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones :

Un atelier (Atelier sur l'acquisition de connaissances traditionnelles autochtones pour appuyer les évaluations d'espèces sauvages et la Loi sur les espèces en péril) a été organisé les 2 et 3 octobre 2010 et a réuni les membres du Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA), le président du COSEPAC, plusieurs coprésidents de sous-comités de spécialistes des espèces du COSEPAC et des représentants d'Environnement Canada, de Pêches et Océans Canada, de Parcs Canada, du Conseil autochtone national sur les espèces en péril et du Secrétariat du COSEPAC. L'objectif de l'atelier était de clarifier et de coordonner les protocoles et les processus liés à l'acquisition des connaissances traditionnelles autochtones afin d'appuyer les évaluations de la situation et les autres besoins en vertu de la LEP.

À la suite de l'atelier, une réunion a été tenue avec le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones et les coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces afin de discuter de l'acquisition des connaissances traditionnelles autochtones et du processus de production de rapports d'examen sur les connaissances traditionnelles autochtones. Le groupe a également désigné des espèces potentielles à inclure dans le processus d'examen des connaissances traditionnelles autochtones au cours des quatre prochaines années. Le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones a également organisé d'autres réunions au cours de l'année dernière.

Sous-comités de spécialistes des espèces :

Les sous-comités de spécialistes des espèces se réunissent chaque année à différents endroits au Canada ou par téléconférence une ou deux fois par année. Les principaux objectifs de ces réunions sont d’examiner la situation des espèces et de faire des recommandations à ce sujet, d’étudier les espèces candidates potentielles et de désigner les espèces à évaluer en priorité. Au cours des réunions en personne, des observateurs sont invités et des séances d’information publiques sont parfois organisées.

De plus, les sous-comités de spécialistes des espèces peuvent examiner les résultats des récentes réunions d’évaluation d’espèces sauvages du COSEPAC ainsi que les résultats des appels d’offres publics pour la préparation des rapports de situation du COSEPAC et des appels de candidatures publics. Les sous-comités orientent leurs nouveaux membres, discutent des projets spéciaux et des plans et reçoivent une version à jour du Manuel des opérations et des procédures du COSEPAC.

Actuellement, le COSEPAC compte 10 sous-comités de spécialistes des espèces, chacun placé sous la direction de deux coprésidents experts :

En plus de leurs activités courantes, certains sous-comités ont entrepris des projets spéciaux afin de mieux servir la mission de base du COSEPAC qui consiste à évaluer la situation des espèces sauvages au Canada.

Voici les noms de chaque sous-comité de spécialistes des espèces ainsi que les projets spéciaux prévus ou entrepris, s'il y a lieu.

Sous-comité de spécialistes des amphibiens et des reptiles

Il n'y a aucun projet spécial à signaler.

Sous-comité de spécialistes des arthropodes

Les rapports préparés au cours de la dernière année sur les espèces candidates représentées par les coccinellidés et les crustacés font l'objet d'un examen par le Sous-comité de spécialistes des espèces. Le rapport sur les coccinellidés a déterminé plusieurs espèces candidates qui pourraient être proposées pour l'exercice de classement des espèces candidates du COSEPAC de 2012. Le rapport sur les crustacés a donné lieu à la création d'une liste importante d'espèces candidates de crustacés pour l'évaluation du COSEPAC. Toutefois, le Sous-comité se demande si le Sous-comité des spécialistes des arthropodes actuel possède les compétences nécessaires pour formuler des recommandations au COSEPAC quant au statut des crustacés. Les méthodes pour traiter cette question sont en cours de discussion.

Sous-comité de spécialistes des oiseaux

Aucun projet spécial n'a été réalisé par le Sous-comité de spécialistes des espèces. Toutefois, Patrick Nantel, membre du COSEPAC travaillant à Parcs Canada, a entrepris une analyse préliminaire des données liées aux tendances provenant du Relevé des oiseaux nicheurs afin d'estimer la probabilité de déclin futur en utilisant la Sturnelle des prés comme étude de cas. Ses méthodes statistiques semblent très prometteuses, du moins pour certaines espèces, et méritent un examen plus approfondi par le Sous-comité de spécialistes des espèces.

Sous-comité de spécialistes des poissons d'eau douce

Il n'y a aucun projet spécial à signaler.

Sous-comité de spécialistes des poissons marins

Il n'y a aucun projet spécial à signaler.

Sous-comité de spécialistes des mammifères marins

Le Sous-comité de spécialistes des espèces a proposé un projet spécial qui examinerait les mammifères marins qui ont déjà été évalués par le COSEPAC comme faisant partie des catégories « données insuffisantes » ou « non en péril » afin de déterminer s'ils sont, en réalité, admissibles à une réévaluation et afin de veiller à ce qu'ils aient reçu la désignation appropriée au moment de l'évaluation. Toutefois, le projet ne se poursuivra pas pour l'instant en raison d'un manque de financement.

Sous-comité de spécialistes des mollusques

Certains membres du Sous-comité de spécialistes des espèces étudient actuellement la production d'un guide portant sur les moules d'eau du Canada.

Un projet portant sur les microsatellites chez certains physidés canadiens n'a pas été poursuivi en raison d'un manque de financement.

Sous-comité de spécialistes des mousses et des lichens

Il n'y a aucun projet spécial à signaler.

Sous-comité de spécialistes des mammifères terrestres

Un rapport sur les unités désignables pour toutes les populations de caribou au Canada est en cours. Le COSEPAC recevra un rapport provisoire avant sa réunion de novembre 2011, au cours de laquelle les unités désignables proposées seront soumises à un vote. Un document indépendant du COSEPAC portant sur l'analyse de la viabilité des populations (AVP) a été préparé afin de recevoir des commentaires pour la préparation du rapport de situation sur le chien de prairie.

Sous-comité de spécialistes des plantes vasculaires

Il n'y a aucun projet spécial à signaler.

Le COSEPAC est extrêmement reconnaissant pour le travail important effectué par les membres du sous-comité de spécialistes des espèces, qui offrent gracieusement leur temps et leurs compétences.

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8. Compte rendu de l’avancement des travaux des groupes de travail du COSEPAC


Président du groupe de travail du COSEPAC

Un groupe de travail a été créé pour réfléchir aux questions suivantes relatives au poste de président du COSEPAC :

  • Fonctions du poste de président
  • La personne qui assure la présidence doit-elle être un membre indépendant?
  • Amélioration de l'accès au poste par d'autres membres (membres d'une compétence, etc.)
  • Aspect administratif/opérationnel (ententes monétaires, etc.)

Les conclusions et les recommandations ont été présentées dans un rapport qui a été transmis aux membres et qui a fait l'objet de discussions lors de la réunion d’évaluation des espèces de mai 2011. En outre, une feuille de calcul indiquant le temps consacré aux différents aspects du travail effectué par le président a été préparée par Jeff Hutching, Ph.D., ancien président.

À la suite de la discussion, le groupe de travail a décidé de ne pas mettre en œuvre les recommandations du rapport, mais d’élaborer davantage d'options et d'examiner divers modèles dans un délai de deux ans.

Groupe de travail sur les critères d’évaluation

Le paragraphe 15(1) de la Loi sur les espèces en péril stipule que l’une des fonctions du COSEPAC est « d’établir des critères, qu’il révise périodiquement, en vue d’évaluer la situation des espèces sauvages et d’effectuer leur classification, ainsi que de recommander ces critères au ministre et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril ».

Une séance de formation portant sur les critères destinée aux nouveaux membres et un cours de recyclage destiné aux membres actuels ont été organisés juste avant la réunion d'évaluation des espèces de novembre 2010. La séance a été organisée et dirigée par Dave Fraser, président du Groupe de travail sur les critères d’évaluation, et environ 40 personnes y ont participé.

Un calculateur des menaces a été mis à l'essai par les membres du COSEPAC dans l'intention de le faire adopter en tant que norme pour l'évaluation de toutes les espèces en péril. Un système de classification des menaces a été utilisé par l’UICN et a présenté des avantages pour les étapes d’évaluation et les étapes après l'évaluation, comme le rétablissement. Une séance de formation a été donnée par Dave Fraser lors de la réunion d'évaluation des espèces du printemps 2011 pour aider les membres à utiliser le calculateur des menaces.

Groupe de travail chargé de la liste d’espèces candidates classée par ordre de priorité

Un nouveau groupe de travail a été mis sur pied et chargé de proposer un meilleur système de classement de la liste d’espèces candidates classée par ordre de priorité aux fins d'examen et d'approbation.

Groupe de travail responsable des communiqués

Un groupe de travail permanent est chargé de la coordination et de la préparation des communiqués émis par le COSEPAC à chaque réunion d’évaluation des espèces sauvages. Le travail du groupe est présenté à l’annexe II du présent rapport.

Groupe de travail responsable des directives destinées aux rédacteurs des rapports de situation

Le groupe de travail a repris du service pour travailler sur certaines améliorations mineures à apporter aux directives destinées aux rédacteurs des rapports de situation en ce qui a trait à l'indice de la zone d'occupation, à la zone d'occurrence et aux emplacements.

Groupe de travail sur le regroupement des espèces

Un nouveau groupe de travail a été mis sur pied afin d'examiner si les espèces co-occurrentes dans le même écosystème ou les espèces confrontées à des menaces identiques ou similaires, ou encore qui sont interdépendantes, peuvent faire l'objet d'une révision de la classification de leur situation en même temps.

Le groupe de travail a donné une présentation PowerPoint aux membres lors de la réunion d'évaluation des espèces du printemps 2011 et à la suite de nombreuses discussions, il a été convenu d'entreprendre un projet pilote (espèce de plantes vasculaires dans l'écosystème de la rivière Athabasca).