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Programme de rétablissement du mormon (Apodemia mormo), population des montagnes du Sud, au Canada - 2017 [Proposition]

Partie 1 – Addition du gouvernement fédéral au Programme de rétablissement du mormon (Apodemia mormo), population des montagnes du Sud, en Colombie-Britannique, préparée par Environnement et Changement climatique Canada

Préface

En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d'établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l'élaboration des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans les cinq ans suivant la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

La ministre de l'Environnement et du Changement climatique est le ministre compétent en vertu de la LEP à l'égard du mormon, population des montagnes du Sud, et a élaboré la composante fédérale (partie 1) du présent programme de rétablissement, conformément à l'article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la Province de la Colombie-Britannique, en vertu du paragraphe 39(1) de la LEP. L'article 44 de la LEP autorise le ministre à adopter en tout ou en partie un plan existant pour l'espèce si ce plan respecte les exigences de contenu imposées par la LEP au paragraphe 41(1) ou 41(2). La Province de la Colombie-Britannique a remis le programme de rétablissement ci-joint (partie 2), à titre d'avis scientifique, aux autorités responsables de la gestion de l'espèce en Colombie-Britannique. Ce programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada.

La réussite du rétablissement de l'espèce dépendra de l'engagement et de la collaboration d'un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement et Changement climatique Canada ou sur toute autre autorité responsable. Tous les Canadiens et les Canadiennes sont invités à appuyer ce programme et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien du mormon, population des montagnes du Sud, et de l'ensemble de la société canadienne.

Le présent programme de rétablissement sera suivi d'un ou de plusieurs plans d'action qui présenteront de l'information sur les mesures de rétablissement qui doivent être prises par Environnement et Changement climatique Canada et d'autres autorités responsables et/ou organisations participant à la conservation de l'espèce. La mise en œuvre du présent programme est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des autorités responsables et organisations participantes.

Le programme de rétablissement établit l'orientation stratégique visant à arrêter ou à renverser le déclin de l'espèce, incluant la désignation de l'habitat essentiel dans la mesure du possible. Il fournit à la population canadienne de l'information pour aider à la prise de mesures visant la conservation de l'espèce. Lorsque l'habitat essentiel est désigné, dans un programme de rétablissement ou dans un plan d'action, la LEP exige que l'habitat essentiel soit alors protégé.

Dans le cas de l'habitat essentiel désigné pour les espèces terrestres, y compris les oiseaux migrateurs, la LEP exige que l'habitat essentiel désigné dans une zone protégée par le gouvernement fédéralNote i de bas de page soit décrit dans la Gazette du Canada dans un délai de 90 jours après l'ajout dans le Registre public du programme de rétablissement ou du plan d'action qui a désigné l'habitat essentiel. L'interdiction de détruire l'habitat essentiel aux termes du paragraphe 58(1) s'appliquera 90 jours après la publication de la description de l'habitat essentiel dans la Gazette du Canada.

Pour l'habitat essentiel se trouvant sur d'autres terres domaniales, le ministre compétent doit, soit faire une déclaration sur la protection légale existante, soit prendre un arrêté de manière à ce que les interdictions relatives à la destruction de l'habitat essentiel soient appliquées.

Si l'habitat essentiel d'un oiseau migrateur ne se trouve pas dans une zone protégée par le gouvernement fédéral, sur le territoire domanial, à l'intérieur de la zone économique exclusive ou sur le plateau continental du Canada, l'interdiction de le détruire ne peut s'appliquer qu'aux parties de cet habitat essentiel -- constituées de tout ou partie de l'habitat auquel la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs s'applique aux termes des paragraphes 58(5.1) et 58(5.2) de la LEP.

En ce qui concerne tout élément de l'habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial, si le ministre compétent estime qu'une partie de l'habitat essentiel n'est pas protégée par des dispositions ou des mesures en vertu de la LEP ou d'autre loi fédérale, ou par les lois provinciales ou territoriales, il doit, comme le prévoit la LEP, recommander au gouverneur en conseil de prendre un décret visant l'interdiction de détruire l'habitat essentiel. La décision de protéger l'habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial et n'étant pas autrement protégé demeure à la discrétion du gouverneur en conseil.

Remerciements

Kella Sadler et Matt Huntley (Environnement et Changement climatique Canada, Service canadien de la faune – Région du Pacifique (ECCC SCF-PAC), ont coordonné l'élaboration du présent programme de rétablissement. Paul Johanson (ECCC, SCF – Région de la capitale nationale), Jennifer Heron (ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique [B.C. MoE]), Dave Trotter (ministère de l'Agriculture de la Colombie-Britannique) et Peter Fielder (B.C. MoE) ont formulé des conseils et commentaires utiles sur la rédaction du document. Nick Page et Claudia Schaefer (Raincoast Applied Ecology) ont compilé de l'information pour la première ébauche du présent programme de rétablissement. Jennifer Heron (B.C. MoE) et Katrina Stipec (Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique) ont fourni des données  et des documents de référence. Danielle Yu (ECCC SCF-PAC) a aidé à préparer les cartes et les figures.

Ajouts et modifications apportés au document adopté

Les sections suivantes ont été incluses pour satisfaire à des exigences particulières de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral qui ne sont pas abordées dans le Programme de rétablissement du mormon (Apodemia mormo), population des montagnes du Sud, en Colombie-Britannique (partie 2 du présent document, ci-après appelé « programme de rétablissement provincial »). Dans certains cas, ces sections peuvent aussi comprendre des renseignements mis à jour ou des modifications apportées au programme de rétablissement provincial aux fins de son adoption par Environnement et Changement climatique Canada.

En vertu de la LEP, il existe des exigences et des processus particuliers concernant la protection de l'habitat essentiel. Ainsi, la section intitulée « Approches existantes et recommandées en matière de protection de l'habitat » et d'autres énoncés du programme de rétablissement provincial concernant la protection de l'habitat de survie/rétablissement peuvent ne pas correspondre directement aux exigences fédérales. Les mesures de rétablissement visant la protection de l'habitat sont adoptées; cependant on évaluera à la suite de la publication de la version finale du programme de rétablissement fédéral si ces mesures entraîneront la protection de l'habitat essentiel en vertu de la LEP.

Le programme de rétablissement provincial contient un bref énoncé sur les considérations socioéconomiques. L'analyse socioéconomique n'étant pas obligatoire en vertu du paragraphe 41(1) de la LEP, la section intitulée « Considérations socioéconomiques » du programme de rétablissement provincial n'est pas considérée comme une partie intégrante du programme de rétablissement de la ministre de l'Environnement et du Changement climatique pour l'espèce.

Sommaire

La présente section remplace la section « Sommaire » du programme de rétablissement provincial.

Le mormon (Apodemia mormo) est un papillon diurne de taille moyenne dont l'envergure des ailes varie de 25 à 35 mm. Il en existe deux populations distinctes au Canada : la population des montagnes du Sud en Colombie-Britannique et la population des Prairies en Saskatchewan. Le présent programme de rétablissement ne concerne que la population des montagnes du Sud. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a désigné cette population comme étant en voie de disparition en 2003 et l'a réévalué et en a confirmé le statut en mai 2014; la population a été inscrite à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril en janvier 2005.

La population de mormons des montagnes du Sud se trouve dans la vallée de la basse Similkameen, près de la ville de Keremeos, et dans le sud de la vallée de l'Okanagan, près d'Osoyoos, dans le centre-sud de la Colombie-Britannique. L'habitat du mormon comprend des flancs de collines, des pentes et des talus à sol sableux ou graveleux abritant des bigelovies puantes (Ericameria nauseosa) et des ériogones des neiges (Eriogonum niveum) en densités modérées à élevées. La chenille du mormon a besoin de l'ériogone des neiges pour se nourrir et peut-être des tiges ou de la litière de feuilles mortes de cette plante pour hiberner. L'adulte a besoin d'un ériogone des neiges mature pour y pondre ses œufs et d'ériogones des neiges et bigelovies en fleurs pour se nourrir de leur nectar. La population de mormons des montagnes du Sud compte plus de 2 000 individus restreints à environ 50 ha d'habitat et semble isolée des populations connues les plus proches aux États-Unis.

Les principales menaces qui pèsent sur la population de mormons des montagnes du Sud sont l'exploitation de mines et de carrières, ainsi que les routes et les voies ferrées (activités de construction et/ou d'entretien, et mortalité routière). L'élevage de bétail, les indendies et la suppression des incendies constituent des menaces secondaires.

L'objectif en matière de population et de répartition est d'assurer la persistance de la population de mormons des montagnes du Sud dans toutes les localités existantes connues (et toute nouvelle localité) dans l'aire de répartition de l'espèce au Canada.

Un ou plusieurs plans d'action seront terminés d'ici 2022.

Résumé du caractère réalisable du rétablissement

La présente section remplace la section « Caractère réalisable du rétablissement » du programme de rétablissement provincial.

D'après les quatre critères suivants qu'Environnement et Changement climatique Canada utilise pour définir le caractère réalisable du rétablissement, le rétablissement de la population de mormons des montagnes du Sud est déterminé comme étant réalisable du point de vue technique et biologique.

  1. Des individus de l'espèce sauvage capables de se reproduire sont disponibles maintenant ou le seront dans un avenir prévisible pour maintenir la population ou augmenter son abondance.

    Oui, des individus capables de se reproduire sont actuellement présents dans de nombreux sites de la vallée de la Similkameen et du sud de la vallée de l'Okanagan pour maintenir la population ou augmenter son abondance. Il existe cependant des lacunes dans les connaissances sur la structure de population et la capacité de reproduction de l'espèce.

  2. De l'habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir l'espèce, ou pourrait être rendu disponible par des activités de gestion ou de remise en état de l'habitat.

    Oui, il existe suffisamment d'habitat convenable pour soutenir l'espèce. L'aire de répartition potentielle de l'espèce se limite à celle de la plante hôte de ses chenilles, l'ériogone des neiges. Cette plante est restreinte à la vallée de la basse Similkameen et à la vallée de l'Okanagan jusqu'à Vernon au nord (Klinkenberg, 2015). Le mormon occupe une petite partie de l'aire de répartition de l'ériogone des neiges, et il semble y avoir de l'habitat convenable mais inoccupé à côté ou à proximité de plusieurs sites occupés.  

  3. Les principales menaces pesant sur l'espèce ou son habitat (y compris les menaces à l'extérieur du Canada) peuvent être évitées ou atténuées.

    Oui, les principales menaces (exploitation de mines et de carrières, et activités de construction et d'entretien de corridors de transport et de services publics) peuvent être évitées ou atténuées en collaboration avec les propriétaires et gestionnaires des terres grâce aux mesures décrites dans le programme de rétablissement provincial.

  4. Des techniques de rétablissement existent pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition ou leur élaboration peut être prévue dans un délai raisonnable.

    Oui. Il existe des méthodes et techniques générales de rétablissement qui permettent d'atteindre les objectifs fixés en matière de population et de répartition. À court terme, les techniques de rétablissement viseront à éviter ou à atténuer les principales menaces. La poursuite des recherches visant à combler les lacunes dans les connaissances sur le cycle vital et les besoins en matière d'habitat du mormon facilitera la mise en œuvre des mesures de rétablissement de l'espèce.

1 Évaluation de l'espèce par le COSEPACi

La présente section remplace la section « Évaluation de l'espèce par le COSEPAC » du programme de rétablissement provincial.

Date de l'évaluation :
Mai 2014
Nom commun (population) :
Mormon – population des montagnes du Sud
Nom scientifique :
Apodemia mormo
Statut selon le COSEPAC :
Espèce en voie de disparition
Justification de la désignation :
Ce papillon se trouve en très petit nombre dans des petites parcelles d'habitat dans les creux de vallée étroits des vallées de la Similkameen et de l'Okanagan du sud de la Colombie-Britannique. Les creux de vallée sont également un important corridor de transport et de services publics et le papillon y est menacé par l'entretien des routes et autres activités d'exploitation des terres, ainsi que par la croissance des plantes envahissantes qui font de l'ombre à leurs plantes hôtes.
Présence au Canada :
Colombie-Britannique
Historique du statut selon le COSEPAC :
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2003. Réexamen et confirmation du statut en mai 2014.

i COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada)

L'aire de répartition du mormon au Canada est représentée par deux populations isolées. La population des montagnes du Sud est restreinte au centre-sud de la Colombie-Britannique, et la population des Prairies est restreinte au sud-ouest de la Saskatchewan. Dans le présent document, le terme « mormon » utilisé sans indication du nom de la population signifie la « population de mormons des montagnes du Sud ».

2 Information sur la situation de l'espèce

Désignation juridique : annexe 1 de la LEP (en voie de disparition) (2003).

Tableau 1. Cotes de conservation attribuées au mormon, population des montagnes du Sud (tirées de NatureServe [2015] et de B.C. Conservation Framework [2015]).
Cote mondiale (G)aCote nationale (N)aCote infranationale (S)aStatut selon le COSEPACListe de la C.-B.Cadre de conservation de la C.-B.
G5

Canada (N1)c

États-Unis (N5)

Canada :
Colombie-Britannique (S1)

États-Unis :
Arizona (SNR), Californie (SNR), Colorado (S5), Dakota du Nord (SNR), Dakota du Sud (SNR), Idaho (SNR), Montana (S3S5), Nevada (SNR), Nouveau-Mexique (SNR), Orégon (SNR), Texas (SNR), Utah (SNR), Washington (S4) et Wyoming (SNR)

En voie de disparition (2014)Liste rougePriorité maximale : priorité 1 aux fins du but 3b

a Cotes : 1 = gravement en péril; 2 = en péril; 3 = vulnérable à la disparition du territoire ou de la planète; 4 = apparemment non en péril; 5 = non en péril; H = possiblement disparue; NR = non classée.

b Voici les trois buts du cadre de conservation de la Colombie-Britannique (B.C. Conservation Framework) : 1. Participer aux programmes mondiaux de conservation des espèces et des écosystèmes; 2. Empêcher que les espèces et les écosystèmes deviennent en péril; 3. Maintenir la diversité des espèces et des écosystèmes indigènes

c Indique le statut d'un taxon infraspécifique (en l'occurrence la population des montagnes du Sud).I

On estime que moins de 1 % de l'aire de répartition mondiale de l'espèce se trouve au Canada (COSEWIC, 2014).

3 Information sur l'espèce

3.1 Population et répartition sur l'espèce

Le tableau sommaire présenté plus bas (tableau 2) complémente la section « Populations et répartition » du programme de rétablissement provincial.

Depuis la publication du programme de rétablissement provincial, les localités connues et potentielles du mormon dans la vallée de la rivière Similkameen et les secteurs adjacents ont fait l'objet de relevés menés dans le cadre de la mise à jour du rapport de situation du COSEPAC (COSEWIC, 2014). Au total, il y a 16 localitésNote 1 de bas de page signalées en Colombie-Britannique, dont 12 où l'on a confirmé ou l'on présume que l'espèce est toujours présenteNote 2 de bas de page. Le mormon n'a pas été observé à une localité (no 4, à l'ouest du mont Richter) depuis 1995 malgré les relevés qui y ont été effectués en 2003, en 2005 et en 2012; le statut actuel de cette localité est donc inconnu. On ignore toujours les détails géographiques concernant deux localités (nos 8 et 11) situées près de Keremeos. Il existe une mention historique (1929) de l'espèce dans la vallée de l'Okanagan, près d'Oliver et d'Okanagan Falls, mais la mention n'indique pas l'emplacement précis de cette localité (no 17).

Tableau 2. Tableau sommaire des localités de la population de mormons des montagnes du Sud au Canada en date de 2015. Le tableau présente les mêmes numéros de localités que ceux présentés par le COSEPAC (COSEWIC, 2014) en y ajoutant la localité 17 (à laquelle le COSEPAC n'avait pas assigné de numéro) et en indiquant la dernière observation et le statut de la localité.
Numéro de la localitéNom du siteDernière observationStatutd
2Keremeos2012Existante
3Au sud-ouest du mont Richter2006Existante
4À l'ouest du mont Richter (Chopaka N)1995Inconnu (espèce cherchée mais pas trouvée)
5Rivière Similkameen - Goat View2012Existante
6Keremeos - Suncatchers2008Existante
7Olalla2009Existante
8Inconnu; près de KeremeosInconnueInconnu
9Au nord du ruisseau Bullock2012Existante
10Keremeos - gravière2012Existante
11Inconnu; près de KeremeosInconnueInconnu
12Au nord du ruisseau Paul2012Existante
13À l'ouest de Cawston2008Existante
14Au nord du lac Frank2012Existante
15Lac Spotted2012Existante
16eAu sud-ouest de Keremeos - Riverside Estates2012Existante
17Lac Vaseux1929Historique

d Voici comment NatureServe (2015) classe le statut des localités d'une espèce, en l'occurrence le mormon, population des montagnes du Sud : existante – la population a été vérifiée récemment (il y a moins de 20 ans) et elle existe encore; historique – absence de données récentes permettant de vérifier si la population existe encore (c.-à-d. mention remontant à plus de 20 ans); inconnu – un observateur expérimenté a cherché l'espèce et ne l'a pas trouvée, mais il reste de l'habitat convenable au site.

e Comme la localité no 1 a été désignée localité no 16 dans le rapport de situation du COSEPAC (COSEWIC, 2014), ce dernier numéro est retenu dans le présent document par souci de simplicité, et il n'y a donc pas de localité no 1 dans ce tableau sommaire.

4 Menaces

La présente section remplace la section « Menaces » du programme de rétablissement provincial. Elle inclut maintenant l'information à jour portant sur les menaces (COSEWIC, 2014) fondée sur le système unifié de classification des menaces de l'IUCN-CMP (Union internationale pour la conservation de la nature-Partenariat pour les mesures de conservation).

Les menaces sont définies comme les activités ou processus immédiats qui ont entraîné, entraînent ou pourraient entraîner à l'avenir la destruction, la dégradation et/ou la détérioration de l'entité évaluée (population, espèce, communauté ou écosystème) dans la zone d'intérêt (mondiale, nationale ou infranationale) (Salafsky et al., 2008). Les menaces présentées ici ne comprennent pas les caractéristiques biologiques de l'espèce ou de la population qui sont considérées comme étant des facteurs limitatifs.

4.1 Évaluation des menaces

La classification des menaces utilisée dans le présent document a été réalisée pour le rapport de situation du COSEPAC (2014) et est fondée sur le système unifié de classification des menaces de l'IUCN-CMP. Cette classification est compatible avec les méthodes utilisées par le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique et le cadre de conservation de la province. Pour une description détaillée du système de classification des menaces, veuillez consulter le site Web du Partenariat pour les mesures de conservation (CMP, 2010). Aux fins de la présente évaluation, seules les menaces actuelles et futures sont prises en considération. Les menaces peuvent être observées, inférées ou prévues à court terme. Les menaces sont caractérisées en fonction de leur portée, de leur gravité et de leur immédiateté. L'« impact » d'une menace est calculé selon la portée et la gravité de celle-ci. Pour des précisions sur l'établissement des valeurs, veuillez consulter Master et al. (2012).

Tableau 3. Classification IUCN-CMP des menaces qui pèsent sur la population de mormons des montagnes du Sud.
MenaceImpactfPortéegGravitéhImmédiatetéi
1 - Développement résidentiel et commercialNégligeableNégligeableModéréeFaible
1.1 - Zones résidentielles et urbainesNégligeableNégligeableModéréeFaible
1.2 - Zones commerciales et industriellesNégligeableNégligeableModéréeFaible
1.3 - Zones touristiques et récréativesNégligeableNégligeableModéréeFaible
2 - Agriculture et aquacultureFaiblePetiteLégèreModérée
2.3 - Élevage de bétailFaiblePetiteLégèreModérée
3 - Production d'énergie et exploitation minièreMoyenGrandeModéréeÉlevée
3.2 - Exploitation de mines et de carrièresMoyenGrandeModéréeÉlevée
4 - Corridors de transport et de serviceMoyenGrandeModéréeModérée
4.1 - Routes et voies ferréesMoyenGrandeModéréeModérée
7 - Modifications des systèmes naturelsFaibleGénéraliséeLégèreInconnue
7.1 - Incendies et suppression des incendiesFaibleGénéraliséeLégèreModérée
8 - Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiquesInconnuGénéraliséeInconnueÉlevée
8.1 - Espèces exotiques (non indigènes) envahissantesInconnuGénéraliséeInconnueÉlevée
8.2 - Espèces indigènes problématiquesInconnuGénéraliséeInconnueÉlevée
9 - PollutionInconnuPetiteInconnueModérée
9.3 - Effluents agricoles et sylvicolesInconnuPetiteInconnueModérée

f Impact – Mesure dans laquelle on observe, infère ou soupçonne que l'espèce est directement ou indirectement menacée dans la zone d'intérêt. Le calcul de l'impact de chaque menace est fondé sur sa gravité et sa portée et prend uniquement en compte les menaces présentes et futures. L'impact d'une menace est établi en fonction de la réduction de la population de l'espèce, ou de la diminution/dégradation de la superficie d'un écosystème. Le taux médian de réduction de la population ou de la superficie pour chaque combinaison de portée et de gravité correspond aux catégories d'impact suivantes : très élevé (déclin de 75 %), élevé (40 %), moyen (15 %) et faible (3 %). Inconnu : catégorie utilisée quand l'impact ne peut être déterminé (p. ex. lorsque les valeurs de la portée ou de la gravité sont inconnues); non calculé : l'impact n'est pas calculé lorsque la menace se situe en dehors de la période d'évaluation (p. ex. l'immédiateté est non significative/négligeable ou faible puisque la menace n'existait que dans le passé); négligeable : lorsque la valeur de la portée ou de la gravité est négligeable; n'est pas une menace : lorsque la valeur de la gravité est neutre ou qu'il y a un avantage possible.

g Portée – Proportion de l'espèce qui, selon toute vraisemblance, devrait être touchée par la menace d'ici 10 ans. Correspond habituellement à la proportion de la population de l'espèce dans la zone d'intérêt (généralisée = 71-100 %; grande = 31-70 %; restreinte = 11-30 %; petite = 1-10 %; négligeable < 1 %).

h Gravité – Au sein de la portée, niveau de dommage (habituellement mesuré comme l'ampleur de la réduction de la population) que causera vraisemblablement la menace sur l'espèce d'ici une période de 10 ans ou de 3 générations (extrême = 71-100 %; élevée = 31-70 %; modérée = 11-30 %; légère = 1-10 %; négligeable < 1 %; neutre ou avantage possible ≥ 0 %).

i Immédiateté – Élevée = menace toujours présente; modérée = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à court terme [< 10 ans ou 3 générations]) ou pour l'instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à court terme); faible = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à long terme) ou pour l'instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à long terme); non significative/négligeable = menace qui s'est manifestée dans le passé et qui est peu susceptible de se manifester de nouveau, ou menace qui n'aurait aucun effet direct, mais qui pourrait être limitative. 

4.2 Description des menaces

L'impact global calculéNote 3 de bas de page des menaces qui pèsent sur la population de mormons des montagnes du Sud est élevé. Les descriptions des menaces présentées plus bas sont en partie fondées sur celles figurant dans le rapport de situation du COSEPAC (COSEWIC, 2014) et correspondent à l'évaluation des menaces présentée plus haut (tableau 3). Les principales menaces actuelles sont l'exploitation de mines et de carrières (no 3.2), ainsi que les routes et voies ferrées (no 4.1; activités de construction et/ou d'entretien, et mortalité routière). L'élevage de bétail (no 2.3) ainsi que les incendies et la suppression des incendies (no 7.1) sont des menaces secondaires. L'impact de toutes les autres menaces est actuellement négligeable ou inconnu.

Menace 1 (IUCN-CMP) – Développement résidentiel et commercial
1.1 Zones résidentielles et urbaines; 1.2 Zones commerciales et industrielles; 1.3 Zones touristiques et récréatives

Le développement résidentiel et commercial est essentiellement une menace historique. La plupart des sites qui restent se trouvent sur des pentes abruptes en érosion et ne constituent donc pas des sites recherchés pour ce type de développement, mais cette menace pourrait se manifester dans le futur. Récemment, un projet d'aménagement paysager avec plantation d'arbres et arbustes ornementaux dans le village de Keremeos (localité 2) a entraîné la perte de quelque 80-100 m2 d'habitat avant qu'on ne mette fin au projet (COSEWIC, 2003; Dyer, comm. pers., cité dans COSEWIC, 2014).

Menace 2 (IUCN-CMP) – Agriculture et aquaculture
2.3 Élevage de bétail

L'élevage de bétail est répandu dans les vallées de l'Okanagan et de la Similkameen, et l'on sait ou soupçonne que du bétail paît à bon nombre des localités connues du mormon. Durant une sécheresse, lorsque les plantes fourragères se font rares, le broutage de l'ériogone des neiges par le bétail (USDA-NRCS, 2016) pourrait accroître la mortalité chez les mormons ou réduire leur valeur adaptative (COSEWIC, 2014). Le bétail peut détruire, de façon permanente ou temporaire, de l'habitat, y compris les plantes qui servent de nourriture ou de sites de ponte, et peut également détruire des adultes, des œufs ou des chenilles (Southern Interior Invertebrates Recovery Team, 2008).

Menace 3 (IUCN-CMP) – Production d'énergie et exploitation minière
3.2 Exploitation de mines et de carrières

L'exploitation de gravières constitue une des principales menaces qui pèsent sur le mormon en raison de la destruction de l'habitat naturel et/ou de plantes hôtes du mormon. Toutefois, selon la portée et la gravité de cette menace, celle-ci peut être atténuée en partie, car certaines pratiques d'exploitation de gravière peuvent créer un habitat perturbé qui favorise la croissance de l'ériogone des neiges, la plante hôte larvaire et nectarifère du mormon. Par exemple, une gravière à Keremeos (localité 2) reste toujours en exploitation depuis la première observation de l'espèce en 2003, et certaines des plus fortes abondances y ont été enregistrées (222 en 2006). De plus petites gravières sont ou ont été exploitées à quatre autres localités du mormon en Colombie-Britannique (localités 6, 9, 10 et 16).

Menace 4 (IUCN-CMP) – Corridors de transport et de service
4.1 Routes et voies ferrées

Les activités de construction et d'entretien de corridors de transport et de services publics constituent des menaces importantes pour l'espèce et s'appliquent à la plupart des parcelles d'habitat occupées, y compris les localités qui abritent les densités de population les plus élevées. Les activités comme l'installation ou la réparation de conduites de gaz naturel, les travaux d'entretien des fossés visant à éliminer les débris érodés et à reconfigurer les pentes des fossés, le fauchage de la végétation ou la pulvérisation d'herbicides contre les mauvaises herbes (liée à la menace 8.1) et l'élimination de la végétation autour des poteaux de ligne électrique afin de réduire le risque d'incendie (liée à la menace 7.1) peuvent entraîner la destruction d'œufs ou de chenilles et la disparition temporaire ou permanente des plantes servant de sources de nourriture ou de sites de ponte.

Au moins neuf occurrences du mormon situées le long de l'emprise de la route 3 dans le corridor de la vallée de la Similkameen sont menacées par la mortalité causée par la circulation. Le débit de circulation quotidien moyen sur la route 3 à l'ouest de Keremeos (entre les localités 2 et 9) s'est chiffré à 6 166 véhicules à l'été (juillet et août) de 2013 (B.C. MoTI, 2015). Le débit de circulation estival moyen sur la route 3 est resté relativement constant de 2006 à 2013 (environ 5 000-6 000 véhicules par jour) et pourrait représenter une cause de mortalité faible mais relativement constante pour les mormons adultes. Dans une étude effectuée en Illinois, McKenna et al. (2001) ont constaté que la circulation routière causait la mort d'un grand nombre de papillons diurnes. Une autre étude réalisée au Royaume-Uni a montré que, même si les routes n'entravaient pas de façon appréciable les déplacements des papillons diurnes, les véhicules routiers pouvaient tuer jusqu'à 7 % des adultes de certaines populations (Munguira et Thomas, 1992).

Menace 7 (IUCN-CMP) – Modifications des systèmes naturels
7.1 Incendies et suppression des incendies

Les feux de végétation sont considérés comme une menace puisqu'ils peuvent réduire les densités de plantes hôtes et/ou de plantes nectarifères (ériogone des neiges et bigelovie puante), mais leurs effets sont généralement limités dans l'espace puisque la plupart des zones occupées par le mormon présentent une végétation clairsemée. Les incendies sont activement combattus dans la vallée fortement aménagée de la Similkameen. Un certain niveau de perturbation par les feux peut être bénéfique pour le mormon en réduisant la concurrence exercée par la végétation ligneuse. L'élimination de la végétation au bord des routes pour réduire le risque d'incendie peut entraîner la destruction d'œufs ou de chenilles et la disparition temporaire ou permanente de plantes servant de sources de nourriture ou de sites de ponte (liée à la menace 4.1).

Menace 8 (IUCN-CMP) – Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques
8.1 Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes

Des mauvaises herbes d'origine eurasienne telles que la centaurée diffuse (Centaurea diffusa), la linaire de Dalmatie (Linaria dalmatica) et le brome des toits (Bromus tectorum) sont présentes dans bon nombre des localités. L'établissement et la prolifération de ces espèces peuvent réduire la taille et la densité des plantes hôtes et plantes nectarifères indigènes dont dépend le mormon (COSEWIC, 2003). La pulvérisation d'herbicides contre les mauvaises herbes (au bord des routes ou ailleurs – liée aux menaces 4.1 et 9.3) peut entraîner la destruction d'œufs ou de chenilles et la disparition temporaire ou permanente de plantes servant de sources de nourriture ou de sites de ponte.

8.2 Espèces indigènes problématiques

En l'absence de perturbation, la végétation ligneuse (arbres et arbustes) indigène peut empiéter sur des habitats abritant des plantes hôtes et/ou nectarifères en raison de la succession végétale (Turner et Krannitz, 2001). On ignore le degré d'impact de cette succession, mais on s'attend à ce qu'elle constitue une menace moindre dans les secteurs qui subissent une perturbation naturelle constante (p. ex. sur les pentes subissant une érosion naturelle) et une menace plus importante dans les secteurs sans perturbation naturelle. Cette menace est liée à la menace 7.1 (suppression des incendies).

Menace 9 (IUCN-CMP) – Pollution
9.3 Effluents agricoles et sylvicoles

Près de la moitié des localités (localités 2, 3, 9, 10, 12 et 13) jouxtent des terres agricoles (vergers et/ou vignobles) où des pesticides sont appliqués chaque année (Kuo et al., 2012). La dérive des pesticides présente un risque de mortalité ou de réduction de la valeur adaptative des adultes, des chenilles ou des plantes leur servant de nourriture (Longley et Sotherton 1997; Longley et al., 1997), comme l'ont constaté Pruss et al. (2008), ainsi que les auteurs de certaines études qu'ils citent, chez la population des Prairies.

5 Objectifs en matière de population et de répartition

La présente section remplace les sections « But de rétablissement » et « Justification du but et des objectifs de rétablissement » du programme de rétablissement provincial.

Environnement et Changement climatique Canada a déterminé que l'objectif en matière de population et de répartition du mormon, population des montagnes du Sud, est le suivant :

Assurer la persistance de la population de mormons des montagnes du Sud dans toutes les localités existantes connues (et toute nouvelle localité) dans l'aire de répartition de l'espèce au Canada.

Justification

Les données sur les occurrences du mormon, population des montagnes du Sud, montrent qu'il est présent dans 12 localités connues dans le sud de la Colombie-Britannique. Environnement et Changement climatique Canada ne dispose actuellement pas de données sur deux localités se trouvant dans des terres de réserve indienne. À une autre localité de statut inconnu, l'espèce n'a pas été réobservée depuis 1995 même s'il reste de l'habitat potentiel au site. Il y a aussi une mention historique datant de 1929 au lac Vaseux, dans le sud de la vallée de l'Okanagan, en Colombie-Britannique (l'endroit précis et la situation actuelle sont inconnus; il est possible que cette occurrence historique soit représentée par une des localités connues actuelles). Les effectifs de population incluant les tendances d'abondance sont inconnus. Il n'existe actuellement pas assez de données sur l'abondance nécessaire pour assurer la viabilité à long terme d'une population, et on ignore les capacités de recolonisation de l'espèce. De plus, puisque rien n'indique que l'espèce ait déjà été plus répandue, il ne convient pas, pour l'instant, de fixer comme objectif d'en accroître le nombre de populations, même si cela pourrait permettre d'inscrire l'espèce dans une catégorie de moindre risque. Cependant, si d'autres populations naturellement présentes étaient découvertes, il faudrait également en assurer la persistance. Les données futures sur les effectifs et la répartition pourraient justifier des tentatives délibérées d'accroître l'abondance à une ou à plusieurs localités (par exemple, dans les localités où l'on aurait documenté un déclin de l'abondance et/ou de la répartition).

6 Stratégies et approches générales pour l'atteinte des objectifs

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

La présente section remplace la section « Mesures achevées ou en cours » du programme de rétablissement provincial.

Le programme de rétablissement provincial énumère un certain nombre de mesures  qui étaient achevées au moment de sa rédaction. Le tableau 4 ci-dessous modifie et met à jour cette liste en y ajoutant des détails sur les mesures prises pour a tteindre les objectifs de rétablissement présentés dans le présent programme de rétablissement.

Tableau 4. Résumé des travaux liés au rétablissement du mormon terminés en date de 2015.
ObjetPromoteurs du projetMesures liées au rétablissement
Inventaire et suiviSt. John (1996)Relevé des papillons diurnes rares, y compris le mormon, dans le sud de la vallée de l'Okanagan et la vallée de la basse Similkameen.
Inventaire et suiviBiologistes de la Colombie-Britannique et de l'État de Washington (États-Unis) (2001-2007)Relevé conjoint du mormon dans son aire de répartition connue en Colombie-Britannique.
Conservation de l'habitatSouth Okanagan–Similkameen Conservation Program (SOSCP) (2000)Établissement du SOSCP, qui adopte une approche de partenariat pour la conservation de l'habitat dans la région.
Inventaire, atténuation des menacesProjet de gazoduc Inland Pacific Connector (2002)Évaluation des impacts environnementaux comprenant des relevés et des recommandations de mesures d'atténuation pour le mormon.
Conservation de l'habitat, sensibilisationThe Land Conservancy (2005)Prise de contact avec les propriétaires privés d'importants habitats.
Conservation de l'habitat, sensibilisationBande indienne de Lower Similkameen et Okanagan Similkameen Conservation Alliance (2005)Tenue d'un festival communautaire mettant en vedette le mormon.
Atténuation des menacesMinistère de l'Environnement de la Colombie-Britannique (2005)Discussions préliminaires avec le ministère des Transports de la Colombie-Britannique.
Inventaire et suivi, comblement des lacunes dans les connaissancesUBC Okanagan (2005-2007)Réalisation d'études de marquage-recapture et d'études génétiques (S. Desjardins, données inédites, 2007, citées dans Southern Interior Invertebrates Recovery Team, 2008).
Comblement des lacunes dans les connaissancesCollège Okanagan (2007)Analyse préliminaire de la viabilité des populations (H. Richardson, données inédites, 2007, citées dans Southern Interior Invertebrates Recovery Team, 2008).
Conservation de l'habitatVillage de Keremeos (2013)Désignation d'une partie de la pente couverte de prairie qui abrite le mormon (localité 2) comme zone écosensible (Environmentally Sensitive Area; steppe à armoises) où le développement foncier pourrait être restreint ou interdit (MMM Group, 2013).
Inventaire et suiviFoster (COSEWIC, 2014)En 2012, Foster a effectué un relevé des localités connues et potentielles dans la vallée de la Similkameen et des secteurs adjacents dans le cadre de la mise à jour du rapport de situation du COSEPAC.

6.2 Orientation stratégique pour le rétablissement

La présente section remplace (réorganise et met à jour) certaines parties des sections « Lacunes dans les connaissances », « Approches recommandées pour l'atteinte des objectifs de rétablissement » et « Approche recommandée pour la mise en œuvre du rétablissement » du programme de rétablissement provincial.

Le tableau 5 résume l'orientation stratégique pour le rétablissement du mormon.

Tableau 5. Tableau de planification du rétablissement du mormon, population des montagnes du Sud, au Canada. Les menaces correspondent aux catégories de la classification de l'IUCN CMP (voir le tableau 3). La priorité est caractérisée comme essentielle (mesures urgentes et importantes, qui doivent être prises immédiatement), nécessaire (mesures importantes mais pas urgentes, qui doivent être prises d'ici 2 à 5 ans) ou bénéfique (mesures qui pourront être prises lorsque cela sera possible).
Menaces ou limitationsPrioritéjStratégie générale pour le rétablissementDescription générale des approches de recherche et de gestion
1 Développement résidentiel et commercial; 2.3 Élevage de bétail; 3.2 Exploitation de mines et de carrières; 4.1 Routes et voies ferrées; 8.1 Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes; 9.3 Effluents agricoles et sylvicoles; 7.1 Incendies et suppression des incendiesEssentielleAtténuation des menaces, conservation de l'habitat
  • Élaborer et appliquer des pratiques de gestion optimales pour éviter, réduire au minimum ou atténuer les pertes dues à des menaces connues et potentielles (effets individuels ou cumulatifs du développement foncier et/ou de la dégradation de l'habitat).
  • Mener des activités de communication et de sensibilisation afin que le public comprenne mieux l'espèce et sa situation ainsi que les façons dont il peut contribuer à sa protection et à son rétablissement (y compris l'intendance de l'habitat sur les terres privées).
  • Encourager la protection de l'espèce et de son habitat par la réglementation provinciale (p. ex. mettre à jour le rapport sur l'espèce désignée en vertu de la Forest and Range Practises Act [FRPA]; relever les secteurs se trouvant sur des terres de la Couronne provinciale qui pourraient être protégés à titre de zones d'habitat faunique (Wildlife Habitat Areas) en vertu de la FRPA; établir des réserves foncières sur les terres de la Couronne provinciale en vertu de l'article 16 de la Land Act).
  • Encourager la protection de l'espèce et de son habitat par des politiques des administrations locales (p. ex. prévoir de l'intendance de l'habitat dans les processus de planification, notamment le zonage, les permis d'aménagement, l'utilisation de pesticides et l'aménagement paysager de milieux naturels).  
  • Collaborer avec les Premières Nations concernées pour concevoir et mettre en œuvre des projets de conservation de l'habitat à l'intérieur et à l'extérieur de leurs réserves.
  • Collaborer avec les entreprises de services publics concernées et le ministère des Transports et de l'Infrastructure de la Colombie-Britannique pour éviter, réduire au minimum ou atténuer les pertes dues aux activités de construction et d'entretien des corridors de transport et de services publics.
Lacunes dans les connaissances en matière de population et de répartitionNécessaireInventaire et suivi
  • Effectuer des inventaires de population et de répartition (aux sites connus et potentiels).
  • Établir et réaliser un programme de surveillance à long terme pour recueillir des données sur les fluctuations d'abondance, l'immigration, le recrutement, la persistance et la distance de dispersion de l'espèce (études de marquage-recapture).
  • Effectuer de la recherche pour déterminer la structure de population à chaque site ainsi que la connectivité entre les populations isolées.
  • Effectuer de la recherche pour évaluer les impacts potentiels de la prédation, du parasitisme, de la variabilité climatique, d'un petit effectif de population et de l'isolement des populations.
  • Collaborer avec des groupes autochtones pour documenter les connaissances traditionnelles sur l'espèce.
  • Continuer d'échanger de l'information avec la Saskatchewan et l'État de Washington, et coordonner les activités de relevé et de suivi.
Lacunes dans les connaissances sur les besoins en matière d'habitatBénéfiqueConservation de l'habitat
  • Améliorer la cartographie et les estimations des populations des plantes dont se nourrit le mormon aux localités connues et potentielles.
  • Quantifier la densité du mormon en relation avec ses plantes hôtes (colonies clairsemées ou denses, en floraison ou non).
  • Évaluer l'utilisation de colonies clairsemées d'ériogones des neiges non en floraison pour la reproduction et la croissance des chenilles.
  • Effectuer de la recherche sur la remise en état de l'habitat du mormon dans la vallée de la Similkameen et le sud de la vallée de l'Okanagan, notamment sur des méthodes visant à réduire la végétation stabilisatrice et à accroître les ressources en plantes hôtes.
  • Effectuer de la recherche pour mieux comprendre les menaces actuelles et potentielles pour tous les stades vitaux du mormon en relation avec ses besoins en matière d'habitat.  

j « Priorité » reflète l'ampleur dans laquelle la stratégie générale contribue directement au rétablissement de l'espèce ou est un précurseur essentiel à une approche qui contribue au rétablissement de l'espèce.

6.3 Commentaires à l'appui du tableau de planification du rétablissement

Le tableau de planification du rétablissement (tableau 5) porte sur les principales menaces que présentent l'exploitation de mines et de carrières et les activités de construction et d'entretien dans les corridors de transport et de services publics. Il porte également sur les lacunes dans les connaissances et/ou les limitations liées au manque de données détaillées sur les tendances en matière d'abondance, la répartition aux sites connus et potentiels, la capacité de dispersion, la spécificité des besoins en matière d'habitat et les autres menaces (connues ou potentielles) qui pourraient causer des effets cumulatifs et/ou des impacts localisés contribuant à la mortalité du mormon.

7 Habitat essentiel

La présente section remplace la section « Habitat essentiel » du programme de rétablissement provincial.

En vertu de l'alinéa 41(1)c) de la LEP, les programmes de rétablissement doivent inclure une désignation de l'habitat essentiel de l'espèce, dans la mesure du possible, et des exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de cet habitat. Le programme de rétablissement provincial du mormon de 2008 n'en désigne pas l'habitat essentiel, ce qui n'est d'ailleurs pas exigé dans le processus provincial. Environnement et Changement climatique Canada a examiné les données disponibles et a conclu qu'elles étaient maintenant suffisantes pour désigner partiellement l'habitat essentiel de la population de mormons des montagnes du Sud.

L'habitat essentiel ne peut être désigné que partiellement à l'heure actuelle. Le présent document inclut un calendrier des études (section 7.2) visant à obtenir les données nécessaires pour achever la désignation de l'habitat essentiel du mormon. Cette désignation sera mise à jour lorsque ces données seront disponibles, soit dans un programme de rétablissement révisé, soit dans un ou plusieurs plans d'action. 

L'habitat essentiel du mormon est désigné dans le présent document dans la mesure du possible; à mesure que les autorités responsables et/ou d'autres parties intéressées effectueront des recherches pour combler les lacunes dans les connaissances, la méthodologie et la désignation de l'habitat essentiel pourront être modifiées ou améliorées pour tenir compte des nouvelles connaissances.

7.1 Désignation de l'habitat essentiel de l'espèce

Emplacement géospatial des zones renfermant de l'habitat essentiel

L'habitat essentiel du mormon, population des montagnes du Sud, est désigné dans 12 localités situées dans la vallée de la rivière Similkameen et des secteurs adjacents dans le sud de la vallée de l'Okanagan, en Colombie-Britannique, au Canada (figures 1 à 8) :

  • Localité 2 : Keremeos (figure 1)
  • Localité 3 : Au sud-ouest du mont Richter (figure 2)
  • Localité 5 : Rivière Similkameen – Goat View (figure 3)
  • Localité 6 : Keremeos – Suncatchers (figure 4)
  • Localité 7 : Olalla (figure 5)
  • Localité 9 : Au nord du ruisseau Bullock (figure 1)
  • Localité 10 : Keremeos – gravière (figure 6)
  • Localité 12 : Au nord du ruisseau Paul (figure 7)
  • Localité 13 : À l'ouest de Cawston (figure 6)
  • Localité 14 : Au nord du lac Frank (figure 2)
  • Localité 15 : Lac Spotted (figure 8)
  • Localité 16 : Au sud-ouest de Keremeos – Riverside Estates (figure 1)

Les zones renfermant de l'habitat essentiel du mormon, population des montagnes du Sud, sont déterminées sur la base d'une combinaison des éléments suivants : 1) occurrencesNote 4 de bas de page récentes (< 20 ans) répertoriées, 2) estimation de la capacité de dispersion saisonnière des mormons adultes de cette population, soit un rayon de 620 m autour de chaque occurrence répertoriée, et 3) sélection de seulement les éléments écologiques distinctsNote 5 de bas de page (c.-à-d. les types d'habitat) qui sont réputés abriter le mormon, population des montagnes du Sud, à l'intérieur de la superficie de dispersion.

La capacité de dispersion du mormon, population des montagnes du Sud, n'est pas connue, mais, selon les meilleures données disponibles obtenues dans des études sur des espèces biologiquement semblables, elle serait d'environ 620 m. Le mormon ne migre pas et semble avoir un potentiel de colonisation limité, principalement parce qu'il affiche une grande fidélité au site, vit peu de temps à l'âge adulte et n'a qu'une seule période de vol par année (COSEWIC, 2014). D'ailleurs, des études génétiques menées en Colombie-Britannique (Crawford et al, 2011; Crawford, 2013) ont montré un flux génique restreint, ce qui indique une dispersion limitée. Dans une étude de marquage-recapture de mormons de la population des Prairies, 99,5 % des individus recapturés s'étaient déplacés à moins de 1 km de l'endroit de leur première capture (Wick, données inédites citées dans COSEWIC, 2014; Wick, comm. pers., 2015). Dans une étude de marquage-recapture de mormons de la sous-espèce langei en Californie, la distance maximale de dispersion enregistrée durant toute la vie adulte (les adultes vivent environ 10 jours) a été de 617 m (Arnold et Powell, 1983). NatureServe (2015) suggère une zone tampon d'environ 500 m pour les papillons de la famille des RiodinidésNote 6 de bas de page lorsqu'on ignore l'étendue réelle de leur aire de dispersion. Étant donné la capacité de dispersion limitée du mormon, population des montagnes du Sud, et le caractère localisé des habitats qu'il occupe, on considère qu'une distance de dispersion de 620 m est appropriée pour délimiter les zones renfermant de l'habitat essentiel.   

On trouve le mormon, population des montagnes du Sud, dans des habitats non boisés, de prairie ou de steppe arbustive dans les sous-zones biogéoclimatiques très chaudes à pin ponderosa (PPxh1), à graminées cespiteuses (BGxh1) et intérieure à douglas (IDFxh1) (Lloyd et al., 1990), à des altitudes inférieures à 800 m. Les superficies de dispersion pouvant contenir de l'habitat essentiel du mormon, population des montagnes du Sud, ont été géospatialement précisées à l'aide de données de cartographie des écosystèmes terrestres (Iverson et Haney, 2012) de façon à ne retenir que les unités écosystémiques qui abritent l'espèce et/ou les plantes hôtes de ses chenilles (voir la section « Caractéristiques biophysiques de l'habitat essentiel » qui suit). Les détails des méthodes et des processus décisionnels utilisés pour désigner l'habitat essentiel sont archivés dans un document connexe.

Caractéristiques biophysiques de l'habitat essentiel

Dans les zones déterminées comme renfermant de l'habitat essentiel, celui-ci est désigné là où l'on trouve un des types d'habitat suivants :

  • habitat à armoise et à stipe chevelue, habitat à agropyre à épi et à pâturin de Sandberg, habitat à purshie tridentée et à stipe chevelue;
  • zones comportant un sous-étage minimal (sans strate arborescente ou arbustive développée) et/ou un couvert végétal minimal (fortes concentrations de sol ou gravier nu) d'origine naturelle ou humaine, p. ex. habitats dénudés, flancs de collines, pentes en érosion et talus au sol sableux ou graveleux, pâturages secs et gravières.

Dans ces types d'habitat, le mormon utilise les ériogones des neiges et le sol ou la litière environnants (à moins de 2 m de ces plantes) pour l'hibernation et l'alimentation/le développement de ses chenilles. Le comportement de ponte du mormon, population des montagnes du Sud, n'a pas été observé, mais les femelles pondent leurs œufs soit sur des feuilles d'ériogone des neiges, comme elles le font dans l'État de Washington (Pyle, 2002), soit dans des crevasses du sol ou sous de petites roches à moins de 2 m de leur plante hôte, comme Wick et al. (2012) l'ont observé chez la population des Prairies en Saskatchewan. Les œufs ou les chenilles passent l'hiver sur des tiges d'ériogones des neiges ou dans la litière de feuilles ou le substrat sous les ériogones dans la zone où tombent leurs feuilles (Arnold et Powell, 1983; Wick et al., 2012). Durant la période de vol (habituellement de la mi-juillet à la fin de septembre), les adultes se nourrissent principalement de nectar d'ériogone des neiges et de bigelovie puante. Comme l'ériogone des neiges commence à fleurir à la mi-août, les mormons qui émergent plus tôt doivent se nourrir de nectar d'autres sources, particulièrement la bigelovie puante. Des mormons ont été observés à l'occasion en train de se nourrir du nectar de la clématite à feuilles de livèche (Clematis ligusticifolia), de centaurées (Centaurea spp.), de l'armoise tridentée (Artemisia tridentata) et de l'achillée millefeuille (Achillea millefolium) (COSEWIC, 2014). Le mormon peut se servir d'autres éléments structuraux de son habitat pour se reposer et se cacher des prédateurs.

On ignore actuellement les détails de la composition et des relations spatiales des diverses caractéristiques biophysiques nécessaires au mormon dans des localités précises, ainsi que la quantité relative, l'état et la densité de chaque caractéristique biophysique dans les zones déterminées comme renfermant de l'habitat essentiel, mais on sait que des plantes hôtes des chenilles doivent être présentes.

Les figures 1 à 8 présentent les zones renfermant de l'habitat essentiel du mormon, population des montagnes du Sud, lesquelles couvrent au total une superficie de 1 349,5 ha. L'habitat essentiel du mormon, population des montagnes du Sud, est désigné dans les polygones jaunes qui sont montrés sur chaque carte et dans lesquels les habitats décrits dans la présente section sont présents. Ces types d'habitat présentent les caractéristiques biophysiques de l'habitat essentiel de l'espèce, et les polygones jaunes (unités) apparaissant sur les cartes représentent donc une bonne approximation de l'habitat essentiel véritable.

Dans ces polygones, les habitats manifestement non convenables qui ne soutiennent pas le mormon et/ou les plantes hôtes de ses chenilles, comme i) les forêts et les communautés arbustives denses, ii) les rivières, étangs, lacs et/ou milieux humides, iii) les pentes abruptes (de plus de 105 % [46,4°]; Klinkenberg, 2015), et iv) les infrastructures permanentes existantes (p. ex. surface de roulement de routes asphaltées, bâtiments) et/ou les habitats modifiés existants qui ne présentent pas les caractéristiques convenables (p. ex. champs cultivés, vergers, vignobles), ne sont pas désignés habitat essentiel. Les détails des méthodes et des processus décisionnels utilisés pour désigner l'habitat essentiel sont archivés dans un document connexe.

Figure 1. L'habitat essentiel du mormon à Keremeos (localité 2), au nord du ruisseau Bullock (localité 9) et au sud-ouest de Keremeos – Riverside Estates (localité 16), en Colombie-Britannique, est représenté par les polygones jaunes (unités), conformément aux critères établis à la section 7.1. Les polygones détaillés montrent une superficie totale de 328,6 ha renfermant de l'habitat essentiel à ces localités (16,7 ha à la localité 2 et 311,8 ha aux localités 9 et 16).
Image de carte (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 1

La figure 1 montre une carte de l'habitat essentiel du mormon à Keremeos et au ruisseau Bullock, en Colombie-Britannique. L'habitat essentiel se trouve le long de la route Crowsnest juste à l'ouest de Keremeos et à Keremeos près de la 2nd Street jusqu'à l'avenue Veterans.

Figure 2. L'habitat essentiel du mormon au sud-ouest du mont Richter (localité 3) et au nord du lac Frank (localité 14), en Colombie-Britannique, est représenté par les polygones jaunes (unités), conformément aux critères établis à la section 7.1. Les polygones détaillés montrent une superficie totale de 300,2 ha renfermant de l'habitat essentiel à ces localités (224,3 ha à la localité 3 et 75,9 ha à la localité 14).
Image de carte (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 2

La figure 2 montre une carte de l'habitat essentiel du mormon au mont Richter et au lac Frank, en Colombie-Britannique. L'habitat essentiel se trouve au lac Frank et s'étend au nord du mont Richter.

Figure 3. L'habitat essentiel du mormon à la rivière Similkameen – Goat View (localité 5), en Colombie-Britannique, est représenté par le polygone jaune (unité), conformément aux critères établis à la section 7.1. Le polygone détaillé montre une superficie totale de 130,3 ha renfermant de l'habitat essentiel à cette localité.
Image de carte (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 3

La figure 3 montre une carte de l'habitat essentiel du mormon à la rivière Similkameen, en Colombie-Britannique.

Figure 4. L'habitat essentiel du mormon à Keremeos – Suncatchers (localité 6), en Colombie-Britannique, est représenté par le polygone jaune (unité), conformément aux critères établis à la section 7.1. Le polygone détaillé montre une superficie totale de 74,6 ha renfermant de l'habitat essentiel à cette localité.
Image de carte (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 4

La figure 4 montre une carte de l'habitat essentiel du mormon à Keremeos - Suncatchers, en Colombie-Britannique.

Figure 5. L'habitat essentiel du mormon à Ollala (localité 7), en Colombie-Britannique, est représenté par les polygones jaunes (unités), conformément aux critères établis à la section 7.1. Les polygones détaillés montrent une superficie totale de 94,9 ha renfermant de l'habitat essentiel à cette localité.
Image de carte (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 5

La figure 5 montre une carte de l'habitat essentiel du mormon à Olalla, en Colombie-Britannique. Une zone d'habitat essentiel se trouve à l'ouest de Main Street, et une plus grande zone d'habitat essentiel est située à l'est de la route.  

Figure 6. L'habitat essentiel du mormon à Keremeos – gravière (localité 10) et à l'ouest de Cawston (localité 13), en Colombie-Britannique, est représenté par les polygones jaunes (unités), conformément aux critères établis à la section 7.1. Les polygones détaillés montrent une superficie totale de 246,2 ha renfermant de l'habitat essentiel à ces localités (75,9 ha à la localité 10 et 170,3 à la localité 13).
Image de carte (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 6

La figure 6 montre une carte de l'habitat essentiel du mormon près de Cawston, en Colombie-Britannique. L'habitat essentiel se trouve au nord de Shaw Drive et en face du parc régional Kobau, de l'autre côté de la rivière Similkameen.

Figure 7. L'habitat essentiel du mormon, population des montagnes du Sud, au nord du ruisseau Paul (localité 12), en Colombie-Britannique, est représenté par le polygone jaune (unité), conformément aux critères établis à la section 7.1. Le polygone détaillé montre une superficie totale de 61,1 ha renfermant de l'habitat essentiel à cette localité.
Image de carte (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 7

La figure 7 montre une carte de l'habitat essentiel du mormon au ruisseau Paul, en Colombie-Britannique.

Figure 8. L'habitat essentiel du mormon, population des montagnes du Sud, au lac Spotted (localité 15), en Colombie-Britannique, est représenté par le polygone jaune (unité), conformément aux critères établis à la section 7.1. Le polygone détaillé montre une superficie totale de 113,7 ha renfermant de l'habitat essentiel à cette localité.
Image de carte (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 8

La figure 8 montre une carte de l'habitat essentiel du mormon près du lac Spotted, en Colombie-Britannique. L'habitat essentiel se trouve juste à l'ouest de Knightmare Hill Road.

7.2 Calendrier des études visant à désigner l'habitat essentiel

La présente section remplace la section « Calendrier recommandé pour les études visant à désigner l'habitat essentiel » du programme de rétablissement provincial.

Le calendrier des études suivant (tableau 6) présente les activités à mener pour achever la désignation de l'habitat essentiel du mormon, population des montagnes du Sud, au Canada.

Tableau 6. Calendrier des études visant à désigner l'habitat essentiel.
Description de l'activitéRésultat/justificationÉchéancier
Relevé ciblé à la localité 4 pour déterminer si de l'habitat convenable et l'espèce y sont toujours présents.Assurer la désignation de l'habitat essentiel à toutes les localités existantes du mormon, population des montagnes du Sud, au Canada.2017–2022
Collaborer avec les organisations concernées pour compléter la désignation de l'habitat essentiel du mormon.L'habitat essentiel n'a pas été désigné à deux sites situés près de Keremeos (Colombie-Britannique). Cette activité est requise afin de désigner suffisamment d'habitat essentiel pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition.2017–2022

7.3 Activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel

La compréhension de ce qui constitue la destruction de l'habitat essentiel est nécessaire à la protection et à la gestion de cet habitat. La destruction est déterminée au cas par cas. On peut parler de destruction lorsqu'il y a dégradation d'un élément de l'habitat essentiel, soit de façon permanente ou temporaire, à un point tel que l'habitat essentiel n'est plus en mesure d'assurer ses fonctions lorsqu'exigé par le mormon. La destruction peut découler d'une activité unique à un moment donné ou des effets cumulés d'une ou de plusieurs activités au fil du temps. Le tableau 7 donne des exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel du mormon; il peut toutefois exister d'autres activités destructrices.

Le programme de rétablissement provincial comprend une section qui décrit certaines activités humaines susceptibles d'endommager l'habitat nécessaire à la survie et/ou au rétablissement de l'espèce. Cet avis scientifique a été utilisé pour orienter la description des activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel dans le présent programme de rétablissement fédéral.

Tableau 7. Activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel du mormon, population des montagnes du Sud. Les menaces sont numérotées selon le système unifié de classification des menaces de l'IUCN-CMP (Union internationale pour la conservation de la nature-Partenariat pour les mesures de conservation) (CMP, 2010).
Description de l'activitéDescription de l'effet (caractéristique biophysique ou autre) en relation avec la perte de fonction de l'habitat essentielPrécisions et relation avec les menaces relevées
Conversion du paysage naturel pour le transport (routes et voies ferrées), l'industrie (exploitation de mines et de carrières), et/ou le développement résidentiel et commercial.Entraîne la perte directe d'habitat essentiel en raison de la perturbation, de l'élimination ou du remplacement de plantes hôtes des chenilles ou des plantes nectarifères, de la perturbation ou de la compaction du substrat et/ou d'effets indirects connexes qui endommagent ou détruisent les caractéristiques biophysiques dont a besoin le mormon.

Menaces 1.1, 1.2, 3.2 et 4.1 (IUCN-CMP)

Les pertes d'habitat attribuables à la construction de corridors de transport et à l'exploitation de mines et de carrières sont les principales menaces pour l'espèce. Le le développement résidentiel et commercial local peut causer d'autres pertes cumulatives.

Activités de construction et d'entretien dans les corridors de transport et de services publics (p. ex. installation ou réparation de conduites de gaz naturel, entretien des fossés consistant à enlever les débris érodés et à reconfigurer les pentes des fossés, fauchage de végétation ou pulvérisation d'herbicides contre les mauvaises herbes, et/ou élimination de la végétation pour réduire le risque d'incendie).Entraîne la perte temporaire ou permanente de plantes hôtes des chenilles, de plantes nectarifères et/ou de substrats dont a besoin le mormon.

Menaces 4.1, 8.1 et 7.1 (IUCN-CMP)

Il y a le long de la route 3 des activités de construction et d'entretien qui pourraient toucher au moins neuf sites, y compris ceux qui présentent les plus fortes densités de population. Ces activités constituent des menaces potentielles tout au long de ce corridor de transport et de services publics.

À tout moment peu importe la saison :

  • Régimes de pâturage qui endommagent ou dégradent les plantes hôtes des chenilles.

Durant la période de vol des adultes (de juillet à septembre inclusivement) :

  • Régimes de pâturage qui entraînent la destruction de plantes hôtes nectarifères et/ou d'autres éléments structuraux essentiels au mormon.
Une mauvaise gestion du bétail peut entraîner la perturbation, l'élimination et/ou la compaction de la végétation et de la surface du sol (par broutage ou par piétinement), causant la perte de plantes hôtes des chenilles, de plantes nectarifères et/ou de substrats dont a besoin le mormon.

Menace 2.3 (IUCN-CMP)

L'élevage de bétail (pâturage) est répandu dans les vallées de la Similkameen et de l'Okanagan et est pratiqué à certaines des localités connues du mormon. On ignore les seuils auxquels le pâturage nuit aux caractéristiques biophysiques, mais la destruction est plus probable lorsqu'il y a beaucoup de bétail et/ou durant les sécheresses lorsque les plantes fourragères se font rares.

Suppression des incendies et/ou incendies d'origine humaine entraînant la destruction de caractéristiques biophysiques de l'habitat essentiel.La suppression constante des incendies entraîne la perte d'habitats de prairie et de steppe arbustive en raison de l'empiètement des arbres (succession) et de la modification de la composition de la communauté végétale, de sorte que celle-ci ne présente plus les caractéristiques biophysiques dont a besoin le mormon. À l'inverse, là où ces caractéristiques biophysiques existent, les incendies d'origine humaine qui causent la perte de plantes hôtes des chenilles à tout moment de l'année et/ou la perte de plantes nectarifères durant la période de vol peuvent entraîner la destruction d'habitat essentiel.

Menace 7.1 (IUCN-CMP)

La suppression des incendies dans le cadre de programmes de protection contre les feux de végétation constitue une menace écosystémique pour la persistance des habitats de prairie et de steppe arbustive en Colombie-Britannique

Activités de lutte (mécanique ou chimique) contre les invertébrés nuisibles et/ou les plantes envahissantes qui ne sont pas conformes aux pratiques de gestion optimales provinciales existantes. Il peut s'agir d'activités sur place et/ou de la dérive de pesticides à partir de zones adjacentes.La lutte chimique (pesticides) ou physique contre les invertébrés nuisibles ou les plantes envahissantes peut entraîner la destruction d'habitat essentiel en dégradant ou en éliminant des plantes hôtes des chenilles, des plantes nectarifères et/ou des substrats nécessaires à leur survie (en raison de l'arrachage de mauvaises herbes), ou rendre le microhabitat toxique en raison de l'application de pesticides (Longley et Sotherton, 1997).

Menaces 9.3, 8.1 et 4.1 (IUCN-CMP)

Près de la moitié des localités sont adjacentes à des champs agricoles, la dérive des pesticides constituant une menace potentielle dans ces localités. En relation avec la menace 4.1 (application d'herbicides pour lutter contre les mauvaises herbes au bord des routes).

8 Mesure des progrès

La présente section remplace la section « Mesures de rendement » du programme de rétablissement provincial.

L'indicateur de rendement présenté ci-dessous permet de définir et de mesurer les progrès accomplis vers l'atteinte des objectifs en matière de population et de répartition. Tous les cinq ans, le succès de la mise en œuvre du programme de rétablissement sera évalué au moyen de l'indicateur de rendement suivant :

  • La persistance et la répartition du mormon, population des montagnes du Sud, ont été maintenues à toutes les localités existantes connues (y compris toutes les localités nouvellement découvertes), c.-à-d. que l'effectif de population et la zone d'occurrence ou la zone d'occupation à chaque site sont stables et/ou augmentent naturellement.

9 Énoncé sur les plans d'action

La présente section remplace la section « Énoncé sur les plans d'action » du programme de rétablissement provincial.

Un ou plusieurs plans d'action seront publiés dans le Registre public des espèces en péril d'ici 2022.

10 Effets sur l'environnement et sur les espèces non ciblées

La présente section remplace la section « Effets sur les espèces non ciblées » du programme de rétablissement provincial.

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement élaborés en vertu de la LEP, conformément à la Directive du Cabinet sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L'objet de l'EES est d'incorporer les considérations environnementales à l'élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairées du point de vue de l'environnement, et d'évaluer si les résultats d'un document de planification du rétablissement peuvent affecter un élément de l'environnement ou tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l'EES sont directement inclus dans le programme lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.

Les aires de répartition de plusieurs autres espèces en péril chevauchent l'aire de répartition et l'habitat du mormon, population des montagnes du Sud. Parmi les espèces en péril inscrites à la liste fédérale dont l'habitat pourrait chevaucher celui du mormon, population des montagnes du Sud, en Colombie-Britannique, mentionnons le porte-queue de Behr (Satyrium behrii; espèce menacée), l'oreillard maculé (Euderma maculatum; espèce préoccupante), la chauve-souris blonde (Antrozous pallidus; espèce menacée), le blaireau d'Amérique (Taxidea taxus jeffersonii; espèce en voie de disparition), le pic de Lewis (Melanerpes lewis; espèce menacée) et le crapaud du Grand Bassin (Spea intermontana; espèce menacée).  

Les travaux de rétablissement du mormon, population des montagnes du Sud, pourraient profiter indirectement à d'autres espèces en péril dans la région. Une éducation et une sensibilisation accrues du public pourraient réduire la perte d'habitat dans ces localités, et les mesures de conservation visant à remettre en état et à protéger les prairies pourraient profiter à toutes les autres espèces qui dépendent de ces écosystèmes menacés. De même, les mesures de conservation en cours ou proposées pour protéger les autres espèces en péril coexistantes pourraient profiter au mormon, population des montagnes du Sud; on recommande donc une approche plurispécifique de planification de la conservation.

Compte tenu de la forte probabilité que des espèces en péril locales partagent le même habitat, les mesures à grande échelle comme l'enlèvement d'espèces envahissantes, la gestion des feux ou l'utilisation de pesticides devraient être planifiées et exécutées avec soin. Toutes les activités menées sur place (relevés, recherche et gestion) en vue d'appuyer le rétablissement du mormon peuvent représenter une menace pour des espèces coexistantes (p. ex. piétinement, herbivorisme accru à la suite de la création de sentiers ou dispersion accidentelle d'espèces exotiques lors de leur élimination), si une grande vigilance n'est pas exercée pour éviter les dommages. Les activités de planification du rétablissement du mormon, population des montagnes du Sud, tiendront compte de toutes les espèces en péril coexistantes afin d'éviter ou de réduire au minimum les effets négatifs sur ces espèces ou leur habitat.

11 Références

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Wick, A.A. Comm. pers. 2015. Correspondance par téléphone et par courriel avec Matt Huntley. Biological Research Director, Kalamazoo Nature Center, MI.

Note de bas de page

Note i de bas de page

Ces zones protégées par le gouvernement fédéral sont les suivantes : un parc national du Canada dénommé et décrit à l'annexe 1 de la Loi sur les parcs nationaux du Canada, le parc urbain national de la Rouge créé par la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, une zone de protection marine sous le régime de la Loi sur les océans, un refuge d'oiseaux migrateurs sous le régime de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs ou une réserve nationale de la faune sous le régime de la Loi sur les espèces sauvages du Canada. Voir le paragraphe 58(2) de la LEP.

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Note 1 de bas de page

Les localités sont fondées sur les paramètres biologiques du papillon (p. ex. distance de dispersion et connectivité de l'habitat entre les occurrences connues, et mélange ou non entre individus de différentes localités) et correspondent aux sites présentés dans COSEWIC (COSEWIC, 2014). Pour le rétablissement de l'espèce, une localité correspond à une population autonome qui occupe une parcelle continue d'habitat convenable. Les localités sont définies de façon à correspondre d'aussi près que possible avec les descriptions contenues dans le programme de rétablissement provincial.

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Note 2 de bas de page

Le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique et NatureServe définissent le terme anglais « extant » (existante) comme s'appliquant à toutes les observations de l'espèce faites dans les 20 dernières années, à condition que l'habitat n'ait pas été substantiellement altéré ou dégradé depuis.

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Note 3 de bas de page

L'impact global des menaces a été calculé selon Master et al. (2012) à partir du nombre de menaces de niveau 1 assignées à l'espèce pour lesquelles l'immédiateté est élevée ou modérée. On obtient ainsi 0 menace de niveau 1 à impact très élevé, 0 à impact élevé, 2 à impact moyen et 2 à impact faible (tableau 3). L'impact global des menaces tient compte des impacts cumulatifs de multiples menaces. 

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Note 4 de bas de page

Une occurrence est définie comme une parcelle d'habitat occupée dans laquelle on a observé un ou plusieurs individus. Bon nombre des occurrences consistent en de multiples individus observés plusieurs années dans un site spatialement distinct durant des relevés ou des projets de recherche.

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Note 5 de bas de page

Un élément écologique distinct est un élément qui est reconnaissable à une échelle pertinente pour la désignation de l'habitat essentiel (sur une carte détaillée ou une photo aérienne de l'écosystème) et qui, à cette échelle, apparaît comme un ensemble continu à limites relativement distinctes (p. ex. assemblages de végétation et/ou types d'habitat distincts). L'habitat essentiel du mormon, population des montagnes du Sud, a été désigné à l'échelle du « site » (échelle de référence de 1/15 000).

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Note 6 de bas de page

Le mormon est un lépidoptère qui appartient à la famille des Riodinidés.

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