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Rapport annuel du COSEPAC pour 2010-2011

Annexe I : Évaluations des espèces sauvages du COSEPAC (version détaillée), novembre 2010 et mai 2011


Évaluations des espèces sauvages du COSEPAC (version détaillée), novembre 2010*

Les résultats sont regroupés selon le taxon, puis selon la catégorie de statut. L’aire d'occurrence au Canada (par province, territoire ou océan) et l’historique des désignations de statut sont fournis pour chaque espèce sauvage. Les critères d’évaluation et la justification de la désignation sont indiqués, le cas échéant.*


Mammifères



Chauve-souris blonde
Antrozous pallidus
Menacée



Critères d'évaluation : D1
Justification de la désignation :
Cette chauve-souris relativement grosse, mais rare, est limitée à la steppe arbustive semi-aride du sud de la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, à la limite septentrionale de son aire de répartition mondiale. Bien que le nombre connu d’individus ait augmenté depuis la dernière évaluation, cela peut être attribuable à un effort de relevé accru et à une connaissance améliorée des sites de repos de l’espèce. Néanmoins, la population est toujours petite (moins de 1 000 individus), les falaises utilisées comme aire de repos sont très limitées, et l’aire d’alimentation est en déclin continu.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1988. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en mai 2000. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2010.


Otarie à fourrure du Nord
Callorhinus ursinus
Menacée



Critères d'évaluation : A2b
Justification de la désignation :
La plupart des individus qui passent l'hiver dans les eaux canadiennes se reproduisent dans quatre îles, dont trois se trouvent en Alaska (deux dans les îles Pribilof, soit St. Paul et St. George, ainsi que l'île Bogoslof) et la quatrième, en Californie (San Miguel). La production de petits est utilisée comme un indice de la taille de la population. Dans les deux principales colonies de reproduction, soient celles se trouvant dans les îles Pribilof réunissant actuellement 90 % de toutes les otaries à fourrure de l'est du Pacifique, la production de petits connaît un déclin depuis 45 ans, et le nombre des petits y a diminué de 38 % au cours des 30 dernières années (3 générations). Le nombre des petits a augmenté dans la colonie beaucoup plus petite de l'île Bogoslof. Prises collectivement, ces tendances signifient que le nombre d'adultes matures continuera probablement à diminuer. En 2008, il y avait environ 650 000 otaries à fourrure dans l'est du Pacifique comparativement à plus de 2 millions dans les années 1950. Il y a possibilité d’effet rescousse à partir des colonies asiatiques de l'ouest du Pacifique, bien que peu soit connu au sujet de la dispersion des femelles matures. On ne connaît pas les causes des déclins, mais les menaces continues et potentielles incluent l'enchevêtrement, le nombre limité des proies, les déversements d'hydrocarbures et les effets des polluants.
Répartition : BC Océan Pacifique
Historique du statut :
Espèce désignée « non en péril » en avril 1996. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2006. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2010.


Campagnol sylvestre
Microtus pinetorum
Préoccupante



Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
L'aire de répartition canadienne de ce petit mammifère rare se limite à des secteurs très fragmentés du sud de l'Ontario et du sud du Québec. Toutefois, un manque d’efforts de suivi adéquat et de quantification des menaces ont rendu difficile la réévaluation de l’espèce. Rien n'indique que la situation de l'espèce ait changé depuis la dernière évaluation. Les menaces semblent limitées et ne semblent ni imminentes ni croissantes.
Répartition : ON QC
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1998. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2001 et en novembre 2010.


Taupe à queue glabre
Scalopus aquaticus
Préoccupante



Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
L'aire de répartition canadienne de ce petit mammifère se limite à environ 1000 hectares près du parc national de la Pointe-Pelée, dans le sud de l'Ontario. L’espèce a une répartition restreinte et fragmentée, mais un manque d’efforts de suivi adéquat et de quantification des menaces met en évidence l’incertitude de son statut de conservation. Bien qu’il y ait certaines preuves d’un déclin, un tiers de l’habitat de l’espèce est relativement peu menacé de disparaître dans le parc. Les menaces n’ont pas été évaluées ailleurs.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1980. Réexamen et confirmation du statut en avril 1998, en novembre 2000, et en novembre 2010.



Oiseaux



Effraie des clochers

Tyto alba
En voie de disparition


Population de l'Est


Critères d'évaluation : D1
Justification de la désignation :
L’est du Canada abrite une toute petite partie de la population mondiale de ce rapace nocturne charismatique qui s’attaque aux petits rongeurs. Comme l'espèce ne tolère pas les climats froids ni une épaisse couverture de neige, les populations au Canada sont restreintes à certaines parties du sud de la Colombie-Britannique et du sud-ouest de l'Ontario, où elle est maintenant presque disparue. Dans la portion nord de son aire de nidification dans l’est de l’Amérique du Nord, l'espèce est en déclin et est menacée par la perte et la dégradation continues de l’habitat de prairie et de vieux champs et par la conversion de vieilles granges de bois et d'autres bâtiments ruraux en des structures plus modernes. Cette effraie est également exposée à des taux de plus en plus élevés de mortalité le long des routes, à cause de l'expansion du réseau routier et de l'augmentation de la circulation automobile.
Répartition : ON
Historique du statut :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « préoccupante » en avril 1984. Une évaluation séparée de la population de l'Est et celle de l'Ouest a eu lieu en avril 1999. La population de l'Est a été désignée « en voie de disparition ». Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en novembre 2010.


Moqueur des armoises
Oreoscoptes montanus
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(ii,iii)+2ab(ii,iii); C2a(i); D1
Justification de la désignation :
Au Canada, cette espèce se trouve en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan. La population canadienne est extrêmement petite, ne comptant que de 7 à 36 individus selon l’année. Les populations se trouvant dans des parties adjacentes des États-Unis, lesquelles sont une source probable d'individus pour le Canada, subissent un déclin. De plus, l’habitat de l’armoise argentée, nécessaire à la reproduction de l’espèce, est en déclin, particulièrement en Colombie-Britannique où l'espèce niche régulièrement.
Répartition : BC AB SK
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1992. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2000 et en novembre 2010.


Paruline azurée
Dendroica cerulea
En voie de disparition



Critères d'évaluation : C2a(ii)
Justification de la désignation :
Au Canada, ce passereau forestier bleu ciel se trouve à la limite nord de son aire de nidification. Comme il a besoin de superficies relativement grandes de forêt de feuillus non perturbée, ses exigences en matière de lieux de reproduction et d'hivernage sont assez spécialisées. Depuis les années 1960, des déclins de population importants ont été observés dans la majeure partie de l'aire de répartition et la présente population canadienne est estimée à environ seulement 1000 individus. On croit que ces déclins sont principalement causés par la perte et la dégradation de l'habitat d'hivernage, limité aux forêts montagnardes du nord des Andes, en Amérique du Sud. L'espèce est également menacée par la perte et la dégradation de ses lieux de reproduction. Il y a preuve de déclin continu. Aussi, les nouvelles données démographiques semblent indiquer que les chances de rescousse de la population canadienne sont moins bonnes qu'on ne le croyait auparavant.
Répartition : Répartition  ON QC
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1993. Réexamen et confirmation du statut en mai 2003. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.


Pic à tête blanche
Picoides albolarvatus
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(ii,iii)+2ab(ii,iii); C2a(i,ii); D1
Justification de la désignation :
Au Canada, ce pic distinctif ne niche qu'en Colombie-Britannique. La population canadienne est extrêmement petite et compte probablement moins de 100 individus. Elle est exposée aux menaces continues provenant de la perte et de la dégradation de son habitat. Un effet rescousse en provenance des États-Unis, où les populations sont clairsemées, serait limité en raison du déclin des populations américaines et de l’habitat limité restant au Canada.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en avril 1992. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2000 et en novembre 2010.


Effraie des clochers

Tyto alba
Menacée


Population de l'Ouest


Critères d'évaluation : C2a(i); D1
Justification de la désignation :
L’ouest du Canada abrite une petite partie de la population mondiale de ce rapace nocturne charismatique qui s’attaque aux petits rongeurs. Comme l'espèce ne tolère pas les climats froids ni une épaisse couverture de neige, les populations au Canada sont restreintes à certaines parties du sud de la Colombie-Britannique et du sud-ouest de l'Ontario. La population de l’ouest en Colombie-Britannique est petite et est menacée par la perte et la dégradation continues de l’habitat de prairie et de vieux champs en raison d’une agriculture intensive et de l’urbanisation et par la conversion de vieilles granges de bois et d'autres bâtiments ruraux en structures plus modernes. Cette effraie est également exposée à des taux de plus en plus élevés de mortalité le long des routes, à cause de l'expansion du réseau routier et de l'augmentation de la circulation automobile.
Répartition : BC
Historique du statut :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « préoccupante » en avril 1984. Une évaluation séparée de la population de l'Est et celle de l'Ouest a eu lieu en avril 1999. La population de l'Ouest a été désignée « préoccupante ». Réexamen et confirmation du statut en novembre 2001. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2010.



Reptiles



Crotale des bois
Crotalus horridus
Disparue du pays



Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « disparue du pays » en mai 2001. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2010.


Couleuvre à petite tête
Thamnophis butleri
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B2ab(i,ii,iii,iv,v)
Justification de la désignation :
On trouve la plupart des populations de cette espèce dans des habitats dispersés reliques de petite superficie. La plupart des populations sont isolées, ce qui les rend vulnérables aux effets génétiques négatifs liés à leur faible effectif et aux effets de la stochasticité démographique. Les récents relevés n’ont pas permis de trouver l’espèce à plusieurs sites où elle était présente auparavant. La mortalité sur les routes, la perte continue de l'habitat et la fragmentation constituent également des menaces pour cette petite couleuvre spécialiste.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1999. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2001. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.



Amphibiens



Salamandre de Jefferson
Ambystoma jeffersonianum
En voie de disparition




Critères d'évaluation : A2bc+4bc; B2ab(i,ii,iii,iv,v)
Justification de la désignation :
Cette salamandre a une aire de répartition limitée au sein de secteurs peuplé et grandement modifiés. Au cours des trois dernières générations, l'espèce est disparue de nombreuses localités historiques, et les localités restantes sont menacées par le développement, la perte d'habitat et, potentiellement, la présence de populations de salamandres unisexuées se reproduisant par cleptogenèse.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en novembre 2000. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.



Poissons



Saumon atlantique

Salmo salar
Disparue


Population du lac Ontario


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Espèce résidente ayant déjà été prolifique dans tout le bassin hydrographique du lac Ontario, d’ailleurs cette population n'a pas été observée depuis 1898. La population du lac Ontario est disparue à cause de la destruction de son habitat et de la surexploitation de l'espèce dans le cadre des pêches vivrières et commerciales. La réintroduction n’est pas possible étant donné que la lignée d’origine est disparue. Les récentes tentatives d’introduction d’autres lignées de l’espèce ont mené à une certaine reproduction naturelle, mais il n’y a aucune preuve de populations auto-suffisantes.
Répartition : ON Océan Atlantique
Historique du statut :
La dernière observation remonte à 1898. Espèce désignée « disparue du pays » en avril 2006. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « disparue » en novembre 2010.


Corégone de l'Atlantique
Coregonus huntsmani
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation :
Cette espèce unique endémique au Canada, présente que dans une seule localité, est restreinte à trois lacs interconnectés en Nouvelle-Écosse. Sa viabilité est menacée par l'introduction illégale de poissons exotiques.
Répartition : NS
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1984. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2000 et en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
En voie de disparition


Population de l'intérieur de la baie de Fundy


Critères d'évaluation : C2a(i,ii); D1
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et pour les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent des migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population s’est déjà reproduite dans 32 affluents de l'intérieur de la baie de Fundy, depuis un point situé juste à l'est de la rivière Saint-Jean jusqu'à la rivière Gaspereau, en Nouvelle-Écosse; toutefois, il n’y a plus de frai dans la plupart des rivières. Au début du 20e siècle, la population comptait environ 40 000 individus, alors qu’elle comptait moins de 200 individus en 2008. La survie par la phase marine du cycle biologique de l’espèce est actuellement extrêmement faible, et l’existence continue de cette population dépend d’un programme d’élevage en captivité. Une rescousse en provenance des régions voisines est improbable, car celles-ci abritent des populations gravement épuisées et génétiquement dissemblables. Cette population a souffert historiquement de la présence des barrages, qui ont entravé la migration de fraye et ont inondé l'habitat de frai et d’alevinage; elle est également touchée par d'autres effets d'origine humaine, comme la pollution et l'exploitation forestière, qui ont réduit ou dégradé les habitats dulcicoles. Les menaces actuelles comprennent le taux de survie en mer extrêmement bas, lié à des changements substantiels mais encore peu compris dans les écosystèmes marins, et les effets nuisibles liés au croisement ou aux interactions écologiques avec les saumons d'élevage échappés des piscicultures. Les rivières que fréquente cette population présentent une des concentrations les plus élevées de piscicultures de saumon du Canada atlantique.
Répartition : NB NS Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2001. Réexamen et confirmation du statut en avril 2006 et en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
En voie de disparition


Population de l'est du Cap-Breton


Critères d'évaluation : C1
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les rivières de l’île du Cap-Breton qui se jettent dans l’océan Atlantique et dans le lac Bras d'Or. Le nombre d'adultes qui reviennent frayer a diminué d'environ 29 % au cours des 3 dernières générations. Cette diminution fait suite aux déclins qui se produisaient auparavant. Le nombre total d'individus matures dans 5 rivières, considérés comme abritant la majeure partie de la population, n'était que de 1 150 en 2008. Une rescousse à partir des régions voisines est improbable car celles-ci abritent des populations génétiquement différentes, et la population au sud est gravement décimée. Le faible taux de survie en mer, lié à des changements substantiels mais encore peu compris dans les écosystèmes marins, constitue actuellement une menace pour cette population.
Répartition : NS Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
En voie de disparition


Population des hautes terres du sud de la Nouvelle-Écosse


Critères d'évaluation : A2bce; C1
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les rivières de la côte atlantique, depuis le nord-est de la partie continentale de la Nouvelle-Écosse jusqu'au cap Split, dans la baie de Fundy. En trois générations, les nombres d'individus de petite taille (qui n'ont passé qu'un hiver en mer) et d'individus de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer) ont connu un déclin au cours des trois dernières générations d'environ 59 % et de 74 % respectivement, ce qui représente un déclin net du nombre total d'individus matures d'environ 61 %. Cette diminution fait suite aux déclins encore plus importants qui se produisaient auparavant depuis très longtemps. Au cours du dernier siècle, le frai a été observé dans 63 rivières, mais un récent relevé (2008) a permis de trouver des juvéniles dans seulement 20 des 51 rivières examinées. Une rescousse en provenance des régions voisines est improbable, car celles-ci abritent des populations gravement épuisées et génétiquement dissemblables. Cette population a souffert historiquement de la présence des barrages, qui ont entravé la migration de fraye et ont inondé l'habitat de frai et d’alevinage; elle est également touchée par d'autres effets d'origine humaine, comme la pollution et l'exploitation forestière, qui ont réduit ou dégradé les habitats dulcicoles. L'acidification des habitats dulcicoles causée par les pluies acides constitue une menace majeure continue, tout comme le faible taux de survie en mer, lié à des changements substantiels mais encore peu compris dans les écosystèmes marins. Il y a quelques piscicultures de saumon dans ce secteur qui pourraient mener à des effets nuisibles liés au croisement ou aux interactions écologiques avec les saumons d'élevage échappés des piscicultures.
Répartition : NS Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
En voie de disparition


Population de l’île d’Anticosti


Critères d'évaluation : C1
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau qui sont généralement clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les rivières de l'île d'Anticosti. En trois générations, les nombres de saumons de petite taille (qui n'ont passé qu'un hiver en mer) et de saumons de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer) ont connu un déclin d'environ 32 % et de 49 % respectivement, ce qui représente un déclin net du nombre total d'individus matures d'environ 40 %. L'effectif de cette population est faible et était d'environ 2 400 individus en 2008. Comme c'est le cas pour la plupart des populations de cette espèce, le faible taux de survie en mer, lié à des changements substantiels mais encore peu compris dans les écosystèmes marins, constitue un sujet de préoccupation.
Répartition : QC Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
En voie de disparition


Population de l’extérieur de la baie de Fundy


Critères d'évaluation : A2b
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau qui sont généralement clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les affluents de la baie de Fundy, du côté du Nouveau-Brunswick, depuis la frontière des États-Unis jusqu'à la rivière Saint-Jean. Au cours des trois dernières générations, les nombres d'individus de petite taille (qui n'ont passé qu'un hiver en mer) et d'individus de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer) ont connu un déclin d'environ 57 % et de 82 % respectivement, ce qui correspond à un déclin net d'environ 64 % du nombre total d'individus matures. Cette diminution fait suite aux déclins encore plus importants qui se produisaient auparavant depuis très longtemps. Un effet rescousse à partir des régions voisines est improbable, car celles-ci abritent des populations gravement décimées et génétiquement différentes. Cette population a souffert historiquement de la présence des barrages, qui ont entravé la migration de fraye et ont inondé les habitats de frai et d’alevinage; elle est également touchée par d'autres effets d'origine humaine, comme la pollution et l'exploitation forestière, qui ont réduit ou dégradé les habitats dulcicoles. Les menaces actuelles pour cette population comprennent le faible taux de survie en mer, lié à des changements substantiels mais encore peu compris dans les écosystèmes marins, et les effets nuisibles du croisement et des interactions écologiques avec les saumons d'élevage échappés des piscicultures. Les rivières que fréquente cette population sont près de la plus grande concentration de piscicultures de saumon au Canada atlantique.
Répartition : NB Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.


Meunier des montagnes

Catostomus platyrhynchus
Menacée


Populations de la rivière Milk


Critères d'évaluation : B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation :
La répartition de ce petit poisson d'eau douce se limite au bassin hydrographique de la rivière Milk du sud de l’Alberta et de la Saskatchewan. Ce poisson a une petite zone d’occupation et un nombre de localités (8) qui le rend particulièrement vulnérable à la perte et à la dégradation de l’habitat causées par la modification du régime hydrologique et les sécheresses, lesquelles pourraient être exacerbées par les changements climatiques.
Répartition : AB
Historique du statut :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « non en péril » en avril 1991. Division en populations en novembre 2010. L'unite « populations de la rivière Milk » a été désignée « menacée » en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
Menacée


Population du sud de Terre-Neuve


Critères d'évaluation : A2b
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau qui sont généralement clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les rivières de la côte sud de Terre-Neuve, depuis la pointe sud-est de la presqu'île Avalon (pointe Mistaken) jusqu'au cap Ray. Au cours des trois dernières générations, les nombres de saumons de petite taille (qui n'ont passé qu'un hiver en mer) et de saumons de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer) ont connu un déclin d'environ 37 % et de 26 % respectivement, ce qui représente un déclin net du nombre total d'individus matures d'environ 36 %. Ce déclin est survenu malgré une diminution considérable de la mortalité attribuable à la pêche commerciale dans les zones côtières depuis 1992. Ce déclin peut être dû au faible taux de survie en mer, lié à des changements substantiels mais encore peu compris dans les écosystèmes marins. La pêche illégale constitue une menace dans certaines rivières. La présence de piscicultures de saumon dans un petit secteur de cette région expose l'espèce aux effets nuisibles du croisement ou des interactions écologiques défavorables avec les saumons d'élevage qui s'échappent. Les populations des nombreuses petites rivières de la région présentent entre elles une hétérogénéité génétique anormalement prononcée, ce qui laisse croire que l’effet rescousse entre les populations reproductrices des rivières peut être moins probable ici que dans d'autres régions.
Répartition : NL Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en novembre 2010.


Chabot à tête courte
Cottus confusus
Préoccupante



Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Au Canada, ce petit poisson d’eau douce est endémique au bassin du fleuve Columbia où sa répartition géographique est très limitée. A l’âge adulte, c’est un poisson sédentaire, ce qui le rend particulièrement vulnérable à la perte et à la dégradation de l'habitat causées par la modification du débit d’eau, la sécheresse et la pollution. L'espèce ne se trouve que dans un petit nombre de localités, et il y a une diminution continue de la qualité de son habitat. Le changement de catégorie, soit d’espèce menacée (2001) à espèce préoccupante, reflète une augmentation (13) dans l’estimation du nombre de localités.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en avril 1984. Réexamen et confirmation du statut en mai 2001. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2010.


Chabot du Columbia
Cottus hubbsi
Préoccupante



Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Au Canada, ce petit poisson d’eau douce est endémique au bassin du fleuve Columbia, où sa répartition géographique est petite. À l’âge adulte, c’est un poisson de fond sédentaire, ce qui le rend particulièrement vulnérable à la diminution de sa superficie d’habitat et de la qualité de cet habitat causée par la sécheresse et les changements du débit d’eau. L’espèce répond presque aux critères du statut d’espèce menacée en raison de sa petite aire de répartition géographique, de son faible nombre de localités et d’une diminution continue de la qualité de l’habitat.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2000. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2010.


Dolly Varden

Salvelinus malma malma
Préoccupante


Populations de l'ouest de l'Arctique


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Ce poisson d’habitats dulcicoles et marins de l’ouest de l’Arctique du Canada a une zone d'occupation très limitée associée à un nombre de localités relativement faible (17) qui sont essentielles pour le frai et l’hivernage. Les connaissances traditionnelles autochtones semblent indiquer des déclins dans certaines populations. La petite superficie et le nombre limité d’habitats clés rendent l’espèce particulièrement vulnérable aux perturbations ponctuelles (p. ex. surexploitation, événements stochastiques) et à plus grande échelle (p. ex. changements climatiques) qui pourraient éliminer ou dégrader les habitats.
Répartition : YT NT
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en novembre 2010.


Meunier des montagnes

Catostomus platyrhynchus
Préoccupante


Populations du Pacifique


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Ce petit poisson d’eau douce a une répartition éparse dans les bassins versants des rivières Thompson Nord, du Bas-Fraser et Similkameen en Colombie-Britannique. Il a une petite zone d’occupation et un nombre de localités limité dans chacune de ces zones. Il est probable que la qualité de son habitat continuera de diminuer dans environ plus de 40 % de son aire de répartition canadienne, à cause de l'extraction d'eau de plus en plus importante dans le bassin versant de la rivière Similkameen, qui pourrait être exacerbée par les changements climatiques.
Répartition : BC
Historique du statut :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « non en péril » en avril 1991. Division en populations en novembre 2010. L'unite « populations du Pacifique » a été désignée « préoccupante » en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
Préoccupante


Population de l’est de la Côte-Nord du Québec


Critères d'évaluation : Correspond au critère de la catégorie « menacée », C1, mais est désigné espèce « préoccupante » en raison de l'augmentation du nombre de poissons de grande taille qui ont un potentiel de reproduction plus élevé.
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau qui sont généralement clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les rivières de la rive nord de l'estuaire du Saint-Laurent, depuis la rivière Napetipi (mais non dans celle-ci) en direction ouest jusqu'à la rivière Kegaska (y compris dans celle-ci). Cette population montre des tendances opposées quant à l'abondance des individus de petite taille (qui n'ont passé qu'un hiver en mer) et de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer). Le nombre de petits saumons a diminué de 26 % au cours des trois dernières générations, alors que le nombre de gros saumons a augmenté de 51 % au cours de la même période. Le groupement des données pour ces deux catégories de poissons laisse croire que le nombre total d'individus matures a connu un déclin d'environ 14 %. La petite taille de la population (environ 5 000 individus matures en 2008) est préoccupante. Comme c'est le cas pour la plupart des populations de cette espèce, le faible taux de survie en mer, lié à des changements substantiels mais encore peu compris dans les écosystèmes marins, constitue également un sujet de préoccupation.
Répartition : QC Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
Préoccupante


Population de l’ouest de la Côte-Nord du Québec


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau qui sont généralement clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les rivières de la rive nord du fleuve Saint-Laurent, depuis la rivière Natashquan jusqu'à la rivière des Escoumins (y compris dans ces deux rivières). Au cours des trois dernières générations, les nombres d'individus de petite taille (qui n'ont passé qu'un hiver en mer) et d’individus de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer) ont connu un déclin d'environ 34 % et de 20 % respectivement, ce qui représente un déclin net du nombre total d'individus matures d'environ 24 %. Comme c'est le cas pour la plupart des populations de cette espèce, le faible taux de survie en mer, lié à des changements substantiels mais encore peu compris dans les écosystèmes marins, constitue un sujet de préoccupation.
Répartition : QC Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
Préoccupante


Population de l’intérieur du Saint-Laurent


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population fortement gérée se reproduit dans les affluents du fleuve Saint-Laurent situés en amont de la rivière des Escoumins (mais non dans celle-ci) sur la rive nord et en amont de la rivière Ouelle (y compris dans celle-ci) sur la rive sud. L'abondance des individus de petite taille (qui n'ont passé qu'un hiver en mer) et de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer) est demeurée à peu près stable au cours des trois dernières générations. La petite taille de la population (environ 5 000 individus en 2008) est préoccupante. Les rivières de cette région sont près des centres urbains les plus importants du Québec, et la population a subi un important déclin historique en raison de la perte d’habitat. Comme c'est le cas pour la plupart des populations de cette espèce, le faible taux de survie en mer, lié à des changements substantiels mais encore peu compris dans les écosystèmes marins, constitue un sujet de préoccupation.
Répartition : QC Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
Préoccupante


Population de la Gaspésie-sud du golfe Saint-Laurent


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les rivières situées depuis la rivière Ouelle (mais non dans celle-ci), à l'ouest de la Gaspésie vers le sud, et vers l’est jusqu'à l'extrémité nord de l'île du Cap-Breton. Au cours des trois dernières générations, les nombres d'individus de petite taille (qui n'ont passé qu'un hiver en mer) et d'individus de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer) ont connu un déclin d'environ 34 % et de 19 % respectivement, ce qui représente un déclin net du nombre total d'individus matures d'environ 28 %. Ce déclin récent au cours de trois générations représente la continuité d’un déclin datant d’au moins des années 1980. Le nombre d'individus matures demeure supérieur à 100 000, mais la plupart d'entre eux frayent dans un seul système fluvial important, la Miramichi, au Nouveau-Brunswick. La qualité de l'habitat dulcicole est préoccupante dans certaines régions, en particulier à l'Île-du-Prince-Édouard, où certaines populations restantes sont maintenues par alevinage. Les espèces envahissantes et les espèces introduites illégalement, comme l'achigan à petite bouche, constituent une menace peu comprise dans certains habitats dulcicoles. Le faible taux de survie en mer est lié à des changements substantiels mais encore peu compris dans les écosystèmes marins.
Répartition : QC NB NS Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en novembre 2010.


Grande raie
Dipturus laevis
Non en péril



Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette espèce, l’une des plus grandes raies de l'ouest de l'océan Atlantique, dont la durée de génération estimée est de 13 ans, se trouve dans des habitats sur le plateau continental, à partir du cap Hatteras jusqu'aux Grands Bancs. Dans les eaux canadiennes, on l'observe le plus souvent sur le banc Georges et sur la portion ouest du plateau néo-écossais. Le nombre d'individus a connu un déclin durant les années 1960, probablement à cause des prises accessoires dans le cadre de pêches visant d'autres espèces. Les fluctuations de la répartition de l'espèce ainsi que la capacité des grands individus matures d'éviter les engins de pêche utilisés pour les relevés réduisent la précision des indices d'abondance. Ces indices montrent néanmoins que l'abondance des individus matures n'a pas diminué au cours des trois dernières générations et qu'elle a augmenté au cours des dernières une ou deux générations. Les données des taux de capture des relevés indiquent une augmentation continue de l’abondance des individus matures et immatures sur le banc Georges et sur la portion ouest du plateau néo-écossais. Les données provenant de relevés américains sur le banc Georges semblent indiquer que l’espèce a connu une croissance à un niveau qui représente approximativement la moitié de l’abondance estimée pour cette espèce dans ce secteur au début des années 1960. Il n'existe aucune pêche dirigée de cette espèce, et une réglementation visant à réduire la mortalité attribuable aux prises accessoires est en vigueur.
Répartition : Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « non en péril » en novembre 2010.


Meunier des montagnes

Catostomus platyrhynchus
Non en péril


Populations des rivières Saskatchewan et Nelson


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Ce petit poisson d’eau douce est relativement distribué dans le bassin versant de la rivière Saskatchewan dans de nombreux affluents en Alberta et en Saskatchewan. Les menaces qui pèsent sur les populations sont relativement localisées et ne représentent pas une préoccupation imminente en ce qui a trait à la persistence de l’espèce dans toute son aire de répartition.
Répartition : AB SK
Historique du statut :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « non en péril » en avril 1991. Division en populations en novembre 2010. L'unite « populations des rivières Saskatchewan et Nelson» a été désignée « non en péril » en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
Non en péril


Population du sud-ouest de Terre-Neuve


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau qui sont généralement clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et pour les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les rivières de la côte ouest de Terre-Neuve, depuis le cap Ray jusqu'aux coordonnées 49º24' N, 58º15' W approximativement. Au cours des trois dernières générations, les nombres de saumons de petite taille (qui n'ont passé qu'un hiver en mer) et de saumons de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer) ont augmenté d'environ 132 % et de 144 % respectivement, ce qui représente une augmentation du nombre total d'individus matures d'environ 134 %.
Répartition : QC NL Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « non en péril » en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
Non en péril


Population du nord-ouest de Terre-Neuve


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau qui sont généralement clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les rivières de la côte ouest de Terre-Neuve, approximativement depuis les coordonnées 49º24' N, 58º15' W jusqu'à la pointe de la péninsule Great Northern. Le nombre total d'individus matures semble être demeuré stable au cours des trois dernières générations, et le nombre de saumons de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer) semble avoir augmenté d'environ 42%.
Répartition : NL Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « non en péril » en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
Non en péril


Population du Labrador


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau qui sont généralement clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et plusieurs années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les rivières de la côte Atlantique du Labrador et au sud-ouest dans les rivières de la côte du Québec jusqu’aux rivières Napetipi (y compris dans celle-ci). Les habitats dulcicoles de l'espèce demeurent généralement limpides. On ne dispose pas de données sur l'abondance de l'espèce dans la plupart des rivières. Toutefois, dans les rivières pour lesquelles des données sont disponibles, le nombre d'individus matures semblent avoir augmenté d'environ 380 % au cours des trois dernières générations.
Répartition : NL Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « non en péril » en novembre 2010.


Saumon atlantique

Salmo salar
Non en péril


Population du nord-est de Terre-Neuve


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau qui sont généralement clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les rivières de la côte nord-est de Terre-Neuve, depuis l'extrémité nord de l'île jusqu'à la pointe sud-est de la presqu'île Avalon. Les données récentes sur l'abondance ne montrent pas de tendance claire quant au nombre d'individus matures. Depuis 1992, les effets négatifs de ce faible taux de survie en mer ont été compensés, du moins en partie, par le fait que la mortalité des poissons due aux pêches côtières a presque cessé. La pêche illégale constitue une menace dans certaines rivières.
Répartition : NL Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « non en péril » en novembre 2010.


Lamproie brune

Ichthyomyzon castaneus
Données insuffisantes


Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Il n’existe pas suffisamment d’information pour des fins d’évaluation. L’occurrence de cette espèce dans le bassin hydrographique des Grands Lacs et du Haut Saint-Laurent a été confirmée avec la collecte récente de deux adultes et la correction de l’identification de quatre adultes provenant de collections de musées. Aucune autre information sur la répartition, l’abondance ou l’habitat n’est disponible pour cette espèce.
Répartition : ON QC
Historique du statut :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « préoccupante » en avril 1991. Division en populations en novembre 2010. L'unite « populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent » a été étudiée en novembre 2010 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ».


Lamproie brune

Ichthyomyzon castaneus
Données insuffisantes


Populations des rivières Saskatchewan et Nelson


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Il n’existe pas suffisamment d’information pour des fins d’évaluation. Cette population de la rivière Saskatchewan-Nelson est largement répartie mais n’a pas été abondante dans les endroits ayant fait l’objet d’un relevé. L’espèce a été observée à un total de 20 sites dans cette région. Aucune information sur la taille ou les tendances de la population n’est disponible. Bien que les rivières des Prairies sont généralement exposées à la sédimentation, aux herbicides, aux pesticides et à l’eutrophisation provenant de l’agriculture, aucune information n’est disponible sur les menaces spécifiques pesant sur cette espèce.
Répartition : SK MB ON
Historique du statut :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « préoccupante » en avril 1991. Division en populations en novembre 2010. L'unite « populations des rivières Saskatchewan et Nelson » a été étudiée en novembre 2010 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ».


Saumon atlantique

Salmo salar
Données insuffisantes


Population du Nunavik


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau qui sont généralement clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et plusieurs années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population, qui se reproduit dans les affluents de la baie d'Ungava et de l’est de la baie d’Hudson, est la population la plus septentrionale en Amérique du Nord, et la plus occidentale de l'ensemble de l'espèce. Environ 650 km séparent cette population de la population la plus proche, située plus au sud. On connaît peu les tendances de cette population en matière d'abondance, mais le peu de données dont on dispose sur les captures par unité d'effort semblent indiquer que son abondance a augmenté au cours des dernières années.
Répartition : QC NL Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce étudiée en novembre 2010 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ».



Arthropodes



Gomphe ventru
Gomphus ventricosus
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation :
Cette libellule rare de grandes rivières à eaux propres et débit rapide, et à lit de sable fin, de limon ou d'argile n'est connue actuellement que dans trois localités au Canada. Elle est disparue de deux autres rivières depuis plus de 60 ans. La plus grande population fait l’objet de plusieurs menaces qui, de façon cumulative, mènent à une diminution de la qualité de l’habitat.
Répartition : NB
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.



Mollusques



Gonidée des Rocheuses
Gonidea angulata
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(i,ii,iii,v)+2ab(i,ii,iii,v)
Justification de la désignation :
Au Canada, cette moule, l'une des quelques espèces de moules d'eau douce en Colombie-Britannique, est limitée au bassin de l'Okanagan. Historiquement, la canalisation et la régulation de la rivière Okanagan ont nui aux moulières et ont entraîné une réduction de la population. Des sites additionnels ont été découverts depuis l’évaluation initiale du COSEPAC (2003). Actuellement, les moules zébrée et quagga (de la famille des Dreissenidés) représentent la menace potentielle la plus importante pour cette moule indigène. Ailleurs au Canada, les dreissenidés ont eu des effets dévastateurs sur les communautés d'unionidés indigènes, telles que dans la région des Grands Lacs. Une évaluation récente de la vulnérabilité du bassin de l’Okanagan aux dreissenidés a démontré que ces moules pourraient se propager rapidement et établir une intense infestation sur les moules indigènes une fois introduites. Dans un avenir rapproché, l'introduction de dreissenidés dans le bassin de l'Okanagan est probable, car ces moules peuvent survivre hors de l'eau pendant des jours, et on sait qu'elles sont transportées d'un plan d'eau à un autre, étant fixées à des embarcations qui sont remorquées; au cours des dernières années, des dreissenidés ont été interceptés sur des embarcations qui étaient remorquées vers la Colombie-Britannique. L'aménagement continu de l’estran et de la zone riveraine ainsi que certaines méthodes de contrôle du myriophylle en épi, une espèce envahissante, ont réduit l’habitat et perturbé la qualité de l’eau.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en novembre 2003. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.



Plantes vasculaires



Gentiane blanche
Gentiana alba
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(iii)+2ab(iii); D1
Justification de la désignation :
Cette plante vivace remarquable ne compte qu'une seule petite population, dans un habitat relique de savane de chênes dans le sud-ouest de l'Ontario. La petite taille de sa population et les répercussions de menaces potentielles telles qu’un ombrage accru, le piétinement et la contamination génétique par l'hybridation avec les espèces de gentiane indigènes communes font en sorte que l'espèce est continuellement en péril.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1991. Réexamen et confirmation du statut en mai 2001 et en novembre 2010.


Gérardie de Skinner
Agalinis skinneriana
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v)
Justification de la désignation :
Au Canada, seulement deux populations dans le sud-ouest de l'Ontario sont connues pour cette espèce annuelle qui est présente dans une zone très restreinte de prairie à graminées hautes. La perte récente de sous-populations a entraîné un déclin de l'aire de répartition, de la superficie et de la qualité de l'habitat ainsi que du nombre d'individus matures.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1988. Réexamen et confirmation du statut en avril 1999, en mai 2000, et en novembre 2010.


Lotier splendide
Lotus formosissimus
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation :
Cette plante vivace remarquable a une aire de répartition très restreinte qui se limite à quelques sites de mares printanières et de zones de suintement dans les écosystèmes du chêne de Garry situés dans le sud-est de l'île de Vancouver. Ces petites populations semblent stables, mais elles sont continuellement menacées par une perte d’habitat résultant de changements successionnels causés par des espèces ligneuses, de la propagation de plantes envahissantes et du broutage par des lapins introduits.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1996. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en novembre 2010.


Triphore penché
Triphora trianthophora
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation :
Cette petite orchidée remarquable de sols riches en région boisée connaît des périodes variables de dormance. Au Canada, seulement deux populations de l’espèce sont connues dans le sud-ouest de l'Ontario, dont une n’a pas été observée depuis plus de 20 ans. Environ 1400 tiges florifères ont été inventoriées à un site en 2008 pendant une année de fortes pluies, contrairement à la décennie précédente, où la population canadienne a été documentée comme n’étant composée que de 50 individus. Bien que le broutage par les chevreuils ait été réduit, les plantes envahissantes ont contribué à une diminution de la qualité de l'habitat et les vers de terre exotiques sont probablement la cause de la réduction de la couche organique du sol forestier. Les événements fortuits pourraient aussi toucher la population.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en avril 1988. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 1999. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en novembre 2010.


Verge d'or voyante

Solidago speciosa
En voie de disparition


Population des plaines des Grands Lacs


Critères d'évaluation : B1ab(iii,v)+2ab(iii,v); C1
Justification de la désignation :
Deux petites populations de cette plante vivace remarquable se trouvent dans des habitats reliques de prairies à graminées hautes, dans le sud-ouest de l'Ontario. Des déclins substantiels du nombre d'individus matures et de la qualité de l'habitat ont été enregistrés et devraient se poursuivre. Les facteurs limitatifs comprennent l'empiètement de plantes ligneuses, attribuable à l'absence de feux réguliers dans les habitats de prairie, et à d'autres facteurs, comme la propagation de plantes exotiques envahissantes, ainsi que la prédation des graines qui réduit la capacité de l'espèce de se reproduire.
Répartition : ON
Historique du statut :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « en voie de disparition » en avril 1999. Réexamen et confirmation du statut en May 2000. Division en populations en novembre 2010. La population des plaines des Grands Lacs a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.


Liparis à feuilles de lis
Liparis liliifolia
Menacée



Critères d'évaluation : C2a(i); D1
Justification de la désignation :
Cette orchidée petite et discrète est présente sous forme de populations dispersées à partir du sud de l'Ontario jusqu'au sud-ouest du Québec. Au cours des dernières années, la découverte de plusieurs nouvelles populations a étendu son aire de répartition canadienne connue. Les quelques individus présents dans la majorité des populations ainsi que la petite taille de l’ensemble de la population canadienne rend l’espèce vulnérable de façon continue aux événements fortuits.
Répartition : ON QC
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en avril 1989. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 1999 et en mai 2001. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2010.


Verge d'or voyante

Solidago speciosa
Menacée


Population boréale


Critères d'évaluation : D1
Justification de la désignation :
Une population morphologiquement et écologiquement distincte a récemment été trouvée dans une seule localité dans le nord-ouest de l'Ontario. Elle est géographiquement distincte de la population des plaines des Grands Lacs. Cette petite population pourrait seulement comprendre environ 1000 individus. Les petites populations ainsi restreintes géographiquement sont potentiellement vulnérables à des événements fortuits défavorables.
Répartition : ON
Historique du statut :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « en voie de disparition » en avril 1999. Réexamen et confirmation du statut en May 2000. Division en populations en novembre 2010. La population boréale a été désignée « menacée » en novembre 2010.


Chardon de Pitcher
Cirsium pitcheri
Préoccupante



Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Ce chardon, endémique aux Grands Lacs et vulnérable à l'échelle mondiale, occupe une petite superficie incluant un ensemble d’habitats riverains sableux, à partir du sud-est du lac Huron jusqu'au parc national Pukaskwa sur la rive nord du lac Supérieur. La côte sud de l'île Manitoulin et les îles adjacentes constituent l'aire de répartition principale de l'espèce au Canada. On a observé une augmentation de la taille et du nombre de populations au cours de la dernière décennie en raison de relevés plus exhaustifs. Cette espèce est toujours en péril, mais à un degré moindre, en raison de son cycle vital particulier (elle fleurit et se reproduit une seule fois, entre l'âge de 3 et 11 ans, puis meurt), de ses populations généralement petites qui connaissent des fluctuations et de son habitat continuellement perturbé par divers facteurs. Des menaces telles que l’utilisation de véhicules récréatifs tous terrains dans l’habitat de l’espèce, la présence d’une graminée exotique (le roseau commun), ainsi que la propagation de plantes ligneuses dans son habitat touchent diverses populations.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en avril 1988. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 1999. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2010.


Iris lacustre
Iris lacustris
Préoccupante



Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Ce petit iris vivace clonal, vulnérable à l'échelle mondiale et endémique aux Grands Lacs, n'est présent au Canada que dans des zones situées près des rives du lac Huron, en Ontario. Des 40 populations canadiennes existantes, réunissant plus de 50 millions de tiges, deux tiers se trouvent hors des aires protégées et sont vulnérables à l’aménagement du littoral. Cette espèce est également vulnérable à la construction de routes, au piétinement, et à la suppression des incendies. Toutefois, de récents efforts de relevés, lesquels ont grandement augmenté le nombre de populations et de plants, ont permis de réduire le niveau de risque pour cette espèce.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en novembre 2004. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2010.



Mousses



Brotherelle de Roell
Brotherella roellii
En voie de disparition



Critères d'évaluation : C2a(i); D1
Justification de la désignation :
Cette mousse est endémique à l'ouest de l'Amérique du Nord, où toutes ses populations existantes connues sont situées dans la région densément peuplée du sud-ouest de la partie continentale de la Colombie-Britannique. L’importante collecte menée dans la région et à l’extérieur de cette région a montré que l'espèce ne pousse que sur des feuillus et des billes pourries, dans les peuplements reliques de seconde venue se trouvant en zone urbaine. Parmi les 26 localités existantes où la présence de l'espèce a récemment été vérifiée, neuf localités comportaient un total de 29 individus. L'espèce subit la pression des activités récréatives, de la construction de routes, de l'urbanisation, du développement industriel et agricole ainsi que l'exploitation des ressources; tous ces facteurs menacent la quantité d’habitat favorisé par l'espèce et les arbres et billes lui servant d'hôtes. Ces facteurs menacent également la qualité de ces habitats en altérant l'humidité du milieu et la qualité de l'air.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.



Lichens



Collème bâche
Collema coniophilum
Menacée



Critères d'évaluation : D1
Justification de la désignation :
Ce cyanolichen foliacé arboricole est endémique au Canada, où il occupe une aire de répartition restreinte se limitant aux forêts anciennes à sol calcaire situées dans les régions humides de l'intérieur de la Colombie-Britannique. Le lichen est mal adapté pour la dispersion, car il n’a jamais été trouvé avec des organes de reproduction sexuée, et ses propagules végétatives ont une faible capacité de dispersion. L'aire de répartition du lichen semble connaître un déclin dû à la perte continue des forêts anciennes par la coupe à blanc. Les facteurs expliquant la rareté de l'espèce et son étroit endémisme ne sont pas bien compris.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en novembre 2010.


Dégélie plombée
Degelia plumbea
Préoccupante



Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Au Canada, ce lichen ne se trouve que dans la région de l'Atlantique. L’espèce est très rare au Nouveau-Brunswick, peu commune à Terre-Neuve, mais plus fréquente en Nouvelle-Écosse. Ce lichen épiphyte pousse principalement sur des feuillus dans des régions boisées et est vulnérable aux perturbations ayant pour effet une réduction de l'humidité de son habitat. L'espèce est également très sensible aux pluies acides. L’exploitation forestière représente une menace pour l’espèce par le retrait direct ou la création d’un effet de lisière, menant ainsi à une réduction de l’humidité au sein du peuplement. À Terre-Neuve, le broutage de l’arbre hôte du lichen par une densité élevée d’orignaux est également une source de préoccupation. La pollution atmosphérique est une menace, particulièrement au Nouveau-Brunswick, mais également en Nouvelle-Écosse.
Répartition : NB NS NL
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en novembre 2010.


* Les critères d’évaluation et les justifications de la désignation sont inclus au besoin lorsqu’une révision de la classification est effectuée dans le cadre d’une évaluation du statut. Le processus d’évaluation du statut s’applique lorsqu’une révision de la classification s’avère nécessaire et qu’il est raisonnablement certain que le statut d’une espèce sauvage n’a pas changé depuis la dernière évaluation.

* L’évaluation de la grenouille-à-queue des Rocheuses (Ascaphus montanus) a été remise.

26/11/2010


Évaluations des espèces sauvages du COSEPAC (version détaillée), mai 2011*

Les résultats sont regroupés selon le taxon, puis selon la catégorie de statut. L’aire d'occurrence au Canada (par province, territoire ou océan) et l’historique des désignations de statut sont fournis pour chaque espèce sauvage.


Mammifères



Baleine à bec commune
Hyperoodon ampullatus
En voie de disparition


Population du plateau néo-écossais


Critères d'évaluation : D1
Justification de la désignation :
Cette population bien étudiée compte un nombre estimé de 164 individus, parmi lesquels environ 93 sont matures. La population semble stable, mais elle est très petite et est vulnérable à l’enchevêtrement dans des engins de pêche et, possiblement, au bruit d’origine anthropique produit par les relevés sismiques réalisés dans le cadre des activités d’exploration pétrolière et gazière ainsi qu’à l’exposition à des contaminants.
Répartition : Océan Atlantique
Historique du statut :
La baleine à bec commune a été désignée comme étant non en péril en avril 1993. L’espèce a été divisée en deux populations en avril 1996 afin de permettre une désignation distincte pour la baleine à bec commune (population du plateau néo-écossais). La population du plateau néo-écossais a été désignée préoccupante en avril 1996. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2002 et en mai 2011.


Baleine à bec commune
Hyperoodon ampullatus
Préoccupante


Population du détroit de Davis, de la baie de Baffin et de la mer du Labrador


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
La population est évaluée « préoccupante » pour les raisons suivantes : 1) les effectifs ont probablement été réduits par la pêche à la baleine à la fin des années 1960 et au début des années 1970 où 818 baleines ont été prises; 2) les tendances dans la taille de la population depuis ce temps sont incertaines mais les taux d’observation dans le cadre de relevés sont faibles; 3) les menaces résultant de l’interaction avec les pêches sont documentées et courantes. Il n’y a pas d’estimation de l’abondance. L’enchevêtrement dans des engins de pêche est la principale menace connue, mais le bruit et les contaminants suscitent également des préoccupations. Les baleines de la région de la baie de Baffin, du détroit de Davis et de la mer du Labrador ont été génétiquement liées à la population qui fréquente les eaux du large de l’Islande de sorte qu’une rescousse est possible.
Répartition : Océan Atlantique
Historique du statut :
La baleine à bec commune a été désignée comme une seule unité en avril 1993 et a été désignée « non en peril ». L’espèce a été divisée en deux populations en avril 1996 afin de permettre une désignation distincte pour la baleine à bec commune (population du plateau néo-écossais). La population du détroit de Davis, de la baie de Baffin et de la mer du Labrador n’a pas été évaluée en 1996, elle a ainsi conservé la désignation initiale « non en peril » de la baleine à bec commune. La population a été désignée « préoccupante » en mai 2011.


Rorqual à bosse

Megaptera novaeangliae
Préoccupante


Population du Pacifique Nord


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Bien que cette population en rétablissement ne soit plus considérée comme étant « menacée », elle n’est pas encore tout à fait en sécurité. Elle a été décimée en raison de la chasse commerciale à la baleine, mais a augmenté de façon considérable depuis qu’elle est devenue protégée légalement de la chasse en 1966. Au cours d’une étude menée entre 2004 et 2006 dans l’ensemble du bassin, l’abondance actuelle a été estimée à 18 000 individus (excluant les petits de moins de 1 an) dans le Pacifique Nord, et le taux de croissance a été estimé comme étant entre 4,9 et 6,8 % par année. La recherche effectuée entre 2004 et 2006 indiquait qu’environ 2 145 baleines (excluant les petits de moins de 1 an) étaient présentes de façon saisonnière dans les eaux de la Colombie-Britannique, où leurs effectifs connaissaient une hausse d’environ 4 % par année. Les effectifs actuels sont encore considérablement plus faibles que le minimum de 4 000 individus qui étaient probablement présents au large de la côte ouest de l’île de Vancouver en 1905 étant donné les effectifs pris lors de la chasse à la baleine au début des années 1900. Cette population dans l’est du Pacifique Nord continue de subir plusieurs menaces incluant la perturbation causée par le bruit, la dégradation de l’habitat (particulièrement dans les aires de reproduction), l’enchevêtrement dans des engins de pêche ou des débris et les collisions avec des navires.
Répartition : Océan Pacifique
Historique du statut :
Les populations de l'Ouest de l'Atlantique Nord et du Pacifique Nord ont été considérées comme un tout et on été désignées « menacée » en avril 1982. Division en deux populations en avril 1985 (population de l'Ouest de l'Atlantique Nord et population du Pacifique Nord). La population du Pacifique Nord a été désignée « menacée » en 1985. Réexamen et confirmation du statut en mai 2003. Réexamen du statut et inscription à la catégorie « préoccupante » en mai 2011.



Oiseaux



Bruant de Henslow
Ammodramus henslowii
En voie de disparition



Critères d'évaluation : C2a(i,ii); D1
Justification de la désignation :
Au Canada, cette espèce se trouve de façon sporadique en Ontario et au Québec. La population canadienne de l’espèce est extrêmement petite et varie entre 0 et 25 individus selon l’année. Les populations qui sont dans des parties adjacentes des États-Unis, qui constituent une source probable d’oiseaux pour le Canada, connaissent un déclin. La perte d’habitat est en cours pour cette espèce.
Répartition : ON QC
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en avril 1984. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 1993. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2000 et en mai 2011.


Râle élégant
Rallus elegans
En voie de disparition



Critères d'évaluation : D1
Justification de la désignation :
Ce grand membre de la famille des râles est associé à divers types de marais – en particulier ceux qui sont grands et relativement complexes. L’aire de répartition de cette espèce s’étend depuis le sud de l’Ontario jusque dans une grande partie de l’est des États-Unis. Au Canada, on dispose de peu d’information précise sur la taille et la tendance de la population ainsi que sur la répartition de reproduction de cette espèce rare et discrète. Néanmoins, la meilleure preuve disponible indique que la population canadienne demeure petite (moins de 100 individus). La menace principale est la dégradation des habitats de marais de qualité élevée dans l’ensemble de l’aire de répartition.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1985. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 1994. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2000 et en mai 2011.


Hirondelle rustique
Hirundo rustica
Menacée



Critères d'évaluation : A2b
Justification de la désignation :
Cette espèce est l’une des espèces d’oiseaux terrestres les plus répandues et les plus communes au monde. Toutefois, comme de nombreuses autres espèces d’oiseaux qui se nourrissent particulièrement d’insectes volants, cette espèce a subi des déclins très importants qui ont commencé, de manière quelque peu inexplicable, entre le milieu et la fin des années 1980 au Canada. Son aire de répartition et son abondance au Canada pourraient être supérieures à ce qu’elles étaient avant la colonisation européenne, une situation attribuable à la capacité de l’espèce de nicher dans une variété de structures artificielles (granges, ponts, etc.) et de tirer profit des possibilités offertes par les paysages ruraux, ouverts et modifiés par l’humain pour son alimentation. Bien que l’on ait assisté à une diminution de la quantité de certains types importants de sites de nidification artificiels (p. ex. granges ouvertes) et de la quantité d’habitat d’alimentation dans les zones agricoles ouvertes dans certaines parties du Canada, les causes du déclin récent de la population ne sont pas bien comprises. L’ampleur et l’étendue géographique du déclin suscitent des préoccupations du point de vue de la conservation.
Répartition : YT NT BC AB SK MB ON QC NB PE NS NL
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en mai 2011.


Sturnelle des prés
Sturnella magna
Menacée



Critères d'évaluation : A2b
Justification de la désignation :
La taille de la population et l’aire de reproduction de cette espèce associée aux prairies et nichant au sol ont changé de manière considérable depuis la colonisation européenne. La majeure partie de son habitat de prairie indigène a été convertie en terres agricoles avant la fin du XIXe siècle. Cependant, ces pertes d’habitat ont été efficacement compensées par la présence de grandes prairies de substitution (principalement des pâturages et des prairies de fauche) qui ont résulté de la conversion à grande échelle des forêts de feuilles caduques de l’est en terres agricoles. L’espèce a initialement réagi en étendant son aire de reproduction (principalement vers l’est). Toutefois, depuis le milieu du XXe siècle l’étendue et la qualité des prairies de substitution dans l’ensemble de son aire de répartition ont connu un déclin. Bien que la population de l’espèce demeure relativement grande, elle a connu des déclins persistants à l’échelle de son aire de répartition. Ces déclins semblent être déterminés en majeure partie par la perte et la dégradation de l’habitat de prairie, tant dans les aires de reproduction que d’hivernage, ainsi que par un succès de reproduction moindre, résultant de certaines pratiques agricoles.
Répartition : ON QC NB NS
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en mai 2011.


Courlis à long bec
Numenius americanus
Préoccupante



Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Au Canada, ce grand oiseau de rivage se reproduit en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan. Les preuves limitées issues de relevés semblent indiquer que la population n’a pas changé de façon significative au cours des dix dernières années, mais des sources non confirmées laissent sous-entendre l’existence de déclins régionaux. Historiquement, l’étendue et la qualité de l’habitat de l’espèce ont connu des déclins considérables en raison de la conversion des prairies indigènes en terres agricoles et en territoire urbain. Les menaces continues incluent : i) la perte et la dégradation de l’habitat attribuables à la prolifération urbaine, à la culture d’habitat indigène marginal et à l’exploitation pétrolière et gazière; ii) la fréquence accrue des sécheresses associée aux changements climatiques; iii) l’augmentation du nombre de prédateurs associée à la fragmentation de l’habitat.
Répartition : BC AB SK
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1992. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2002 et en mai 2011.


Garrot d'Islande

Bucephala islandica
Préoccupante


Population de l'Est


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette population ne se trouve que dans les régions de l’est du Canada. La population est petite, mais est relativement stable depuis les dix dernières années. Malgré les améliorations récentes en matière de protection, les menaces posées par la perte et la dégradation des habitats forestiers, en particulier, sont continues.
Répartition : QC NB PE NS NL
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en novembre 2000. Réexamen et confirmation du statut en mai 2011.



Reptiles



Couleuvre nocturne du désert
Hypsiglena chlorophaea
En voie de disparition




Critères d'évaluation : B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation :
Cette couleuvre nocturne et discrète se trouve dans des régions arides et semi-arides de l’ouest de l’Amérique du Nord, les limites septentrionales de son aire de répartition atteignant les vallées intérieures, caractérisées par de chaudes températures saisonnières, du centre sud de la Colombie-Britannique. Dans l’ensemble de la petite aire de répartition canadienne de l’espèce, l’expansion agricole et urbaine et les infrastructures connexes menacent ses habitats. Une répartition morcelée, la petite taille de la population et l’absence de possibilité d’une rescousse contribuent à la vulnérabilité de l’espèce et font en sorte que l’espèce est en danger de disparition imminente.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2001 et en mai 2011.



Amphibiens



Salamandre pourpre

Gyrinophilus porphyriticus
Disparue du pays


Population carolinienne


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Aucune observation valide depuis plus de 50 ans.
Répartition : ON
Historique du statut :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « préoccupante » en avril 1999 et en mai 2002. Division en populations en mai 2011. La population carolinienne a été désignée « disparue du pays » en mai 2011.


Grenouille maculée de l'Oregon
Rana pretiosa
En voie de disparition




Critères d'évaluation : B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v); C2a(i)
Justification de la désignation :
Cette grenouille très aquatique a une petite répartition canadienne à l’intérieur du bassin peuplé et très modifié du fleuve Fraser, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. L’espèce se trouve actuellement dans quatre sites, isolés les uns des autres, et est disparue de trois autres sites. Une population existante frôle l’extinction, et les populations restantes sont de petite taille et sont vulnérables aux perturbations et aux événements stochastiques. La perte et la fragmentation de l’habitat, l’altération hydrologique, les maladies, les prédateurs introduits et une qualité inférieure de l’eau continuent de menacer les populations restantes.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » suite à une évaluation d'urgence le 13 septembre 1999. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en mai 2011.


Rainette grillon de Blanchard
Acris blanchardi
En voie de disparition




Critères d'évaluation : B1ab(iii)+2ab(iii); D1
Justification de la désignation :
Cette petite grenouille est répandue, mais connaît un déclin rapide, aux Etats-Unis. Au Canada, elle se trouve seulement dans l’extrême sud-ouest de l’Ontario. Il n’y a aucune observation confirmée au Canada depuis le début des années 1970, malgré de nombreuses recherches. Toutefois, il y a eu des observations non confirmées de cette espèce aussi récemment qu’au milieu des années 1990. Par conséquent, il se pourrait que l’espèce existe toujours au Canada. Les menaces pesant sur cette grenouille incluent la destruction et l’altération de son habitat, les effets de pesticides, d’herbicides et d’autres contaminants.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1990. Réexamen et confirmation du statut en mai 2001 et en mai 2011.


Salamandre pourpre

Gyrinophilus porphyriticus
Menacée


Population des Adirondacks et des Appalaches


Critères d'évaluation : B1ab(ii,iii,iv,v)+2ab(ii,iii,iv,v)
Justification de la désignation :
Cette espèce se trouve dans les cours d’eau d’amont clairs et frais des Appalaches et des Adirondacks, dans le sud-est du Québec. Son habitat est menacé par plusieurs types de projets d’exploitation, y compris des centres de ski, des parcs éoliens et des terrains de golf, qui peuvent perturber la disponibilité de l’eau dans les cours d’eau. De façon similaire, les activités forestières ont une incidence sur l’habitat de la salamandre en réduisant l’ombrage, en altérant la température du cours d’eau et en augmentant le limon. L’introduction de poissons prédateurs pour la pêche sportive représente également une grave menace pour les larves de l’espèce ainsi que sur les adultes.
Répartition : QC
Historique du statut :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « préoccupante » en avril 1999 et en mai 2002. Division en populations en mai 2011. La population des Adirondacks et des Applaches a été désignée « menacée » en mai 2011.



Poissons



Eulakane

Thaleichthys pacificus
En voie de disparition


Population centrale de la côte du Pacifique


Critères d'évaluation : A2b+4b
Justification de la désignation :
Cette espèce sémelpare à courte durée de vie est extrêmement riche en lipides et passe plus de 95 % de sa vie en milieu marin. Toutes les populations dans la zone centrale de la côte du Pacifique sont considérablement plus réduites que celles qui soutenaient les importantes pêches qui étaient pratiquées par les Premières nations au cours des années 1800 et avant. Chaque rivière où le poisson a été observé a connu de graves déclins dans l’effectif de la remonte jusqu’au point d’une quasi disparition de l’espèce dans certaines rivières incluant Kitimat, Kemano et Bella Coola ainsi que celles à Rivers Inlet. Des déclins importants ont également été documentés pour les rivières Kingcome et Klinaklini, cependant il y a encore des remontes modestes dans ces secteurs.
Répartition : BC Océan Pacifique
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2011.


Eulakane

Thaleichthys pacificus
En voie de disparition


Population du fleuve Fraser


Critères d'évaluation : A2b+4b; B2ab(v)
Justification de la désignation :
Cette espèce sémelpare à courte durée de vie est extrêmement riche en lipides et passe plus de 95 % de sa vie en milieu marin. La biomasse du stock reproducteur de cette population a atteint un creux historique de seulement 10 tonnes en 2008. La biomasse moyenne à long terme du stock reproducteur dans le fleuve Fraser pourrait avoir été d’environ 1 000 tonnes. Selon les séries chronologiques disponibles sur la biomasse du stock reproducteur, le taux de déclin sur une décennie a été estimé à 98 %. L’unique petite zone de frai constitue une seule localité.
Répartition : BC Océan Pacifique
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2011.


Thon rouge de l'Atlantique
Thunnus thynnus
En voie de disparition




Critères d'évaluation : A2b
Justification de la désignation :
Ce poisson emblématique a été fortement exploité durant plus de 40 ans, et l’abondance actuelle des individus qui fraient est la plus faible jamais observée. La pêche représente la principale menace pesant sur la viabilité de l’espèce et, malgré les efforts de gestion des 30 dernières années pour reconstituer la population, peu de signes d’une augmentation de la population sont observés. L’abondance des poissons qui fraient a connu un déclin de 69 % au cours des 2,7 dernières générations. Bien que la cause du déclin, à savoir la surpêche, soit comprise, cette pratique n’a pas cessé et la situation ne peut, manifestement, pas être renversée. Le segment de frai de l’espèce a été exposé au déversement d’hydrocarbures de Deepwater Horizon dans une partie de sa zone de frai dans le golfe du Mexique. Alors que les effets du déversement sur l’espèce sont actuellement inconnus, ils pourraient représenter une menace additionnelle.
Répartition : Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2011.


Esturgeon noir

Acipenser oxyrinchus
Menacée


Populations du Saint-Laurent


Critères d'évaluation : D2
Justification de la désignation :
Ce poisson de grande taille, à croissance lente et à maturité tardive consiste en une petite population reproductrice frayant dans une zone relativement petite. L’espèce est exploitée dans le cadre d’une pêche commerciale réglementée, mais le suivi limité des effets de cette pêche rend la viabilité de cette population très incertaine.
Répartition : QC Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en mai 2011.


Esturgeon noir

Acipenser oxyrinchus
Menacée


Populations des Maritimes


Critères d'évaluation : D2
Justification de la désignation :
Ce poisson de grande taille, à croissance lente et à maturité tardive ne fraie que dans la partie inférieure de la rivière Saint-Jean. L’espèce a une population reproductrice relativement petite et est exposée à des pêches récréatives et commerciales réglementées. Toutefois, le suivi limité des effets de ces pêches sur l’espèce rend sa viabilité très incertaine.
Répartition : NB NS Océan Atlantique
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en mai 2011.


Eulakane

Thaleichthys pacificus
Menacée


Population des rivières Nass et Skeena


Critères d'évaluation : A2b+4b
Justification de la désignation :
Cette espèce sémelpare à courte durée de vie est extrêmement riche en lipides et passe plus de 95 % de sa vie en milieu marin. Les effectifs de la remonte actuelle dans le secteur Nass/Skeena sont estimés à moins de 10 % de ce qu’ils étaient dans les années 1800, lorsque les prises annuelles par les Premières nations se situaient aux alentours de 2 000 tonnes. Les données récentes concernant ce secteur indiquent que la population est en déclin et que le niveau d’abondance dans les zones adjacentes a connu un important déclin dans le passé récent.
Répartition : BC Océan Pacifique
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en mai 2011.


Méné miroir
Notropis photogenis
Menacée



Critères d'évaluation : B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation :
Ce petit poisson de rivière se trouve dans moins de dix localités et a une petite zone d’occupation. La vulnérabilité de l’espèce à la perte et à la dégradation continues de l’habitat et à des pressions croissantes associées au développement a mené a un statut de risque plus élevé.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1983. Réexamen et confirmation du statut en avril 1987. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en mai 2011.


Lamproie argentée

Ichthyomyzon unicuspis
Préoccupante


Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette petite lamproie parasite se trouve dans le bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent. La lamproie est vulnérable aux traitements aux lampricides qui ciblent la grande lamproie marine envahissante. Il existe plusieurs autres menaces continues causées par les petits barrages, les perturbations de l’habitat et la pollution engendrée par les traitements aux herbicides.
Répartition : ON QC
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2011.


Lamproie argentée

Ichthyomyzon unicuspis
Données insuffisantes


Populations des rivières Saskatchewan et Nelson


Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette petite lamproie parasite semble relativement répartie dans les bassins des rivières Nelson et Red bien que son statut soit inconnu. Aucun relevé dirigé portant sur la répartition et l’abondance de l’espèce n’a été mené et l’on ne dispose d’aucune donnée sur les tendances. De plus, bon nombre d’observations d’occurrence pourraient être fondées sur des larves, où dans un tel cas une séparation morphologique fiable des autres espèces de lamproies n’est pas possible.
Répartition : MB ON
Historique du statut :
Espèce étudiée en mai 2011 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ».



Arthropodes



Abeille-coucou de Macropis
Epeoloides pilosulus
En voie de disparition




Critères d'évaluation : B2ab(iii)
Justification de la désignation :
Cette espèce est associée à un habitat spécifique, nécessitant à la fois un hôte convenable (abeilles Macropis) et la plante hôte de ce dernier. La plante hôte exige un habitat humide, et l’abeille hôte a besoin de pentes sableuses ensoleillées pour son site de nidification. Historiquement au Canada, cette espèce était connue dans six sites parmi cinq provinces. Malgré de récentes augmentations des activités de relevés d’abeilles à l’échelle nationale, cette espèce n’a été trouvée qu’une seule fois au Canada depuis les cinquante dernières années et depuis, malgré de récentes recherches intensives, elle n’a pas été observée de nouveau dans cette localité ou dans ses environs. Cette espèce, avec une seule localité et un déclin continu prévu dans la superficie et la qualité de son habitat, fait face à un risque imminent de disparition.
Répartition : NS
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2011.


Cordulie de Hine
Somatochlora hineana
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation :
Cette libellule, qui est rare dans toute son aire de répartition, n’a été observée que dans une seule localité canadienne où le déclin de l’habitat est considéré comme étant probable en raison de l’expansion urbaine et des espèces envahissantes.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2011.


Damier de Taylor
Euphydryas editha taylori
En voie de disparition




Critères d'évaluation : B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v)
Justification de la désignation :
L’aire de répartition historique au Canada de ce petit papillon qui attire le regard était plus vaste et incluait le sud-est de l’île de Vancouver. Il ne se trouve maintenant que dans une très petite zone sur l’île Denman, en Colombie-Britannique. L’habitat qu’il occupe continuera probablement à connaître un déclin en superficie et en qualité. Les menaces incluent la perte et la dégradation de l’habitat en raison de l’exploitation, la succession forestière naturelle et la pulvérisation d’insecticide bactérien afin de contrôler les insectes nuisibles. Les différentes questions relatives à la propriété individuelle des terres exacerbent les effets découlant de la combinaison de ces menaces et d’autres menaces.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2000 et en mai 2011.


Gomphe olive
Stylurus olivaceus
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B2ab(iii)
Justification de la désignation :
Cette libellule riveraine est extrêmement rare et a des yeux bleus remarquables. Elle n’est connue que dans cinq localités situées dans trois régions séparées de la Colombie-Britannique. Elle est restreinte à de petites zones le long de rivières chaudes des basses terres et peu souvent à des lacs où la qualité de l’habitat continue à connaître un déclin. Les menaces incluent la perte et la perturbation de l’habitat en raison des activités humaines, telles que les loisirs de plage, les répercussions de la présence d’espèces envahissantes de poissons et de plantes aquatiques ainsi que la pollution causée par les pesticides et les engrais nutritifs.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2011.


Haliplide de Hungerford
Brychius hungerfordi
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation :
Une relique probable du début de l’ère postglaciaire, ce coléoptère aquatique est endémique à la partie supérieure des Grands Lacs et est en voie de disparition (Endangered) aux États-Unis. Au Canada, l’espèce est restreinte à une petite zone et n’est connue que dans 3 localités en Ontario. Cette espèce a connu un déclin et pourrait être disparue de la rivière North Saugeen. Elle est menacée par des projets d’aménagement prévus dans les localités des rivières North Saugeen et Saugeen et par des altérations hydrologiques dans la localité de la rivière Rankin. Elle est également menacée par des déclins continus dans la qualité de l’eau en raison des activités inhérentes à l’accroissement de la population humaine, et ce, dans toutes les localités.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2011.


Mouche tachinide des dunes
Germaria angustata
Préoccupante




Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette mouche rare est restreinte à une très petite zone de la Béringie libre de glace dans le sud-ouest du Yukon. Elle est connue dans onze localités étant en grande partie isolées où elle se trouve dans des dunes actives à semi-stabilisées. Cette mouche est un parasite de la larve d’un papillon nocturne des dunes. Les menaces incluent un déclin continu de l’habitat causé par la succession sur les dunes et l’utilisation de véhicules tout-terrain dans certaines zones, ce qui détruit la végétation requise dans les dunes.
Répartition : YT
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2011.



Mollusques



Mulette du Necture
Simpsonaias ambigua
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation :
Cette moule d’eau douce a été observée en 1998 dans deux rivières du sud de l’Ontario. Les relevés effectués depuis la première évaluation du COSEPAC (2001) ont permis d’observer des individus vivants qui se trouvent toujours le long de la rivière Sydenham. Malgré un autre échantillonnage exhaustif, la découverte d’une demi-coquille en 1998 est la seule preuve de la présence de cette espèce le long de la rivière Thames. La qualité de son habitat continue de connaître un déclin en raison de l’agriculture intensive, de l’expansion urbaine et de la pollution de sources ponctuelles et diffuses. En outre, cette moule n’utilise, comme hôte, que le necture tacheté, une salamandre, donc les menaces pesant sur la salamandre représentent également des menaces pour la moule.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2001. Réexamen et confirmation du statut en mai 2011.


Obovarie olivâtre
Obovaria olivaria
En voie de disparition



Critères d'évaluation : A2c+4c
Justification de la désignation :
Cette moule d’eau douce vit dans les moyennes et les grandes rivières du sud de l’Ontario et du Québec. Il y a eu un déclin historique de la répartition de l’espèce incluant la perte des populations dans les rivières Detroit et Niagara. D’autres localités sont menacées par l’invasion continue des dresseinidés. De plus, l’hôte connu de cette moule, l’esturgeon jaune, est en péril et pourrait être en déclin dans certaines localités que l’on sait encore fréquentées par la moule. L’espèce est également touchée par la dégradation de la qualité de l’eau dans bon nombre de réseaux dulcicoles du sud de l’Ontario et du Québec.
Répartition : ON QC
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2011.


Huître plate du Pacifique
Ostrea lurida
Préoccupante



Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette espèce est la seule huître indigène présente le long de la côte Pacifique du Canada. Bien que sa population ait subi des déclins historiques à grande échelle, associés à la surexploitation, elle semble avoir été stable au cours des récentes décennies. Cependant, l’introduction récente de parasites exotiques, d’escargots prédateurs, de crabes verts et d’organismes salissants, ainsi que la pollution industrielle et domestique représentent d’importantes menaces pour l’huître. La dispersion limitée et la vulnérabilité de cette espèce aux températures extrêmement basses et à la sédimentation qui découle des crues et des glissements de terrain peuvent accroître sa vulnérabilité et sa capacité de se rétablir d’effets nuisibles.
Répartition : BC Océan Pacifique
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en novembre 2000 et en mai 2011.



Plantes vasculaires



Adiante cheveux-de-Vénus
Adiantum capillus-veneris
En voie de disparition




Critères d'évaluation : A2b; B1ab(i,iii,v)+2ab(i,iii,v)c(iv); C2b
Justification de la désignation :
Cette délicate fougère est connue au Canada sous la forme de trois à quatre sous-populations dans une seule source thermale naturelle du sud-est de la Colombie-Britannique. Elle est menacée par les changements hydrologiques, le développement, les activités récréatives et la collecte, et elle est limitée par la disponibilité de microhabitats ayant des conditions convenables. D’importants déclins (supérieurs à 90 %) ont été enregistrés dans les 10 dernières années, quoique la plante peut demeurer dormante de façon souterraine et une sous-population s’est remise, et ce, après quatre années de relevés au cours desquels aucune ou quelques frondes n’avaient été trouvées.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1984. Réexamen et confirmation du statut en avril 1998, en mai 2000, et en mai 2011.


Braya de Long
Braya longii
En voie de disparition



Critères d'évaluation : B1ab(v)+2ab(v)
Justification de la désignation :
Cette espèce endémique canadienne et restreinte à une région précise n’est connue que dans cinq sites dans les landes de calcaire sur l’île de Terre-Neuve. Depuis sa dernière évaluation en 2000 comme espèce « en voie de disparition », cette espèce continue de faire l’objet de déclins dans la taille de sa population totale et d’une augmentation du nombre et de la gravité des menaces biotiques qui pèsent sur elle, lesquelles incluent la fausse-teigne des crucifères non indigène ainsi que deux agents pathogènes.
Répartition : NL
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1997. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en mai 2011.


Isotrie fausse-médéole
Isotria medeoloides
En voie de disparition



Critères d'évaluation : A2a; B1ab(iii)+2ab(iii); D1
Justification de la désignation :
Cette petite orchidée, anciennement trouvée seulement dans un seul marais en Ontario, requiert des boisés mixtes humides. Elle a été évaluée « en voie de disparition » en 2000. La qualité de son habitat continue de faire l’objet d’un déclin en raison du piétinement et des vers de terre exotiques. Elle a été observée en 1998 pour la dernière fois, cependant son potentiel de dormance signifie qu’elle peut encore être existante.
Répartition : ON
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1982. Réexamen et confirmation du statut en avril 1998, en mai 2000, et en mai 2011.


Pédiculaire de Furbish
Pedicularis furbishiae
En voie de disparition



Critères d'évaluation : C2a(i)
Justification de la désignation :
Cette plante existe en faible nombre dans un habitat dynamique et restreint le long de la rivière Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Les modifications de la dynamique fluviale, le défrichement d’arbres formant une zone tampon, les activités récréatives et l’introduction d’espèces envahissantes ont mené à un déclin continu de la population aux sites existants.
Répartition : NB
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1980. Réexamen et confirmation du statut en avril 1998, en mai 2000, et en mai 2011.


Calochorte de Lyall
Calochortus lyallii
Préoccupante



Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Cette espèce est une plante vivace particulière qui a une longue durée de vie ainsi qu’une petite aire de répartition au Canada. Elle ne comprend que 5 populations se trouvant dans des trouées forestières et des prairies d’armoises dans le sud de la Colombie-Britannique, près d’Osoyoos. Les plantes émergent de bulbes souterrains à la fin du printemps, mais peuvent demeurer dormantes pendant une ou plusieurs années. Cette plante était anciennement désignée « menacée », mais la majeure partie de l’aire où elle se trouve a été désignée comme étant une aire protégée provinciale, et les principales menaces, liées au pâturage et à la gestion forestière, ont maintenant été atténuées.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en mai 2001. Réexamen du statut: l'espècece a été désignée « préoccupante » en mai 2011.



Mousses



Fissident appauvri
Fissidens pauperculus
En voie de disparition



Critères d'évaluation : D1
Justification de la désignation :
Cette espèce endémique à l’ouest de l’Amérique du Nord atteint la limite septentrionale de son aire de répartition dans une seule localité canadienne isolée dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. Elle est présente ici sous la forme de plusieurs petites colonies dans une aire géographiquement restreinte, rendant la population canadienne particulièrement vulnérable aux perturbations d’origine anthropique et aux événements tels que les pluies locales anormalement abondantes, l’érosion et les arbres tombés.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2001 et en mai 2011.



Lichens



Leptoge à grosses spores
Leptogium platynum
En voie de disparition




Critères d'évaluation : B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v)
Justification de la désignation :
Ce lichen foliacé se trouve dans l’ouest de l’Amérique du Nord, atteignant la limite septentrionale de son aire de répartition sur la côte sud-ouest de la Colombie-Britannique où il se trouve de façon commune dans trois, possiblement quatre localités sur l’île de Vancouver. Le lichen pousse sur des affleurements rocheux riches en calcium et en magnésium, et plus de 80 % des individus se trouvent dans une seule localité. Il est disparu de trois autres localités. Ce lichen est vulnérable aux événements stochastiques, à la compétition avec les mousses et hépatiques, à la pollution causée par les activités industrielles et agricoles, ainsi qu’aux sécheresses estivales de plus en plus fréquentes résultant des changements climatiques.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2011.


Leptoge à quatre spores
Leptogium polycarpum
Préoccupante



Critères d'évaluation : sans objet
Justification de la désignation :
Ce leptoge, endémique à l’ouest de l’Amérique du Nord, atteint la limite de son aire de répartition septentrionale au Canada où il est connu dans seulement 13 locations dans les forêts côtières du sud-ouest de la Colombie-Britannique, dont un location isolé sur Haida Gwaii. Ce lichen pousse sur des arbres à feuilles caduques, en particulier sur les érables grandifoliés et sur les aulnes rouges. Près de 1 000 individus de ce lichen sont connus, mais sont confinés à seulement 67 arbres. En plus des événements stochastiques, les menaces qui pèsent sur ce lichen vulnérable incluent la pollution atmosphérique résultant des activités industrielles et agricoles, de l’exploitation forestière et de l’infrastructure associée ainsi que la sécheresse saisonnière causée par les changements climatiques.
Répartition : BC
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2011.


* L’omble Aurora  (Salvelinus fontinalis timagamiensis) a été déterminé inadmissible à l’évaluation. La gérardie de Gattinger (Agalinis gattingeri) et le buchloé faux-dactyle (Buchloë dactyloides) ont été retirés. La révision de la classification de la grande salamandre (Dicamptodon tenebrosus) a été effectuée. Le COSEPAC a décidé qu’un rapport de situation entièrement mis à jour est nécessaire pour évaluer le statut de l’espèce sauvage.

08/12/2011