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Programme de rétablissement du chardon de Hill (Cirsium hillii) au Canada

Annexe A : Répercussions sur les autres espèces et sur l'environnement

Les efforts de rétablissement du chardon de Hill ne devraient pas avoir d'effets néfastes sur les autres espèces; il faut toutefois étudier l'utilisation du brûlage dirigé en tant qu'outil d'amélioration de l'habitat avant de pouvoir en déterminer toutes les répercussions potentielles. Comme indiqué à la section 1.3.2, le brûlage peut s'avérer nécessaire à la création d'un habitat propice, mais peut aussi détruire le chardon de Hill (dans les endroits où on le trouve actuellement) et possiblement d'autres espèces, plus particulièrement des invertébrés. Le fait qu'on ignore si le brûlage est nécessaire constitue une lacune dans les connaissances.

L'enlèvement mécanique des arbustes, bien qu'il s'avère utile, peut entraîner des effets néfastes localisés sur des espèces pionnières communes comme le génévrier commun, le peuplier baumier (Populus balsamifera), le sumac vinaigrier (Rhus typhina) ou le frêne vert (Fraxinus pennsylvanica), si ces espèces sont enlevées. Toutefois, on ne considère pas que l'élimination d'individus appartenant à ces espèces généralistes répandues dans de petites parcelles d'habitat entraîne un effet nuisible à long terme.

Par ailleurs, on s'attend à ce que le maintien du caractère ouvert des prairies grâce à des méthodes mécaniques ou autres ait des effets bénéfiques sur beaucoup d'autres espèces dont l'habitat se restreint aux prairies dégagées. Ces espèces ne sont pas menacées pour l'instant, mais elles sont beaucoup moins communes que les arbustes mentionnés précédemment, et elles sont touchées par le même problème de perte d'habitat dû à la succession que le chardon de Hill. Par conséquent, on considère que les avantages globaux pour les espèces moins communes ne poussant que dans des habitats dégagés compenseront la perte locale de certains indvidus appartenant à des espèces ligneuses communes.

De plus, le type de végétation qu'abritent les prairies dégagées est lui même considéré comme rare. Les habitats naturels ouverts où pousse une végétation indigène de qualité, comme les alvars, les prairies et les terrains sableux, sont en déclin en raison du manque de feux échappés (ou d'autres processus écologiques) et de la transformation pour les besoins humains. Le paysage naturel du Sud de l'Ontario est généralement boisé, et les habitats naturellement dégagés constituent une exception à la norme. Le maintien des prairies dégagées profitera donc à des éléments moins communs de la biodiversité de l'Ontario.

Toutes les autres étapes du rétablissement sont susceptibles d'aider d'autres espèces, car elles concernent pour la plupart la protection de l'habitat et la sensibilisation des propriétaires fonciers.