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Programme de rétablissement du chardon de Hill (Cirsium hillii) au Canada

Sommaire

Le chardon de Hill (Cirsium hillii) figure parmi les espèces menacées de l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril. Il figure également parmi les espèces menacées de la liste des espèces en péril de l'Ontario, établie en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition (2007). Le chardon de Hill est considéré comme une espèce vulnérable, et son aire de répartition se limite à la région des Grands Lacs, qui représenterait 50 % ou plus de la répartition mondiale.

Le chardon de Hill est une plante vivace qui possède une racine pivotante ou des racines fasciculées creuses et tubéreuses qui s'enfoncent profondément dans le sol. La marge du limbe et les inflorescences sont épineuses. La plante n'est constituée que de rosettes stériles pendant les deux premières années ou plus, puis elle produit une tige droite avec une seule grande inflorescence. Après la floraison et la montée en graines, la plante meurt. Au Canada, on ne trouve le chardon de Hill que dans la région de Manitoulin, dans la péninsule Bruce et au parc provincial de Wasaga Beach (comté de Simcoe). On compte 93 sites connus et plus de 13 000 individus.

L'espèce a besoin d'un sol sec, dégagé et herbeux, et de peu de couvert. On trouve cet habitat dans plusieurs types différents de végétation, dont les prairies, les landes sablonneuses, les savanes à chêne ou à pin gris, les alvars, les boisés clairs, et derrière des dunes.

Le feu est probablement à l'origine d'une partie de l'habitat du chardon de Hill, mais peu d'éléments permettent de conclure que des brûlages répétés ont eu lieu sur les divers sites après le feu initial. Le chardon de Hill pousse souvent dans des régions où les perturbations datent de l'époque historique; au Canada, on ne trouve pas de chardons de Hill dans les régions récemment perturbées. Dans un endroit peu propice, un sentier peut servir d'habitat lorsqu'il n'y a aucun autre espace dégagé, tandis que dans un habitat de grande qualité, les perturbations anthropiques peuvent nuire à l'espèce et ne sont pas recommandées comme outil de gestion pour le moment. On n'a pas encore déterminé les limites à partir desquelles les perturbations deviennent nuisibles.

L'habitat limité est la principale menace qui pèse sur le chardon de Hill. La limitation peut être due à l'envahissement de l'habitat découlant de la suppression des feux ou encore au développement (construction d'édifices et de routes). Parmi les menaces, on trouve aussi l'utilisation de machinerie lourde pour l'enlèvement de pierres ornementales et l'exploitation forestière, le piétinement des marcheurs ou des vélos de montagne et l'utilisation sans discernement des véhicules tout terrain.

Le rétablissement du chardon de Hill est jugé faisable. Le but est de maintenir les populations autonomes à long terme dans leur aire de répartition actuelle au Canada et d'atteindre les objectifs de population et de répartition fixés afin que l'espèce soit classée dans la catégorie des espèces préoccupantes ou dans une catégorie de risque moins élevé. Les objectifs de population et de répartition relatifs au chardon de Hill sont les suivants : 1) Freiner le déclin continu du nombre total d'individus à maturité et, 2) maintenir les populations dans les quatre principales régions où l'on trouve l'espèce.

La désignation et la représentation sur carte de l'habitat essentiel dans 90 polygones, répartis dans 17 secteurs de la péninsule Bruce, de Wasaga Beach et de la région de Manitoulin, contribueront de façon importante à l'atteinte des objectifs de rétablissement. D'autres outils de rétablissement seront également utilisés dans la poursuite de ces objectifs, qui se réaliseront grâce à la mise en œuvre d'une série de stratégies et d'approches générales.

Un ou plusieurs plans d'action seront élaborés d'ici décembre 2015.