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Rapport annuel du COSEPAC pour 2010-2011

Annexe II : Communiqués de presse, novembre 2010 et mai 2011

Dix ans plus tard : le rétablissement des espèces en péril au Canada est encore difficile à atteindre

Deux oiseaux considérés comme étant extrêmement rares au Canada ont tous deux été réévalués « en voie de disparition » malgré des initiatives de rétablissement. Le Pic à tête blanche et le Moqueur des armoises représentent seulement deux des 52 espèces sauvages canadiennes pour lesquelles le risque de disparition ou de disparition du pays a été évalué par le COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada) lors de sa réunion à Ottawa du 22 au 26 novembre 2010. Des 32 espèces qui ont été évaluées après 10 ans, tel que requis par la Loi sur les espèces en péril, seulement 4 d’entre elles ont été réévaluées comme étant moins en péril.

Photographie d’un Pic à tête blanche Picoides albolarvatus dans un arbre.

Moins de 100 individus du spectaculaire Pic à tête blanche nichent dans le sud-est de la Colombie-Britannique. Cet oiseau dépend de forêts matures de pins ponderosas, lesquelles continuent de subir un déclin en raison d’importants incendies et des infestations du dendroctone du pin ponderosa. Encore plus rare est le Moqueur des armoises. Bien que l’espèce n’ait jamais été commune en Colombie-Britannique, en Alberta ou en Saskatchewan, l’ensemble de la population canadienne de ce petit oiseau chanteur brun au Canada se situe entre sept et 36 individus. La perte d’habitat d’armoise argentée, utilisée pour la nidification, est sans aucun doute responsable pour les déclins de cet oiseau au Canada.

Bien que des efforts accrus pour effectuer un inventaire des plantes rares en Ontario aient mené à des estimations de population plus importante pour l’iris lacustre, la dégradation de l’habitat afflige toujours les espèces ayant une aire de répartition extrêmement limitée dans la région des Grands Lacs de l’Ontario et du Québec. Deux petites orchidées, soit le triphore penché qui a été évalué « en voie de disparition » et le liparis à feuilles de lis, une espèce « menacée », sont très vulnérables aux altérations continues de l’habitat causées par des plantes envahissantes, des vers de terre introduits et l’aménagement des terres. La gentiane blanche, une espèce « en voie de disparition », est une grosse plante vivace remarquable et connue pour ses utilisations médicinales traditionnelles. Elle existe maintenant seulement comme une seule petite population dans le sud de l’Ontario où la Première nation de Walpole Island protège son habitat de savane contre la dégradation.

Deux poissons canadiens iconiques en péril

Le saumon atlantique, l’un des poissons marins, à l’échelle mondiale, les plus communément élevés en pisciculture, a connu des déclins à l’état sauvage, particulièrement dans les parties sud de son aire de répartition canadienne. Malgré toutes les activités en cours pour reconstituer les stocks, une population dans le sud de Terre-Neuve a été désignée « menacée », et cinq populations dans la baie de Fundy, au large de la Nouvelle-Écosse et de l’île d’Anticosti ont été évaluées « en voie de disparition ». L’unique population du lac Ontario a été considérée comme étant « disparue ». Vers le nord, la situation n’est pas aussi grave. Les populations dans le golfe du Saint-Laurent ont été évaluées comme étant « préoccupantes » et trois des populations se trouvant le plus au nord au Canada ont été considérées « non en péril ». Des rivières relativement intactes ainsi qu’une gestion améliorée des pêches expliquent sans doute l’abondance variant de stable à croissante de ces populations septentrionales.

Les connaissances traditionnelles autochtones ont contribué de façon significative à la compréhension de la biologie et des menaces liées au Dolly Varden, un poisson ressemblant à une truite et revêtant une grande importance pour les peuples de l’ouest de l’Arctique. Malgré la santé relative de ces populations, les changements climatiques constituent un important risque pour l’espèce. Ce facteur, en plus de la vulnérabilité de ce poisson aux impacts sur l’habitat et à la pression exercée par la pêche, a mené à une désignation d’espèce « préoccupante ».

La moule zébrée menace maintenant les espèces à l’ouest du 100e méridien

La gonidée des Rocheuses est une grosse moule d’eau douce notable se trouvant dans le bassin hydrographique du lac Okanagan. Son aire de répartition limitée jumelée à la menace de la moule zébrée, une espèce envahissante, ainsi qu’un aménagement croissant des rives, ont augmenté le niveau de risque pour cette espèce, ce qui a mené à une désignation « en voie de disparition » plutôt qu’à sa désignation précédente, soit « préoccupante ».

Une certaine dose d’optimisme

Le cas de la grande raie suscite un certain optimisme. Ce grand poisson marin distinctif a subi de graves déclins de population et a été, pour ainsi dire, introuvable dans les eaux canadiennes pendant deux décennies. Une pression de pêche réduite a contribué à d’importantes augmentations chez la grande raie depuis les années 1990. Même si cette raie n’est pas entièrement rétablie à ses niveaux historiques, l’espèce a été évaluée « non en péril ».

Prochaine réunion

La prochaine réunion d’évaluation des espèces sauvages du COSEPAC se tiendra du 1er au 6 mai 2011, à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard.

À propos du COSEPAC

Le COSEPAC évalue la situation des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres principales unités de la biodiversité à l’état sauvage considérées comme étant en péril au Canada. Pour ce faire, le COSEPAC se sert de connaissances scientifiques, traditionnelles autochtones, ou des collectivités, lesquelles sont fournies par de nombreux spécialistes provenant des gouvernements, des universités et d’autres organismes. Les sommaires d’évaluations sont actuellement à la disposition du public sur le site Web du COSEPAC et seront transmis à la fin de l’été 2011 au ministre fédéral de l’Environnement pour une considération de l’inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). À compter de cette date, les rapports de situation complets seront mis à la disposition du public dans le Registre public des espèces en péril.

Il y a maintenant 617 espèces sauvages inscrites aux diverses catégories de risque du COSEPAC, y compris 270 espèces en voie de disparition, 153 espèces menacées, 172 espèces préoccupantes et 22 espèces disparues du pays (c.-à-d. on ne les trouve plus à l’état sauvage au Canada). En plus de ces espèces sauvages inscrites aux catégories de risque du COSEPAC, 14 espèces sont désignées comme étant disparues.

Le COSEPAC est composé de membres provenant de chaque organisme responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, Pêches et Océans Canada et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité sous la présidence du Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des Sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones.

Définitions de la terminologie et des catégories de statut du COSEPAC :

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)*
Espèce sauvage qu’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada, mais qu’on trouve ailleurs.

En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)*
Espèce sauvage susceptible de devenir « en voie de disparition » si rien n’est fait pour contrer les facteurs menaçant de la faire disparaître.

Préoccupante (P)*
Espèce sauvage qui peut devenir « menacée » ou « en voie de disparition » en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)
Catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce sauvage à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce sauvage.

* signifie une catégorie de risque du COSEPAC

- 30 -

Marty L. Leonard (Ph.D.)
Présidente, COSEPAC
Department of Biology
Dalhousie University
Halifax NS B3H 4J1
Téléphone : (902) 494-2158
mleonard@dal.ca



Questions d’ordre général :

Secrétariat du COSEPAC
a/s du Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario) K1A 0H3
Téléphone : (819) 953-3215
Télécopieur : (819) 994-3684
cosewic/cosepac@ec.gc.ca
www.cosewic.gc.ca
Questions sur les connaissances
traditionnelles autochtones :
(Dolly Varden, gentiane blanche)

Henry Lickers
Mohawk Council of Akwesasne
Department of the Environment
Téléphone : (613) 936-1548
Télécopieur : (613) 938-6760
Henry.Lickers@akwesasne.ca
Questions sur les mammifères marins :
(otarie à fourrure du Nord)

Jane Watson (Ph.D.)
Vancouver Island University
Téléphone : (250) 753-3245 pièce 2317
Télécopieur : (250) 740-6482
Jane.Watson@viu.ca


Questions sur les mammifères terrestres :
(taupe à queue glabre, chauve-souris,
blonde, campagnol sylvestre)

Justina C. Ray (Ph.D.)
Directrice exécutive et scientifique principale
Wildlife Conservation Society Canada
Téléphone : (416) 850-9038, poste 22
Télécopieur : (416) 850-9040
jray@wcs.org
Questions sur les oiseaux :
(Effraie des clochers, Paruline azurée,
Moqueur des armoises, Pic à tête blanche)

Jon McCracken
Directeur
Programmes nationaux
Études d’Oiseaux Canada
Téléphone : 519-586-3531, poste 115
Télécopieur : (519) 586-3532
jmccracken@bsc-eoc.org
Questions sur les amphibiens et reptiles :
(couleuvre à petite tête, salamandre
de Jefferson, crotale des bois)

Ronald J. Brooks (Ph.D.)
Department of Integrative Biology
College of Biological Science
University of Guelph
Téléphone : 519-824-4120, poste 53944
Télécopieur : (519) 767-1656
rjbrooks@uoguelph.ca

Questions sur les poissons d’eau douce :
(corégone de l’Atlantique, lamproie
brune, chabot du Columbia, Dolly
Varden, meunier des montagnes,
chabot à tête courte)

Eric B. (Rick) Taylor (Ph.D.)
Professeur
Department of Zoology
University of British Columbia
Téléphone : (604) 822-9152
Télécopieur : (604) 822-2416
etaylor@zoology.ubc.ca
Question sur les poissons marins :
(saumon atlantique, grande raie)

Paul Bentzen (Ph.D.)
Professeur
Department of Biology
Dalhousie University
Téléphone : (902) 494-1105
Télécopieur : (902) 494-3736
Paul.Bentzen@dal.ca

Questions sur les arthropodes
(insectes et groupes taxinomiques
connexes) :
(gomphe ventru)

Paul Catling (Ph.D.)
Chercheur et conservateur
Agriculture Canada
Téléphone : (613) 759-1373
Télécopieur : (613) 759-1599
catlingp@agr.gc.ca
Questions sur les mollusques :
(gonidée des Rocheuses)

Robert Forsyth
Téléphone : (250) 847-6699
r.forsyth@telus.net




Questions sur les plantes :
(verge d’or voyante, iris lacustre,
triphore penché, chardon de Pitcher,
liparis à feuille de lis, lotier splendide,
gérardie de Skinner, gentiane blanche)

Erich Haber (Ph.D)
Téléphone : (613) 435-0216
Télécopieur : (613) 435-0217
erich.haber@rogers.com
Questions sur les lichens :
(dégélie plombée, collème bâche,
brotherelle de Roell)

René Belland (Ph.D.)
Devonian Botanic Garden
University of Alberta
Téléphone : 780-987-3054, poste 2240
Télécopieur : (780) 987-4141
rbelland@ales.ualberta.ca










Pour obtenir des précisions au sujet des espèces sauvages évaluées et des justifications des désignations, veuillez consulter le site Web du COSEPAC.

2010 Année internationale de la biodiversité

En 2010, l’Année internationale de la biodiversité des Nations Unies, les gens d’un peu partout dans le monde joindront leurs efforts pour contrer la perte rapide et répandue de la biodiversité. Aussi, durant toute l’année, les communautés célébreront la merveilleuse diversité de la vie sur la planète.

 



COSEPAC
Comité sur la situation des
espèces en péril au Canada
logo du COSEPAC


COSEWIC
Committee on the Status
of Endangered Wildlife in
Canada

Une fois de plus, les espèces aquatiques au Canada sont mises en évidence à une récente réunion des espèces en péril


Photographie d’un rorqual à bosse (Megaptera novaeangliae).
Photo © Graeme McInnes

Les espèces sauvages trouvées dans les habitats marins et dulcicoles étaient en évidence lors de la réunion du COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada) à Charlottetown, Île du Prince-Édouard, du 1er au 6 mai 2011, où le statut de conservation de 40 espèces sauvages canadiennes a été évalué. Les espèces aquatiques considérées comme étant en péril incluaient plusieurs poissons, mollusques, insectes, baleines et amphibiens, soulignant ainsi la vulnérabilité continue des écosystèmes aquatiques à la dégradation de l’habitat et à la surexploitation.

Le thon en eaux troubles – une espèce prisée pour les sushis atteint un plancher record

Le thon rouge de l’Atlantique est l’une des espèces de poisson les plus recherchées au monde, certains prix du marché dépassant 1000 $ par kilogramme. Malheureusement, sa valeur a mené l’espèce vers un fort déclin depuis les années 1970, son abondance récente atteignant son plus bas niveau historique. La surpêche demeure la menace la plus importante, et les tentatives internationales visant à améliorer la gestion n’ont pas encore vu une augmentation des populations. L’espèce est très migratrice, et en fait les poissons capturés dans les eaux canadiennes fraient dans le golfe du Mexique. Ils sont donc exposés aux pêches commerciales non seulement au Canada, mais tout le long de la côte est de l’Amérique du Nord durant la migration. Le thon rouge de l’Atlantique a été évalué par le COSEPAC comme étant « en voie de disparition ».

Prévision peu réjouissante pour un poisson emblématique pour les Premières nations de la côte ouest

L’eulakane ou « poisson-chandelle », appelé ainsi en raison de sa teneur exceptionnellement élevée en huile et de son utilisation historique comme chandelle, a été évalué pour la première fois à cette réunion. Ce petit poisson était autrefois une ressource culturelle principale pour de nombreux groupes de Premières nations de la côte de la Colombie-Britannique et l’origine des célèbres « sentiers de la graisse » qui liaient les communautés côtières et de l’intérieur. Depuis le début des années 1990, de nombreuses pêches traditionnelles de cette espèce ont connu des déclins catastrophiques de 90 p. 100 ou plus, et l’espèce fait face à une disparition dans de nombreuses rivières. La cause n’est pas claire mais pourrait être liée à une diminution du taux de survie marine associée aux conditions environnementales changeantes, aux prises accessoires, à la pêche dirigée et à la prédation. Seule la rivière Nass soutient toujours un effort de pêche, mais même là les effectifs ont connu un déclin. La population des rivières Nass et Skeena de l’eulakane a été évaluée comme étant « menacée ». Plus au sud, la population centrale de la côte du Pacifique et la population du fleuve Fraser ont connu des déclins encore plus importants, menant ainsi à une désignation d’espèce « en voie de disparition », et ce, pour les deux populations.

Toutes les espèces d’esturgeon au Canada sont maintenant considérées comme étant en péril

Des épisodes sporadiques de pêches intensives suivis par l’effondrement des populations caractérisent l’histoire de l’esturgeon noir au Canada. Ce gros poisson a connu une dégradation importante de son habitat associée à la pollution et aux barrages hydroélectriques et l’on sait qu’il fraie dans deux rivières canadiennes où certaines prises se poursuivent. Beaucoup d’incertitude existe quant à la quantité de prises que peut supporter l’espèce considérant sa maturité tardive et son taux de reproduction lent. Par conséquent, les populations dans les régions des Grands Lacs et du Saint-Laurent ainsi que des Maritimes ont été désignées « menacées ». La présente espèce est la dernière des cinq espèces d’esturgeon du Canada à être évaluée par le COSEPAC; toutes sont maintenant considérées comme faisant face à un certain risque de disparition.

Des habitats riverins dégradés mettent en danger deux invertébrés

Le lessivage des terres cultivées et les écoulements urbains dans les cours d’eau représentent d’importantes menaces pour au moins deux espèces en péril en Ontario. La mulette du Necture n’a été documentée que dans deux rivières au Canada et son existence continue dans un bassin hydrographique, la rivière Thames, est en question. De la même façon, l’haliplide de Hungerford, rare à l’échelle mondiale, n’est connu que dans trois cours d’eau du lac Huron. Les déclins observés, la dégradation de l’habitat et une aire de répartition restreinte ont mené à une désignation « en voie de disparition » pour les deux espèces.

Des déclins dans l’ensemble de l’aire de répartition demeurent un mystère pour un oiseau canadien bien connu

L’Hirondelle rustique est facilement identifiée par sa queue profondément fourchue et par sa descente en piqué lorsqu’elle chasse des insectes au-dessus des lacs et des champs. On constate chez cet oiseau, l’espèce d’hirondelle la plus répandue au monde, les mêmes tendances à la baisse observées chez un grand nombre d’oiseaux migrateurs en Amérique du Nord qui mangent des insectes volants. Les causes des déclins, se chiffrant jusqu’à 76 p. 100 au cours des 40 dernières années, continuent de laisser les experts d’oiseaux perplexes, mais les changements dans les habitats, les communautés d’insectes, et les conditions climatiques ont tous contribué à cette situation. L’Hirondelle rustique a été évaluée comme étant « menacée ».

Deux espèces de l’Ontario disparues?

Deux espèces sauvages n’ont pas été observées malgré des recherches continues depuis leur dernière évaluation par le COSEPAC il y a plus de 10 ans. L’isotrie fausse-médéole, une orchidée de région boisée connue dans une seule localité dans le sud-ouest de l’Ontario, a été observée pour la dernière fois en 1998. De la même façon, la rainette grillon de Blanchard n’a été observée dans aucune de ses localités du lac Érié depuis 1970. La dégradation de l’habitat dans cette région fortement développée représente la principale préoccupation pour les deux espèces. Elles conservent un statut « en voie de disparition » en attente de preuve additionnelle qu’elles n’existent plus au Canada.

Le rorqual à bosse effectue une remontée!

Les rorquals à bosse, pouvant atteindre un poids jusqu’à 45 tonnes à maturité, sont les baleines à fanons les plus acrobatiques. Lors de leur évaluation initiale par le COSEPAC en 1985, la population du Pacifique Nord du rorqual à bosse a été désignée comme étant « menacée » en raison de graves déclins au début des années 1900 et d’une chasse à la baleine commerciale continue jusqu’en 1967. De récentes études indiquent toutefois que la population au large de la côte du Pacifique augmente de façon constante, malgré des menaces continues incluant les collisions avec les navires, l’enchevêtrement dans les engins de pêche et le bruit sous-marin. La population du Pacifique Nord du rorqual à bosse a été réévaluée comme étant « préoccupante ».

Prochaine réunion

La prochaine réunion d’évaluation des espèces sauvages du COSEPAC sera tenue à Ottawa, Ontario, en novembre 2011.

À propos du COSEPAC

Le COSEPAC évalue la situation des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres principales unités de la biodiversité à l’état sauvage considérées comme étant en péril au Canada. Pour ce faire, le COSEPAC se sert de connaissances scientifiques, traditionnelles autochtones, ou des collectivités, lesquelles sont fournies par de nombreux spécialistes provenant des gouvernements, des universités et d’autres organismes. Les sommaires d’évaluations sont actuellement à la disposition du public sur le site Web du COSEPAC et seront transmis à la fin de l’été 2011 au ministre fédéral de l’Environnement pour une considération de l’inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). À compter de cette date, les rapports de situation et les sommaires de statut complets seront mis à la disposition du public dans le Registre public des espèces en péril.

Il y a maintenant 635 espèces sauvages inscrites aux diverses catégories de risque du COSEPAC, y compris 278 espèces en voie de disparition, 158 espèces menacées, 176 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues du pays (c.-à-d. on ne les trouve plus à l’état sauvage au Canada). En plus de ces espèces sauvages inscrites aux catégories de risque du COSEPAC, 14 espèces sont désignées comme étant disparues.

Le COSEPAC est composé de membres provenant de chaque organisme responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, Pêches et Océans Canada et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité sous la présidence du Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des Sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones.

Définitions de la terminologie et des catégories de statut du COSEPAC :

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)*
Espèce sauvage qu’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada, mais qu’on trouve ailleurs.

En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)*
Espèce sauvage susceptible de devenir « en voie de disparition » si rien n’est fait pour contrer les facteurs menaçant de la faire disparaître.

Préoccupante (P)*
Espèce sauvage qui peut devenir « menacée » ou « en voie de disparition » en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)
Catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce sauvage à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce sauvage.

* signifie une catégorie de risque du COSEPAC

- 30 -

Marty L. Leonard (Ph.D.)
Présidente, COSEPAC
Department of Biology
Dalhousie University
Halifax NS B3H 4J1
mleonard@dal.ca





Questions d’ordre général :

Secrétariat du COSEPAC
Service canadien de la faune
Environnement Canada
351, boul. St-Joseph, 4e étage
Gatineau (Québec), K1A 0H3
Téléphone : (819) 953-3215
Télécopieur : (819) 994-3684
cosewic/cosepac@ec.gc.ca
www.cosewic.gc.ca
Questions sur les connaissances
traditionnelles autochtones :


Donna Hurlburt (Ph.D.)
Téléphone : (902) 532-1341
Télécopieur : (902) 532-1341
donna.hurlburt@ns.sympatico.ca

Questions sur les mammifères marins :
(baleine à bec commune, rorqual à
bosse)

Randall Reeves (Ph.D.)
Okapi Wildlife Associates
Téléphone : (450) 458-6685
Télécopieur : (450) 458-7383
rrreeves@okapis.ca
Questions sur les oiseaux :
(Bruant de Henslow, Courlis à long bec,
Garrot d'Islande, Hirondelle rustique,
Râle élégant, Sturnelle des prés)

Jon McCracken
Directeur
Programmes nationaux
Études d’Oiseaux Canada
Téléphone : 519-586-3531, poste 115
Télécopieur : (519) 586-3532
jmccracken@bsc-eoc.org


Questions sur les amphibiens et reptiles :
(couleuvre nocturne du désert,
grenouille maculée de l'Oregon, rainette
grillon de Blanchard, salamandre
pourpre)

Ronald J. Brooks (Ph.D.)
Department of Integrative Biology
College of Biological Science
University of Guelph
Téléphone : (519) 836-8817
Télécopieur : (519) 767-1656
rjbrooks@uoguelph.ca
Questions sur les poissons d’eau
douce :
(esturgeon noir, lamproie argentée,
méné miroir)

Eric B. (Rick) Taylor (Ph.D.)
Professeur
Department of Zoology
University of British Columbia
Téléphone : (604) 822-9152
Télécopieur : (604) 822-2416
etaylor@zoology.ubc.ca
Question sur les poissons marins :
(eulakane, thon rouge de l'Atlantique)

Alan F. Sinclair
alanfsinclair@me.com







Questions sur les arthropodes
(insectes et groupes taxinomiques
connexes):
(abeille-coucou de Macropis, cordulie
de Hine, damier de Taylor, gomphe
olive, haliplide de Hungerford, mouche
tachinide des dunes)

Paul Catling (Ph.D.)
Chercheur et conservateur
Agriculture Canada
Téléphone : (613) 759-1373
Télécopieur : (613) 759-1599
catlingp@agr.gc.ca
Questions sur les mollusques :
(huître plate du Pacifique, mulette
du Necture, obovarie olivâtre)

Dwayne Lepitzki (Ph.D)
Téléphone : (403) 762-0864
lepitzki@telusplanet.net







Questions sur les plantes :
(adiante cheveux-de-Vénus, braya
de Long, calochorte de Lyall, isotrie
fausse-médéole, pédiculaire de Furbish)

Bruce Bennett
Biologiste, observation de la faune
Yukon Department of Environment
Wildlife Viewing Program
Téléphone : (867) 667-5331
Télécopieur : (867) 393-6263
brbennett@klondiker.com
Questions sur les mousses et lichens :
(fissident appauvri, leptoge à grosses
spores, leptoge à quatre spores)

David H. S. Richardson (Ph.D.)
Environmental Studies
Saint Mary's University
Téléphone : (902) 496-8174
Télécopieur : (902) 420-5261
david.richardson@smu.ca


Pour obtenir des précisions au sujet des espèces sauvages évaluées et des justifications des désignations, veuillez consulter le site Web du COSEPAC.