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Cahier de consultation de la Morue franche de Terre-Neuve et Labrador

Morue franche population de Terre-Neuve-et-Labrador

Informations sur l'espèce

Morue franche : Population de Terre-Neuve-et-Labrador (2GHJ3KLNO)

Les morues de cette population occupent la zone qui commence juste au nord du cap Chidley (pointe nord du Labrador) et qui va vers le sud-est jusqu'au Grand Banc, à l'est de Terre-Neuve. À des fins de gestion, les morues de cette population sont traitées par le MPO comme trois stocks distincts : 1) la morue du nord du Labrador (divisions 2GH de l'OPANO); 2) la « morue du Nord », c'est-à-dire celle qu'on retrouve près du sud-est du Labrador, sur la plate-forme du nord‑est de Terre-Neuve et sur la moitié nord du Grand Banc (divisions 2J3KL de l'OPANO); 3) la morue du sud du Grand Banc (divisions 3NO de l'OPANO). Les effectifs de cette population sont maintenant au niveau historique le plus bas. Le déclin sur trois générations observé a atteint 97 p. 100.

Évaluation du COSEPAC

Le COSEPAC a évalué quatre populations de morue franche en mai 2004 : Terre-Neuve-et-Labrador, Nord laurentien, Maritimes et Arctique. Le présent guide ne porte que sur la population de Terre-Neuve-et-Labrador (2GHJ3KLNO).Le COSEPAC justifie ainsi la désignation de celle-ci comme population en voie de disparition :

« La morue dans les eaux intérieures et les eaux extracôtières du Labrador et du Nord-Est de Terre-Neuve, y compris le Grand Banc, a connu un déclin de 97 p. 100 depuis le début des années 1970 et de plus de 99 p. 100 depuis le début des années 1960. Elle est maintenant au niveau historique le plus bas. Il n’y a eu pratiquement aucun rétablissement de l’abondance ou de la structure par âge de la morue dans les eaux extracôtières depuis les moratoires imposés en 1992 et en 1993. Les menaces à la persistance comprennent la pêche (maintenant arrêtée), la prédation par les poissons et les phoques et les changements naturels et ceux produits par la pêche sur l’écosystème. »

Menaces qui pèsent sur la morue franche

Voici un aperçu sommaire des menaces qui pèsent sur la morue franche selon le COSEPAC :

  1. « Pêche (y compris les prises légales, illégales et non déclarées), qui menace notamment la morue du nord du golfe.  »
  2. « Altération de l’écosystème, attribuable à lapêche et à des facteurs naturels, entraînantune modification des niveaux de compétitionet de prédation interspécifique, notamment la prédation de la morue du nord du golfe par les phoques et d’autres poissons. »
  3. « Altération de l’habitat benthique par les engins de pêche (menace potentielle, mais non évaluée). »

Protection de la morue franche

Si la population de Terre-Neuve-et-Labrador de la morue franche est ajoutée à la liste de l’annexe 1 de la LEP, il sera interdit de tuer un individu de cette population de morue franche , de lui nuire, de le harceler, de le capturer, de le prendre, de le vendre ou de l’acheter. La pêche de la morue franche de cette population ne serait autorisée que dans certaines circonstances, notamment (1) des recherches scientifiques qui profitent à l’espèce, (2) une activité qui profite à l’espèce ou qui est requise pour accroître ses chances de survie dans la nature et (3) une activité qui ne touche l’espèce que de façon incidente, en autant que l’activité de mettra pas en péril la survie ou le rétablissement de la population. Dans les cas où la morue est une prise accessoire d’autres pêches, il pourrait être difficile de limiter les prises de morue sans que cela ait une incidence sur les prises de l’espèce ciblée.

Conséquences possibles pour les intervenants

Une fois ajoutée à la liste des espèces en péril, la population de morue franche de Terre-Neuve-et-Labrador sera protégée. Si des activités données sont jugées menaçantes pour la survie et le rétablissement d’une espèce figurant sur la liste, des mesures de gestion seront prises pour limiter ces activités et voir à la protection des espèces en péril.

Les mesures précitées sont susceptibles d’avoir des répercussions diverses sur les intervenants, notamment d’entraîner pour eux des frais supplémentaires. La liste suivante n’étant pas exhaustive, nous vous invitons à profiter de la présente consultation pour signaler les omissions qu’elle comporte.

Autochtones

Des stratégies de gestion pourraient être envisagées, qui auraient des répercussions sur les peuples autochtones pêchant des espèces commerciales dans des eaux fréquentées par la morue franche.

Industrie de la pêche

Il importe de déterminer l’ampleur totale de la menace que fait peser toute activité de pêche sur la morue franche. Si une activité de pêche particulière est jugée menaçante pour la survie et le rétablissement d’une espèce inscrite sur la liste, des mesures de gestion seront prises pour éliminer la menace. Il pourrait notamment s’agir d’interdictions vis-à-vis la pêche, d’accroître la présence d’observateurs dans certaines zones, de fermer des zones à la pêche, de faire modifier les engins ou d’adopter d’autres mesures élaborées en collaboration avec l’industrie pour éliminer ou réduire les interactions entre l’espèce en question et la pêche.

Industrie du pétrole et du gaz

On connaît mal les effets que peut avoir l’industrie du pétrole et du gaz sur les populations de poisson de fond. Il se peut que la prospection sismique ait un effet délétère sur les poissons démersaux ainsi que sur leurs œufs et larves. Les projets d’activités pétrolières et gazières visés par la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCEE) devront, conformément à cette loi, tenir compte des effets de ces activités sur les espèces inscrites sur la liste de la LEP.

Activités scientifiques

Il est possible que les personnes qui veulent effectuer des recherches sur la morue franche ou dans les zones faisant partie de son habitat aient à se conformer à des lignes directrices strictes. Celles-ci pourraient limiter le type de recherche autorisée et accroître les délais de planification des projets de recherche.

Références

COSEPAC. 2003. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la morue franche (Gadus morhua) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espècesen péril au Canada. Ottawa. xii + 89 p.

La population de morue franche de Terre-neuve et Labrador

La décision du gouvernement d'inscrire ou non une espèce sur la liste découlant de la Loi sur les espèces en péril (LEP) sera fondée sur une description et une compréhension exhaustives des coûts et avantages associés aux impacts des mesures de protection et de rétablissement de l'espèce en question sur les particuliers, les organismes, les Premières nations, les industries et la société canadienne en général.

Vous pouvez utiliser le présent questionnaire de sondage pour faire connaître votre opinion au sujet de l'inscription de la population de morue franche de Terre‑Neuve-et-Labrador comme population menacée sur la liste de la LEP. Les commentaires de gens de tous horizons seront les bienvenus, qu'ils viennent de personnes dont les activités risquent d'être touchées par les mesures de conservation de la morue franche ou de citoyens qui s'intéressent à ce poisson. Aux fins de ce sondage, la population de morue franche de Terre-Neuve-et-Labrador signifie la morue franche de 2GHJ3KLNO.